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Isabelle la Catholique

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirIsabelle de Castille,IsabelleIre etIsabelle d'Espagne.

IsabelleIre la Catholique
Illustration.
Portrait d'IsabelleIre vers 1490.
Titre
Reine de Naples

(10 mois et 28 jours)
PrédécesseurAnne de Bretagne
SuccesseurGermaine de Foix
Reine d'Aragon

(25 ans, 10 mois et 6 jours)
PrédécesseurJeanne Enríquez
SuccesseurGermaine de Foix
Reine de Castille

(29 ans, 11 mois et 15 jours)
AvecFerdinand II
Couronnement àSégovie
PrédécesseurHenri IV
SuccesseurJeanneIre
Biographie
DynastieMaison de Trastamare
Date de naissance
Lieu de naissanceMadrigal de las Altas Torres (Castille)
Date de décès (à 53 ans)
Lieu de décèsMedina del Campo (Castille)
SépultureChapelle royale de Grenade
PèreJean II,roi de Castille
MèreIsabelle de Portugal
ConjointFerdinand II,roi d'Aragon
EnfantsIsabelle d'Aragon
Jean d'Aragon
Jeanne Ire
Marie d'Aragon
Catherine d'Aragon
Pierre d'Aragon
ReligionCatholicisme

Signature de Isabelle Ire la Catholique

Image illustrative de l’article Isabelle la Catholique
Monarques de Castille
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Le royaume de France et ses voisins en 1483 :

IsabelleIre la Catholique (Isabel la Católica), née le àMadrigal de las Altas Torres et morte le àMedina del Campo, estreine de Castille et León de 1474 à 1504, et par son mariage avecFerdinand d'Aragon,reine d'Aragon, deMajorque, deValence, deSardaigne, deSicile (1479–1504) et deNaples (1503–1504).

Après une jeunesse difficile à la cour de son demi-frèreHenri IV, elle devient reine de Castille en 1474 en évinçant la princesseJeanne, présentée comme illégitime. Il s'ensuit uneguerre de succession de 1476 à 1479, au terme de laquelle Isabelle reste reine de Castille (traité d’Alcáçovas).

Son règne est marqué par deux événements historiques majeurs : laconquête duroyaume de Grenade (1482–1492), c'est-à-dire la fin de laReconquista, commencée auIXe siècle ; la découverte en 1492, parChristophe Colomb, Génois au service de la Castille, d'îles desCaraïbes, qui vont se révéler appartenir non pas aux « Indes », comme Colomb l'espérait, mais à unnouveau monde, l'Amérique.

Avant son avènement (1451–1474)

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Origines familiales et enfance à Madrigal

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Née dans le palais de son père àMadrigal de las Altas Torres (actuelleprovince d'Ávila), elle est la fille du roiJean II de Castille (1405–1454) et de sa seconde épouse,Isabelle de Portugal.

À la mort de Jean II, le trône de Castille revient au demi-frère d'Isabelle, beaucoup plus âgé,Henri IV (1425-1474)[1], fils du roi et deMarie d'Aragon (1396-1445).

Isabelle passe ses premières années à Madrigal, avec sa mère Isabelle, atteinte dedémence, et son frèreAlphonse (1453–1468), puis à l'avènement d'Henri IV, àArévalo (province d'Avila)[2]. Tous trois vivent dans des conditions difficiles au château d'Arévalo en raison de la faiblesse des moyens qui leur sont alloués par le roi Henri IV et de l'état de santé d'Isabelle de Portugal. Isabelle est une enfant triste, sérieuse et calme.

Formation à la cour d'Henri IV (1461–1474)

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En 1461, elle et son frère sont séparés de leur mère et installés à la cour, qui réside souvent dans l'alcazar de Ségovie, lieu où siégent lesCortes. Isabelle se retrouve sous la tutelle de la reineJeanne du Portugal. Elle reçoit d'abord une formation religieuse.

Puis, avec des précepteurs, elle étudie larhétorique, lapoésie, lapeinture, l'histoire. Elle découvre laphilosophie d'Aristote et deSaint Thomas d'Aquin. Elle a hérité de ses parents le goût desballades populaires qui parlent souvent de ses ancêtres[réf. nécessaire]. Elle aime aussi les livres dechevalerie. Malgré les dispositionstestamentaires favorables de son père (Jean II),Henri IV les néglige à plusieurs reprises.

Isabelle trouve dans la lecture desÉvangiles la force de faire face à ces épreuves. Son amitié avecBéatrice de Silva Meneses l'aide également beaucoup. Isabelle l'aidera plus tard à fonder l'ordre de l'Immaculée Conception en lui faisant don dupalais de Galiena àTolède. À cette époque de sa vie, des personnes commeGutierre de Cárdenas (es), sa femmeTeresa Enríquez (es) etGonzalo Chacón (es) jouent également un rôle important dans l'entourage d'Isabelle.

Héritière présomptive (1468)

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Alphonse meurt àCardeñosa le 5 juillet 1468, dans des conditions peu claires (peste ?empoisonnement ?).

Henri IV n'a pour enfant[3] que sa filleJeanne de Castille (1462-1530). Mais celle-ci est soupçonnée d'illégitimité : elle serait la fille de la volage reine Jeanne et d'un noble castillan,Beltrán de la Cueva[4]. Ses adversaires lui donnent le surnom deJuana la Beltraneja (littéralement : « la Jeanne de Beltrán »).

Si Jeanne était officiellement reconnue comme illégitime, Isabelle deviendraithéritière présomptive du royaume de Castille. Dès le, Isabelle s'attribue arbitrairement le titre deprincesse des Asturies, que sa nièce Jeanne porte déjà.

Les longues fiançailles avec Ferdinand (1453-1469)

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Les fiançailles de 1454

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Ferdinand et Isabelle.

À l'âge de trois ans (1454[5]), Isabelle est fiancée àFerdinand d'Aragon (1452-1516), fils de l'infantJean d'Aragon (1398-1479), héritier présomptif du royaume.

Isabelle et Ferdinand sont cousins issus de germains, étant tous deux arrière-petits-enfants du roi de CastilleJeanIer (1358-1390), grand-père de Jean II d'Aragon et de Jean II de Castille.

Jean II de Castille meurt le 22 juillet 1454, laissant le trône à son fils aînéHenri qui, à cette date, n'a pas d'enfant (sa fille,Jeanne, naîtra en 1462). L'héritier présomptif est donc Alphonse (1453-1468), son frère cadet, qui a priorité sur sa sœur Isabelle, bien que né après elle (les fils du roi ayant priorité sur ses filles, quel que soient leurs âges respectifs).

Au moment de ces fiançailles, le roi d'Aragon estAlphonse V (1396-1458), roi depuis 1416. Comme, en 1454, il n'a pas de fils légitime, sa succession revient en principe à l'infant Jean, son frère cadet, père de Ferdinand, qui devient effectivement le roi Jean II d'Aragon en 1458.

Dès lors, l'héritier présomptif du royaume d'Aragon est son fils aîné,Charles de Viane (1421-1461), qui est déjàroi de Navarre, sa mère la reineBlanche de Navarre étant morte en 1441, mais seulement en titre, car de fait son père l'a écarté du pouvoir en Navarre de sorte que Charles est entré en rébellion contre lui.

Opposition de Henri IV à son mariage avec Ferdinand

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Devenu roi (22 juillet 1454), Henri IV décide de rompre cet accord pour fiancer sa demi-sœur àCharles de Viane. Mais cela n'aboutit pas à un mariage en raison de l'opposition deJean II d'Aragon, en conflit avec son fils aîné.

Après la mort de Charles de Viane (1461), Henri IV tente de marier Isabelle avec le roiAlphonse V de Portugal (1432-1481), mais cela ne donne rien non plus (en 1475, Alphonse V de Portugal épousera la fille de Henri IVJeanne de Castille).

En 1466, Henri IV propose la main d'Isabelle àPedro Girón Acuña Pacheco (en) (1423-1466), maître de l'ordre de Calatrava, son favori jusqu'en 1461[6], puis passé du côté de l'opposition nobiliaire. Pedro accepte, mais tombe malade et meurt au cours de son voyage vers Madrid, à la tête de 3 000 hommes, pour négocier les termes du contrat de mariage. L'opposition nobiliaire subit un échec majeur en 1467, lorsqu'elle est vaincue lors de ladeuxième bataille d'Olmedo[7].

Durant ces années,Jean II d'Aragon maintient les contacts avec l'entourage d'Isabelle en vue d'un mariage avec Ferdinand. La mort de l'infant Alphonse en 1468 fait d'Isabelle l'héritière en second du royaume de Castille, après Jeanne, ou en premier, si on croit que Jeanne est illégitime.

Le problème de la dispense pontificale

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Cependant, il existe un autre obstacle à leur mariage, d'ordre juridico-religieux. Leurs grands-pères respectifsFerdinandIer d'Aragon etHenri III de Castille étant frères, Ferdinand et Isabelle sontcousins assez proches et unedispense papale est nécessaire. Le papePaul II (1417-1471, en fonction en 1464) refuse cette dispense aux ambassadeurs du roi d'Aragon, afin de ne pas se mettre en conflit avec les rois deCastille,dePortugal, et deFrance[pas clair].

Quadruple en or à l'effigie d'Isabelle et Ferdinand.

Le mariage

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Malgré tout cela, le mariage a lieu àValladolid le, sans l'accord d'Henri IV et sans dispense du pape[8].

Conséquences

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La principale conséquence est le ralliement de la plus grande partie de l'opposition nobiliaire au roi Henri IV et son allégeance à Jeanne, ne voulant pas que l'épouse du futur roi d'Aragon devienne reine de Castille.

Après diverses péripéties,Ferdinand finira par se réconcilier avec Henri IV en[9].

Mais au moment de la mort de Henri, le parti anti-aragonais s'oppose catégoriquement, avec le soutien de la cour du Portugal, à l'avènement d'Isabelle, soutenue par la cour d'Aragon. La Castille va entrer dans uneguerre de succession de cinq ans.

Relations personnelles entre Isabelle et Ferdinand

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Isabelle la Catholique et Juan Perez.

Au début, pour Isabelle et Ferdinand, ce mariage est fondé sur des motifs politiques. Mais le couple s'avère finalement uni. Les contemporains sont étonnés de voir les deux souverains partager la table et la chambre. Lorsque Ferdinand part en campagne et qu'Isabelle ne peut pas l'accompagner (notamment en raison de ses grossesses), il lui écrit pour lui demander de ses nouvelles et lui donner des siennes.

Il écrit après la mort de sa femme, dans une lettre du 26 novembre à la ville deMadrid, annonçant la mort d'Isabelle :« Su muerte es para mí el mayor trabajo que en esta vida me podía venir… »[10] (« Sa mort est pour moi la plus grande source de souffrance qui pouvait m'arriver dans la vie… »).

Pour autant, Ferdinand n'a pas toujours été fidèle et a même eu desenfants naturels. Isabelle ferme les yeux, en femme politique.

Le règne d'Isabelle (1474-1504)

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L'avènement : l'éviction de Jeanne

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Représentation moderne du couronnement d'IsabelleIre de Castille.
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Jeanne de Castille et ses enfants, Nicolaus Alexander Mair von Landshut (XVIe).

À la mort d'Henri IV, qui ne laisse aucun testament, usurpant la place de sa nièceJeanne de Castille, Isabelle se proclamereine de Castille et León àSégovie le, fondant sa légitimité sur letraité des Taureaux de Guisando. Elle se fait couronner à Ségovie.

Pour faire valoir les droits de son épouse Jeanne sur la Castille,Alphonse V de Portugal prend la tête d'une coalition, avec pour allié le roi de France,Louis XI. L'affrontement a lieu à labataille de Toro, en 1476, mais la situation tourne au profit desrois catholiques avec la reconnaissance d'Isabelle la Catholique par lesCortes de Castille.

Quand en 1479, les troupes portugaises quittent la Castille, Jeanne de Castille,La Beltraneja, renonce à ses droits et s'enferme dans un couvent pour y finir ses jours[11].

Relations statutaires entre Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon

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Isabel la Católica,J. de Flandes (v. 1500)Palacio Rea de Aranjuezl.

Laconcorde de Ségovie en 1475 précise les droits respectifs des époux[12].

Bien que devenu roi de Castille en titre en même temps que son épouse en devenait reine, Ferdinand II ne dispose, du vivant de celle-ci, d'aucune autorité sur son domaine personnel. Il faut attendre la mort d'Isabelle en1504, suivie en1506 de celle de son gendrePhilippe le Beau et de la prétendue maladie mentale de leur fille et héritièreJeanneIre de Castille (qui a ouvertement défié sa mère àMedina del Campo), pour que le roi d'Aragon assure larégence au nom de son petit-filsCharles Quint qu'il parvient à faire reconnaître comme roi de Castille en parallèle avec JeanneIre qui conserve le titre jusqu'à sa mort en1555.

Devenu à son tour en1479 souverain des différents territoires de lacouronne d'Aragon, Ferdinand II forme alors avec sa femme un exemple unique de double monarchie, de 1479 à 1504, où chaque souverain garde la pleine autonomie de ses territoires propres tout en préparant activement l'unification formelle de l'Espagne au siècle suivant.

La guerre de Succession de Castille (1476-1479)

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La guerre de succession de Castille de 1476 à 1479.
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La guerre entre Castille et Aragon d'une part (Isabelle) et le Portugal (Jeanne, mariée en 1475 au roiAlphonse V de Portugal) se termine par letraité d’Alcáçovas de 1479.

En ce qui concerne la succession d'Henri IV, Isabelle l'emporte, mais la Castille fait des concessions au Portugal en ce qui concerne les expéditions outre-mer.

La guerre de Grenade et la fin de la Reconquista (1482-1492)

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Articles détaillés :Guerres de Grenade etReconquista.
La Reconquista menée par Isabelle et Ferdinand chassa les musulmans de la péninsule et permit de préparer l'unification de l'Espagne.

Depuis la conquête musulmane de711 parTariq ibn Ziyad, lesrois d'Espagne etdu Portugal essayeront de récupérer toute lapéninsule ibérique. C'est pendant le règne deFerdinand III que la reconquête est presque achevée, saufGrenade parce que l'émir signa une trêve et paya une énorme somme d'argent.

Mais Isabelle veut régner sur un royaume basé sur lafoi chrétienne. Les deux souverains décident d'entreprendre une croisade contre lesmusulmans et deprendre Grenade. Avec 50 000 hommes, ils encerclent Grenade. Après six mois desiège, ils achèvent laReconquista en1492 par l'annexion duroyaume de Grenade, qui est remis par le roiBoabdil, dernier vestige de huit siècles d’occupation musulmane de l’Espagne. L'historienJoseph Pérez précise :« L’entrée des Rois catholiques à Grenade, le 2 janvier 1492, a eu un retentissement considérable dans toute la chrétienté : les cloches ont sonné à Londres, à Paris, en Italie… ; à Rome, les réjouissances se sont prolongées pendant plusieurs mois ; partout, on a célébré l’événement comme une victoire de laCroix sur leCroissant, comme une sorte de revanche sur laprise de Constantinople par lesTurcs, en1453 ».

L'union vers la Couronne d'Espagne (1479-1516).

Ce succès dans la reconquête de terres autrefois chrétiennes vaut à Isabelle et Ferdinand d'être qualifiés de « Rois catholiques » par lepapeAlexandre VI Borgia en1494[13],[4]. Le titre deReyes Católicos sera désormais pratiquement porté par tous les rois d'Espagne. Ce même pape lui accorde la distinction honorifique de laRose d'or du christianisme en 1500.

La légende noire des Rois catholiques

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Fac-similé du décret de l’Alhambra :« … Nous avons décidé d'ordonner à tous les juifs, hommes et femmes, de quitter nos royaumes et de ne jamais y retourner… à la date du 31 juillet 1492 et ne plus rentrer sous peine de mort et de confiscation de leurs biens… ». Il est également interdit à toutnon-juif de leur prêter assistance ou de les héberger, sous peine de sanctions (31 mars 1492).
Articles détaillés :Limpieza de sangre etDécret de l'Alhambra.

Parallèlement, influencés par le grand inquisiteurTorquemada, Isabelle et Ferdinand organisent un« instrument de terreur »[14], l'Inquisition espagnole et son cortège d'auto da fé, dès 1480, qui perdurera pendant des siècles. En1492 — diteannée cruciale (« Año crucial ») —, par ledécret de l'Alhambra, ilschassent lesJuifs d'Espagne[15], soit quelque cinquante mille à cent cinquante mille personnes installées en Espagne depuis des siècles[4] (qui trouvent notamment refuge auroyaume du Portugal, lequel les en chassera aussi en 1497[16] - dans leSud-Ouest de laFrance, àAmsterdam, enItalie, auMaghreb et dans l'Empire ottoman grâce à l'autorisation du sultanBayezid II)[4], et ils réduisent l'influence des grands féodaux. À travers la constitution de foyersséfarades, lesJuifs espagnols conserveront longtemps (certains jusqu'à nos jours) leur langue, lejudéo-espagnol ducastillan ancien, et le souvenir de leur pays natal[4].

Les rois catholiquesexpulsent ensuite les musulmans en1502 (aussi en1525 et en1609) etpersécutent lesprotestants, les convertiscrypto-juifs (marranes : « porcs ») et crypto-musulmans (morisques) restés au royaume ou réfugiés dans d'autres pays où l'épée de l'Inquisition les pourchasse là encore[17],[18].

L'Inquisition espagnole concerne tous les royaumes sous juridiction des Rois catholiques, y compris donc les territoires américains, et tient des milliers deprocès. L'Inquisition n'est abolie qu'en1834[19],[20],[18].

Christophe Colomb et la découverte de l'Amérique

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Articles détaillés :Christophe Colomb etDécouverte et exploration de l'Amérique.

Après avoir en vain proposé son projet (atteindre les Indes en naviguant vers l'ouest, à travers l'océan Atlantique) au roi de Portugal (1484), Christophe Colomb obtient l'accord des Rois catholiques en avril 1492 (capitulations de Santa Fe)[19],[17], quelques mois après lachute de Grenade.

En octobre 1492, le navigateur atteint des îles, notammentHispaniola (Saint-Domingue), qui appartiennent en fait à l'archipel desCaraïbes, c'est-à-dire à un« nouveau monde » (1503), qui recevra en 1507 le nom d'« America », mais sera aussi couramment appelé « Indes occidentales ».

C'est le début d'une extension considérable des territoires relevant de lacouronne de Castille.

Fin de vie

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Isabelle la Catholique dictant son testament (Doña Isabel la Católica dictando su testamento),Eduardo Rosales, 1864,musée du Prado.

À la fin de ses jours, les malheurs familiaux la rattrapent et la plongent dans une profondedépression qui lui fait porter un deuil rigoureux pour le reste de sa vie[21].

Recluse àMedina del Campo, souffrant d'une fièvre suivie d'unehydropisie de poitrine[22] selon la déclaration dePedro Mártir d'Anghiera en tant que témoin, et sentant sa fin approcher, elle reçoit lesderniers sacrements et meurt le[23] d'uncancer de l'utérus. Son mari est par la suite proclamé roi de Castille sous le nom de Ferdinand II d'Aragon et V de Castille.

Tout d'abord inhumée chez lesFranciscains dans lecouvent Saint François de l'Alhambra, le, dans une sépulture très simple selon sa volonté, elle repose actuellement dans lachapelle royale de Grenade, dans une fastueuse sépulture construite sur ordre de son petit-filsCharles Quint, avec son mari Ferdinand le Catholique, sa fille JeanneIre et le mari de cette dernièrePhilippe le Beau. Sa tombe estprofanée en1808 lors de l'invasion française.

Sa couronne et sonsceptre sont exposés au musée de la chapelle royale de Grenade.

Testament et succession

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Le testament original de la reine est conservé auMonastère royal de Santa María de Guadalupe. Une copie a été envoyée au monastère de Sainte-Isabelle de la Alhambra àGrenade. Une autre, à lacathédrale de Tolède, conservée depuis 1575 auxArchives générales de Simancas.

La couronne et le sceptre d'Isabelle.

Dans son testament, elle préconisait à ses successeurs de conquérir puis deconvertir au christianisme lenord de l'Afrique, mais ladécouverte de l'Amérique éloigna les rois de Castille de cet objectif pour se concentrer sur les richesses offertes par leNouveau Monde.

Son engagement pour la défense et l'égalité entre ses sujets américains et européens lui valut le titre de précurseur desDroits de l'Homme pour de nombreux historiens et ce malgré des actions controversées comme laconversion forcée desmusulmans et desJuifs du royaume sous peine d'expulsion.

À sa mort en 1504, sa fille Jeanne lui succède, mais pour peu de temps. Cette dernière est déclarée incapable de régner à cause de sa « folie » (mais reste la souveraine de Castille jusqu'à sa mort[4]) et le pouvoir est exercé d'abord par son mariPhilippe le Beau, mais celui-ci décède en 1506. Invité par lecardinal Cisneros à revenir en Castille,Ferdinand II d'Aragonle Catholique prend à son tour larégence jusqu'en 1516 (année de sa mort), non sans se remarier avec la nièce du roi de France, afin d'en avoir un héritier direct qui vivra peu de temps[4],[22].

Sur la tombe d'Isabelle et Ferdinand, est gravé en latin : « Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille, époux légitimes, surnommés Les Catholiques, après avoir chassé les Musulmans et extirpé l'hérésie, sont enfermés dans ce tombeau »[22].

Et, en 1517, l'empereur Maximilien déclareCharles Quint, fils de « Jeanne la Folle », roi de Castille et d'Aragon.

Descendance

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De son union avec Ferdinand, Isabelle eut six enfants :

Ascendance

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Ascendance d'IsabelleIre de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
32.Alphonse XI de Castille
 
 
 
 
 
 
 
16.Henri II de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
33.Leonor de Guzmán
 
 
 
 
 
 
 
8.Jean Ier de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
34.Juan Manuel de Castille
 
 
 
 
 
 
 
17.Jeanne Manuel de Villena
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
35.Blanche de la Cerda
 
 
 
 
 
 
 
4.Henri III de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
36.Alphonse IV d'Aragon
 
 
 
 
 
 
 
18.Pierre IV d'Aragon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
37.Thérèse d'Entença
 
 
 
 
 
 
 
9.Éléonore d'Aragon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
38.Pierre II de Sicile
 
 
 
 
 
 
 
19.Éléonore de Sicile
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
39.Élisabeth de Carinthie
 
 
 
 
 
 
 
2.Jean II de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
40.Édouard II d'Angleterre
 
 
 
 
 
 
 
20.Édouard III d'Angleterre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
41.Isabelle de France
 
 
 
 
 
 
 
10.Jean de Gand
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
42.Guillaume Ier de Hainaut
 
 
 
 
 
 
 
21.Philippa de Hainaut
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
43.Jeanne de Valois
 
 
 
 
 
 
 
5.Catherine de Lancastre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
44=32.Alphonse XI de Castille
 
 
 
 
 
 
 
22.Pierre Ier de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
45.Marie de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
11.Constance de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
46.Juan García de Padilla
 
 
 
 
 
 
 
23.Marie de Padilla
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
47.María González de Hinestrosa
 
 
 
 
 
 
 
1. IsabelleIre de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
48.Alphonse IV de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
24.PierreIer de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
49.Béatrice de Castille
 
 
 
 
 
 
 
12.JeanIer de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
50.Lourenço Martins
 
 
 
 
 
 
 
25.Thérèse Lourenço
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
51.Sancha Martins
 
 
 
 
 
 
 
6.Jean de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
52=20.Édouard III d'Angleterre
 
 
 
 
 
 
 
26=10.Jean de Gand
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
53=21.Philippa de Hainaut
 
 
 
 
 
 
 
13.Philippa de Lancastre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
54.Henri de Grosmont
 
 
 
 
 
 
 
27.Blanche de Lancastre
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
55.Isabelle de Beaumont
 
 
 
 
 
 
 
3.Isabelle de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
56=24.PierreIer de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
28=12.JeanIer de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
57=25.Thérèse Lourenço
 
 
 
 
 
 
 
14.AlphonseIer de Bragance
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
58.Pedro Esteves
 
 
 
 
 
 
 
29.Agnès Pires
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
59.Maria Anes
 
 
 
 
 
 
 
7.Isabelle de Bragance
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
60.Álvaro Gonçalves Pereira
 
 
 
 
 
 
 
30.Nuno Álvares Pereira
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
61.Iria Gonçalves do Carvalhal
 
 
 
 
 
 
 
15.Béatrice Pereira de Alvim
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
62.João Pires de Alvim
 
 
 
 
 
 
 
31.Leonor de Alvim (en)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
63.Branca Pires Coelho
 
 
 
 
 
 
 
ascendance agnatique


Amédée d'Oscheret († après 827)
Comte d'Oscheret duRoyaume de Bourgogne
I
AnschaireIer d'Ivrée († 902)
Comte d'Oscheret, premiermarquis d'Ivrée
I
AdalbertIer d'Ivrée († 923 ou 924)
Marquis d'Ivrée
I
Béranger II d'Italie († 966)
Marquis d'Ivrée puisRoi d'Italie (roi desLombards)
I----------------------------------------------------------------------------------------I


AubertIer d'Italie († 971)

Roi d'Italie, marquis d'Ivrée
I
Otte-Guillaume de Bourgogne († 1026)
Comte de Bourgogne, deNevers et deMâcon
I
RenaudIer de Bourgogne († 1057)
Comte palatin de Bourgogne
I
GuillaumeIer de Bourgogne († 1087)
Comte palatin de Bourgogne
I
Raymond de Bourgogne († 1107)
Comte deGalice par mariage avecUrraqueIre de Léon
I
Alphonse VII de Léon († 1157)
Roi deCastille et deLeón
I
Ferdinand II de León († 1188)
Roi deLeón
I
Alphonse IX de León († 1230)
Roi deLeón
I
Ferdinand III de Castille († 1252)
Roi deCastille et deLeón
I
Alphonse X de Castille († 1284)
Roi deCastille et deLeón
I
Sanche IV de Castille († 1295)
Roi deCastille et deLeón
I
Ferdinand IV de Castille († 1312)
Roi deCastille et deLeón
I
Alphonse XI de Castille († 1350)
Roi deCastille et deLeón
I
(fils naturel)
Henri II de Castille († 1379)
Roi deCastille et deLeón

JeanIer de Castille († 1390)
Roi deCastille et deLeón
I
Henri III de Castille († 1406)
Roi deCastille et deLeón
I
Jean II de Castille († 1454)
Roi deCastille et deLeón
I
IsabelleIre de Castille ou Isabelle la Catholique († 1504)
Reine deCastille et deLeón

 

Postérité

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Procès en béatification

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Torquemada en 1492 plaidant pour l'expulsion des Juifs d'Espagne devant Isabelle et Ferdinand.
Toile d'Emilio Sala y Francés (1889).

Isabelle a vécu cinquante-trois ans, dont trente ans en tant que reine de Castille et vingt-six en tant que reine consort d'Aragon aux côtés de Fernand II. Depuis 1974, elle est considérée commeservante de Dieu par l'Église catholique.

La viepieuse de la reine Isabelle, présentée par l'historiographie comme un modèle devertu, fait d'elle une possible candidate à labéatification par l'Église catholique romaine. Entamé en 1958 à l'initiative dudiocèse deValladolid[24], le procès est largement soutenu par le dictateurFrancisco Franco[21] et lesévêques d'Espagne : en 2002, à l'approche du500e anniversaire de sa mort, les deux tiers de laConférence épiscopale approuvent une requête destinée à accélérer le traitement de sa cause[25]. De nombreux hommes d'Église espagnols etlatino-américains, et particulièrement les cardinauxRouco etCañizares (qui ont célébré le500e anniversaire) défendent son action en faveur de l'évangélisation de l'Amérique. En 2018, les assemblées des provinces ecclésiastiques de Grenade et de Séville appuient à l'unanimité une reprise du procès[26]. On prête également à cette reine deuxmiracles : « les guérisons d’une citoyenne des États-Unis atteinte d’uncancer du pancréas et d’un prêtre espagnol victime d’unehémorragie cérébrale »[21].

Cependant, ses responsabilités dans l'expulsion des Juifs d'Espagne et leurpersécution, l'établissement de l'Inquisition, les exactions de l'évangélisation ainsi que l’esclavage des Indiens et sonautoritarisme apparaissent comme autant d'éléments à charge, susceptibles de faire obstacle à sa béatification[27],[28],[21].

Isabelle dans la culture populaire

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Au cinéma

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La reine Isabelle a été interprétée au cinéma :

À la télévision

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À la télévision, elle a été interprétée :

Documentaire

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Plaque commémorative de la ville deRibadavia en hommage à ses citoyens (juifs) condamnés par l'Inquisition espagnole, il y« 400 années à cause de leur croyance ».

En2012, un documentaire-fiction, intituléIsabelle la Catholique, lui est consacré dans le cadre de l'émissionSecrets d'Histoire, présentée parStéphane Bern[14].

Le documentaire revient sur son appui au voyage deChristophe Colomb, l’achèvement de laReconquista, le pays qu'elle hisse au niveau d'une grande puissance mais également sur salégende noire, incarnée par l’expulsion des Juifs d’Espagne, la persécution descrypto-juifs convertis et l'Inquisition espagnole[15],[31],[14].

Jeux vidéo

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Isabelle est la dirigeante desEspagnols dans les jeux vidéoCivilization IV et les opus suivants ainsi que dansAge of Empires 3.

Institutions
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Notes et références

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  1. Dumont 1992,p. 9.
  2. Dumont 1992,p. 15.
  3. Dumont 1992,p. 38.
  4. abcdef etgPr. Joseph Pérez, « La Bibliothèque en ligne - Clio - Voyage Culturel », surclio.fr,(consulté le).
  5. Née le 22 avril 1451, elle a 3 ans le 22 avril 1454. Or Henri IV, devenu roi le 22 juillet 1454 à la mort deJean II de Castille, va ensuite rompre ces fiançailles. Les fiançailles ont elles eu lieu entre le 22 avril et le 22 juillet ? Il faudrait être plus précis sur la chronologie, si possible.
  6. En 1461, un nouveau favori apparaît :Beltran de la Cueva, père supposé deJeanne de Castille.
  7. Lapremière bataille d'Olmedo a eu lieu en 1445, sous le règne deJean II.
  8. Étant donné quePaul II reste pape jusqu'en 1471, il n'y a pas eu de dispense octroyée parSixte IV.
  9. Orestes Ferrara,L'avènement d'Isabelle la CatholiqueCouverture,Éditions Albin Michel,,p. 281.
  10. Cédula real de Fernando el Católico, fechada en Medina del Campo el día 26 de noviembre de 1504, comunicando a la villa de Madrid el fallecimiento de la reina Isabel, citée par Juan Carlos Galende Diaz, « ¡Madrid está de luto! Ha muerto la Reina Católica », p. 195.
  11. L'Art de vérifier les dates, Moreau, imprimeur,(lire en ligne)
  12. Janine Bouissounouse,Isabelle la Catholique : comment se fit l'Espagne,Hachette,,p. 31
  13. Note :(es) Fernández de Cordoue Miralles, dansAlejandro VI y los Reyes Católicos Relaciones político-eclesiásticas (1492-1503) (Roma: Pontificia Universitas Sanctae Crucis), indique que lepapeAlexandre VI les qualifie de « Rois catholiques » par sa bulleSi convenit, le 19 décembre1496.
  14. ab etc« Sur les traces d’Isabelle la Catholique dans «Secrets d’histoire» sur France 2 », surladepeche.fr,(consulté le).
  15. a etbHeinrich Graetz, « Histoire des Juifs,III, 2, 16 ».
  16. Bernard Vincent,« "Convivance" à Grenade »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),Confluences, surRevues plurielles,.
  17. a etbAnita Gonzalez-Raymond,Inquisition et société en Espagne : les relations de causes du tribunal de Valence (1566-1700), Presses Universitaires de Franche-Comté,, 374 p.(lire en ligne)
  18. a etbJean-PierreDedieu, « L'Espagne au miroir de ses juifs. Une très vieille et très complexe relation »,Migrations, identité et modernité au Maghreb, La Croisée des chemins / Karthala,vol. t. III,‎,p. 57(lire en ligne, consulté le)
  19. a etb(en) JosephPérez,The Spanish Inquisition : A History,Yale University Press,, 248 p.(ISBN 0-300-11982-8,lire en ligne)
  20. Gonzalez-Raymond 1996,p. 60-63, 80 et suiv..
  21. abc etdHervé Yannou, « 500e anniversaire de sa mort aujourd’hui »,cath.ch,‎(lire en ligne)
  22. ab etcJean-Baptiste Rosario Gonzalve baron de Nervo (1810-1897),Isabelle la Catholique, reine d'Espagne : sa vie, son temps, son règne, 1451-1504, Bibliothèque nationale de France,, 470 p.(lire en ligne surGallica)
  23. Marie-France Schmidt,« Une mort très chrétienne : Isabelle la Catholique, Medina del Campo, 26 novembre 1504 », dans Jean Sévillia et Jean-Christophe Buisson,Les Derniers Jours des reines, Place des éditeurs,(ISBN 978-2-262-06483-9,lire en ligne)
  24. ThérèseHebbelinck,L'Eglise catholique et les juifs,t. 1 :Du mépris à l'estime, Domuni-Press,, 480 p.(ISBN 978-2-36648-090-0,lire en ligne),p. 95
  25. François Foronda,« Sainte Isabelle la Catholique ? »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surlhistoire.fr,L'Histoire,.
  26. « Isabelle la Catholique enfin béatifiée ? », surfsspx.news,(consulté le).
  27. Joseph Pérez,Isabelle la Catholique. Un modèle de chrétienté ?, Éditions Payot & Rivages,, 203 p.
  28. Marie-FranceSchmidt,Isabelle la Catholique, EDI8,, 303 p.(ISBN 978-2-262-04966-9,lire en ligne),p. 227
  29. a etb« Isabel, au cœur de l'histoire »(consulté le).
  30. « Isabel, la fin d'une série culte », surlamonteeiberique.com.
  31. Quentin Noirfalisse, « Magazine - Secrets d'histoire: Isabelle la Catholique »,Moustique,‎(lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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