Il est l'auteur d'une vingtaine d'essais, d'un roman et de nombreux films documentaires, pour la plupart en rapport avec l'histoire[1]. Il a reçu en 2014 et en 2022 le prix du documentaire décerné par l'Association française des critiques de cinéma et de télévision.
Après un doctorat en lettres modernes[2] et un diplôme d'études supérieures de droit international, Jérôme Prieur participe très tôt à diverses revues littéraires, dontLes Cahiers du Chemin etObliques, puis tient la chronique cinéma deLa Nouvelle Revue française (1976-1983) et continue à publier ensuite dans diverses revues littéraires.
Depuis son premier livre paru en 1980, Jérôme Prieur a publié une vingtaine d'essais et de textes en prose, qui tournent pour l'essentiel autour de la question du passé et des images.
Quant à ses films, tous documentaires, c’est essentiellement l’histoire ancienne ou récente qu’ils explorent, mais aussi lalittérature et lesarts, allant de l'Antiquité à l'Occupation et à la Seconde Guerre mondiale en passant par la préhistoire du cinéma ou lapeinture romane.
Parallèlement, Jérôme Prieur a entrepris avec Gérard Mordillat un vaste travail autour des origines duchristianisme qui a donné lieu à quatre série de films pourArte d'une quarantaine d’heures au total et à plusieurs livres, dont le retentissement reste considérable :Corpus Christi,L'Origine du christianisme,L'Apocalypse, puisJésus et l'islam[4].
Jean-Marie Salamito, un universitaire catholique spécialiste de la littérature chrétienne antique, a engagé une polémique avec les deux réalisateurs, les accusant d'avoir déformé et isolé de leur contexte des propos d'experts et des citations d'auteurs, dans une perspectiveantichrétienne[5], ce qui a déclenché la réaction de plusieurs universitaires de renom dontPaul Veyne etMichel Tardieu, professeurs au Collège de France, à l'occasion d'une tribune collective publiée dans le journalLibération le[6]. Dès 2000 et 2001, après la sortie des livresJésus contre Jésus (1999), etJésus, illustre et inconnu (2001), un enseignant d'histoireThierry Murcia, spécialiste du christianisme des origines et de la littérature rabbinique, avait critiqué le parti pris des deux auteurs[7].
En 2016, Jérôme Prieur a été professeur invité à l'École polytechnique fédérale de Zürich (ETH) où il a tenu la chaire de Littérature et culture française.
↑Jérôme Prieur,La scène de la fiction (thèse de doctorat en études anglaises sous la direction d'Hélène Cixous), Paris, Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis,(SUDOC040945995)
↑« Livres. Les «Hommes-livres» préservent la littérature contemporaine »,Le Temps,(ISSN1423-3967,lire en ligne, consulté le)
↑Fabrice Gabriel, « Jérôme Prieur : « Les livres et les films sont les matériaux différents d’une même aventure mentale » »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le).
LEVY Marie-Françoise, « L’envie de faire des spectateurs des lecteurs »,Sociétés & Représentations, 2016/1 (N° 41), p. 215-226. DOI : 10.3917/sr.041.0215. URL : https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2016-1-page-215.htm