Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant lesréférences utiles à savérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».
Au,256 nucléides correspondant à80 éléments étaient considérés comme stables, bien que le calcul pour un nombre significatif d'entre eux suggère qu'ils devraient connaître certainsmodes de désintégration.
Leséléments 43 et 61 — respectivement letechnétium et leprométhium — n'ont aucun isotope stable ; letechnétium 99 est présent naturellement à l'état detraces. Cette liste est sans doute amenée à se réduire au fur et à mesure que le seuil de sensibilité des expériences destinées à établir la radioactivité de ces nucléides diminue.
laradioactivité γ résulte de la transition d'un état excité du noyau vers un état excité d'énergie inférieure ou vers son état fondamental. Elle concerne lesisomères nucléaires produits par unedésintégration β ou α ou une fission spontanée, lesproduits de fission étant généralement excités ;
laradioactivité α, gouvernée par l'interaction forte ainsi que par l'électromagnétisme, concerne essentiellement les gros noyaux (dès environ60 protons et85 neutrons), qui tendent à éliminer des noyaux d'hélium 4 pour s'alléger et gagner en stabilité ;
lafission spontanée est une désintégration des très gros noyaux en deux ou trois morceaux, accompagnés de neutrons.
Lorsqu'en revancheles fluctuations du vide[Information douteuse] ne déclenchent pas de changement d'état du noyau atomique, ce dernier est dit stable et ne présente donc aucune radioactivité.
Le plus lourd des isotopes stables est leplomb 208, qui a la particularité d'être « doublement magique », avec unnombre magique à la fois deprotons et deneutrons.
ils peuvent représenter la forme dominante de certains éléments, comme c'est typiquement le cas de l'indium et durhénium avec respectivement le115In (avec une période de441 mille milliards d'années parradioactivité β et qui constitue 95,7 % de l'indium terrestre) et le187Re (avec une période de43,5 milliards d'années parradioactivité β et qui constitue 62,4 % du rhénium terrestre) ;
les deux isotopes les plus abondants dutellure sont également radioactifs, mais avec des périodes tellement longues que leur radioactivité devient à peine mesurable : le130Te et le128Te, avec respectivement 7,9×1020 et 2,2×1024 années (cent soixante mille milliards de fois l'âge de l'Univers) pardouble désintégration bêta ;
lepotassium 40 représente 0,0117 % dupotassium terrestre et est utilisé pour la datation de certaines roches riches en potassium ; il constitue la principale source de radioactivité des organismes vivants ;
lecalcium 48 représente 0,187 % ducalcium terrestre, avec une radioactivité infime par double désintégration bêta, selon une période radioactive de 4,3+3.8 −2.5×1019 années, malgré son fort excès enneutrons. Il est « doublement magique », et très utilisé enphysique nucléaire pour la synthèse d'éléments superlourds ;
certains éléments dépourvus d'isotope stable ont néanmoins une abondance naturelle non négligeable, notamment lebismuth, lethorium et l'uranium, chacun ayant un isotope dont la période excède le milliard d'années (celle dubismuth 209 est de 1,9×1019 années) ;
↑Dans le jargon desgéochimistes, et notamment dans l'expression « géochimie des isotopes stables », le terme « isotope stable » est utilisé avec un sens plus restreint, celui d'isotope à la fois stable et nonradiogénique.