Pour les articles homonymes, voirIRAS (homonymie).
| Organisation | |
|---|---|
| Constructeur | |
| Autres noms | IRAS |
| Base de lancement | Vandenberg |
| Lancement | 25 janvier 1983 |
| Lanceur | Delta 3910 |
| Fin de mission | 21 novembre 1983 |
| Désorbitage | 19 novembre 2016[Quoi ?] |
| Identifiant COSPAR | 1983-004A |
| Site | irsa.ipac.caltech.edu |
| Masse au lancement | 1 083 kg |
|---|---|
| Contrôle d'attitude | Stabilisé sur 3 axes |
| Source d'énergie | Panneaux solaires |
| Orbite | Héliosynchrone |
|---|---|
| Périapside | 879 km |
| Apoapside | 906 km |
| Période de révolution | 102,8 min |
| Inclinaison | 98,95° |
| Type | Ritchey-Chrétien |
|---|---|
| Diamètre | 0,57 m |
| Focale | 5,45 m |
| Longueur d'onde | Infrarouge (12, 25, 60 et 100µm) |
Infrared Astronomical Satellite (IRAS) était untélescope spatial dont l'objectif de réaliser unrelevé complet des sources émettant dans les fréquencesinfrarouges à 12, 25, 60 et 100 µm. IRAS était un projet associant laNASA,NIVR et leSERC. Le télescope spatial est placé sur uneorbite héliosynchrone le. Il fonctionne durant dix mois jusqu'à l'épuisement de l'hélium liquide qui refroidit ses détecteurs qui intervient le.Le satellite se désorbite le.[Quoi ?]
Le, il croise le satellite américainGGSE-4 (en) à moins de30 mètres de distance, au risque d'une collision entre les deux engins[1]. La collision n'a finalement pas lieu[2].
L'optique d'IRAS est untélescope Ritchey-Chrétien doté d'unmiroir de0,57 mètre de diamètre avec une longueur focale de 5,45 m (f/9,56). Les instruments qui analysent la lumière collectée analysent le rayonnement lumineux dans quatre bandes spectrales infrarouges centrées sur les longueurs d'onde de 12, 25, 60 et 100 µm. La résolution spatiale va de 0,5 minute d'arc à 12 µm à2 minutes d'arc à 100 µm.
Comme beaucoup de télescopes spatiaux infrarouges, la durée de vie d'IRAS est limitée par sonsystème de refroidissement : pour pouvoir observer efficacement à ces longueurs d'onde, le satellite doit être refroidi à des températures très basses. Dans le cas d'IRAS, un réservoir de720 litres d'hélium superfluide (soit 77 kg) permet de maintenir le satellite à une température de1,6kelvins. La température est maintenue grâce à l'évaporation progressive de l'hélium. Quand la totalité de l'hélium est épuisée, le satellite devient incapable de se maintenir à une température adéquate d'observation.
IRAS découvre environ 500 000 sources dont de nombreuses ne sont pas encore identifiées. Environ 75 000 d'entre elles sont soupçonnées d'être desgalaxies à sursauts de formation d'étoiles. La plupart des autres sources sont probablement desétoiles entourées dedisques de débris, éventuellement en train d'évoluer ensystème planétaire. Les découvertes d'IRAS incluent entre autres la découverte d'un disque de débris autour de l'étoileVéga et les premières images ducentre galactique, impossible à observer dans ledomaine visible du fait de l'absorption considérable dumilieu interstellaire.
Cette cartographie, obtenue à partir d'un instrument optimisé pour détecter des sources ponctuelles, est une réussite, donnant une nouvelle vision de l'Univers dans une fenêtre presque impossible à observer depuis le sol. Ainsi, environ 350 000 sources infrarouges sont cataloguées, la plupart étant nouvelles. En astronomie, l'infrarouge permet d'observer des sources froides (à quelques dizaines de kelvins), ce qui correspond le plus souvent à de lapoussière interstellaire, précurseur ou fin d'étoiles.
Parmi les observations et les résultats scientifiques d'IRAS, on note les premières observations :
En plus de sa mission première, IRAS découvre également troisastéroïdes, dont(3200) Phaéton (un astéroïdegéocroiseur responsable de la pluie d'étoiles filantes desGéminides), ainsi que lacomète périodique126P/IRAS.
| (3200) Phaéton | |
| (3728) IRAS | |
| (10714) 1983 QG |
Le succès d'IRAS pousse l'Agence spatiale européenne à décider de son successeurISO, et laNASA celui deSirtf/Spitzer, qui prend de nombreuses années de retard sur le calendrier initial.
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| La première date est celle du lancement du lancement (du premier lancement s'il y a plusieurs exemplaires). Lorsqu'elle existe la deuxième date indique la date de lancement du dernier exemplaire. Si d'autres exemplaires doivent lancés la deuxième date est remplacée par un -. Pour les engins spatiaux autres que les lanceurs les dates de fin de mission ne sont jamais fournies. | |||||||||||||||||