La thyroïde étant sous le contrôle de la glandehypophysaire, les causes de l'hypothyroïdie relèvent de deux mécanismes principaux. Elle est dite primitive lorsque seule la thyroïde est atteinte, et secondaire lorsque c'est l'hypophyse qui est atteinte. Le diagnostic d'hypothyroïdie est établi par uneprise de sang qui montre un taux anormalement bas d'une part de lathyroxine (taux normal dans les formes frustes) et d'autre part dethyréostimuline (TSH), dans des proportions variant selon mécanisme.
L'hypothyroïdie est fréquente et le plus souvent d'origine primaire, d'expression fruste et affectant une femme. Les causes sont alors généralement unecarence en iode, une pathologieauto-immune (telles que lathyroïdite de Hashimoto ou lathyroïdite atrophique), oumédicamenteuse (par exemple en rapport avec l'amiodarone). La plupart des hypothyroïdies secondaires sont dues à destumeurs de la région hypophysaire comprimant la glande, ou à des séquelles locales dechirurgie ou deradiothérapie.
Le traitement est celui de la cause, lorsqu'il est possible. Le traitement substitutif de l'hypothyroïdie est lalévothyroxine, prescrite par un médecin et dont la surveillance est à la fois clinique (signes d'hypothyroïdie et d'hyperthyroïdie) et biologique (dosage de TSH). La prévention repose en premier lieu sur la supplémentation alimentaire eniode dans les zones déficitaires, notamment sous la forme desel iodé.
Sonincidence est de 0,3 % chez la femme et saprévalence est de près de 3 % de la population (étude réalisée dans la population anglaise)[1].
La grossesse peut causer une affection auto-immune transitoire de la glande thyroïde. L’hypothyroïdie peut alors survenir dans l’année suivant un accouchement (auquel cas elle dure de 6 à 12 mois en moyenne).
D'après une étude de cohorte, la mortalité sans traitement est augmentée en moyenne d'environ 15%[2].
Les causes sont multiples. La grande majorité est représentée par l'hypothyroïdie primaire, autrement dit un dysfonctionnement au niveau de la glandethyroïde même. L'hypothyroïdie secondaire est due à un dysfonctionnement de l'hypophyse qui secrète alors en quantité insuffisante laTSH ou « hormone de stimulation de la thyroïde ». Enfin, cas très rare, l'hypothyroïdie peut être due à unerésistance périphérique aux hormones thyroïdiennes.
À l’origine, l’hypothyroïdie était due essentiellement à une carence eniode. Depuis l’ajout de l’iode dans le sel de table, cette cause est devenue rare dans les pays industrialisés (mais reste fréquente dans les pays en voie de développement).
causeiatrogène (thyroïdectomie au radioiode, effets secondaires de certains médicaments comme l'amiodarone, l'hypothyroïdie pouvant être transitoire, cédant à l'arrêt du traitement, ou définitive) ;
C'est un syndrome rare caractérisé par des anomalies des récepteurs tissulaires des hormones thyroïdiennes qui altèrent la liaison entre l'hormone et sa cible.Cette anomalie est partiellement compensée par une hyperproduction hormonale, ce qui limite l'hypothyroïdie.
Les premiers signes d'une hypothyroïdie sont souvent asymptomatiques et très légers. Cette affection peut être associée a un grand nombre de symptômes. Ils peuvent être dus à une pathologie causale sous-jacente à l'hypothyroïdie, à un effet de masse dû à un goitre, ou directement à la carence en hormones thyroïdiennes. Les signes sont listés ci-après[4],[5],[6].
endocriniens :goître (dépendant de la cause de l'hypothyroïdie), baisse de lalibido principalement chez les hommes[11] en raison d'une insuffisance de synthèse de latestostérone testiculaire.
Il peut exister uneanémie due à une anomalie de synthèse de l'hémoglobine en rapport avec la diminution des niveaux d'érythropoïétine (EPO), la diminution de l'absorption dufer et dufolate au niveau intestinal, ou à une carence envitamine B12[18] consécutivement à l'anémie.
L'hypothyroïdie, même fruste, semble être corrélée avec le risque de survenue demaladies cardio-vasculaires[19]. La correction de celle-ci n'entraîne cependant pas une modification du risque[20].
Le diagnostic est affirmé par un dosage hormonal guidé par la clinique. La T4 est abaissée sauf en cas deforme fruste (avec peu de symptômes). La TSH peut être basse ou augmentée selon la cause. En pratique seul le dosage de la TSH est réalisé dans un premier temps, et c'est en cas d'anomalie de celui-ci ou de forte conviction clinique que le dosage de T4 est fait.
Le contexte clinique peut orienter vers une cause. Cependant, le dosage des anticorps (anti-thyroperoxydase voire anti-thyroglobuline) est souvent réalisé, une échographie n'est quant à elle, et contrairement au bilan d'hyperthyroidie, pas nécessaire au bilan initial.
La plupart du temps, le traitement doit faire appel à une substitution journalière en hormones thyroïdiennes, par voie orale. Il s'agit d'un traitement à vie qui exige un suivi médical impliquant également un dosage annuel de la TSH.
Le médicament le plus utilisé est lalévothyroxine qui doit être donnée à doses progressives chez le patient âgé ou porteur d'une maladie cardiaque. Il entraîne la normalisation du taux deTSH, mais qui peut être différée de plusieurs mois[1].
L'hypothyroïdie congénitale est dépistée systématiquement à la naissance en France, ce qui permet, avec un traitement approprié, d'éviter une affection autrefois dénomméecrétinisme. Ce dépistage a été mis en place en 1975.
Le dépistage d'une hypothyroïdie chez l'adulte est conseillé en France[21] :
pour les femmes de plus de 60 ans avec antécédent de pathologie thyroïdienne ;
pour toute personne avec antécédent de traitement à risque : chirurgie, radiothérapie, médicament (amiodarone,lithium, interféron).