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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?| Fondation | 1953 |
|---|---|
| Fondateur | José Manuel Vidal Zapater |
| Maison de disques | EMI (1985–2012),Parlophone (2012–2013),Warner Music Group (depuis 2013) |
| Genre | Musique classique,flamenco,pop,musique traditionnelle |
| Pays d'origine | |
| Siège | Torrelaguna 64,Madrid |
Hispavox est unlabel discographiqueespagnol, basé àMadrid. De notoriété mondiale, il se développe pendant trente ans avant de devenir une division du labelParlophone, bien qu'il conserve une grande partie de ses enregistrements importants, ceux-ci continuant à être publiés sous les étiquettes d'un financier anglais qui a rachetéEMI Group.
L'entreprise est fondée par José Manuel Vidal Zapater en 1953. Il exerce en tant que président de exécutif jusqu'à être remplacé par son frère Luis Vidal en 1977[1].La compagnie commence à fonctionner en 1955 comme fabricant de disques, en principe pour autres maisons dedisques du moment, comme les filiales espagnoles deTelefunken ou Belter.
C'est vers 1956 lorsqu'elle commence à éditer et fabriquer des disques des entreprises françaisesVéga etVogue, ainsi que le label demusique classique,Les Discophiles français et d'autres de moindre importance. Hispavox entame son propre label et implante le systèmemicrosillon, pionnier en Espagne, uniquement utilisé à cette époque par Hispavox.
Pendant sa période constitutive, Hispavox fabriquait uniquement avec des matières premières d'importation et sous licences d'importation résultant de conventions bilatérales avec d'autres pays. Hispavox importe également les matrices pour le pressage des disques. Des contrats d'édition et de distribution en exclusive avec CBS etWEA permet à Hispavox d'éditer indépendamment, jusqu'à sa fusion avec WEA et Hispavox a continué à fonctionner avec d'autres partenaires de moindre importance, complétant un volume d'affaires qui mène l'entreprise à atteindre une position importante parmi leslabels espagnols. Par l'exclusivité de l'exploitation pour l'Espagne de ces deux compagnies, le label Hispavox réussi l'expansion de son catalogue à travers le monde : enAmérique latine, en Europe, auJapon, enRussie, etc. Il promeut au niveau national et international tout son catalogue, constitué autant demusique classique que defolklore,flamenco et chanson espagnole ; c'est-à-dire, tout le spectre musical[2].
Quelques enregistrements sont significatifs. Par exemple, les œuvres d'Antonio de Cabezón, interprétées parAntonio Baciero, qui a passé plusieurs années de recherche dans les couvents de Burgos à la collecte des données qui lui permettraient d'enregistrer ces grandes œuvres ; les œuvres deTomás Luis de Victoria ; la « Grande anthologie du flamenco » ;Canta Jerez (1967) ; l'« Anthologie dufolklore musical d'Espagne » ; deschants grégoriens enregistrés àSilos, qui d'année en année obtiendraient un énorme succès de par le monde[3]. Le tout contribue à créer un patrimoine culturel pour l'Espagne[réf. nécessaire].
Hispavox recruteSara Montiel en 1958. L'actrice-chanteuse jouit alors d'une énorme popularité dans le monde entier et son premier album avec Hispavox intituléLa violetera a été un succès international. Dès lors Hispavox édite tous les enregistrements de l'interprète. Entre autres artistespop publiés alors par Hispavox il faut noter : Monna Bell,Raphael, Karina et l'ensembleLos Pekenikes, etc.
Leszarzuelas dePablo Sorozábal méritent une mention spéciale, en raison de la tradition enracinée du peuple espagnol, et par les grandes voix qui les ont interprétés, telsAlfredo Kraus,Pilar Lorengar, Renato Cesari, et Pedro Lavirgen. Alfredo Kraus enregistre, dès 1958,Katiuska,La tabernera del puerto etBlack el payaso, et ainsi de suite, jusqu'à compléter la totalité du travail lyrique le plus important de son répertoire[4]
L'importance d'Hispavox dans le monde, sa renommée en tant quelabel doit beaucoup aux succès des meilleurs chanteurs depop du moment et à l'importance donnée aux enregistrements de caractère lyrique, symphonique, populaire et flamenco (Canta Jerez). Dans la situation antérieure, les enregistrements des zarzuelas de Sorozábal, des œuvres Victoria, d'Antonio de Cabezón, les chants grégoriens et les anthologies, autant du flamenco que de la musique populaire espagnole, n'avaient pas un caractère commercial, mais ils sont entrepris de sorte qu'ils fassent historiquement partie du patrimoine culturelespagnol[réf. nécessaire].
Dès 1977 environ, José Luis Gil prend la direction d'Hispavox et donne une grande impulsion avec les producteurs et des compositeurs à succès comme Danilo Vaona et Rafael Trabucchelli. Mais après sa démission, il laisse la compagnie dans un moment délicat en raison de diverses causes : les contrats de licences avecCBS etWEA sont terminés et ces compagnies se sont directement installé en Espagne, l'augmentation de la piraterie, les rajeunissement nécessaire des artistes et le manque d'aide financière des actionnaires, étaient des signes qui prévoyaient un futur incertain pour le label. Tout cela réduit considérablement le volume d'affaire.
L'entreprise à ce moment est au bord de la cessation de paiements. L'équipe qui reste avec à sa tête Ángel Recuenco, le président-directeur général et conseiller délégué, évite la voie juridique et que ne tombe dans des mains inexpertes l'immense catalogue réalisé pendant les années faste de la vie commerciale et artistique. Cependant, dans ces circonstances, la vente d'Hispavox à une grande multinationale était inévitable. Il fallait conserver cet immense catalogue réalisé durant trente années d'efforts.
La perte des ventes engendré par l'extinction des droits d'édition des cataloguesCBS etWEA, qui installent ses propres compagnies, ont réduit les ventes d'Hispavox de plus de 40 %, l'empêchant la seule exploitation de son catalogue. Hispavox a renouvelés les contrats deJuan Pardo,Mari Trini, Paloma San Basilio,Massiel,Nacha Guevara,Alaska et quelques autre chanteurs. D'autres commeJosé Luis Perales,Raphael, Bertín Osborne,Mercedes Ferrer, etc., ne souhaitent pas.
Hispavox disparaît comme société en 1984 pour EMI, puis au profit d'une compagnie financière anglaise qui a acheté récemment tout le catalogue musical d'EMI et qui continue à l'éditer.