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Hubert Robert

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Pour les articles homonymes, voirRobert.

Hubert Robert
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Collège de Navarre(-)
Université de Paris(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Autres informations
Membre de
Mouvement
Mécène
Maître
Genre artistique
Lieux de détention
Œuvres principales
Projet pour la transformation de la Grande Galerie,Peintre dessinant le pont en bois du parc de Méréville(d),Vue du parc de Méréville(d)Voir et modifier les données sur Wikidata

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Hubert Robert, né le àParis[1] et mort le dans la même ville, est unpeintrefrançais,dessinateur,graveur, professeur de dessin, créateur de jardins et conservateur aumuséum central des arts de la République (futur musée du Louvre).

Il est un des principaux artistes français duXVIIIe siècle.

Biographie

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Hubert Robert naît àParis, dans une famille de la moyenne bourgeoisie, le[2], il estbaptisé le lendemain en l'église Saint-Sulpice de Paris[3]. Il est le fils de Nicolas Robert, intendant du marquis de Stainville[4] et de Jeanne Catherine Charlotte Thibault. Grâce à la protection de lafamille de Choiseul, il étudie aucollège de Navarre entre 1745 et 1751[5]. Il y reçoit une éducation classique dont peu d’artistes parmi ses contemporains purent bénéficier[4]. L’un de ses professeurs, l’abbé Batteux, note les facilités du jeune élève pour le dessin, en le voyant dessiner un mousquetaire à l'arrière de sa copie de traduction de grec[2].

Après un premier apprentissage dans l’atelier du sculpteurMichel-Ange Slodtz[5] (selon l’Abecedario de Pierre-Jean Mariette), Hubert Robert part en Italie en 1754 grâce aucomte de Stainville (1719-1785), nommé ambassadeur de France à Rome[4]. Il obtient le droit de suivre les cours de l’Académie de France à Rome alors installée au palais Mancini sur le Corso, dont il devient pensionnaire en 1759.

Le séjour à Rome

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L'Atelier du peintre (1760),Francfort-sur-le-Main,musée Städel.

Arrivé àRome le, Hubert Robert ne retourne en France que le. Grâce à l'appui du comte de Stainville, Hubert Robert obtient une place de pensionnaire à l’Académie de France à Rome[4], de 1759 à 1762, sans avoir remporté le prestigieuxprix de Rome. Il profite alors des cours de perspective donnés par le peintreGiovanni Paolo Panini (1691-1765) et du voisinage deGiovanni Battista Piranesi (1720-1778), dit Piranèse[4], dont l’atelier de gravure est situé sur la via del Corso, face aupalais Mancini.

Le jeune homme se lie d’amitié avecJean-Honoré Fragonard[4] (1732-1806), pensionnaire à l’Académie depuis. Ensemble, ils multiplient les dessins à la sanguine réalisés sur le motif, à Rome ou dans la campagne environnante, commeRonciglione ouTivoli, en privilégiant les vues des jardins et palais abandonnés par leurs riches propriétaires aux effets du temps et de la nature. Ce sont précisément ces sujets pittoresques qu’apprécient les amateurs duXVIIIe siècle et qu’Hubert Robert ne cesse d’exploiter en dessin comme en peinture tout au long de sa carrière.

À Rome, Hubert Robert rencontreLouis-Jacques Durameau,Étienne de La Vallée-Poussin etJean-Robert Ango, ainsi que des amateurs influents. Parmi ces derniers, l’abbé de Saint-Non, membre honoraire de l'Académie royale de peinture et de sculpture, emmène Hubert Robert àNaples en pour visiter les sites les plus célèbres de Campanie, en particulier les temples doriques dePaestum, qui ne cesseront de le fasciner bien après son retour en France.

Un peintre paysagiste

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Hubert Robert, gravure deSimon Charles Miger d'aprèsJean-Baptiste Isabey,Vizille,musée de la Révolution française.

Précédé par une excellente réputation de dessinateur d’architectures en ruines, Hubert Robert est de retour à Paris au mois d’. Quand il présente le, à l'Académie royale de peinture et de sculpture, uncaprice architectural,Le Port de Ripetta à Rome[6], il est agréé et reçu durant la même séance, en tant que « peintre d’architecture ». Obtenant ainsi le droit d’exposer au Salon, il présente en 1767 plusieurs peintures et dessins d’architectures en ruines salués par la critique,Denis Diderot en tête. Sa participation sera constante au Salon jusqu'en 1798. L'artiste fréquente dessalons littéraires plus intimes comme celui deMadame Geoffrin, tenu les lundis jusqu'en 1777, celui de la fille de celle-ciMarie-Thérèse de La Ferté-Imbault ou celui d'Élisabeth-Louise de Rohan-Chabot, au sein duquel Hubert Robert enseigne le dessin aux amateurs, dont le jeuneThomas-Charles Naudet[7].

Artiste à la mode, Hubert Robert développe très tôt un marché pour ses œuvres peintes et dessinées illustrant des paysages intégrant des architectures en ruines, qui se conjugue parfaitement avec la pratique du dessin en amateur. En effet, le paysage demeure un genre privilégié par les aristocrates, car son approche nécessite moins de métier que les sujets d’histoire. On notera qu'auSalon de 1787, lemarquis de Paroy et lemarquis Turpin de Crissé, deux membres honoraires de l'Académie, exposent des œuvres imitant la manière d'Hubert Robert.

Hubert Robert prolonge son approche du paysage dans la création de jardins. Nommé successivement dessinateur des Jardins du Roi, garde des Tableaux du Roi, garde du Museum et conseiller à l’Académie, il est chargé d’aménager certaines parties des résidences royales, comme lehameau de la Reine àTrianon. Ce dernier s'inspire du hameau duparc d'Ermenonville, premierjardin anglais d'envergure sur le continent, à la conception duquel Robert participe en tant que conseiller artistique du marquisRené-Louis de Girardin. Leparc de Méréville, appartenant au marquisJean-Joseph de Laborde, peut être considéré comme celui où l'influence d'Hubert Robert est la plus importante.

La Révolution française

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Déclaré « suspect » par leComité de surveillance révolutionnaire, Hubert Robert est emprisonné àSainte-Pélagie le, avant d’être transféré le à laprison de Saint-Lazare dont il est libéré le. Malgré ces vicissitudes, Hubert Robert produit des peintures sur assiettes et des dessins témoignant de la vie carcérale. Ce fut lui qui dessina le portrait deJean-Antoine Roucher que le poète envoya la veille de sa mort à sa femme et à sa fille.

Hubert Robert,Autoportrait en prison, vers 1793-1794, localisation inconnue.

LaRévolution a également entraîné la destruction de certains de ses travaux : Robert a conçu les décors d'un théâtre d’environ 500 places dans l’Aile neuve, à l'emplacement de l'escalier Gabriel actuel dans lechâteau de Versailles. Ce théâtre était destiné à servir de théâtre ordinaire de la cour, en remplacement du théâtre de lacour des Princes, trop vétuste et trop petit ; construite à partir de l’été 1785 et inaugurée début 1786, cette salle a été détruite sousLouis-Philippe. Une aquarelle de la conception de Robert est conservée à Paris auxArchives nationales[8].

Vue de la grande galerie du Louvre en ruine (vue imaginaire),Paris,musée du Louvre.
Démolition de l'église Saint-Jean-en-Grève,Paris,musée Carnavalet.

Libéré après dix mois de détention, à la chute deRobespierre, il retrouve en 1795 son poste de conservateur au Museum, futurmusée du Louvre, qu’il ne quitte qu’à sa mise en retraite en. Il projette dans ses œuvres de réunir le Louvre aux Tuileries. C'est de cette période féconde que datent ses nombreuses vues du Louvre, réelles ou imaginaires, dont ce tableau peint ainsi en 1796, intituléVue de la Grande Galerie du Louvre en ruine, imaginant la Grande Galerie du Louvre en partie détruite, voûtes effondrées, sculptures décelées, et au milieu des débris d’édifices et d’arcs renversés, l’Apollon du Belvédère (tableau exposé dans l’aile Sully dumusée du Louvre)[9].

Le, Hubert Robert meurt, sans héritiers, d’une apoplexie au 19,rue Neuve-du-Luxembourg à Paris[10].

Lemusée d'Art et d'Archéologie de Valence, lemusée du Louvre, labibliothèque municipale de Besançon et lemusée de l'Ermitage àSaint-Pétersbourg conservent d'importantes collections de dessins et de peintures d’Hubert Robert.

Il est inhumé aucimetière d'Auteuil, dans l'actuel16e arrondissement de Paris[11] ; la tombe n'existe plus, mais la stèle a été conservée[12].

Œuvres

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Artiste dessinant une jeune fille, sanguine,New York,Metropolitan Museum of Art.
Alexandre le Grand devant le tombeau d'Achille, vers 1754, Paris, musée du Louvre
Alexandre le Grand devant le tombeau d'Achille (vers 1754),Paris,musée du Louvre.

Conception d'aménagements paysagers, d'architecture et de mobiliers

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Peintures

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Article détaillé :Peintures d'Hubert Robert.
Canada
Paysage animé à l'obélisque cassé et trois pyramides (1798),Mougins,musée d'Art classique.
France
Italie
Pays-Bas
Russie

Dessins

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Article détaillé :Dessins d'Hubert Robert.
  • Nancy, musée des Beaux-Arts :Ruines romaines, dessin à la plume, encre et lavis, 14 x 19 cm.
  • Paris,École nationale supérieure des beaux-arts :
    • Vue du Tempietto de San Pietro in Montorio (à Rome), plume, encre brune, lavis brun et aquarelle sur une contre-épreuve de sanguine, 33,8 × 44,4 cm[21]. Selon un procédé qui lui est familier, Hubert Robert tire cette contre épreuve d'une première étude conservée au musée des Beaux-Arts de Valence. Sur cette feuille est inscrit le lieu et la date de l'exécution, 1762, ainsi que sa signature. Si le dessin tient du caprice architectural, sa liberté d'invention est sous-tendue par une intelligence aiguë des monuments de la Renaissance et de ses sources antiques[22] ;
    • Personnage en pied, plume, encre brune et lavis brun, 33 × 24,5 cm[23]. Étude de figure d'un homme barbu en costume modeste que l'on retrouve dans une composition peinte :Port orné d'architectures, conservé aumusée portuaire de Dunkerque[24].

Ensembles décoratifs

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Expositions

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Sépulture d'Hubert Robert,Paris,cimetière d'Auteuil.
  • Hubert Robert : les sanguines du musée de Valence,Paris,musée Jacquemart-André, 1969.
  • Hubert Robert Drawings & Watercolors, Washington, National Gallery of Art, 1978-1979, catalogue par Victor Carlson.
  • Hubert Robert et la Révolution, musée d'Art et d'Archéologie de Valence, 1989.
  • J.H. Fragonard e H. Robert a Roma, Rome, villa Médicis, 1990-1991, catalogue par Jean-Pierre Cuzin et Catherine Boulot.
  • Hubert Robert et Saint-Pétersbourg. Les commandes de la famille impériale et des princes russes entre 1773 et 1802, musée d'Art et d'Archéologie de Valence, 1999, catalogue par Hélène Moulin-Stanislas.
  • Hubert Robert, Paris, musée du Louvre, 2006, catalogue par Jean-François Méjanès.
  • Hubert Robert. Un orateur dans les ruines, Belfort, musée des Beaux-Arts, 2014-2015, catalogue par Sarah Catala.
  • Hubert Robert, 1733-1808. Un peintre visionnaire, Paris, musée du Louvre, du au[28].
  • Hubert Robert et la fabrique des jardins,château de La Roche-Guyon, 2017.

Collections

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Notes et références

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  1. Paroisse Saint-Sulpice.
  2. a etb(en) André Rueff, « Hubert Robert »,Art & Life,vol. 11,no 1,‎(lire en ligne)
  3. Lesregistres paroissiaux et d'état civil à Paris ont été incendiés pendant laCommune de Paris en 1871, mais l'acte de baptême et la référence figurent dansAuguste Jal,Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, 1872,p. 1068.
  4. abcde etfGuillaume Faroult etManuel Jover, « Hubert Robert : Le retour au Louvre »,Connaissance des Arts,no 748,‎,p. 72-77.
  5. a etbEncyclopédie de l'art, Paris,Librairie générale française,(ISBN 978-2-253-13025-3), p. 871.
  6. Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, inv. MU 2625.
  7. « Naudet, Thomas-Charles », in:Henri Beraldi,Les graveurs du Dix-neuvième siècle. Guide de l’amateur d’estampes modernes, Conquet, 1890, tome 10,p. 191 et suiv.
  8. Une impression couleur d'un détail de la conception est montrée dans Huisman.
  9. Thomas Schlesser, « Penser qu’un musée pourrait se défendre à coups de pistolet, c’est symptomatique d’une bêtise démagogique galopante », surLe Monde,
  10. Auguste Jal,Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, 1872,p. 1068.
  11. Jacques Hillairet,Dictionnaire historique des rues de Paris,Les Éditions de Minuit, septième édition, 1963,t. 1 (« A-K »), « Rue Claude-Lorrain »,p. 352.
  12. https://www.tombes-sepultures.com/crbst_2206.html
  13. Communiqué de presse de l'exposition consacrée au peintre au musée du Louvre, du au.
  14. « À la découverte des "folies" du parc de Jeurre », surpointdevue.fr,.
  15. Émile Bellier de La Chavignerie,Notice des peintures, dessins et sculptures par P. Bellier de La Chavignerie ; Musée de Chartres (2e édition), Chartres, impr. de E. Garnier,, 124 p.(BNF 30080667,lire en ligne).
  16. Notice du musée Fabre.
  17. Acquisition par le musée du Louvre en novembre 2012. Le tableau a appartenu àJoseph-Alexandre de Ségur, fils naturel de l'artiste (cf. Guillaume Faroult, « Un Hubert Robert sans les ruines »,Grande Galerie - Le Journal du Louvre, mars/avril/,no 23,p. 12).
  18. Tableau peint vraisemblablement à Rome. L'œuvre est proche du tableau éponyme deGiovanni Paolo Panini, conservée aumusée d'Art et d'Histoire de Narbonne. Alexandre considérait Achille comme un modèle et se présentait comme son descendant par sa mèreOlympias, princesse d'Egire (cf.Grande Galerie - Le Journal du Louvre, septembre/octobre/,no 17).
  19. Porte au sens de porte de la ville.
  20. Bénédicte Savoy,Patrimoine annexé, Les biens culturels saisis par la France en Allemagne autour de 1800,t. I, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2003,p. 327 (en ligne).
  21. « Vue du Tempietto de San Pietro in Montorio, Hubert Robert, sur Cat'zArts ».
  22. Emmanuelle Brugerolles (dir.),De l’alcôve aux barricades de Fragonard à David, Beaux-Arts de Paris les éditions, 2016,p. 60-61, Cat. 15.
  23. « Personnage en pied », surCat'zArts.
  24. Emmanuelle Brugerolles (dir.),Le dessin en partage, Beaux-Arts de Paris éditions,(ISBN 978-2-84056-347-1),p. 95.
  25. Orange, Base Atlas.
  26. Nîmes, Base Atlas.
  27. Gard, Base Atlas.
  28. [PDF]louvre.fr.

Annexes

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Bibliographie

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Filmographie

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  • Hubert Robert. Une vie heureuse (Robert. Schastlivaïa jizn), d'Alexandre Sokourov,1996, documentaire, 27 min.

Articles connexes

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Liens externes

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