Cet article est uneébauche concernant l’histoire des sciences et laminéralogie.
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Consultez la liste destâches à accomplir enpage de discussion.Laminéralogie, avant d'être une discipline scientifique, peut être décritea priori comme une multitude de savoirs culturels, parfois très évolués et surprenants, sur le monde minier et sur les matières composant la Terre. Son histoire ne débute qu'auXVIIe siècle et surtout à la fin duXVIIIe siècle au sens dessciences exactes, comme une partie de l'histoire naturelle qui traite desminéraux ou des corps singuliers directement ou indirectement recherchés, voire rejetés, extraits de la mine ou d'une exploitation souterraine. Mais elle est déjà présente au sein des sciences antiques, voire néolithiques[1].
L'étude des minéraux, les collections de minéraux et de pierres pures et les recueils de multiples théories explicatives sont en un sens fort anciens.
Un savoir culturel à la fois minéral et minéralurgique est apparu avec la volonté des hommes de trouver les matières indispensables à leur survie, comme des mines de silex durant l'âge de la pierre, puis des métaux comme le cuivre ou le fer. D'autres croyances, comme lalithothérapie ont retenu l'attention des savants. La première théorie minéralogique dont nous ayons la trace a été établie àBabylone, lessciences gréco-romaines héritant de celle-ci. D'autre part, laChine et l'Inde antique dans leprana[2] ont su développer également des connaissances propres. Ce sont d'ailleurs les chinois qui, auXIe siècle ont ébauché les premières versions du concept degéomorphologie. Cependant, les premières études réellement scientifiques qui répertorient systématiquement les minerais sont originaires de l'Europe pendant laRenaissance[3]. Les premiers résultats concrets sur la formation des minéraux datent de la découverte dumicroscope et du principe de lacristallographie auXVIIe siècle[3].
Laminéralogie est sortie à la fois ducabinet de curiosité et/ou de la collection savante ou déjà muséographique où elle n'existe qu'à l'état d'esquisse, par une rencontre inattendue avec la chimie technique, essentiellement minière, déjà constituée sur des considérations d'observations pratiques, espace de rencontre renforcé par la logique nominaliste, l'art dudesigno ou de représentation par le dessin des formes dans l'espace alliées aux multiples ingénieries de l'artifice duXVIe siècle. Mais elle ne se constitue en discipline scientifique véritablement qu'avec la lente constitution d'un champ dessciences exactes au début duXVIIe siècle, c'est-à-dire avec l'intériorisation par les hommes de sciences de leurs croyances religieuses et/ou humanistes, et l'acceptation d'un espace de liberté de la pensée, non couvert systématiquement par la philosophie et les classements impératifs de l'opinion autorisé et de la croyance officielle, mais ouvert à une participation humaine originale et singulière.
La profusion et la dispersion des apports entre 1620 et 1680 est en partie effacée. C'est dans les marges de l'Europe qu'une synthèse partielle, mais efficace est opéré par des scientifiques modestes entreSuède etFinlande, dont hériteVallerien,Bergmann ouRinman. Vallerien opère un classement, probablement discriminant et régressif, mais sans état d'esprit marqué par les théories à la mode, de l'acquis de son domaine. Mais l'autorité de la science nordique permet à des chimistes et des minéralogistes de continuer leurs études, et en particulier de poursuivre la mise au point au laboratoire et sur le terrain de techniques d'études efficaces de la matière.Cronstedt met au point un chalumeau et systématise ses applications.
La minéralogie européenne bénéficie de cet apport, mais le relèvement et l'essor de la discipline est redevable aux deux Français presque esseulé et injustement décriés dans leur pays,Romé de l'Isle, inventeur de lacristallographie et promoteur de l'usage de la géométrie descriptive, et son éphémère élève, l'abbéRené-Just Haüy. EnAllemagne et enAutriche, le relèvement de la chimie et de la minéralogie est souvent l'œuvre des savants nordiques qui parlent et écrivent en allemand, mais l'école des mines saxonne deFreiberg tend à s'autonomiser et accéder à une reconnaissance européenne et internationale avecWerner. Avec ce grand professeur, le prestige de la minéralogie européenne est si grand que ce dernier se croît autorisé à s'improviser géologue pour mieux s'accorder sur les datations et les époques paléontologiques avec les tenants universitaires du grandDéluge biblique.
Pionnier de lagéologie des roches ignées ou éruptives,James Hutton présente sa théorie de l'uniformitarisme, qui finit par s'avérer la plus juste face à la théorie deCatastrophisme, plus conforme aux vues des Chrétiens car plus conforme à laGenèse.
Les successeurs de James Hutton furent connus sous l'appellation deplutonistes, car ils pensaient que les roches étaient formées par un dépôt de laves produites sous terre dans desvolcans. Ils s'opposaient violemment en cela auxneptunistes, disciples de Werner qui pensaient que les roches s’étaient formées dans un grand océan dont le niveau baissait au cours du temps.

Les progrès de la géologie sous influence anglo-saxonne au début du siècle amènent à revoir les classifications initialement chimiques et minéralogiques. Ainsi naissent des classifications mixtes, à la fois chimiques et géologiques.
Les anciens minéralogistes de la fin duXIXe siècle sous influence des chimistes distinguaient grossièrement :