« L’histoire naturelle aujourd’hui, c’est l’étude de la diversité du monde vivant et du monde minéral et de ses interactions avec l'homme. C’est comprendre comment cette diversité s’est construite et quelle est sa dynamique. »
François Terrasson, professeur au Muséum, ajoute qu’« en histoire naturelle comme en médecine, les généralistes, avec leur vision d’ensemble, c’est-à-dire lesnaturalistes, sont aussi indispensables que les spécialistes, avec leur capacité d’expertise chacun dans son domaine »[3].
« On appelle histoire naturelle la connaissance des choses, qui sont produites dans l’Univers, et que les hommes peuvent découvrir par les sens. Entre toutes les sciences qui ont été cultivées par l’industrie des hommes celle-ci a toujours passé avec raison pour une des principales. »
Comme le fait remarquerYves Delange duMuséum national d'histoire naturelle, àParis, il y a trop souvent eu opposition entre« naturaliste » (professionnel ou amateur) et« biologiste ». En français contemporain, le terme« sciences naturelles » (qui n'est pas un synonymestricto sensu descience de la nature), remplace à peu près la dénomination« histoire naturelle ». Celle-ci est parfois perçue à tort comme vieillotte malgré la modernité des recherches pluri-disciplinaires menées, par exemple, auMuséum national d'histoire naturelle. En fait, le terme« histoire » renvoie à son sens étymologique :« histoire » vient du grec ancienἱστορία /historía, signifiant « enquête, connaissance acquise par l'enquête », qui lui-même vient du termeἵστωρ /hístōr, « qui sait, qui connaît (la loi), juge ». Ainsi, l'« histoire naturelle » est une enquête approfondie sur la nature, pour continuer à acquérir des données. Ce terme,« histoire », peut aussi être interprété, à la lumière de l'approche actuelle de cette discipline, comme l'histoire de notre planète, de la vie (paléontologie) et de la lignée humaine (anthropologie). Selon cette vision récente de ce que serait l'« histoire naturelle », le terme« naturelle » renverrait alors à labiodiversité actuelle de notre planète. AuXXIe siècle, l'« histoire naturelle » est ainsi plus que jamais d'actualité en tant qu'approche systémique pluridisciplinaire, englobant sans les opposer aussi bien l'humain que la nature, l'environnement que ledéveloppement, la préservation que la valorisation[5].
Pour simplifier, on peut estimer que les sciences naturelles englobent les disciplines suivantes :
« [cette relation] ne devrait pas être un égrènement d'événements dans le temps, ni une chronique de tel ou tel phénomène, plutôt une gerbe liant les faits dans leur globalité. »
— Jean-René Vanney,Mystère des abysses (p. 54)
Évolution des informations visuelles en histoire naturelle
↑Sébastien Vaillant (1727).Botanicon Parisiense ou Dénombrement par ordre alphabétique des plantes qui se trouvent aux environs de Paris, Jean & Herman Verbeek et Balthazar Lakeman (Leyde et Amsterdam) :ca 260 p. + 33 pl.
Leçon inaugurale d'Armand de Ricqlès portant notamment sur la différence entre histoire naturelle et biologie, et sur le thèmeBiologie historique et Évolutionnisme, lundi (14 pages, PDF)
Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle et des phénomènes de la nature, contenant l’histoire des animaux, des végétaux, des minéraux… (publié sous la dir. deFélix Édouard Guérin-Méneville), Paris, au Bureau de souscription, 1833-1839, 12 vol. grd in-8°(lire en ligne[PDF]). — Les planches occupent trois vol.
Ferdinand Faideau et Auguste Robin,Cours complet d'histoire naturelle à l'usage des lycées et collèges,Larousse, Paris, 1906-1910.
Zoologie élémentaire : Homme et classification, 1907, 171 p.lire en ligne
Botanique élémentaire : Organographie et classification, 1907, 127 p.lire en ligne
Géologie élémentaire : Les phénomènes actuels, 1906, 111 p.lire en ligne
Conférences de Géologie : Roches, Minéraux, Terrains, 1910, 165 p.lire en ligne