La NASA sélectionne le deux des missions proposées, dont Interface Region Imaging Spectrograph (IRIS), dans le cadre de sonprogramme Small Explorer qui regroupe les projets d'astrophysique dont le coût est inférieur à 120 millions $. IRIS est la douzième mission de ce programme tandis que l'autre projet sélectionné,Gravity and Extreme Magnetism SMEX (GEMS), est la treizième mission. Des découvertes récentes ont montré que lachromosphère, une des couches de l'atmosphère qui entoure notreSoleil, joue un rôle plus complexe que ce qui était attendu dans les échanges d'énergie qui donnent naissance notamment auvent solaire. IRIS doit permettre grâce aux caractéristiques de son instrumentation de mettre au point une modélisation tridimensionnelle des phénomènes qui se produisent en son sein[1],[2].Le responsable scientifique de la mission est Alain Title duLockheed Martin Solar and Astrophysics Laboratory (LMSAL),Le satellite est fourni par une filiale de Lockheed Martin. Lecentre spatial Ames est responsable des opérations en orbite.
Les objectifs scientifiques d'IRIS portent sur trois thèmes de grande importance pour la physique solaire, la physique des plasmas, lamétéorologie de l'espace et l'astrophysique[3] :
quel type d'énergie d'origine non thermique domine au sein de la chromosphère et au-delà ?
comment la chromosphère régule-t-elle la masse et l'énergie transmise à la couronne solaire et à l'héliosphère ?
comment les flux magnétiques et de matière s'élèvent ils dans la basse atmosphère du Soleil et quel rôle jouent ces flux ?
Les données recueillies combinées avec les observations effectuées par d'autres observatoires spatiaux commeHinode,SDO,STEREO ainsi que des télescopes terrestres, doivent permettre de construire une modélisation tridimensionnelle des échanges de masse et d'énergie dans lachromosphère et lacouronne solaire.
Letélescopeultraviolet est une évolution de celui utilisé surSDO avec une longueur focale différente pour atteindre larésolution attendue. La résolution spatiale est de 0,4arcseconde avec un champ optique de 120 arcsecondes. Unspectrographe multi-canaux observe en ultraviolet lointain (1332-1358ångström et proche 1390-1490 Å) avec une résolution de 40 mÅ et en ultraviolet proche (2785-2835 Å) avec une résolution de 80 mÅ. Par ailleurs, un imageur à fente fournit des images d'une largeur de 40 Å (1335-1440 Å) et de 4 Å (2796-2831 Å). Le spectre obtenu permet d'observer des températures comprises entre 4 500 et un million dekelvins et les images des températures comprises entre 4 500 et 65 000 kelvins[5].
Le télescope spatial a été mis en orbite le par un lanceurPegasus XL qui l'a placé sur uneorbite héliosynchrone 596 × 666 km pour permettre une observation continue du Soleil[6]. L'inclinaison est de 97,9°. La durée de la mission primaire d'IRIS est de 3 ans et son coût est évalué à 104,6 millions $[7]. Au cours de sa mission primaire, IRIS a collecté 24 millions de photos et de spectres. Le télescope a observé 9éruptions solaires de classe X (la catégorie d'éruption la plus violente), 100 éruptions de classe M et des centaines d'éruptions de classe C. En, plus de 115 articles scientifiques basés sur les données recueillies avaient été produits[8].
En, la mission est prolongée de deux ans pour un coût de 19 millions US$. IRIS doit étudier au cours de nouvelles phases de la mission les régions à l'origine des vents solaires rapides qui traversent l'espace à la vitesse de 1000 m/s. Les données recueillies au cours de cette extension de mission doivent également permettre d'améliorer la modélisation du processus de réchauffement de la chromosphère du Soleil. Il est prévu au cours de cette période des campagnes d'observations conjointes avec des observatoires terrestres comme le télescope allemand GREGOR, letélescope solaire suédois des Iles Canaries et l'observatoire solaire américain Big Bear (Californie) et le radio-télescopeALMA installé auChili[8].
IRIS
Deux vues de l'éruption solaire de classe X du prises par IRIS et l'observatoire solaire SDO.
Éruptions solaires.
Gros plan d'IRIS sur la région située entre la surface et l'atmosphère du Soleil.
La première date est celle du lancement du lancement (du premier lancement s'il y a plusieurs exemplaires). Lorsqu'elle existe la deuxième date indique la date de lancement du dernier exemplaire. Si d'autres exemplaires doivent lancés la deuxième date est remplacée par un -. Pour les engins spatiaux autres que les lanceurs les dates de fin de mission ne sont jamais fournies.