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Isan

16° N, 103° E
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Cet article concerne la région de la Thaïlande. Pour l’identifiant unique pour les œuvres audiovisuelles, voirISAN.

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L'Isan est la région Nord-Est de la Thaïlande.

L‘Isan (aussi écritIhsan,Issan ouEsarn ; enthaï อีสาน) est la région Nord-Est de laThaïlande. Couvrant environ le tiers du pays, elle est située sur le plateau deKhorat, bordée au nord et à l'est par le fleuveMékong et au sud par leCambodge. À l'ouest, elle est séparée des régions Nord et Centre par lesmontagnes de Dong Phaya Yen et la chaine desmonts Phetchabun (en).

C'est la région la plus pauvre de la Thaïlande. L'agriculture en est la principale activité économique, mais du fait du climat chaud et sec et de la pauvreté qui touche depuis très longtemps cette zone, la production est plus faible que dans les autres parties du pays.

La plus grande partie de la population est d'originelao, mais l'incorporation de la région dans l'État thaïlandais moderne (depuis1935) a été un succès.

Langues

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Article détaillé :Isan (langue).

La langue de la région, lethaï isan outhaï du Nord-Est, appartient au groupe deslangues tai de la branche ditekam-tai deslangues tai-kadai. D'un point de vue linguistique, elle est proche dulao, la langue officielle duLaos — connue sous le nom delaotien — avec lequel elle appartient au sous-groupe ditlao-phutai. Le thai isan et le lao sont suffisamment proches pour former uncontinuum linguistique des deux côtés de la frontière. Ethniquement, on considère donc les Thai Isan comme desLaos plutôt que comme desThaïs.

Les locuteurs du thaï isan sont au nombre de 15 millions, alors que ceux du thaï sont un peu plus de 20 millions. Cette réalité montre que la Thaïlande n'est pas un pays avec une ethnie dominante, mais une majorité thaïe avec une forte minorité lao.

Lethaï proprement dit, langue officielle de la Thaïlande sous le nom dethaïlandais, appartient en effet à un autre sous-groupe des langues tai appeléchiang saeng (du nom d'une localité située dans leTriangle d'or dans le nord de la Thaïlande).

Lekhmer est également parlé dans le Sud de l'Isan, limitrophe duCambodge.

Histoire

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L'Isan recèle bon nombre de sites de l'âge du bronze, avec despeintures rupestres, et des artéfacts anciens touchant la culture duriz. Des outils de bronze, comme ceux trouvés àBan Chiang, pourraient prédater des outils semblables trouvés enMésopotamie.

La région fut par la suite duVie siècle auXIIIe siècle sous l'influence de la cultureDvaravati puis sous celle de l'empire khmer[1], qui a laissé des temples àPhimai et àPhnom Rung, parmi les plus importants.

Après le déclin de l'empire khmer, à partir duXIIIe siècle, l'Isan a été dominée par le royaumelaotien duLan Xang. La région fut de plus en plus colonisée par les migrantslaotiens. LeSiam prit le territoire à partir duXIXe siècle, et opéra destransferts forcés de population du Laos vers l'Isan auxXVIIIe et XIXe siècles. Les traitésFranco-Siamois de 1893 et de 1904 firent de l'Isan lafrontière entre le Siam et l'Indochine française.

AuXXe siècle, la politique de « thaïfication » poussa vers l'incorporation de l'Isan à la Thaïlande et chercha à minimiser les origines laotiennes de la population.Cette politique impliqua même l'usage du nom « Isan » : dérivé de celui d'Isana, une manifestation deShiva,déité du Nord-Est. Le nom renforce l'identité de la région en tant que Nord-Est de la Thaïlande, plutôt que comme partie du monde laotien. Avant que le gouvernement central n'introduise la langue et l'alphabetthaï dans les écoles, les habitants d'Isan écrivaient avec l'alphabet traditionnel laotien. La plupart parlent encore aujourd'hui la langue d'Isan, proche dulaotien.

Région pauvre et agricole, l'Isan a toujours été un foyer de contestation contre le pouvoir central. Plusieurs dirigeants politiques investis dans le combat pour l’égalité du peuple de l’Isan furent assassinés sous la dictature dans les années 1950 sous prétexte de séparatisme. « Ce passé rend les gens bien plus sensibles à la question de la démocratie et du combat pour l’égalité qu’ailleurs en Thaïlande », explique l’historien Teerapon Anmai, de l’université d’Ubon Ratchathani. La région a plus tard abrité unerébellion communiste pendant deux décennies[2].

De nos jours, la région est toujours sous-développée : elle ne génère que 10 % du PIB thaïlandais pour 33 % des habitants. Environ 40 % de sa population est employée dans l’agriculture, peu productive en raison du manque d’eau. L’industrie y est insuffisamment présente et nombre des jeunes quittent leur région natale pour Bangkok ou les zones côtières. Les paysans de l’Isan sont en outre les plus endettés du royaume[2].

Géographie

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Les rivières d'Isan :
1. La Loei
2. La Songkhram
3. LaChi
4. LaMun

L'Isan couvre 160 000 km2. Il coïncide globalement avec leplateau de Khorat, entre 100 et 200 m au-dessus du niveau de la mer. Ce plateau s'incline à partir de la chaine des montsPhetchabun à l'ouest (site de plusieursparcs nationaux (en)) vers le fleuveMékong. Le plateau comporte deux grandesplaines : celle deKhorat, au sud, est drainée par laMun et laChi, alors que celle deSakhon Nakhon, au nord, est drainée par laLoei et laSongkhram. Les deux plaines sont séparées par lesmonts Phu Phan. Lesol est généralementsablonneux, avec d'importants dépôts desel.

Une vue satellite d'Isan (2004) : les frontières avec leLaos et leCambodge sont visibles à cause de la déforestation presque totale en Isan

Le Mékong forme une grande partie de la frontière entre la Thaïlande et leLaos au nord et à l'est d'Isan, alors que le sud est limité par leCambodge. Le principalaffluent thaïlandais du Mékong est laMun, qui prend sa source dans leparc national de Khao Yai près deNakhon Ratchasima coule vers l'est et se jette dans le Mékong dans laprovince d'Ubon Ratchathani. L'autre cours d'eau important est larivière Chi, un affluent de la Mun qui coule au centre de la région avant de tourner vers le sud pour la rejoindre dans laprovince de Si Saket. La Loei et la Songkhram, plus petites, sont aussi des affluents duMékong, la première coulant vers le nord dans laprovince de Loei et la seconde vers l'est dans les provinces d'Udon Thani,Sakon Nakhon,Nakhon Phanom etNong Khai.

Latempérature fluctue entre30,2 °C et19,6 °C. La plus haute température enregistrée fut de43,8 °C dans laprovince d'Udon Thani, et la plus basse,0,1 °C dans laprovince de Loei.

Les pluies sont imprévisibles, mais concentrées durant lasaison des pluies entre mai et octobre. La moyenne annuelle desprécipitations se situe entre 2 000 mm dans certaines régions et 1 270 mm au sud-ouest, dans les provinces deNakhon Ratchasima,Buriram,Maha Sarakham,Khon Kaen etChaiyaphum.

Les autressaisons sont la saison froide, d'octobre à février, et la saison chaude, de février à mai.

Économie

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La culture du riz en Isan (septembre 2004)

L'agriculture est le principal secteur de l'économie, générant environ 22 % du produit régional brut (comparé à 8,5 % pour l'ensemble de la Thaïlande). Leriz est la culture principale (comptant pour environ 60 % des terres cultivées), mais une diversification s'opère vers lemanioc, lemaïs, lecoton, lacanne à sucre et d'autres cultures. Beaucoup de fermiers utilisent encore lebuffle plutôt que letracteur. Les principaux animaux d'élevage sont lesbœufs, lesporcs, lespoulets, lescanards et lespoissons.

Malgré son importance dans l'économie, l'agriculture de la région est très problématique. Le climat est porté à lasécheresse, alors que le terrain plat duplateau est souventinondé durant lasaison des pluies. La propension aux inondations rend une grande partie des terres impropres à l'agriculture. De plus, le sol est trèsacide,salin et rendu infertile par épuisement.Depuis lesannées 1970, l'importance de l'agriculture a décliné, affectant lecommerce et le secteur des services.

L'Isan est la région la plus pauvre de la Thaïlande : en2002, le salaire moyen était le plus bas du pays, à 3928 baht par mois (moyenne nationale de 6445). La pauvreté de la région transparaît aussi dans ses infrastructures : huit des dix provinces ayant le moins de médecins per capita sont en Isan (Si Saket a le plus faible ratio, un par 14 661 en2001, contre une moyenne nationale de 3289). L'Isan a aussi huit des dix provinces ayant le moins de lits d'hôpitaux per capita (Chaiyaphum a le plus bas ratio, un par 1131 en 2001 ; moyenne nationale de 453). La région est en retard dans les nouvelles technologies : il n'y avait qu'une connexionInternet par 75 ménages en2002 (moyenne nationale d'une par 22 ménages).

Beaucoup des habitants d'Isan vont chercher hors-région des emplois mieux rémunérés, particulièrement àBangkok, où ils occupent beaucoup des emplois les moins considérés et les moins payés. Plusieurs se sont établis de façon permanente dans la capitale tandis que d'autres migrent au gré des saisons. D'autres encore ont émigré à la recherche d'emploi.

Démographie

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La population totale de l'Isan était de 20 825 000 en2000. 40 % du total est concentré dans les provinces deNakhon Ratchasima,Ubon Ratchathani,Udon Thani etKhon Kaen. Ces provinces entourent les quatre principales villes de la région portant le même nom. En2000, leur population était comme suit :Udon Thani : 220 493,Nakhon Ratchasima : 204 391,Khon Kaen : 141 034 etUbon Ratchathani : 106 552. Cependant, en1996, seulement 6,3 % de la population d'Isan vivait en zone municipalisée.Khon Kaen était la province la plus urbanisée (avec 12,4 % en zone municipalisée), etRoi Et la moins urbanisée avec 2,8 %. La population est donc encore largement rurale, mais concentrée autour des grands centres.

La plupart des habitants sont d'originelao, même si les distinctions entre lao et thaï, ethnies sœurs, sont souvent floues. Si certaines caractéristiques physiques sont plus évidentes chez les Laotiens, la distinction est plutôt dans la culture et la langue. La langue principale de la région est l'Isan (qui est semblable aulaotien). Lethaï est aussi très répandu et lekhmer est parlé dans le sud. Le nombre delocuteurs de l'Isan est estimé entre 15 et 23 millions, la majorité vivant en Isan. La plupart d'entre eux parlent aussi le thaï, d'autant plus s'ils sont jeunes. Le dialecte deKhorat, parlé par environ 400 000 personnes, occupe une position entre l'Isan et le thaï standard.

Il y a une importante minoritékhmer concentrée dans les provinces du sud.

Les autres langues parlées en Isan sont :

LangueFamilleLocuteursDistribution
AheuMôn-khmer750Sakhon Nakhon
Bru de l'estMôn-khmer5000Sakhon Nakhon
Bru de l'ouestMôn-khmer20 000Mukdahan, Amnatcharoen, Ubon
Khmer du nordMôn-khmer1 000 000Surin, Si Saket, Buriram, Khorat
KuyMôn-khmer300 000Buriram, Surin, Si Saket, Ubon, Roi Et
NyahkurMôn-khmer10 000Nakhon Ratchasima, Chaiyaphum
NyawTai-kadai50 000Sakhon Nakhon, Nong Khai, Nakhon Phanom
NyeuMôn-khmerInconnuSi Saket
Phu ThaïTai-Kadai156 000Nakhon Phanom, Ubon, Kalasin, Sakhon Nakhon
PhuanTai-KadaiInconnuUdon, Loei
SaekTai-Kadai11 000Nakhon Phanom
SoMôn-khmer55 000Nakhon Phanom, Sakhon Nakhon, Nong Khai, Kalasin
Tai DamTai-Kadai20 000Nong Khai, Khorat, Loei (plusSaraburi)
YoyTai-Kadai5 000Sakhon Nakhon

Comme dans le reste du pays, la population pratique presque exclusivement lebouddhisme theravâda, même si des éléments d'animisme continuent d'imprégner cette religion.

Culture

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La culture de l'Isan a beaucoup en commun avec celle du pays voisin, leLaos. Cette parenté est évidente dans lacuisine, levêtement, l'architecture destemples, lesfêtes et l'art de la région.

Lacuisine d'Isan est distincte des cuisinesthaïlandaise etlaotienne, mais comporte des éléments communs aux deux autres. Les particularités les plus évidentes sont l'emploi duriz gluant plutôt que du riz ordinaire, ainsi que des férocespiments locaux. Les mets populaires incluent letammakhung, en thaï lesom tam (salade depapaye), lelarb (salade deviande), legai yang (pouletgrillé)[3] et le dangereuxkoi pla : ce hachis de poisson cru transmet le parasiteOpisthorchis viverrini, connu pour provoquer de nombreuxcancers du foie[4]. La gastronomie d'Isan réserve aussi bien d'autres surprises[5]... La boisson traditionnelle est lesato, ouvin de riz.

Ces mets ont tous été adoptés dans d'autres parties de la Thaïlande, mais généralement dans la version adoucie pour réduire l'extrêmeforce et l'acidité appréciées en Isan et les adapter auxpalais plus modéré du Thaïlandais central.

Un joueur dekhên portant un sarong masculin et un pakama.
Musicienne portant un sin (sarong féminin).

À l'inverse, les mets typiques de la Thaïlande centrale sont devenus populaires en Isan, mais les influencesfrançaises etvietnamiennes qui ont affecté la cuisine laotienne sont absentes. Les gens de la région sont connus pour manger une grande variété de bestioles, comme leslézards, lesgrenouilles et lesinsectes frits comme lessauterelle, lesvers à soie et lesbousiers. Originellement forcés par la pauvreté à être créatifs dans la recherche de nourriture, les habitants d'Isan savourent maintenant ces mets comme friandise[6].

L'habit traditionnel de l'Isan est lesarong. Le sarong féminin comporte généralement un ourletbrodé, alors que les sarongs masculins ont des motifs à damier. Ils sont portés droit, et non pas relevés entre les jambes à la manière de la Thaïlande centrale. Les hommes portent aussi lepakama — une pièce de tissu qu'on peut utiliser commeceinture,chapeau,hamac ou vêtement de bain.

L'Isan est le centre thaïlandais de la production de lasoie. Cette industrie a reçu une solide impulsion dans les années d'après-guerre, quandJim Thompson a popularisé la soie thaïlandaise en Occident. L'une des variétés de soie d'Isan les mieux connues est lamut-mee, qui est tie-dyed pour produire des motifsgéométriques sur lefil.

L'école publique et le templebouddhiste (ouwat) sont les deux piliers de la plupart des villages. L'école publique et son terrain de sport ne sont pas utilisé uniquement pour l'enseignement, mais aussi pour les rassemblements et les activités sociales ; le temple n'est pas utilisé uniquement pour les cérémonies religieuses, mais aussi comme salle des rencontres et lieu de festivals[7].

La bibliothèque du temple Tung Sri Muang àUbon Ratchathani illustre le style typique de l'Isan.

Les temples bouddhistes sont généralement construits dans le stylelaotien, avec moins d'ornementation qu'en Thaïlande centrale. Les images duBouddha de style laotien sont aussi très répandues.

Les maisons d'Isan sont souvent construites sur pilotis, l'espace sous la maison pouvant être utilisé comme espace habitable, pour l'entreposage ou pour garder des animaux. (Province de Nakhon Phanom, 2007).

Les habitants d'Isan célèbrent beaucoup de fêtes traditionnelles, comme leBun Bungfai (fête des fusées). Cerite de fertilité, remontant à la période prébouddhiste, est célébré dans beaucoup de lieux en Isan et au Laos, mais plus fortement et avec plus d'impact touristique dans laprovince de Yasothon. D'autres fêtes d'Isan incluent la fête des chandelles d'Ubon Ratchathani qui marque le début duvassa en juillet à Ubon et en d'autres lieux, le festival de la soie àKhon Kaen qui fait la promotion de l'artisanat local, lerassemblement des éléphants de Surin et lebangfai phayanak (boule de feu des Nâgas) deNong Khai.

La principalemusique traditionnelle d'Isan est lemor lam. Elle comporte plusieurs variantes régionales et des formes modernes. Depuis la fin desannées 1970, elle a été jouée plus souvent en dehors d'Isan grâce aux travailleurs migrants à Bangkok. Beaucoup de chanteurs demor lam chantent aussi la musiqueluk thung de la Thaïlande centrale, et ont produit la forme hybrideluk thung Isan. Une autre forme de musique traditionnelle, lekantrum, est populaire chez la minoritékhmer dans le Sud.

Même s'il n'y a pas de tradition de littérature séculière dans la langue d'Isan, la région a produit plusieurs écrivains importants durant la seconde moitié duXXe siècle, commeKhamsing Srinawk (qui écrit en thaï) etPira Sudham (qui écrit en anglais).

L'Isan est reconnue pour sa production d'un grand nombre de boxeurs demuay thaï. Comme pour laboxe occidentale, lekick boxing offre une chance exceptionnelle de se sortir de la pauvreté. Le plus important sportif d'Isan, cependant, est le joueur detennisParadorn Srichaphan, dont la famille est deKhon Kaen.

L'isolation culturelle de la Thaïlande centrale, combinée à la pauvreté de la région et à la peau plusfoncée des habitants, a favorisé une bonne dose deracisme contre les habitants d'Isan de la part de l'ethnie thaïe. LeromancierPira Sudham a écrit que :« Certains Thaïlandais de Bangkok... ont dit que je n'étais pas Thaïlandais, mais... un buffle ou un paysan ». Même si beaucoup d'habitants d'Isan travaillent maintenant en ville plutôt que dans les champs, ils sont généralement confinés aux emplois de faible statut comme travailleurs de laconstruction etprostitués, et les attitudes discriminatoires persistent. Néanmoins, la perception de l'Isan de la part des Thaïlandais du centre n'est pas totalement négative : la nourriture et la musique d'Isan ont été adoptées avec enthousiasme et adaptés aux goûts du reste du pays.

Le processus de thaïfication a partiellement dilué le caractère distinctif de la culture d'Isan, particulièrement dans les villes et les provinces, commeNakhon Ratchasima, qui sont les plus proches du centre et ont été le plus longtemps sous la férule thaïlandaise.

Communications

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L'Isan a deux lignes dechemin de fer vers la région à Bangkok. L'une part deNakhon Ratchasima vers l'est, jusqu'àSurin etUbon, l'autre va vers le Nord, reliantKhon Kaen etUdon àNong Khai et auLaos.

Il y a 15 000 km de routes, centrées sur lesThanon Mitraphap (autoroutes de l'Amitié) construites par lesÉtats-Unis pour l'approvisionnement des bases militaires durant lesannées 1960 et1970. Trois ponts routiers relient l'Isan au Laos : du nord au sud lePont de l'amitié lao-thaïlandaise (Saphan Mitraphap) entreNong Khai etVientiane, leTroisième pont de l'amitié lao-thaïlandaise, entre laprovince de Nakhon Phanom etThakhek, et leDeuxième pont de l'amitié lao-thaïlandaise entreMukdahan etSavannakhet, sur leCouloir économique Est-Ouest.

Peu de bateaux utilisent leMékong, car les rapides et la variabilité du débit rendent lanavigation difficile.

Il y a des aéroports àNakhon Ratchasima,Khon Kaen,Ubon,Loei,Udon,Nakhon Phanom,Sakhon Nakhon,Roi Et etBuriram.

L'administration

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L'Isan élit 136 des 400 députés du parlement national. Les résultats préliminaires de l'élection législative de 2005 montraient que le partiThaï Rak Thaï emportaient 126 de ces sièges, en laissant six au partiChart Thai (en) et deux chacun auparti démocrate et auMahachon (en)[8].

Les provinces d'Isan.

L'Isan est divisée en 20provinces, même si laprovince de Nakhon Ratchasima au sud-ouest est considérée par certains comme plutôt reliée à la Thaïlande centrale. [Attention  : les numéros ci-dessous ne correspondent pas à ceux de l'image ci-contre !]

  1. Amnat Charoen
  2. Bueng Kan
  3. Buriram
  4. Chaiyaphum
  5. Kalasin
  6. Khon Kaen
  7. Loei
  8. Maha Sarakham
  9. Mukdahan
  10. Nakhon Phanom
  11. Nakhon Ratchasima
  12. Nongbua Lamphu
  13. Nong Khai
  14. Roi Et
  15. Sakhon Nakhon
  16. Si Saket
  17. Surin
  18. Ubon Ratchathani
  19. Udon Thani
  20. Yasothon

Références

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  1. (en) Siam Society, « Cultural Developments on the Khorat Plateau: Ancient Societies and Networks of Exchange », surthesiamsociety.org,
  2. a etb« Thaïlande : des législatives dans l’ombre de Thaksin Shinawatra »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne)
  3. Pierre Queffelec (photogr. Jean-Louis Duzert), « La cuisine Isan a du succès à Bangkok », surlepetitjournal.com,Le petit journal de Bangkok, 17 août 2006 (mis à jour le 29 avril 2022)
  4. Le parasite d'un poisson consommé cru en Thaïlande à l'origine de nombreux cas de cancer,France-Info, 28 juin 2017.
  5. Stéphane Peray (photogr. Nakaret Teerkamsri), « Les "inédits" de la gastronomie I-San »,Gavroche Thaïlande,no 26,‎,p. 28(lire en ligne[PDF])
  6. Philippe Ciselet, « THAÏLANDE – GASTRONOMIE: La cuisine de l’Issan », surgavroche-thailande.com,Gavroche Thaïlande,
  7. Christian Sorand (photogr. Christian Sorand), « Sri Wan Chai : Labeur et tradition d'une Thaïlande immuable : Les deux piliers de la communauté »,Gavroche Thaïlande,no 246,‎,p. 42-45(lire en ligne[PDF])
  8. « http://202.60.196.117/election2005/northeast.php »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)

Voir aussi

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Wikipédia en lao

Liens externes

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v ·m
Système de division avec quatre régions
Système de division avec six régions
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