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Jürgen Rüttgers

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Jürgen Rüttgers
Illustration.
Jürgen Rüttgers, en.
Fonctions
Ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie

(5 ans et 22 jours)
GouvernementRüttgers
Législature14e
CoalitionCDU-FDP
PrédécesseurPeer Steinbrück
SuccesseurHannelore Kraft
Ministre fédéral allemand de l'Éducation, de la Science, de la Recherche et de la Technologie

(3 ans, 11 mois et 10 jours)
ChancelierHelmut Kohl
GouvernementKohl V
PrédécesseurKarl-Hans Laermann(Éducation)
Paul Krüger(Recherche)
SuccesseurEdelgard Bulmahn(Éducation)
Werner Müller(Technologie)
Secrétaire général
du groupe CDU/CSU au Bundestag

(2 ans, 11 mois et 16 jours)
PrésidentWolfgang Schäuble
Législature12e
PrédécesseurFriedrich Bohl
SuccesseurJoachim Hörster
Biographie
Date de naissance(74 ans)
Lieu de naissanceCologne (RFA)
NationalitéAllemande
Parti politiqueCDU
Diplômé deUniversité de Cologne
ProfessionJuriste

Image illustrative de l’article Jürgen RüttgersImage illustrative de l’article Jürgen Rüttgers
Ministres-présidents
de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie

Ministres fédéraux de l'Éducation
et de la Recherche d'Allemagne
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Jürgen Rüttgers, né àCologne le, est unhomme politiqueallemand membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

Élu député fédéral auBundestag en 1987, il devient sept ans plus tardministre fédéral de l'Éducation et de la Recherche, sous la direction d'Helmut Kohl. La défaite de lacoalition au pouvoir auxélections législatives de 1998 le conduit à renoncer à son poste.

En 2000, il se présente comme chef de file aux élections dans leLand de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, mais est battu par le sortant social-démocrateWolfgang Clement. Il devient alors chef de l'opposition auLandtag. Il se représente en 2005 et obtient un score suffisamment élevé pour une former unecoalition avec leslibéraux. Il est alors investiministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, étant le premier chrétien-démocrate élu à ce poste depuis 1966.

Lors duscrutin de 2010, la CDU arrive tout juste en tête mais les lourdes pertes enregistrées rendent impossibles le maintien au pouvoir de son cabinet. Le SPD refusant de former unegrande coalition, il est remplacé par la sociale-démocrateHannelore Kraft, devenant alors le premier chrétien-démocrate à perdre le pouvoir en neuf ans enAllemagne.

Biographie

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Formation et débuts en politique

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Il obtient sonAbitur àCologne en1969 et entreprend l'année suivante des études supérieures dedroit ethistoire à l'université de la ville. Cette même année 1970, à l'âge de 19 ans, il rejoint laCDU.

En 1975, alors qu'il passe avec succès son premier diplôme juridique d'État, il est élu au conseil municipal de la ville dePulheim, à l'est deCologne. Il réussit, trois ans plus tard, son second diplôme juridique d'État et obtient undoctorat dedroit en 1979.

L'ascension : montée dans la CDU et entrée au Bundestag

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Désigné président de laJunge Union (JU) deRhénanie-du-Nord-Westphalie en 1980, il devient parallèlement premier adjoint au maire dePulheim, chargé du Développement urbain, des Finances et de la Protection de l'environnement.

En 1985, il est porté à la présidence de la fédération CDU de l'arrondissement d'Erft, renonçant l'année suivante à diriger la JU du Land. Il renonce, en 1987, à son mandat de conseiller municipal, à la suite de son élection comme député fédéral auBundestag.

Parcours fédéral : le « ministre de l'avenir »

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Dès son premier mandat, il préside la mission d'information parlementaire sur l'évaluation de l'impact de la technologie, entre 1987 et 1989. Cette même année, il est choisi comme secrétaire général adjoint dugroupe CDU/CSU au Bundestag. Réélu auxélections du 2 décembre 1990, il est désigné secrétaire général du groupe parlementaire en 1991.

À la suite desélections fédérales du 16 octobre 1994,Helmut Kohl forme le 17 novembre suivant soncinquième gouvernement fédéral. À cette occasion, Jürgen Rüttgers est nomméministre fédéral de l'Éducation, de la Science, de la Recherche et de la Technologie. Âgé de 43 ans et placé à la tête d'un département ministériel imaginé par Kohl lui-même, surnommé le « ministère de l'avenir », Jürgen Rüttgers est l'une des révélations du nouveau cabinet avecClaudia Nolte[1].

Lesélections fédérales du 27 septembre 1998 ayant porté au pouvoir unecoalition rouge-verte dirigée par le social-démocrateGerhard Schröder, il cède son poste le 27 octobre suivant, dont une partie des compétences est accordée au ministère fédéral de l'Économie. Il devient alors vice-président du groupe parlementaire chrétien-démocrate.

Chef de l'opposition en Rhénanie-du-Nord-Westphalie

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Après la démission deNorbert Blüm, ancien ministre fédéral du Travail, de son poste de président de la CDU dans leLand de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, il se présente à sa succession. Lors du congrès régional àBonn, en, il est élu face àHelmut Linssen, président du groupe parlementaire auLandtag, etChrista Thoben, députée régionale. Cette élection entraîne son investiture comme chef de file pour lesélections régionales du 14 mai 2000. Il renonce par la même à présider le parti dans l'arrondissement d'Erft.

Un mois environ avant les élections,Angela Merkel prend la succession deWolfgang Schäuble à la présidence fédérale de l'Union chrétienne-démocrate. Jürgen Rüttgers devient alors vice-président du parti.

Lors du scrutin, la CDU obtient un score de 37 % et 88 députés sur 231, un résultat stable depuis 1985, tandis que leParti social-démocrate d'Allemagne (SPD) du ministre-président sortantWolfgang Clement recule de trois points et obtient 42,8 % des suffrages exprimés, soit 102 sièges. Lacoalition rouge-verte au pouvoir depuis cinq ans conservant sa majorité, Rüttgers devient le chef de l'opposition. Le1er juin suivant, à l'ouverture de la législature, il prend ses fonctions de président du groupe parlementaire. Il démissionne duBundestag quatre jours plus tard.

Ministre-président du Land

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Affiche de campagne de Jürgen Rüttgers, en 2005.

Facilement réélu président régional de la CDU en, il est à nouveau chef de file pour lesélections régionales du 22 mai 2005. Alors que le chancelier social-démocrateGerhard Schröder est embourbé dans son impopularité et la morosité économique, ce scrutin dans le Land le plus peuplé d'Allemagne a valeur de test.

Avec un score de 44,8 % des voix, et 89 députés sur 187, les chrétiens-démocrates arrivent en tête, une première depuis 1975. Ce résultat est le meilleur depuis 1980, et le cinquième plus élevé depuis 1947. Bien qu'il soit en net recul, leParti libéral-démocrate (FDP) réalise un résultat de 6,2 %, ce qui lui accorde 12 sièges. Disposant d'une majorité de 101 élus, soit 54 % des sièges duLandtag de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Jürgen Rüttgers est investiministre-président le 22 juin suivant et succède au social-démocratePeer Steinbrück, à la tête d'unecoalition noire-jaune. Il est alors le premier chrétien-démocrate à prendre la direction du gouvernement du Land depuis 1966. Ce séisme politique conduit Schröder à convoquer desélections fédérales anticipées pour le 18 septembre suivant.

Dans songouvernement, il nomme ses deux adversaires du congrès de 1999 à des postes de premier plan.Helmut Linssen devient ministre des Finances etChrista Thoben ministre de l'Économie, des Petites et moyennes entreprises et de l'Énergie. Le FDP obtient pour sa part deux postes,Andreas Pinkwart étant vice-ministre-président, ministre de l'Innovation, de la Science, de la Recherche et de la Technologie.

Défaite et mise en retrait

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Affiche de campagne de Jürgen Rüttgers, en 2010.

Auxélections régionales du 9 mai 2010, il se présente comme candidat à sa propre succession. Il s'agit alors du premier test électoral pour Merkel depuis sa réélection à la chancellerie, en, à la tête d'unecoalition noire-jaune. Le jour du scrutin, la CDU subit un échec avec seulement 34,6 % des suffrages exprimés, soit 67 députés sur 181. Le parti fait son pire score depuis 1947 et ne devance les sociaux-démocrates que de six mille voix. Le FDP stagnant à 6,7 % et 13 parlementaires, la coalition au pouvoir perd sa majorité.

Le SPD n'étant pas capable de constituer unecoalition majoritaire avec l'Alliance 90 / Les Verts (Grünen), Jürgen Rüttgers caresse l'espoir de rester au pouvoir au moyen d'unegrande coalition le 27 mai[2]. Cette perspective est cependant écartée par la chef de file sociale-démocrateHannelore Kraft deux semaines plus tard[3].

Le 19 juin suivant, après que Kraft ait annoncé sa volonté de former ungouvernement minoritaire toléré parDie Linke, Rüttgers déclare qu'il n'a pas l'intention de se présenter contre elle lors du vote d'élection du ministre-président du Land ni de retrouver la présidence du groupe parlementaire CDU. Il ajoute, cinq jours plus tard, qu'il renonce à se représenter à la présidence régionale et à la vice-présidence fédérale du parti[4]. Environ un mois plus tard, le14 juillet, il est remplacé parHannelore Kraft.

Cette défaite marque la fin de neuf années de progression de laCDU, au cours desquelles le parti n'a perdu aucunLand et en a même gagné cinq. Il faut en effet remonter jusqu'au renversement d'Eberhard Diepgen au profit deKlaus Wowereit, en pour retrouver la dernière perte de pouvoir de la CDU. Elle ouvre en revanche un cycle de recul, qui se traduira par la perte de quatre Länder jusqu'en 2013, dont le fief historique duBade-Wurtemberg.

Au mois de,Norbert Röttgen prend sa place dans l'appareil de la CDU. L'échec de Kraft à gouverner en minorité conduit à desélections anticipées le, auxquelles il ne se représente pas.

Vie privée

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Il épouse sa compagne Angelika en 1984. Le couple a trois enfants.

Distinctions

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Notes et références

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  1. « Peu de changements parmi les ministres allemands »,Le Soir, le
  2. (de)Ohne Drohgebärden - aber mit Rüttgers?,Frankfurter Allgemeine Zeitung, le
  3. (de)SPD will keine große Koalition mit der CDU,Frankfurter Allgemeine Zeitung, le
  4. (de)Rüttgers tritt ab,Frankfurter Allgemeine Zeitung, le
  5. (en)Honorary Doctorates,Prize and Awards, Waseda University, consulté sur www.waseda.jp le 19 septembre 2012

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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Science
(1955-1994)
Recherche et Technologie
(1972-1994)
Éducation et Recherche
(1994-2025)
Recherche, Technologie et Espace
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