Pour les articles homonymes, voirHonoré Mercier (homonymie) etMercier.
Honoré Mercier, né le àSaint-Athanase et mort le àMontréal, est unavocat,journaliste ethomme politiquequébécois[1],[2],[3]. Il estpremier ministre du Québec du au, sous la bannière duParti libéral, etbâtonnier du Québec de1886 à1887. Il est égalementdéputé auParlement du Canada de 1871 à sa démission après lesélections fédérales canadiennes de 1874[4].
Il est le premier d'une suite de premiers ministres du Québec à parler d'autonomie provinciale et le premier à considérer l'indépendance du Québec[5]. Pendant son mandat, Honoré Mercier a été élevé au titre decomte romain (ou plus précisément au titre de « comte du palais apostolique et de la cour du Latran ») par lepapeLéon XIII[6].
Honoré Mercier est né le àSaint-Athanase-d'Iberville, dans le secteur qui est devenuSainte-Anne-de-Sabrevois en 1888. Il est le fils de Jean-Baptiste Mercier, cultivateur, et de Marie Kimener[8]. Baptisé le à l'église de Saint-Athanase, son parrain est Jean-Baptiste Simard et sa marraine est Rose Boutin[9]. Du côté patrilinéaire, Honoré Mercier descend deJulien Mercier (1621-1676), un des pionniers de laNouvelle-France, originaire deTourouvre dans lecomté du Perche, une ancienne province française. La maison natale d'Honoré Mercier a été déclarée lieu patrimonial duCanada en2006[7].
Patriote et libéral convaincu, Jean-Baptiste Mercier est un grand partisan du chef patrioteLouis-Joseph Papineau, qu'il soutient lors de laRébellion des Patriotes de 1837[10]. Il participe même au mouvement en cachant chez lui deux rebelles dont la tête était mise à prix[11]. Il est arrêté après les avoir aidé à s'exiler auxÉtats-Unis[11]. La demeure familiale étant un « foyer d'organisation libérale », Honoré Mercier rencontre des chefs politiques locaux durant son enfance[11]. Lors de laSaint-Jean-Baptiste de 1852, àSaint-Jean-sur-Richelieu, il est d'ailleurs profondément marqué par le discours deCharles Laberge, un avocat, journaliste et homme politique, qui fait alors l'éloge desFils de la Liberté[12].
Le père d'Honoré Mercier, qui occupe pendant un moment le poste de commissaire d'école, accorde beaucoup d'importance à l'éducation. Ainsi, en 1854, Honoré entreprend son cours classique aucollège Sainte-Marie de Montréal, auprès desJésuites[12]. Il est un élève assidu, curieux intellectuellement, qui organise des débats et s'intéresse aux grands auteurs et à laFrance[12]. Comme son père, il s'intéresse à la politique et, notamment, à Louis-Joseph Papineau[12]. En 1862, àSaint-Hyacinthe, il entame d'ailleurs des études en droit auprès d'Augustin-Cyrille Papineau, un avocat libéral qui est le neveu du grand chefpatriote[12]. Honoré Mercier poursuit sa formation àMontréal en 1864 et est admis au barreau le. Quelques jours plus tôt, son père meurt[12].
Parallèlement à ses études en droit, Honoré Mercier commence sa carrière de journaliste[12]. À l'âge de 22 ans, il devient l'éditeur duCourrier de Saint-Hyacinthe[2], un journal conservateur proche deGeorge-Étienne Cartier[12]. Mercier y fait la promotion de l'indépendance du Canada vis-à-vis duRoyaume-Uni[12], critique la volonté duCanada-Ouest d'avoir une représentation proportionnelle auParlement du Canada-Uni[12] et s'oppose au projet deconfédération dès1864, considérant qu'il irait contre les intérêts desCanadiens français[13].
En plus de la pratique du droit et du journalisme, Honoré Mercier commence à s'impliquer dans le monde politique. Malgré les penchants libéraux de sa famille, il est plus proche des conservateurs, qu'il considère plus susceptibles d'accomplir l'union des forces canadiennes-françaises face aux Anglo-Saxons[14]. En 1863, dans le cadre d'une élection partielle dans Bagot, il soutient les conservateurs au détriment de ses patrons avocats Maurice Laframboise et Augustin Papineau[14].
Honoré Mercier prend toutefois ses distances avec ses amis du Parti conservateur en 1864, à l'aube de laConfédération. Il s'oppose à ce projet politique, qu'il estime susceptible d'accentuer la mise en minorité des francophones au Canada[15]. Mercier redoute également l'esprit centralisateur dupremier ministre canadienJohn A. Macdonald[15]. N'étant pas en phase avec les positions de George-Étienne Cartier, il démissionne donc duCourrier de Saint-Hyacinthe en[15].
Il se concentre alors sur sa carrière d'avocat et commence sa pratique à Saint-Hyacinthe. Il participe à la fondation de l'Union catholique de Saint-Hyacinthe, un cercle de débats et un centre culturel catholique conservateur[16]. Le, à la cathédrale de la ville, il marie Léopoldine Boivin, la fille d'un commerçant bien en vue[17]. L'année suivante, fort de sa réputation d'avocat criminaliste[17], Honoré Mercier rejoint le Parti libéral[18]. Bien qu'il reste nationaliste, ce changement de camp lui attire les foudres de ses anciens compagnons conservateurs, qui lui reprochent une trahison[16].
Durant la même période, en 1869, un drame frappe la famille Mercier. Léopoldine, qui a la santé fragile, meurt en donnant naissance à leur premier enfant, Élisa[17].
Au début des années 1870, Mercier participe à la fondation duParti national, une formation politique ayant pour objectif de réunir libéraux et conservateurs dans l'objectif commun de défendre le Canada français[18]. Cette coalition rassemble plusieurs jeunes avocats comme François Béïque,Laurent-Olivier David,Louis-Amable Jetté etJoseph Doutre[18]. En 1871, dans le contexte de laRébellion de la rivière Rouge desMétis duManitoba, les conditions semblent propices à la convergence des Canadiens français[18]. Toutefois, le programme réformateur du Parti national (abolition du Conseil législatif, vote secret, Sénat fédéral électif, décentralisation, autonomie des provinces, etc.) attire plus de libéraux que de conservateurs et la coalition ne parvient pas à prendre forme[19].
Le, Honoré Mercier marie Virginie St-Denis, cousine de sa défunte première épouse, Léopoldine[4]. Ils auront cinq enfants : Honoré, Héva, Paul-Émile, Iberville et Raoul[4]. Iberville et Raoul meurent en bas âge[4]. Auxélections générales fédérales de 1872, il est élu à laChambre des communes en tant que député libéral-national de la circonscription deRouville[4]. Bien que les conservateurs se maintiennent au pouvoir, ces élections permettent aux libéraux de faire de nets progrès[4]. Mercier lance alors sa carrière parlementaire et s'engage dans l'opposition aux politiques de John A. Macdonald[4].
À la Chambre des communes, la question des écolesacadiennes duNouveau-Brunswick est le premier dossier d'importance sur lequel se penche Mercier[20]. Depuis 1871, le Parlement deFredericton ne reconnait plus les écoles publiques « séparées », à savoir les écolescatholiques acadiennes[20]. Invoquant l'article 93 de laConstitution canadienne, mis en place pour protéger les droits desminorités anglophones du Québec, lesAcadiens du Nouveau-Brunswick demandent l'intervention du gouvernement fédéral pour protéger leurs écoles[21]. Le premier ministre John A. Macdonald refuse toutefois d'intervenir et une vague de soutien aux Acadiens traverse alors leQuébec[21]. Honoré Mercier, malgré ses convictions autonomistes en ce qui a trait aux pouvoirs des provinces face au fédéral, considère comme encore plus importante la protection des droits des minorités francophones[21]. Le, il prononce son premier discours auParlement, soutenant les revendications acadiennes[21]. LeConseil privé de Londres donne toutefois raison à John A. Macdonald et les Acadiens perdent leurs écoles[21]. Pour Mercier, il s'agit d'une nouvelle démonstration de l'hostilité du fédéral envers les minorités francophones[21].
Auxélections générales de 1874, à la suite duscandale du Pacifique, qui voit le gouvernement conservateur du Macdonald embourbé dans une affaire de corruption, les libéraux d'Alexander Mackenzie accèdent au pouvoir[22]. Toutefois, Mackenzie n'apprécie pas Honoré Mercier, qu'il considère trop indépendant et nationaliste[22]. Il décide donc de l'écarter et le député de Rouville se voit contraint de quitterOttawa[22]. Il reprend alors la pratique du droit à Saint-Hyacinthe[22].
À l'été 1878, Mercier, qui cultive l'ambition de retourner à Ottawa, se présente auxélections générales comme candidat à Saint-Hyacinthe[23]. Ses opposants conservateurs lui font toutefois une redoutable campagne, n'hésitant pas à rappeler au public ce qu'ils considèrent comme un retournement de veste[23]. Ils publient une brochure de 16 pages, intituléeHonoré Mercier. Le candidat libéral du comté de Saint-Hyacinthe. Son passé et son présent., dans laquelle ils commentent les textes que Mercier a publié à l'époque où il était rédacteur en chef duCourrier[23]. Les conservateurs le présentent comme un « caméléon » et un « vire-capot », n'hésitant pas à rappeler la véhémence avec laquelle il attaquait jadis les libéraux[23]. La campagne semble efficace : Honoré Mercier perd l'élection par 6 voix au profit deLouis Tellier[23]. Il décide alors de réorienter sa carrière politique vers l'arène provinciale[23].


Le,Pierre Bachand, député provincial libéral deSaint-Hyacinthe et trésorier du gouvernement, décède à 43 ans[24]. Pour le remplacer, lepremier ministre libéralHenri-Gustave Joly fait appel à Honoré Mercier, tout juste battu aux élections fédérales[24]. Joly offre également à Mercier le poste desolliciteur général de la province[24]. Ce dernier accepte : il est assermenté ministre le et se lance en campagne électorale à Saint-Hyacinthe[24]. Il remporte l'élection partielle du[2], malgré de nouveaux assauts de ses opposants conservateurs et duCourrier de Saint-Hyacinthe[24].
À peine élu, il se voit toutefois renvoyé dans l'opposition lorsque le Parti conservateur deJoseph-Adolphe Chapleau renverse legouvernement Joly à l'automne 1879[25]. Mercier cultive alors encore le projet d'un parti qui permettrait la coalition des libéraux et des conservateurs au nom de l'intérêt des Canadiens français[25] . Chapleau est également sensible à un tel projet, lui qui veut modérer l'aileultramontaine de son parti qui menace sa majorité en chambre[12]. En coulisses, Mercier fait savoir au premier ministre qu'il est ouvert à l'idée d'une coalition, mais pas à n'importe quel prix : il veut notamment l'abolition duConseil législatif, où des conservateurs siègent à vie et bloquent les réformes libérales[12]. Finalement, les tractations s'ébruitent et les rivalités partisanes sont trop fortes, alors le projet n'aboutit pas[25]. En 1880, Honoré Mercier demeure député, mais quitte Sainte-Hyacinthe pour installer son bureau d'avocat àMontréal, où il espère avoir accès à une meilleure clientèle[26].

Après que leParti libéral du Québec ait subi une série de débâcles électorales, Honoré Mercier remplace Henri-Gustave Joly comme chef du Parti en1883[3]. Devenu chef de l'opposition, Mercier est décrit comme un bourreau de travail[27]. Sous sa gouverne, l'opposition libérale est beaucoup plus agressive, ne laissant pas la moindre marge de manœuvre aux conservateurs. À l'été 1883, Mercier fonde même un journal,Le Temps, afin de soutenir le Parti libéral dans l'arène médiatique[27]. Il considère alorsLa Patrie, journal libéral fondé parHonoré Beaugrand, comme trop radical[27].
Honoré Mercier s'oppose fortement à l'exécution deLouis Riel en1885[28]. Ce chef métis, en exil auMontana depuis le soulèvement de la Rivière-Rouge en 1870, vient alors d'être condamné à mort par les autorités fédérales après qu'il soit revenu au Manitoba pour y mener un soulèvement armé[28]. Une vague de solidarité avec les Métis, catholiques et francophones, traverse alors le Québec[28]. L'exécution de Louis Riel, le, permet à Mercier de gagner l'appui populaire, leParti conservateur du Québec perdant des plumes à la suite de l'aval donné par son équivalent fédéral à la pendaison de Riel[28]. Le, devant 50 000 personnes réunies auchamp de Mars, il prononce son fameux discours où il fustige ses adversaires politiques pour la mort de Riel :
« Riel, notre frère est mort, victime de son dévouement à la cause des Métis dont il était le chef, victime du fanatisme et de la trahison ; du fanatisme de sir John et de quelques-uns de ses amis ; de la trahison de trois des nôtres qui, pour garder leur portefeuille, ont vendu leur frère. »[28]
Honoré Mercier profite de l'affaire Riel pour construire une coalition avec des conservateurs dissidents (les « conservateurs-nationaux ») en vue de l'élection provinciale québécoise du 14 octobre 1886. Son « Parti national » y remporte une majorité de sièges (la coalition étant très largement constituée d'anciens libéraux, le nomlibéral fut bientôt restitué). Les conservateurs, réduits au statut de minorité à l'Assemblée législative, continuent à gouverner pendant quelques mois de plus, mais Mercier devient premier ministre du Québec en[29].

Il avance l'idée des conférences interprovinciales en1887 et organise d'ailleurs la première conférence interprovinciale en octobre de la même année[30],[31]. Cette Conférence de Québec réunit 20 ministres et 5 premiers ministres provinciaux canadiens, John A. Macdonald refuse d'y participer[32]. Présidée parOliver Mowat, premier ministre de l'Ontario, on y réaffirme l'autonomie provinciale, critique les relents centralisateurs du gouvernement fédéral et pointe du doigt son pouvoir de désaveu, qu'on considère utilisé de manière abusive[32]. Il est le premier dirigeant provincial québécois à défendre l'idée de l'autonomie provinciale à l'intérieur de la confédération, faisant campagne pour abolir le droit revendiqué par le gouvernement fédéral d'avoir unveto sur la législation des provinces : Honoré Mercier veut redéfinir laloi constitutionnelle de 1867. Sur le plan territorial, il revendique l'agrandissement du Québec vers le nord[12]. Cette revendication ne sera satisfaite qu'en 1912, soit une vingtaine d'années après sa mort[12].
En politique intérieure, Honoré Mercier est d'ailleurs particulièrement actif dans la colonisation du territoire, notamment pour contrer l'exil des Canadiens français vers les États-Unis[33]. Il crée leministère de la Colonisation en 1888[33]. Il offre le poste de sous-ministre aucuré Antoine Labelle, champion de la colonisation desLaurentides[33]. Bien que Labelle soit d'allégeance conservatrice et proche deJoseph-Adolphe Chapleau, Mercier réussit à en faire un allié[33]. Le premier ministre investit dans leschemins de fer afin d'ouvrir l'accès à des régions isolées, construit des ponts sur les rivières importantes, s'intéresse aux potentiels de l'hydroélectricité[12] et offre du soutien financier aux agriculteurs[33].

Sur le plan social, Mercier crée des postes de commissaires pour surveiller le respect des heures de travail, met en place des lois pour améliorer les conditions des femmes et des enfants dans lesmanufactures, favorise l'ouverture de bibliothèques (malgré l'opposition du clergé) et investit dans l'éducation en finançant les écoles publiques[12]. Il ouvre des écoles de soir pour favoriser l'alphabétisation de laclasse ouvrière et défend les droits des minoritésanglophones à avoir leurs propres écoles[12]. Il met également en branle des réformes institutionnelles : augmentation du nombre de sièges à l'Assemblée (de 65 à 73), facilitation de l'accès à la justice ou encore extension du droit de vote aux étudiants aux ouvriers et aux instituteurs[12].

Attaché aux principes dulibre-échange, Mercier favorise le commerce avec les États-Unis et le reste du Canada, principalement par le biais des chemins de fer[12]. Mercier n'hésite d'ailleurs pas à solliciter l'investissement de capitaux étrangers, notamment lors de voyages enFrance et auxÉtats-Unis[12]. Il reproche également au gouvernement fédéral de ne pas assez appuyer financièrement le Québec et veut « assainir » les finances publiques de la province[12]. Pour ce faire, il augmente les rentes sur les terres publiques, contracte des prêts à long terme (pour limiter les taux d'intérêt) et impose des droits sur la coupe du bois et des taxes sur les mines et les chemins de fer[12].
Honoré Mercier est réélu à l'élection de 1890 avec une majorité accrue. Le, il estanobli par lepapeLéon XIII, qui lui confère le titre decomte romain, transmissible à ses descendants enprimogéniture masculine[6]. Lanoblesse pontificale lui est décernée en reconnaissance de son rôle dans le règlement de la question des biens desjésuites au Québec et dans la fusion des deux facultés de médecine catholiques de Montréal[6] en ce qui est aujourd'hui laFaculté de médecine de l'Université de Montréal.
Cependant, les manœuvres du grand organisateur du Parti libéral,Ernest Pacaud, autour du financement d'un projet de chemin de fer, font tomber legouvernement Mercier à la fin de 1891 : c'est lescandale de la Baie des Chaleurs[12]. Mercier est alors accusé d'avoir octroyé des contrats publics à des amis du parti et d'avoir touché despots-de-vin pour financer son luxueux train de vie et ses voyages à l'étranger[34]. Le Parti conservateur s'empare alors du dossier, faisant pression pour qu'une enquête soit menée[34]. Le, Honoré Mercier est démis de ses fonctions par lelieutenant-gouverneurAuguste-Réal Angers, après qu'un rapport sénatorial eut conclu que son gouvernement avait détourné des fonds publics[34].
C'estCharles-Eugène Boucher de Boucherville qui prend alors les rênes de la province[35]. Ce dernier déclenche desélections le : Honoré Mercier est sévèrement battu (le Parti libéral ne conserve que 18 sièges) et doit abandonner la direction du parti àFélix-Gabriel Marchand[36]. Il est mené en procès plus tard la même année et trouvé non coupable lorsqu'un second rapport l'innocente[37]. Cependant, sa santé se détériore (il souffre dudiabète) et sa carrière politique est terminée[37]. De plus, Honoré Mercier, qui a vécu une vie fastueuse, doit faire face à ses créanciers : il déclarefaillite et perd presque tous ses biens[37].
Il se fait remarquer une dernière fois en prononçant le discours duparc Sohmer, resté célèbre. Dans ce discours, Mercier critique l'Union et la Confédération, exprime ses convictions républicaines et les raisons pour lesquelles il souhaite un Canada indépendant où les provinces seront des États autonomes comme aux États-Unis[38].
Il meurt le à l'âge de 54 ans, et il est enterré aucimetière Notre-Dame-des-Neiges àMontréal. Une foule estimée à 25 000 personnes suivit son cortège funèbre.
Son fils, aussi nomméHonoré Mercier (1875-1937), est député à l'Assemblée législative et ministre desgouvernements Gouin etTaschereau[39] et le fils de celui-ci, également nommé Honoré Mercier (1908-1988), est lui aussi député[39]. Le gendre d’Honoré Mercier,Lomer Gouin, futpremier ministre du Québec. Un autre de ses petits-fils,Gaspard Fauteux[40], est député fédéral puislieutenant-gouverneur du Québec. Enfin, son arrière-arrière-petit-filsThomas Mulcair est ministre dans le gouvernement du Québec puis chef duNouveau Parti démocratique du Canada.

En 1956, dans la première série d'émissions du téléromanLes Belles Histoires des pays d'en haut, le premier ministre Honoré Mercier, alors personnifié par l’acteurPierre Boucher, a été présenté à l’écran pour de courtes apparitions, dont celle le présentant faisant un discours sur lemont Tremblant devant des colons.
Le premier ministre fait une courte apparition dans le long métrage québécoisLouis Cyr : L'Homme le plus fort du monde, sous les traits de l'acteur Alain Lépine.
En 2016, dans la série téléviséeLes Pays d'en haut, unereprise du téléromanLes Belles Histoires des pays d'en haut, Honoré Mercier est fréquemment mentionné et il apparaît occasionnellement à l'écran, sous les traits de l'acteurJean Maheux.
Les distinctions attribuées à Honoré Mercier sont les suivantes[1] :
| Nom | Parti | Nombre de voix | % | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Honoré Mercier | Libéral | 1 480 | 55,8 % | 307 | |
| Antoine Casavant(sortant) | Conservateur | 1 173 | 44,2 % | - | |
| Total | 2 653 | 100 % | |||
| Nom | Parti | Nombre de voix | % | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Honoré Mercier(sortant) | Libéral | (sans opposition) | |||
| Total | - | - | |||
| Nom | Parti | Nombre de voix | % | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Honoré Mercier(sortant) | Libéral | 1 458 | 60,5 % | 508 | |
| A.-D.-T. Beauchemin | Conservateur | 950 | 39,5 % | - | |
| Total | 2 408 | 100 % | |||
| Nom | Parti | Nombre de voix | % | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Honoré Mercier(sortant) | Libéral | (sans opposition) | |||
| Total | - | - | |||
| Nom | Parti | Nombre de voix | % | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Honoré Mercier | Libéral | (sans opposition) | |||
| Total | - | - | |||
| Nom | Parti | Nombre de voix | % | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Honoré Mercier(sortant) | Libéral | 1 443 | 55,2 % | 273 | |
| Nicolas Arsenault | Conservateur | 1 170 | 44,8 % | - | |
| Total | 2 613 | 100 % | |||
| Partis | Chef | Candidats | Sièges | Voix | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1881 | Élus | Nb | % | +/- | ||||
| Libéral | Honoré Mercier | 49 | 15 | 33 | 58 389 | 39,6 % | +0,61 % | |
| Conservateur | John Jones Ross | 59 | 49 | 26 | 68 141 | 46,2 % | -4,19 % | |
| National | 10 | - | 3 | 7 685 | 5,2 % | - | ||
| Conservateur indépendant | 10 | 1 | 3 | 7 645 | 5,2 % | -3,84 % | ||
| Ouvrier | 3 | - | - | 4 813 | 3,3 % | - | ||
| Libéral indépendant | 1 | - | - | 851 | 0,6 % | -1,02 % | ||
| Total | 132 | 65 | 65 | 147 524 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 67,1 % et 2 611 bulletins ont été rejetés. Il y avait 244 844 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection, toutefois seules 223 643 personnes avaient plus d'un candidat dans leur district. | ||||||||
| Partis | Chef | Candidats | Sièges | Voix | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1886 | Élus | Nb | % | +/- | ||||
| Libéral | Honoré Mercier | 62 | 33 | 43 | 70 345 | 44,5 % | +4,96 % | |
| Conservateur | Louis-Olivier Taillon | 61 | 26 | 23 | 71 695 | 45,4 % | -0,79 % | |
| National | 7 | 3 | 5 | 9 265 | 5,9 % | +0,66 % | ||
| Ouvrier | 1 | 0 | 1 | 1 958 | 1,2 % | -2,02 % | ||
| Conservateur indépendant | 2 | 3 | 1 | 1 683 | 1,1 % | -4,11 % | ||
| Libéral indépendant | 6 | - | - | 2 982 | 1,9 % | +1,31 % | ||
| Total | 139 | 65 | 73 | 157 928 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 67,3 % et 2 008 bulletins ont été rejetés. Il y avait 278 607 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection, toutefois seules 237 740 personnes avaient plus d'un candidat dans leur district. | ||||||||
Deuxfonds d'archives sont conservés au centre d'archives deMontréal deBibliothèque et Archives nationales du Québec qui concernent Honoré Mercier : le fonds de la Famille Mercier[50] et le fonds de la famille Mercier-Gouin[51]. Il y a aussi un fonds Honoré Mercier àBibliothèque et Archives Canada[52].
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