Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Incompatible Timesharing System

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirITS.

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet articlene cite pas suffisamment ses sources().

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant lesréférences utiles à savérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?

Incompatible Timesharing System
LanguesAnglaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Dépôtgithub.com/PDP-10/itsVoir et modifier les données sur Wikidata
Plates-formesPDP-6 etPDP-10Voir et modifier les données sur Wikidata
Entreprise /
Développeur
Institut de technologie du MassachusettsVoir et modifier les données sur Wikidata
LicenceLicence publique générale GNU version 3 ou ultérieureVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit enAssembleurVoir et modifier les données sur Wikidata
modifier 

Dans les années 1960,Incompatible Timesharing System (en français, « Système en temps partagé Incompatible (avec les systèmes commerciaux disponibles) »[citation nécessaire]), abrégéITS et nommé par opposition àCTSS (« Compatible Time Sharing System »)[1], fut un des premierssystèmes d'exploitation àtemps partagé.

Il a été développé pendant les années 1960, en grande partie dans leMIT Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory avec l’aide duProject MAC (en), par une communautéhacker alors naissante[2], qui désapprouvait l’orientation trop restrictive prise par CTSS ; le nom est un détournement de celui de CTSS, comme plus tard celui d’Unix sera un détournement deMultics.

Écrit enassembleur pour des machinesPDP-6, puisPDP-10, son développement s’arrêta à partir de 1982 quand les efforts de développement se portèrent vers d’autres machines.

La dernière machine utilisant ITS fut arrêtée en au laboratoire du MIT. (La légende veut que rms (Richard Stallman) modifia lesystème de fichiers d'ITS sur cette machine fin avril 90, afin de le rendre hiérarchique histoire de montrer que c'était possible et « pour l'art », les fichiers d'ITS étaient nommés par deux blocs de 6 caractères en majuscules).

Historique

[modifier |modifier le code]

Le développement de ITS débute à la fin des années 1960 quand la majorité des membres du MIT AI Lab (le laboratoire d’intelligence artificielle du MIT) se trouve en désaccord avec l’orientation prise par leMultics du projet MAC, initié depuis 1964, et notamment concernant l’inclusion d’un système desécurité des données. Le nom, choisi parTom Knight (en), est un clin d’œil à CTSS, développé au MIT au début des années 1960.

ITS est d’abord écrit en assembleur pourDEC PDP-6. Il sera plus tard porté sur PDP-10 où il sera très utilisé et amélioré. L’activité autour de ITS se réduit considérablement après 1982. Le MIT utilisera ITS jusqu’en 1990. LeStacken Computer Club, enSuède, sera le dernier à l’utiliser en 1995.Il existe encore quelques ITS fonctionnels pour des raisons historiques mais fonctionnant sur des PDP-10virtualisés.[réf. nécessaire]

Fonctionnalités

[modifier |modifier le code]

À l'époque, ITS introduisit de nouvelles fonctionnalités, qui furent reprises par d’autres systèmes d'exploitation plus tard, dont :

  • l’affichage sur leterminal est indépendant du matériel : les programmes génèrent des commandes de contrôle d’écran que le système traduit automatiquement en séquence de caractères que le terminal utilisé sait afficher ;
  • un mécanisme depériphérique virtuel (en) pour les processus utilisateurs (appelé « jobs » sur ITS). Ces périphériques virtuels fonctionnent aussi pour éditer des fichiers en réseaux comme s’ils étaient locaux (comme dans unsystème de fichiers distribué). Les machines sur lesquelles était développé ITS étaient connectées à l’ARPANET ;
  • une gestion avancée de processus : les processus utilisateurs sont classés dans unarbre géré par un processus superviseur. Les processus inférieurs peuvent être gelés (« frozen ») à n’importe quel moment, en préservant leurétat (y compris l’état des registres) ; les processus peuvent ainsi être relancés plus tard comme si de rien n’était ;
  • des mécanismes d’interruptions permettant une gestionasynchrone des processus.PCLSRing (en), un mécanisme, qui sera repris dans Unix, d’atomicité rendant lesappels systèmes interruptibles. Un processus peut ainsi observer n’importe quel autre processus (y compris lui-même) même en plein milieu d’un appel système ;
  • pour pouvoir être utilisable par le département derobotique du AI Lab, ITS supporte aussi bien letemps réel que letemps partagé.

Environnement de l'utilisateur

[modifier |modifier le code]

L’interface utilisateur est très différente de celle proposée par les autres systèmes à la même époque :

  • À l’origine, il n’y avait pas de mot de passe, et l’on n’était pas obligé de s'authentifier. L’identification est considérée comme un acte courtois qui permet de savoir qui est connecté à la machine.
  • Pour se prémunir des manipulations cherchant à fairecrasher le système, une commande exécutable par tous permet de crasher la machine, rendant le défi beaucoup moins drôle. De plus, cette commande envoie à toutes les personnes connectées le nom de la personne qui l’a exécutée.
  • Tous les fichiers sont modifiables par tous.
  • Les utilisateurs peuvent discuter, grâce à un système demessagerie instantanée, avec les autres terminaux. La commande « SHOUT » permet de demander de l’aide aux utilisateurs connectés.
  • N’importe quel utilisateur peut voir l’affichage d’un autre terminal grâce à la commande « OS » (pour « Output Spy »). La personne ainsi espionnée peut détecter celle qui l’espionne grâce à la commande « JEDGAR » (prononcé « JED-GAR »), en référence au directeur duFBIJ. Edgar Hoover. Il peut aussi tuer le processus sur la machineluser (contraction de « user » et « looser ») espion ; mais cette fonctionnalité fut « désactivée » par la suite, car JEDGAR pouvait confirmer avoir tué le processus sans que ce ne soit le cas[3].
  • Les « touristes » (les personnes invitées dans le laboratoire d’IA du MIT ou sur le réseau ARPAnet) sont autorisés. Plus tard, une politique sur l’accès des touristes fut publiée[4]. L’appellation « TURIST » provient d’une limitation du système de fichier à six caractères, lui-même une conséquence de l’encodagesixbit d’un mot de 36-bit, standard du PDP-10.

Par défaut, le langage de plus haut niveau de l'interface en ligne de commande est le langage de débogage du PDP-10, leDynamic debugging technique (en) (DDT).

L'éditeur de texte le plus courant estTECO (« Text Editor and Corrector ») avant qu'il ne soit supplanté parEmacs, lui-même issu de TECO.

DDT et TECO utilise unetable de distribution (en) fondée sur des commandes à une seule lettre ; ils n'avaient pas réellement desyntaxe (en) propre.

LeJargon File est né d'un travail commun entre les utilisateurs de ITS du AI Lab au MIT et auStanford Artificial Intelligence Laboratory.

Applications développées pour ITS

[modifier |modifier le code]

Emacs (« Editor MACroS ») était à l’origine une collection de programmesTECO, appelés « macros » ; il fut ensuite réécrit pour d’autres systèmes : enC pour Unix, enZetaLisp pour un système d’exploitation pourmachine Lisp développé au MIT (« Lisp Machine operating system »).

La commande d’aide systèmeinfo fit d’abord partie de Emacs avant d’être réécrite sous la forme d’un programme à part entière pour lesUnix-like.

Macsyma (précurseur deMathematica etMaple) introduisit une modélisation des langages algébriques.

SHRDLU a été développé sur ITS.

Plusieurs langages de programmation ont été créés sur ITS :MacLisp (le précurseur deZetaLisp etCommon Lisp),Microplanner (en) (implémenté en MacLisp),MDL programming language (en) (qui sera la base de l’environnement de programmation de la sociétéInfocom),Scheme.

Développeurs

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Avec le jeu de mots que ITS veut dire C'EST.
  2. Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée, 2010.
  3. (en)The Jargon File, « OS and JEDGAR », 4.4.7,(consulté le)
  4. (en)« MIT AI Lab Tourist Policy »,(consulté le)
  5. « About the GNU Project - GNU Project - Free Software Foundation », surwww.gnu.org(consulté le)
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé« Incompatible Timesharing System »(voir la liste des auteurs).

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]
v ·m
Apple
Mac OSClassic
Dérivés de NeXTSTEP
Dérivés deBeOS
DOS
IBM
Microsoft Windows
Fondés sur MS-DOS
Branche NT
ReactOS Foundation
Branche NT (GPL/LGPL/AGPL) non-Microsoft
POSIX /Unix
AT&T /Laboratoires Bell
BSD
GNU Hurd
Linux(liste)
Autres dérivés
Dérivés d'AmigaOS
Dérivés duTOS
D’importance historique
Mobile
Noyau Linux
Autres noyaux
Embarqués
Pour capteur en réseau
Pour carte à puce
Temps réel
Autres systèmes
Pour une liste complète, voir laliste des systèmes d’exploitation et lacatégorie « Système d’exploitation ».
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Incompatible_Timesharing_System&oldid=230440688 ».
Catégorie :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp