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L'immunoglobuline D (IgD) est unisotype d'anticorps constituant environ 1 % desprotéines de lamembrane plasmique deslymphocytes B matures, où elle est généralementcoexprimée avec un autre anticorps de la surfacecellulaire, appeléIgM, lorsque le lymphocyte quitte lamoelle osseuse. L'immunoglobuline D se lie auxgranulocytes basophiles et auxmastocytes, ce qui a pour effet de les activer[1]. Elle est également présente en très petites quantités sous formesécrétée dans lesérum. Cette dernière est produite comme un anticorpsmonomérique avec deuxchaînes lourdes (en) de classe delta (δ) et deuxchaînes légères d'immunoglobuline (en).
La fonction des IgD a toujours été un casse-tête de l'immunologie depuis sa découverte en 1964. Les IgD sont présents chez des espèces de poissons cartilagineux aux humains (à l'exception probable des oiseaux).[2]. La présence quasi ubiquitaire des IgD chez les différentes espèces animales àsystème immunitaire acquis montre que les IgD sont aussi anciens que les IgM et suggère que les IgD ont une fonction immunologique importante.
Lorsque fixés sur eux, les IgD activent leslymphocytes B. À leur activation, ils sont prêts à prendre part dans la défense immunitaire du corps.
Lors de la différenciation des lymphocytes B, les IgM sont l'isotype exclusif exprimé sur la membrane plasmique des lymphocytes B. Les IgD commencent à être exprimés en surface des lymphocytes B lors de leur sortie de la moelle osseuse vers les organes lymphoïdes secondaires. Une fois matures, les lymphocytes B co-expriment à la fois les IgM et les IgD. Cette double expression est mal comprise sur le plan fonctionnel. Des sourisknock-out aux IgD (souris, dont un gène a été désactivé de telle sorte qu'elles n'expriment pas d' IgD) n'ont pas de défaut majeur intrinsèque avec leurs lymphocytes B.[3][4] Les IgD pourraient avoir un rôle dans lesréactions allergiques.
Récemment, il a été démontré que les IgD se lient auxbasophiles et auxmastocytes activant ainsi ces cellules à produire des facteurs antimicrobiens. Ce processus participe de la réponse immunitaire dans les voies respiratoires des humains.[5] Les IgD stimulent aussi les basophiles au relargage de facteurs homéostatiques des lymphocytes B. Ceci est cohérent avec l'expérimentation sursouris knock-out aux IgD, en effet, on observe dans ce cas :