Pour les articles homonymes, voirNano (homonymie) etJasmine.
| Organisation | |
|---|---|
| Domaine | Astrométrie Détection d'exoplanètes |
| Statut | en développement |
| Lancement | vers 2028 |
| Lanceur | Epsilon |
| Durée de vie | 3 ans |
| Masse au lancement | 600 kg |
|---|---|
| Contrôle d'attitude | Stabilisé sur 3 axes |
| Source d'énergie | Panneaux solaires |
| Puissance électrique | 600 Watts |
| Orbite | Orbite héliosynchrone |
|---|---|
| Altitude | 600 km |
| Type | Korsch |
|---|---|
| Diamètre | 36 centimètres |
| Focale | 4,37 m. |
| Champ | 0,55 degré carré |
| Longueur d'onde | proche infrarouge (1 à 1,6 micromètre) |
JASMINE, acronyme deJapan Astrometry Satellite Mission for INfrared Exploration, (autrefoisSmall-JASMINE) est unemission spatialejaponaise d'astrométrie qui doit débuter vers 2028. Le projet développé conjointement par lesagences spatiales japonaisesJAXA etISAS repose sur untélescope spatial de 36 centimètres d'ouverture observant dans le proche infrarouge (1 à 1,6 micromètre). L'engin spatial d'une masse de 600 kilogrammes doit être placé sur uneorbite héliosynchrone à une altitude de 600 kilomètres par un lanceurEpsilon. Les objectifs scientifiques sont l'étude de la structure de la région centrale de notre galaxie visible uniquement dans l'infrarouge du fait de la présence des nuages depoussière interstellaire et la détection par laméthode du transit d'exoplanètes orbitant autour denaines rouges.
JASMINE faisait partie d'une série de trois satellites d'astrométrie de taille croissante étudiés en 2015 conjointement par l'université de Tokyo (plateforme et stations terrestres), l'Observatoire astronomique national du Japon et l'Université de Kyoto. Ces satellites étaientNano-JASMINE (un nano-satellite de 35 kilogrammes), Small-JASMINE, un satellite de 400 kg dont le lancement était planifié vers 2021 et qui devait permettre de déterminer la position des étoiles avec une précision de 10 à 50 microsecondes d'arc et enfin JASMINE (lancement vers 2030), d'une masse de 1 500 kg qui portait la précision à 10 micro secondes d'arc[1],[2].
Courant 2024, le développement du satellite Nano-JASMINE est achevé mais il n'a pas été lancé (envoyé dans un musée). Le projet de satellite lourd JASMINE a été abandonné et la version intermédiaire Small-JASMINE, rebaptisée JASMINE, a été sélectionnée en mai 2019 par les agences spatiales japonaisesJAXA etISAS. La phase A de sa conception devrait être achevée en 2024[3].
Le télescope JASMINE doit observer 120 000 étoiles d'unemagnitude apparente comprise entre 10 et 14,5 situées dans la zone centrale dunoyau de notre galaxie à moins de 4 000parsecs de son centre. Les mesures effectuées devront permettre de reconstituer la structure de cette région de la galaxie qui n'a pu être observée par le satellite d'astrométrie européenGaia du fait de la présence de lapoussière interstellaire. En effet, celle-ci intercepte la lumière visible (longueurs d'onde observées par Gaia) alors qu'elle est transparente en infrarouge. Le premier objectif est de clarifier la structure du bulbe central de la galaxie, d'en reconstituer l'histoire mais également d'écarter certains modèles dematière noire et de détecter l'influence detrous noirs intermédiaires. Un deuxième objectif est de détecter lesexoplanètes en orbite autour denaines rouges par laméthode du transit[3],[4].
JASMINE, qui a une masse de 600 kilogrammes, eststabilisé 3 axes et alimenté en énergie par despanneaux solaires fournissant en moyenne 600 Watts. Letélescope de type Korsch a une ouverture de 36 centimètres, unelongueur focale de 4,37 mètres et unchamp de vue de 0,55 × 0,55 º. L'image est reconstituée par quatre détecteurs de typeCMOS utilisant l'arséniure de gallium et l'indium et maintenus à une température de -100°C[3].
Le satellite doit être placé sur uneorbite héliosynchrone de 600 kilomètres vers 2028 par unlanceur léger japonaisEpsilon S. Le télescope doit être pointé de manière continue vers la même région du ciel. Il prendra 46 images du même champ de 0,55 0,55degré toutes les 12,5 secondes. Pour réduire le volumes de données transmises vers la Terre, les images transmises ne seront pas complètes mais limitées aux zones entourant les étoiles (9 × 9 pixels). La durée de la mission primaire est de trois ans[3].
| Lanceurs etfusées |
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| Projets annulés | |||||||||||
| Voir aussi |
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| Les dates sont celles du lancement. ¹ Programme ou plusieurs satellites ou sondes ; ² Satellite ou programme international | |||||||||||