Cet article est uneébauche concernant unmusicien, uncompositeur demusique de film et uncompositeurfrançais.
| Naissance | |
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| Père | |
| Conjoint | Marie-Hélène Cros Le Bars |
| Enfant | Léa Le BarsLuce Le Bars Féloche |
Hugues Le Bars (né le àVersailles et mort le àLa Queue-les-Yvelines[1]) est un musicien français.
Hugues Le Bars est le fils deCharles Le Bars, artiste-peintre et sculpteur. Au début des années 1970, il s'installe au vert dans un petit village de l'Aisne (Jeancourt) où il monte son studio d'enregistrement. Son surnom d'alors est « Ch'Kinteu » (le chanteur, en languepicarde)[2]. Puis il quitte la Picardie et réside près deMontfort-l'Amaury. Il réinstalle son studio non loin des lions et des girafes de laréserve africaine deThoiry. Il y réside pendant une vingtaine d'années avec sa compagne Marie et leurs enfants.
Il fait ses études secondaires au Lycée Henri-Martin de Saint-Quentin[3]. Après une formation en école de cinéma[4], il entame une carrière de musicien de studio, compositeur, multi-instrumentiste. Il travaille pour le théâtre, la danse, le cinéma et la radio.
Au cinéma, il est l'auteur de plusieurs bandes originales, notamment celle du filmLes Côtelettes deBertrand Blier, deSaint-Jacques… La Mecque deColine Serreau et deConfessions d'un barjo deJérôme Boivin.
À la télévision, il fait la bande musicale de la série téléviséeOggy et les Cafards et le générique « bébé-funk » deLa grande famille deJean-Luc Delarue (Canal+) et de Paris-Première[5]
À la radio, il compose le générique de nombreuses émissions (surFIP,France Inter,France Culture).
Pour la danse, il travaille avecMaurice Béjart dont il met en musique neuf ballets. Sa rencontre avec le chorégraphe est fortuite:« Je m'étais enfui au Québec pour tout arrêter, la musique et l'amour. J'étais désespéré. Dans un théâtre, Béjart passait avec sa compagnie. Je suis entré, j'ai trouvé par hasard une amie d'enfance qui était danseuse et qui s'est débrouillée pour que je puisse assister aux répétitions. Ça m'a plu. “J'aimerais bien écrire des musiques pour ce gars-là”, ai-je lancé. Un an plus tard, mon amie me rappelait : “Écoute, il prépare un ballet policier (Le Concours) je crois que c'est le moment.” J'ai envoyé une cassette sur laquelle j'avais mis tout ce que j'avais fait jusqu'ici : génériques de pub et chansons pour enfants. Il m'a convoqué au Théâtre des Champs-Élysées, s'est mis derrière moi dans l'ombre et a dit : “Une danseuse va mourir. On ne sait pas qui ce sera. Vous travaillez vite ?” J'avais un peu peur, j'ai dit oui, ce qui était complètement faux. »[6] Pour le spectacleEnfant-roi de Béjart, Hugues Le Bars s'inspire de ses souvenirs d'enfance et d'adolescence :« École buissonnière dans le parc, rendez-vous amoureux, fontaines impressionnantes d'érotisme. J'y ai mis tous mes souvenirs, c'est une musique de nostalgie et de sensualité. »[6]
Il met également en musique des histoires pour enfants pour la collectionPère Castor (Flammarion). Sa musique accompagne par exemple à partir de 1984 les enregistrements sonores du conte deMarie ColmontMarlaguette[7].
Il a également une carrière de compositeur-interprète, dont témoignent une demi-douzaine d'albums. Son albumEttoo est fortement inspiré par un long séjour au Japon en 2010.
Intéressé par lebruitisme et lamusique concrète, il aimait à insérer des sons bruts et en particulier des voix dans ses compositions. Il a notamment utilisé celles d'André Malraux,Maurice Béjart,Eugène Ionesco,Patrice Chéreau,Sonia Rykiel etNathalie Rykiel.
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