Internet Control Message Protocol (ICMP, Protocole de message de contrôle sur Internet) est l’un desprotocoles fondamentaux constituant lasuite des protocoles Internet. C'est un protocole decouche réseau (coucheno 3 dumodèle OSI), au même niveau que leprotocole Internet (IP). Le protocole IP ne gérant que le transport des paquets et ne permettant pas l'envoi de messages d'erreur, on lui associe ICMP pour contrôler les erreurs de transmission. ICMP permet de transporter des messages de contrôle et d’erreur pour qu'une machine émettrice sache qu'il y a eu un incident deréseau, par exemple lorsqu’un service ou un hôte est inaccessible. La commandePing est un exemple d'application utilisant des messages de contrôle ICMP.
Bien qu'il soit à un niveau équivalent au protocole IP (si l'on tente de rapprocher le modèle OSI au modèleTCP/IP), un paquet ICMP est néanmoins encapsulé dans un paquetIP. Dans le cadre de l'IPv4, la forme générale d'un tel paquet est la suivante :
Bit 0 - 7
Bit 8 - 15
Bit 16 - 23
Bit 24 - 31
Version et IHL
Type de service
Longueur totale
Identification (fragmentation)
flags etoffset (fragmentation)
Durée de vie (TTL)
Protocole
Somme de contrôle de l'en-tête
Adresse IP source
Adresse IP destination
Type de message
Code
Somme de contrôle
Bourrage ou données
Données (optionnel et de longueur variable)
Avec :
Un en-tête IP (en bleu), avecVersion valant 4,Protocole valant 1 etType de Service valant 0.
Le type de message ICMP (8 bits).
Le code de l'erreur (8 bits).
Unesomme de contrôle (16 bits), calculée sur la partie spécifique à ICMP (sans l'en-tête IP).
Une partie (en jaune) aménagée pour des données relatives aux différents types de réponses (32 bits). Si elle n'est pas utilisée, on procède à un bourrage (cette partie peut correspondre aux Identifiant et Numéro de séquence pour un paquet de typePing par exemple, pour plus d'informations se référer à laRFC 792[1][3])
Le message à transmettre (en jaune)
Les différents incidents possibles sont reportés ci-dessous, avec le type de message et le code d'erreur correspondant.
Unrouteur de transit ou la machine d'extrémité demande à l'émetteur de ralentir le rythme des envois de trame. Les routeurs de transit stockent les trames reçues dans untampon (buffer) avant de les router (store and forward). Si ce tampon venait à être plein ou si la chargeCPU du routeur dépassait un seuil (ou toute autre motif de congestion) il ne pourrait plus assumer le routage des paquets à venir. Ils seraient alors perdus silencieusement. Afin que cela ne se produise pas, n'importe quel nœud de transit peut ainsi informer l'émetteur de ralentir la cadence. Et cela pour n'importe quel protocole de la couche 4 (UDP, TCP…).
Ce mécanisme n'est pas redondant avec celui d'annonce de la taille de la fenêtre glissante d'une connexion TCP car cette dernière ne peut être contrôlée que par le destinataire (saufproxification) or ici il s'agit des routeurs de transit.
Ce type de message a été rendu obsolète par laRFC 6633[4] en 2012.
Le routeur remarque que la route qu'a choisie l'ordinateur émetteur n'est pas optimale car le prochain routeur à passer pour atteindre le destinataire se trouve sur le même réseau que celui de l'ordinateur émetteur. Le routeur envoie l'adresse du prochain routeur à ajouter dans latable de routage de l'ordinateur émetteur de façon que le prochain envoi vers le même destinataire ne passe pas inutilement par lui. Cette option est souvent bloquée dans les réseaux des entreprises parce qu'elle peut être utilisée par un attaquant pour rediriger le flux de données d'une victime vers sa propre machine.
Il existe plusieurs attaques connues contre ICMP[5],[6],[7]. Parmi elles, on peut citer :
ICMP Sweep : En envoyant une série de requêtes ICMP sur un réseau, il est possible d'analyser les réponses et en déduire la structure.
ICMP Redirect : Les messages ICMP de type 5 (redirection) peuvent être utilisés de manière malhonnête pour traverser unpare-feu. L'attaque consiste à faire passer un ordinateur par un chemin détourné qui va éviter le pare-feu. La solution consiste à configurer l'ordinateur pour ignorer ce genre de message.
Les messages ICMP de type 3 pour les codes 2 ou 3 (voire 4) peuvent clore une connexion TCP.
Un envoi répété de message ICMP de type 4 (code 0) ralentit grandement le débit d'une connexion.
Le message ICMP de type 3 pour le code 4 ralentit une connexion en passant leMTU au minimum (68 octets) puis en l'augmentant progressivement.