Maquette du tableau de bord de l'application iPad pour Wikipedia.
Avec un poids compris entre 680 et 730 grammes, ces modèles sont situés entre ceux dessmartphones et ceux desordinateurs portables. Apple a vendu 3 millions d'iPad dans les 80 jours suivant sa sortie[2].
L'iPad fonctionne aveciPadOS comme système d'exploitation comparé a iOS celui de l'iPhone et de l'iPod touch,iOS 5 pour iPad, depuis le, le mettant à niveau après avoir possédé une version spécifique d'iOS, la3.2. L'iPad peut aussi bien exécuter des applications spécifiques à sa plateforme que des applications développées pour iPhone etiPod touch. Sansmodification logicielle (Jailbreak), ces applications sont, à l'instar des deux appareils, téléchargeables sur l'App Store.
Comme l'iPhone et l'iPod touch, l'iPad est contrôlé via un écranmultipoint sensible à un maximum de onze doigts[3], à la différence d'autres anciennes tablettes qui utilisaient unstylet déclenchant un mécanisme sensible à la pression. L'iPad utilise soit une connexionWi-Fi présente dans les modèles Wi-Fi et Wi-Fi +4G, soit une connexion au réseau 4G, le tout pour naviguer sur Internet, télécharger ou envoyer des données, et installer des applications. Le câbleUSB 2.0 fourni était nécessaire pour lasynchronisation de données aveciTunes jusqu'à la versioniOS 5 sur unordinateur personnel – logiciel par lequel l'appareil est géré – est le même que celui des gammesiPod etiPhone.
La réaction des médias à l'égard de l'iPad fut généralement neutre ou positive, avec une réaction plus positive après sa sortie. Si la presse spécialisée a souvent salué l'esthétique, la réactivité et le caractère intuitif de l'appareil, elle fut plus critique concernant certaines de ses limitations, et sa distinction peu marquée avec l'iPhone ou l'iPod touch[réf. nécessaire].
La première tablette développée par Apple fut leNewton MessagePad 100[4], unassistant personnel sorti en1993 et qui a conduit à la création du cœur de processeurARM6 avec l'entreprise britanniqueAcorn. Apple a également mis au point un prototype de tablette basée sur lePowerBook Duo, le Penlite, mais elle a abandonné le projet pour éviter de nuire aux ventes duMessagePad[5]. Apple a également commercialisé plusieurs assistants basés sur le Newton, mais a arrêté leur production avec le MessagePad 2100, en1998.
Le nom « iPad » est formé de la lettre en minuscule « i » désignant de nombreux appareils commercialisés par Apple (iMac sorti en 1998,iPod en 2001,iPhone en 2007…) et faisant référence au designer d'Apple,Jonathan Ive[6], suivie du mot anglais « pad » dans le sens de « bloc » en français[7].
Apple entra à nouveau sur le marché de l'informatique mobile en2007 avec l'iPhone. Plus petit que l'iPad, mais disposant d'unecaméra et d'untéléphone mobile, il fut le pionnier de l'interface tactilemultipoint sensible aux doigts du système d'exploitation d'Apple, iOS. Cependant,Steve Jobs a par la suite révélé que les deux appareils ont été imaginés à partir du même projet, et que l'iPad était même, à l'origine, destiné à être produit avant l'iPhone[8]. Fin2009, la sortie de l'iPad par Apple faisait partie des rumeurs traînant depuis plusieurs années. Généralement nommée « la tablette d'Apple »,iTablet etiSlate ont fait partie des noms des spéculateurs[9]. L'iPad a été annoncée le parSteve Jobs lors d'une conférence de presse d'Apple auYerba Buena Center for the Arts deSan Francisco[10].
Deux modèles d'iPad ont été présentés le : l'iPad 4 et l'iPad Mini. Ce dernier est un modèle plus compact doté d'un écran classique de 7,9 pouces qui équivaut à celui de l'iPad 2 en termes de résolution. Le contexte du marché des tablettes impose à Apple de se positionner sur le segment des tablettes 7" qui est un marché où les prix sont très agressifs. Ainsi Apple sortirait ce nouveau modèle pour contrer laNexus 7 deGoogle mais aussi leKindle Fire d'Amazon.
En, soit un an après l'iPad Air, Apple présente l’iPad Air 2, plus fin, plus léger et plus puissant. Il est plus puissant notamment grâce au processeur de seconde génération64 bits, l'Apple A8X.
En, aux côtés de l'iPhone 6s, Apple présente l’iPad Pro. Il est équipé d'un écran Retina, plus grand, de 12,9 pouces et d'un nouveau processeur, leA9X, une variante plus puissante du processeur de l'IPhone 6s.
En, Apple présente une version plus petite de l'iPad Pro, équipée d'un écran de 9,7 pouces de technologie True Tone. Il est équipé du même processeur que le grand iPad Pro, leA9X.
En, Apple annonce un remplaçant de l'iPad Air 2, il est sobrement dénommé « iPad ». Il est en réalité présenté comme la5e génération d’iPad, la marque considérant ainsi les iPad Air et Pro comme faisant partie d'une gamme à part. Il est équipé d'un processeur A9 double cœurs cadencé à 1,5 GHz, c'est le même processeur que l'iPhone 6s, il est plus puissant que le processeur A8X de l'iPad Air 2 qu'il remplace. Il représente tout de même un recul par rapport à l'iPad Air 2 sur plusieurs points : il est plus lourd, plus épais et possède un écran qui n'est pas laminé contrairement à son prédécesseur, la lumière ambiante se réfléchit donc plus que sur l'iPad Air 2. Il loge cependant une batterie plus puissante permettant un gain d'autonomie. Le fait que ce nouvel iPad utilise une technologie d'écran inférieure et le châssis de l'iPad Air permet de diminuer les coûts et de le proposer à un prix inférieur à l'iPad Air 2 qu'il remplace. Là où l'iPad Air 2 était proposé à 499 € à sa sortie, l'iPad5e génération n'est proposé qu'à 409 €.
L'écran répond à deux autres capteurs : un capteur de luminosité ambiante pour ajuster la luminosité de l'écran, et unaccéléromètre à 3 axes d'orientation qui permet de faire basculer l'iPad entre lesmodes portrait et paysage. Contrairement aux applications intégrées à l'iPhone et l'iPod touch qui peuvent s'afficher dans trois orientations (portrait, paysage-gauche et paysage-droite), celles intégrées à l'iPad supportent un affichage dans les quatre orientations (les trois mentionnées, ainsi que le portrait à l'envers), ce qui signifie que l'appareil n'a pas de position « native », et que seul le bouton d'accueil peut faire la différence entre les deux sens (haut et bas).
L'iPad d’origine possède un interrupteur pour verrouiller cette fonction de basculement, qui a pour fonction d'empêcher la rotation involontaire lorsque l'utilisateur est couché[16]. Il y a un total de quatre boutons physiques, incluant un bouton d'accueil sous l'écran qui renvoie l'utilisateur au menu principal, un bouton Marche/Veille, un bouton Volume +/- s'ajoutant au verrou de basculement d'écran[17].
Depuis la version 4.3, l'interrupteur qui bloquait le basculement peut aussi servir à couper le son (mais pas les deux fonctions ensemble, une seule au choix). Le blocage du basculement se faisant de manière virtuelle endouble-cliquant sur le bouton d'accueil.
L'iPad peut utiliser latrilatération du réseauWi-Fi deSkyhook Wireless pour fournir des informations de géolocalisation pour des applications telles queGoogle Maps. Le modèle3G possède unA-GPS qui permet de calculer une distance par rapport à une position ou par rapport aux relais de téléphonie cellulaire situés à proximité. Ce modèle a également une barre en plastique noir sur la face arrière pour améliorer la sensibilité de la réception 3G[18].
Concernant la connectivité filaire, l'iPad est doté d'unconnecteur dock à 30 broches, il s'agit du même que celui de la gammeiPod (excepté celui de l'iPod shuffle) etiPhone. L'iPad 4 appelé « iPad avec écran Retina » possède lui un connecteurLightning comme l'iPhone 5 et ne possède pas de portEthernet ou de portUSB, que l'on trouve sur les ordinateurs traditionnels.
L'iPad possède unhaut-parleur interne composé de deux petits HP moulés dans uncaisson clos en forme de « L », sculptés sur la partie inférieure du châssis. Le son délivré eststéréophonique, mais étant donné de la proximité des HP, il paraîtmonophonique[19].
Uneprise jack de3,5mm pour la sortie audio sur le coin supérieur gauche de l'appareil offre un son stéréophonique pour un casque ou des écouteurs, avec ou sans microphones et/ou contrôleurs de volume. L'iPad possède également un microphone qui peut être utilisé pour l'enregistrement vocal ou dans une conversation audio/vidéo typeSkype ouFaceTime[20].
L'iPad utilise une batterie interne rechargeable aulithium polymère. Ces batteries sont fabriquées àTaïwan dont 60 % de la production est faite par Simplo Technology, et les 40 % restants, par Dynapack International Technology[24].
Apple affirme que la batterie de l'iPad peut fournir jusqu'à 10 heures en lecture vidéo, 140 heures en lecture audio (écran éteint), ou un mois en veille. La batterie perd sa capacité au fil du temps et n'est pas conçue pour être remplaçable par l'utilisateur car elle est soudée.
Les iPad dont la batterie ne tient pas la charge sont repris par Apple et remplacés par des iPad reconditionnés, moyennant des frais de 99 dollars américains[25], comme cela se fait déjà pour lesiPod et la1re génération d'iPhone dans le cadre du programme officiel de remplacement des batteries.
L'iPad est commercialisé avec trois options de taille pour lestockage interne des données : 16, 32 ou64Go (128Go pour l'iPad 4 et l'iPad Air) enmémoire flash. Toutes les données sont stockées sur le lecteur flash et il n'y a pas de possibilité d'extension d'espace de stockage. Apple vend uncamera connection kit avec un lecteur decarte SD, mais il ne peut être utilisé que pour transférer des photos et vidéos d'un appareil photo à un iPad[26].
La partie du modèleWi-Fi +3G possède une fente pourmicro-SIM (pas de mini-SIM). Contrairement à l'iPhone, qui est habituellement venduverrouillé, l'iPad Wi-Fi + 3G est vendu déverrouillé et peut être utilisé avec n'importe quel opérateurGSM compatible[27]. Certains opérateurs proposent des cartes Sim ayant un forfait spécial pour l'utilisation de l'iPad, mais un forfait téléphone classique fonctionne également. De nombreuses offres sont donc disponibles[28]. LeJapon fait exception à la règle, où l'appareil est verrouilléSoftBank[29].
Les mises à jour du système d'exploitation peuvent diminuer rapidement la capacité de stockage, ce qui peut être gênant sur un modèle de 16 Go[réf. nécessaire].
De nombreux accessoires sont disponibles pour iPad, qu'ils soient produit par Apple ou par des fabricants tiers dans le cadre du programme "Made for iPad". On retrouve ainsi des claviers physiques connectables à l'iPad via le Dock connector ou via Bluetooth, des housses rigides (encuir etpolycarbonate) ou souples, ainsi que des adaptateurs tels que des lecteurs de carte ou des sorties vidéoVGA/HDMI.
De nombreuxstylets (Apple Pencil…) adaptés à l'écran tactile capacitif de l'iPad sont également disponibles, principalement pour les applications deprise de notes et pour le dessin.Cependant il a été prouvé que le doigt, allié à des applications de dessin optimisées pour l'iPad tellesPaper by FiftyThree, produit de meilleurs résultats qu'un stylet, en partie à cause de la reconnaissance thermique de l'écran.[réf. nécessaire]
Comme l'iPhone, avec lequel il partage le mêmeenvironnement de développement (iOS SDK) depuis la version 3.2[31], l'iPad ne peut exécuter que des applications téléchargées sur l'App Store d'Apple. L'iPad peut exécuter toutes les applications pouriPhone, laissant le choix à l'utilisateur de conserver la taille de celle d'un iPhone, ou d'utiliser le moteur de rendu de l'iPad pour agrandir l'affichage de l'application[32]. Les développeurs peuvent également créer ou modifier des applications qu'ils ont conçu pour leur iPhone pour tirer parti des fonctionnalités de l'iPad[33]. Les développeurs d'applications utilisent l'iOS SDK pour créer des applications[34]. L'iPad était originellement commercialisé avec une version adaptée et améliorée d'iOS, la 3.2, la mise à jour vers iOS 4.2 est disponible depuis[35].
Depuis iOS 6, les applications peuvent être « universelles », c'est-à-dire qu'elles s'adaptent aussi bien à la résolution de l'iPhone 4 (960 x 640), l'iPhone 5 (1 136 x 640) que des iPad (1 024 x 768 pour les 1 et 2, 2 048 x 1 536 pour les 3, 4 et 5).
DepuisiOS 7, l'iPad 2 peut faire fonctionner les applications dédiées iPhone à la résolutionRetina, c'est-à-dire 960 x 640. Précédemment, l'iPad les faisait tourner avec la résolution des premiers iPhone, c'est-à-dire 480 x 320… mais en proposant unzoom x2.
Depuis iOS 9, l'iPad Air et l'iPad mini peuvent faire tourner deux applications en même temps de manière limitée, la2e application occupant une petite partie de l'écran. Les iPad plus récents (iPad Air 2,iPad mini 4 et iPad Pro) permettent quant à eux d'exécuter simultanément plusieurs applications de manière complète, chacune se partageant la moitié de l'écran. Ces modèles disposent de la fonctionPiP permettant de regarder une vidéo tout en utilisant une autre application.
Pour plus de détails sur les applications, voirApp Store.
L'iPad compte plusieurs applications intégrées, dontSafari,Mail, Photos, Vidéos, Musique,iTunes,App Store,Books,Plans, Notes, Agenda, Contacts et rechercheSpotlight. Ces applications sont des versions améliorées et adaptées à l'iPad issues de l'iPhone[36]. Apple a également porté sa suiteiWork, et vend séparément ses applicationsKeynote,Pages etNumbers[36],[37].Depuis iOS 4.3, les applications FaceTime, Appareil photo et PhotoBooth ont aussi été intégrées.
L'iPad se synchronise aveciTunes sur un Mac ou un PC compatible[37]. Bien que l'iPad ne soit pas conçu pour remplacer untéléphone mobile, un utilisateur peut utiliser une oreillette sans-fil ou le microphone intégré pour passer des appels en Wi-Fi ou 3G en utilisant Facetime ou une applicationVoIP[38].
Pour plus de détails sur la gestion des droits numériques, voiriOS.
Le design de l'iPad impose des restrictions strictes à son usage – à savoir leDRM destiné à verrouiller le contenu vidéo acheté sur l'iTunes Store, le développement d'applications nécessite unaccord de non-divulgation, les développeurs doivent payer l'inscription au programme de développement, et le processus d'approbation centralisée pour les applications ainsi que le contrôle et verrouillage général de la plateforme – et que ce contrôle centralisé pourrait étouffer l'innovation logicielle. Est particulièrement préoccupante la capacité pour Apple de désactiver ou supprimer à volonté des applications à distance, ainsi que des médias, ou des données sur l'iPad[39],[40].
Des défenseurs des droits numériques tels laFree Software Foundation, l'Electronic Frontier Foundation, et l'ingénieur en informatique et militantBrewster Kahle, ont critiqué l'iPad pour ses restrictions sur les droits numériques. Paul Sweeting, analyste chezGigaom, a été cité par laNational Public Radio disant : « With the iPad, you have the anti-Internet in your hands. […] It offers [the major media companies] the opportunity to essentially re-create the old business model, wherein they are pushing content to you on their terms rather than you going out and finding content, or a search engine discovering content for you ». Mais Sweeting pense aussi que les limites d'Apple permettent de se sentir comme dans un quartier sûr, racontant ainsi : « Apple vous offre une communauté fermée où il y a un garde à la porte, et il y a probablement un service de ménage, aussi ».Laura Sydell(en), l'auteur de l'article, conclut : « Les consommateurs ont de plus en plus de craintes concernant la sécurité sur Internet, les virus et leslogiciels malveillants, ils peuvent être heureux d'opter pour lacommunauté fermée(en) d'Apple »[41].
Comme les autres appareils tournant sous iOS, l'iPad peut êtrejailbreaké, permettant à des applications qui ne sont pas autorisées par Apple de fonctionner sur l'appareil[42]. Cependant, l'ouverture du système iOS a réduit l’intérêt de cette manipulation, la communauté du Jailbreak est aujourd'hui quasiment inexistante, et des figures clefs de cette pratique (comme le fondateur de Cydia) le déconseillent[43].
Pour plus de détails à propos de la censure sur l'iPad, voirApp Store.
L'App Store d'Apple, qui fournit des applications iPhone et iPad, impose la censure des contenus, qui est devenu un problème pour les éditeurs de livres et de magazines qui cherchent à utiliser la plate-forme.The Guardian décrit le rôle d'Apple comme analogue à celle du distributeurW H Smith, une chaîne de librairies britannique, qui depuis de nombreuses années impose des restrictions de contenu sur les éditeurs britanniques[50].
La pornographie est exclue de l'App Store sous toutes ses formes, applications, films, livres, etc.
Le format vidéoFlash d'Adobe n'étant pas supporté sur l'iPad (comme sur les iPhone et iPod), la majorité des sites pornographiques ont remplacé leur format de vidéo par les formatsH.264 etHTML5 spécialement pour l'iPad[51].
En, dans un échange de courriels[52], à Ryan Tate du blogValleywag(en) qui lui disait, en réponse à une publicité Apple présentant l'iPad comme une « révolution » et parlant du fait que Flash ne soit pas supporté par l'iPad, que« les révolutions sont censées rendre libre »,Steve Jobs a répondu« Oui, libre de programmes qui volent vos informations personnelles. Libre de programmes qui bouffent votre batterie. Libre de pornographie. Oui, libre. […] ». La publication de cet échange de mails conduira à de nombreuses réponses, telles ledétournement publicitaire àBerlin par l'artisteJohannes P. Osterhoff(de)[53] et àSan Francisco durant laWWDC 2010.
Après la présentation de l'iPad, la presse souligne la réceptivité de l'écran tactile et le prix de vente de l'appareil, jugé raisonnable[54]. Parmi les points faibles, les journalistes relèvent la présence d'unclavier virtuel et regrettent l'absence dewebcam, d'USB, de cartes SD et HDMI[54], ainsi que le non-support dumultitâche (ce qui sera cependant corrigé avec la mise à jour de l'iOS 4.0) et du formatFlash[55]. Leswebdesigners se plaignent de sa définition de1 024 × 768 pixels[56], jugée faible.
Walt Mossberg estime que l'iPad ressemble extérieurement à un« grosiPod touch » mais« offre des logiciels plus puissants, plus proches des versions destinées auMacintosh, notamment dans le cas des applications de productivité »[57] ; impression partagée par David Pogue, pour qui l'appellation« grosiPod touch » ne rend pas justice à l'appareil[58].
Yair Reiner affirme que l'iPad deviendra un produit concurrent desliseuses tels que l'Amazon Kindle en reversant 70 % des profits aux maisons d'éditions — ce qui est actuellement le cas avec les développeurs d'applications sur l'App Store[59]. Une semaine avant la date de lancement officiel de l'iPad,Amazon a d'ailleurs revu la part des profits reversés aux maisons d'éditions pour l'établir à 70 %[60].
Quelques jours après le dévoilement de l'iPad,Stephen Fry a déclaré qu'il faut l'utiliser pour réellement l'apprécier et juger de sa qualité, et que les éventuelles critiques envers l'appareil disparaissent après prise en main. Fry souligne la vitesse et la réactivité de l'iPad, l'interface très intuitive ainsi que la définition et la richesse de l'écran[61]. En accord avec les déclarations deSteve Jobs, les médias ont conclu que l'iPad ouvrait la porte à une nouvelle catégorie d'appareils, entre lessmartphones et lesordinateurs portables[62].
Les critiques concernant l'iPad ont été globalement bonnes. En mars2010, peu après le lancement de l'iPad, le spécialiste américain duWall Street JournalWalter Mossberg pense que la tablette« a le potentiel de changer profondément l'informatique mobile et de menacer l'ordinateur portable »[63].David Pogue, duNew York Times, a écrit une double critique, la première pour les technophiles, la seconde pour ceux étant moins portés sur les produits technologiques. Dans cette seconde critique, il note qu'un ordinateur portable offre plus de possibilités pour un prix moins élevé que celui de l'iPad, alors que dans la première, il affirme que si les lecteurs apprécient le concept de la tablette et comprennent les possibles applications qui peuvent en être faites, alors ils apprécieront l'iPad[64].Ed Baig deUSA Today a brutalement affirmé que l'iPad est un« winner »[65].Andy Ihnatko duChicago Sun-Times l'a nommé« l'un des meilleurs ordinateurs au monde »[66].
Le magazinePC World a cependant souligné les faiblesses de l'iPad en termes departage de fichiers et d'impression de documents[67].
Un article publié le sur le blogécologiste d'Audrey Garric, titré « L’iPad est programmé pour être rapidementobsolète », présente une interview d'Anne Bringault, la directrice de l'ONGLes Amis de la Terre, qui considère l'iPad comme le« symbole d'une époque desurconsommation »[68]. Début 2013, le site webiFixit publie un classement concernant la facilité de réparation de diverses tablettes, certaines étant plus difficiles que d'autres à démonter. Les iPads (versions 2 à 4 et mini) y sont les plus mal classés après laMicrosoft Surface Pro[69],[70].
Le, l'iPad a été lancé enAustralie, auCanada, auJapon, ainsi que dans sept pays européens. Les médias lui ont réservé un accueil mitigé. Ils ont noté d'une part la réponse positive des fans, qui étaient plusieurs centaines à faire la queue devant les magasins lors ce jour[71],[72], ainsi que le large choix de livres et d'applications en tous genres[73],[74].
D'autre part, les médias ont dénoncé la faible capacité de communication de l'iPad avec d'autres appareils et ont fait remarquer que l'iPad devait faire face à la concurrence des tablettes fonctionnant sousAndroid[71]. En ce qui concerne l'aspectliseuse de l'iPad,The Independent a déploré le fait qu'en plein jour, l'iPad ne soit pas aussi lisible que du papier[73].
CNN etWired News ont défendu les« oublis » de quelques caractéristiques, notamment le supportAdobe Flash, mettant en avant le fait queYouTube etVimeo sont passés auH.264 pour les vidéos enstreaming« En ce qui concerne le visionnage de film en plein écran, le ratio 16/9 en mode portrait paraîtrait étrangement grand et fin. Le format 4/3 est un compromis, et un bon. » En ce qui concerne le manque de port USB,« L'iPad est destiné à être un appareil simple d'utilisation, et non pas un ordinateur complet. Un port USB nécessiterait l'installation d'unpilote informatique pour imprimantes, scanners et tout autre chose que vous pourriez brancher »[75],[76].
Le débat sur l'utilisation de l'iPad comme ordinateur personnel a été très long.Forrester Research argumente en faveur de cette utilisation, malgré les restrictions d'Apple en termes de création et de modification de fichiers avec l'iPad[77].PC World considère que le manque de caractéristiques essentielles telles le supportAdobe Flash discréditent l'iPad en tant qu'ordinateur personnel[78].
La presse révèle que le groupeSTMicroelectronics a déposé la marque« iPad » auprès de l'OHMI en 2000, alors queFujitsu l'a déposé en 2003 auprès de l'USPTO. Ces entreprises l'utilisent pour commercialiser différents produits dans le domaine de l'électronique[79]. En, Masahiro Yamane, directeur de la divisionrelations publiques de Fujitsu, indique que la marque appartient à l'entreprise japonaise[80] ; en mars, sa propriété est transférée à Apple[81]. En 2007, la marque« iPhone » fut déjà l'objet d'un contentieux entre Apple et la sociétéCisco, avant que les deux firmes trouvent un accord afin de la partager[82].
Avec plus de 3 millions d'exemplaires en trois mois, il s'est vendu un iPad toutes les 3 secondes depuis son lancement[84]. Le, soit 80 jours après son lancement aux États-Unis, Apple annonce avoir vendu 3 millions d’iPad[85]. Lors de la Keynote du, Apple affirme qu'en 9 mois (période avril-décembre) la société aurait vendu plus de 15 millions de tablettes. Lors de l'annonce de ses résultats du second trimestre 2011,Apple a indiqué avoir vendu 9,25 millions d'iPad contre 4,64 millions d'exemplaires au premier trimestre 2011[86].
Avec unepart de marché de plus de 66 % sur le segment des tablettes au troisième trimestre 2011, l'iPad est la tablette la plus vendue dans le monde[87]. En France, en 2011, l'iPad représente 90 % des tablettes vendues[88].
La tablette la plus vendue dans le monde reste l'iPad 2 (toujours commercialisé dans la majorité des pays) malgré la sortie du nouveliPad 3, puis de l'iPad 4.[réf. nécessaire]
En 2014, l'iPad s'est vendu à 226 millions d'exemplaires.[réf. nécessaire]
En2011, de plus en plus d'écoles américaines distribuent des iPad à leurs élèves en lieu et place delivres scolaires, dictionnaires, et autres fournitures telles lescalculatrices[89],[90]. Certains éditeurs de livres scolaires avaient commencé à transposer leurs ouvrages au format numérique avant la sortie de l'iPad et le mouvement s'accélère[90]. D'après Apple (), plus de600 districts ont lancé des programmes dans lesquels tous les élèves d'au moins une classe sont équipés d'un iPad et ce pour toute la durée de l'année scolaire[90].
En France, des expérimentations ont été menées en 2011 dans des écoles[91].
En2013, le gouvernement de la petite principauté d'Andorre a créé une vive polémique en décidant d'obliger les familles[92] (et les enseignants[93]) à acheter un iPad 2 afin que leurs enfants puissent l'utiliser à l'école en lieu et place des livres traditionnels pour la rentrée 2013-2014.