Enchimie organique, l’hyperconjugaison est l'interaction desélectrons d'uneliaison σ (habituellement C–H ou C–C) avec une orbitale adjacente ou partiellement remplie, si c'est uneorbitale p antiliante, uneorbitale antiliante, uneorbitale π ou une orbitale π saturée, formant ainsi uneorbitale moléculaire élargie qui augmente la stabilité du système[1],[2],[3].
Le terme a été inventé en 1939 parRobert Mulliken dans le cadre de ses travaux sur laspectroscopie UV de molécules conjuguées[4].
La notion d'hyperconjugaison permet d'expliquer certains phénomènes chimiques, comme l'effet anomérique, l'effet gauche, la barrière rotationnelle de l'éthane, l'effetbêta-silicone (en), lafréquence de vibration descomposés alicycliques, la stabilité relative descarbocations et descarboradicaux substitués, ainsi que la règle empirique deZaïtsev concernant la stabilité desalcènes. De manière plus controversée, l'hyperconjugaison est proposée par des modélisations quantiques comme étant une meilleure explication de la stabilité de laconformation décalée, au lieu de l'explication traditionnelle faisant appel à la notion degêne stérique.