Imre ouÉmeric (Hongrois:I. Imre,Croate:Mirko/Emerik,Slovaque:Imrich I.), ( –) estroi de Hongrie (1182-1204)[1], ainsi que duc deCroatie et deDalmatie (1194-1196). Il fut couronné du vivant de son père, mais après la mort de ce dernier, il eut à combattre son frère,André II de Hongrie, qui força Emeric à lui attribuer le gouvernement de Croatie et de Dalmatie. Emeric intervint dans les combats internes des pays voisins et appuya le travail de missionnaires des légats papaux parmi lesbogomiles deBosnie. Durant son règne, ledoge de VeniseEnrico Dandolo parvint à persuader les chefs de laquatrième croisade d'occuperZadar.
Sous la pression dupapeInnocent III, qui souhaitait faire disparaitre lebogomilisme desBalkans, Emeric entame en 1201 une campagne contre le grand-duc deSerbieStefan Ier Nemanjić, qu'il bannit lorsque le frère du seigneur serbe,Vukan Nemanjić, prit le pouvoir sous la tutelle d'Emeric, qui prend le titre de « Rex Raciæ » c'est-à-dire « roi de Serbie »[3] après cette victoire[4]. Emeric bat aussi le ban deBosnieKulin qui a soutenu lesbogomiles dans cette province. En 1202, une nouvelle campagne est lancée contreJean Kalojan, souverain deBulgarie, qui soutient les tentatives deStefan Ier Nemanjić de remonter sur le trône, mais les armées bulgares évitèrent toutes batailles et Emeric ne put les vaincre.
En 1203, le duc André recommença à conspirer contre son frère. Le roi mena donc son armée dans les duchés de son frère. Lorsqu'il réalisa que ses troupes étaient inférieures en nombre à celles de son frère, Emeric se rend sans armes au camp de son frère près deVaraždin, portant uniquement sacouronne et sonsceptre et le duc s'avance alors volontairement. Le roi arrête son frère, mais André réussit à s'échapper peu de temps après.
De plus en plus malade, Emeric couronne son jeune filsLadislas le. Il se réconcilie alors avec son frère en lui promettant larégence du royaume pendant la minorité de son fils. Emeric est inhumé dans lacathédrale d'Eger[8].