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Hideo Hiraoka

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Pour les articles homonymes, voirHiraoka.

Hideo Hiraoka
平岡 秀夫
Illustration.
Fonctions
77eministre de la Justicedu Japon

(4 mois et 11 jours)
Premier ministreYoshihiko Noda
Gouvernement95e Cabinet du Japon
PrédécesseurSatsuki Eda
SuccesseurToshio Ogawa
1er Vice-ministre des Affaires intérieures et des Communications
avecKatsumasa Suzuki

(11 mois et 12 jours)
Premier ministreNaoto Kan
PrédécesseurShū Watanabe -Masamitsu Naitō
SuccesseurTōru Kikawada -Kimiaki Matsuzaki
1er Vice-ministre du Bureau du Cabinet
Directeur général de l'Unité de politique nationale

(3 mois et 8 jours)
Premier ministreNaoto Kan
PrédécesseurMotohisa Furukawa
SuccesseurShōzō Azuma -Yoshinori Suematsu -Tatsuo Hirano(1ers Vice-ministres)
Kōichirō Genba(Unité de politique nationale)
Représentant du2e district deYamaguchi
Villes deKudamatsu -Iwakuni -Hikari -Yanai -Shūnan (ancienbourg deKumage)
Districts ruraux d'Ōshima -Kuga -Kumage

(4 ans, 6 mois et 20 jours)
Réélection
PrédécesseurYoshihiko Fukuda(PLD)
SuccesseurNobuo Kishi(PLD)

(5 ans, 1 mois et 4 jours)
Élection
Réélection
PrédécesseurShinji Satō(PLD)
SuccesseurYoshihiko Fukuda(PLD)
Représentant du Bloc proportionnel deChūgoku

(2 ans, 7 mois et 6 jours)
Élection
Biographie
Nom de naissance平岡 秀夫Hiraoka Hideo
Date de naissance(72 ans)
Lieu de naissanceIwakuni
Yamaguchi (Japon)
NationalitéJaponaise
Parti politiqueIndépendant(1999)
PDJ(2000- )
Diplômé deUniversité de Tokyo
ProfessionHaut fonctionnaire
Avocat
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Hideo Hiraoka(平岡 秀夫,Hiraoka Hideo?), né le àIwakuni, uneville de lapréfecture de Yamaguchi, est unhomme politiquejaponais, membre duParti démocrate du Japon (PDJ). Il est élu de2000 à2012 à laChambre des représentants, lachambre basse de laDiète du Japon, auscrutin majoritaire pour le2e district deYamaguchi de2000 à2005 et de2008 à2012, et à laproportionnelle dans le bloc législatif deChūgoku de2005 à2008. Il est, du au,ministre de la Justice dans le95e Cabinet mené parYoshihiko Noda.

Proche au sein duPDJ de l'ancienPremier ministreNaoto Kan, dont il est membre du groupe de pression, il dirige également depuis2005, avecShōichi Kondō, une petite faction interne au parti attachée à l'aspectpacifiste de laConstitution japonaise.

Formation et carrière professionnelle

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Le père de Hideo Hiraoka fut sous-chef du département des pompiers d'Iwakuni et dirigeant duSyndicat central des coopératives agricoles (JA-Zenchu ouNōkyō) dans cetteville.

Il passe son enfance et toute sa scolarité dans saville natale, jusqu'au lycée dont il sort en. Il intègre ensuite lafaculté de droit de l'université de Tokyo, passe l'examen du barreau(司法試験,Shihō Shiken?) en et obtient sonBachelor of Laws(法学士,Hōgakushi?) en.

Un mois plus tard, il intègre leministère du Trésor (ancêtre duministère des Finances). Il est alors successivement directeur de l'office des impôts deSakata dans lapréfecture de Yamagata, détaché comme1er secrétaire à l'ambassade de l'Inde àTōkyō, directeur au Bureau des finances locales duTōkai àNagoya (préfecture d'Aichi) puis au Bureau régional des impôts nationaux deTōkyō, conseiller au3e bureau duBureau de la Législation du Cabinet et finalement directeur de la section de l'impôt sur les sociétés au bureau de la taxation de l'Agence nationale des impôts.

Il quitte leministère du Trésor en pour deveniravocat. Il est admis aubarreau deYamaguchi le, avant de rejoindre celui de la préfecture voisine deHiroshima. Il ouvre un cabinet àIwakuni, et parallèlement se lance en politique.

Assise politique dans la préfecture de Yamaguchi

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Candidature à la mairie d'Iwakuni

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Il se porte candidatsans étiquette à l'élection dumaire d'Iwakuni du. Il est battu par un autre quadragénaire et ancien haut fonctionnaire, Katsusuke Ihara.

Député

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Il rejoint ensuite leParti démocrate du Japon (PDJ), mouvementcentriste voire ducentre gauche etsocial-libéral, principale force d'opposition sur le plan national auParti libéral-démocrate (PLD,droiteconservatrice, au pouvoir alors auJapon pratiquement sans discontinuer depuis sa création en1955 à l'exception d'un court interlude de1993 à1994).

Il est le candidat de ce parti auxélections législatives du, auscrutin uninominal majoritaire à un tour dans le2e district deYamaguchi, soit la côte sud-est de cette préfecture et comprenantIwakuni. Il l'emporte alors face au sortant, un vétéran (68 ans, député depuis1979 mais parlementaire depuis1974) et personnalité importante duPLD,Shinji Satō, ancien ministre des Transports (de1988 à1989) puis du Commerce international et de l'Industrie (MITI, de1996 à1997) et fils de l'ancienPremier ministreEisaku Satō (qui détient le record de longévité à la tête du gouvernement japonais, qu'il a dirigé de1964 à1972). Hiraoka bénéficie alors du fait qu'il soit le seul candidat de l'opposition non-communiste, et l'emporte assez largement sans arriver toutefois à la majorité absolue en nombre de voix : 109 647 votes et 47,49 % des suffrages exprimés, contre 97 355 bulletins (44,29 %) àShinji Satō. Il est réélu confortablement lors deslégislatives suivantes du, face au même adversaire, avec 109 647 voix (51,61 %) contre 91 087 (42,87 %) àSatō.

Auxélections législatives du, marquées par une très nette victoire duPLD portée par la personnalité et la popularité de son chef réformateurJun'ichirō Koizumi, Hideo Hiraoka est battu de peu par un « Assassin »(刺客,Shikyaku?)libéral-démocrate (nom donné aux jeunes candidats, particulièrement fidèles auPremier ministre et à son programme de réforme, avancés lors de ce scrutin par le parti majoritaire afin de conquérir les circonscriptions de l'opposition),Yoshihiko Fukuda (35 ans). Celui-ci ne devance Hiraoka (qui totalise 103 734 votes, soit 46,82 % des suffrages) que de 588 voix et 0,27 points. Il est toutefois réélu député grâce à laproportionnelle, en troisième position (et première éligible, les deux premiers ayant conservé leurs circonscriptions au vote majoritaire) de la listedémocrate dans le bloc législatif deChūgoku qui a obtenu 1 196 971 voix (28,59 %) et 3 des 11 sièges à pourvoir.

Hideo Hiraoka ne doit pas attendre longtemps pour reconquérir sa circonscription. En effet,Yoshihiko Fukuda choisit d'abandonner son mandat de député le pour briguer la mairie d'Iwakuni (à laquelle il est élu le10 février). Par conséquent, uneélection partielle est organisée le27 avril suivant pour pourvoir le siège laissé vacant dans le2e district deYamaguchi. Hiraoka s'y présente à nouveau, avec l'investiture duPDJ et le soutien duParti social-démocrate (PSD), tandis que, pour la première fois depuis la création de la circonscription en1996, aucun candidat duParti communiste japonais (PCJ) n'est avancé. Le contexte est donc cette fois-ci totalement en sa faveur : il n'a face à lui qu'un seul adversaire, lelibéral-démocrateShigetarō Yamamoto. Celui-ci n'a pas les mêmes avantages qui avaient portéYoshihiko Fukuda en2005 (son jeune âge, le fait qu'il était déjà connu sur la scène politique locale en étant élu à l'Assemblée préfectorale, et la popularité duPremier ministre de l'époque,Jun'ichirō Koizumi) : en effet,Yamamoto est plus âgé que Hiraoka (59 contre 54 ans), n'a jamais eu de mandat électif auparavant et est donc assez inconnu du public et doit jouer avec l'impopularité grandissante dugouvernement désormais dirigé parYasuo Fukuda (l'opposition auPLD, emmenée par lePDJ, a d'ailleurs gagné la majorité à laChambre des conseillers, la haute assemblée de laDiète, en2007). Hiraoka retrouve alors assez facilement son siège avec un score plus élevé que son précédent record obtenu en2003, à savoir 116 348 voix (55,21 %)[1].

Il obtient un cinquième mandat auxélections législatives du, qui voient sur le plan national une très nette victoire pour lePDJ qui obtient à lui seul la majorité absolue à laChambre des représentants. Il réunit sur son nom 117 571 votes (51,65 %), contre 105 940 (46,54 %) au même candidatPLD qu'en2008,Shigetarō Yamamoto.

Hideo Hiraoka est, depuis1996, le seul parlementairedémocrate élu dans lapréfecture de Yamaguchi : les députés des trois autres circonscriptions et les deuxconseillers qui la représentent sont tous issus duPLD (dont des poids lourds de ce parti, commeShinzō Abe,Premier ministre de2006 à2007, dans le4e district, ouMasahiko Kōmura, plusieurs fois ministre des Affaires étrangères et chef de faction, dans le1er). Son poids politique dans sa circonscription se trouve renforcé avec l'accession à des mandats locaux de plusieurs de ses anciens collaborateurs : Kentarō Ihara (l'un de ses responsables de permanence de2003 à2008) qui est élu maire de laville deYanai en, Yoshifumi Morito qui est conseiller municipal deHikari (dont il est président de la commission de l'économie environnementale) ou encore Hiroshi Koga àKawamatsu. Son candidat à la mairie deHikari en, Tatsuo Kawamura, pour qui il s'est fortement investi en faisant même venir des poids lourds du parti pour le soutenir (commeNaoto Kan), est toutefois battu par l'indépendant Hiroshi Ichikawa, récoltant 32,3 % des suffrages exprimés contre 40,8 %.

Ascension au sein de l'opposition

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Un partisan de Naoto Kan

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Au sein duPDJ, il devient un partisan deNaoto Kan, l'un des fondateurs historiques du parti dont il fut le premier président de1996 à1999. Il est ainsi membre de la faction de ce dernier, officiellement baptisée « Comité de recherche sur la structure du pays »(国のかたち研究会,Koku-no-katachi kenkyūkai?). Il fait partie des parlementaires qui l'investissent pour les élections à la présidence du mouvement du (queKan perd de peu, à 12 voix près, au second tour face au sortantYukio Hatoyama)[2], du10 décembre de la même année (provoquée après la démission forcée deHatoyama,Kan l'emporte cette fois assez largement face àKatsuya Okada)[3], du (il est alors assez nettement battu parIchirō Ozawa)[4]. Pour les autres scrutins présidentiels auxquelsNaoto Kan se présente (en2005, enjuin et en), Hiraoka, s'il ne fait pas partie des signataires de son acte de candidature, reste l'un de ses principaux soutiens.

Un spécialiste des questions judiciaires

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Hideo Hiraoka, diplômé en droit et avocat, s'intéresse tout particulièrement aux questions de politique judiciaire. Il est d'ailleurs « ministre suivant de la Justice » à deux reprises au sein du « Cabinet suivant »(次の内閣,Tsugi no naikaku?) ouNext Cabinet(ネクスト・キャビネット,Nekusuto Kyabinetto?), lecontre-gouvernement duPDJ (ce qui lui vaut en parallèle d'être1er directeur, l'équivalent d'un vice-président, de la commission des Affaires judiciaires à laChambre des représentants) : une première fois de manière éphémère du3 octobre au en étant nommé parYukio Hatoyama (chargé de contrer son homologuelibérale-démocrate dugouvernement de l'époque,Mayumi Moriyama)[5], et la seconde fois du au sous la présidence d'Ichirō Ozawa (ayant à ce moment face à luiJinen Nagase au sein duCabinet officiel)[6]. Entretemps, il est « vice-ministre suivant de la Justice » du au, secondant alorsKeiko Chiba, autre spécialiste de ce secteur politique au sein duPDJ et anciennesocialiste, dans le « Cabinet suivant » deSeiji Maehara puis le premier d'Ichirō Ozawa[7].

Il soutient également en une proposition de loi, lancée par la Ligue parlementaire japonaise contre la peine de mort (présidée parShizuka Kamei, à l'époque cadre duPLD), visant à créer une commissionad hoc au sein de laDiète afin de discuter de lapeine capitale. Bien que déclarant voir « de nombreux problèmes s'opposant à une abolition en elle-même », Hiraoka estime que la tendance mondiale à l'abandon de ce type de peine oblige leJapon à suspendre les exécutions de condamnés à mort et à lancer un débat national sur la question par le biais d'une commission parlementaire[8].C'est un partisan de l'extension du droit de vote aux élections locales aux résidents étrangers, notamment auxZainichi (Coréens).[réf. nécessaire]

D'autre part, il est aussi amener à occuper des fonctions au sein de l'opposition dans d'autres domaines, surtout en rapport aux finances du fait de son passé de haut fonctionnaire au ministère du Trésor. Il a ainsi été également :

  • « vice-ministre suivant du Territoire, des Infrastructures et des Transports », aux côtés deShinji Tarutoko, dans le troisième Cabinet suivant deYukio Hatoyama du au,
  • « vice-ministre des Finances », secondant successivementHirohisa Fujii puisYoshihiko Noda, dans ceux deNaoto Kan puis deKatsuya Okada du au (il est chargé tout particulièrement du Budget à partir du).
  • « vice-ministre de la Politique économique et fiscale », aux côtés d'Akihiro Ōhata, dans le cinquième et dernier Cabinet suivant deYukio Hatoyama du19 mai au.

Pacifisme et antimilitarisme

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Mais Hideo Hiraoka se fait surtout remarquer au sein de l'opposition, et à l'égard de l'opinion publique, pour ses positions en matière de politique étrangère et de sécurité, allant dans le sens du pacifisme, du rejet de toute réforme de laConstitution, du désarmement (notamment nucléaire), de l'amélioration des relations diplomatiques avec les voisins duJapon (même laCorée du Nord) et de la réduction de la présence militaire américaine dans l'archipel. Il se rapproche en cela de l'aile gauche duPDJ, incarnée notamment par le groupe des ancienssocialistes, et duPSD.

Fermement attaché à l'article 9 de la Constitution, qui établit la renonciation à la guerre duJapon, Hideo Hiraoka participe à la création le - avec une cinquantaine d'autres parlementaires pour la plupart membres des groupes Kan ou des ancienssocialistes, et ayant exercé trois mandats ou moins - du « Comité des Libéraux »(リベラルの会,Riberaru-no-kai?). Cette nouvelle faction, initialement menée parYukio Ubukata, défend le maintien de la nature pacifiste de l'État japonais tout en acceptant l'existence desForces japonaises d'autodéfense (FAD) dans un rôle très limité de « défense uniquement »(専守防衛,Senshu Bōei?) du territoire japonais et de ses citoyens. Elle propose également une politique étrangère centrée sur l'ONU et la résolution des conflits par la négociation et la diplomatie[9]. Hideo Hiraoka finit par en prendre la coprésidence, avecShōichi Kondō, à partir de2005 (Yukio Ubukata ayant perdu son siège de député cette année-là), et est l'un des principaux parlementairesdémocrates à s'opposer aux déclarations faites en parSeiji Maehara, tout juste élu président du parti, en faveur d'une révision de la Constitution afin de reconnaître auJapon le droit de recourir à une « auto-défense collective »[10],[11]. Le « Comité des Libéraux », dit aussi « groupe Hiraoka-Kondō », reste toutefois l'une des plus petites composantes duPDJ, avec à peine une vingtaine de parlementaires membres dont la plupart (à commencer par Hiraoka) restent membres des factions Kan ou des ex-PSJ.

Député d'une circonscription contenant l'une des plus importantes bases militaires américaines duJapon, laMarine Corps Air Station (MCAS) d'Iwakuni, il s'est opposé en2008 au projet de déménagement (prévu pour2014) duCarrier Air Wing (CVW) 5 de laNaval Air Facility (NAF)Atsugi située dans lesvilles deYamato etAyase dans lapréfecture de Kanagawa versIwakuni. Cette question a été vue par les analystes politiques comme l'un des facteurs de sa victoire à l'élection législative partielle d'[12],[13]. Il défend également fermement la révision de l'accord nippo-américain de2006, qui prévoit de déménager une partie de la MCASFutenma deGinowan (devant être fermée) à l'intérieur de l'île d'Okinawa, vers laville deNago (les opposants à ce plan, dont Hiraoka, souhaitant voir la totalité des soldats de la base quitter lapréfecture d'Okinawa, voire leJapon)[14].

Hiraoka appelle de plus à renforcer la coopération duJapon avec ses voisins asiatiques et à privilégier la négociation pour régler les tensions qui secouent la région, notamment dans lapéninsule coréenne. Il est membre de l'Union des parlementaires Japon-Corée(日韓議員連盟,Nikkan Giin Renmei?), le groupe d'amitié de laDiète du Japon avec laCorée du Sud et du Groupe d'étude sur les problèmes de la péninsule coréenne(朝鮮半島問題研究会,Chōsen-hantō mondai kenkyūkai?) créé en par des élus duPDJ ou de partis associés voulant favoriser la négociation. Il participe le à une conférence d'urgences, aux côtés de membres duPSD, intitulée « Paix dans le Nord-Est asiatique et normalisation des relations avec laCorée du Nord - Arrêt des sanctions, dialogue et aide humanitaire »[15].

Opposant à la prolifération nucléaire, il devient à sa création en le secrétaire (et donc numéro 2) du Groupe d'études sur le désarmement nucléaire duPDJ, présidé parKatsuya Okada. Il défend la création d'une « Zone libérée des armes nucléaires dans le Nord-Est asiatique », diteNortheast Asia Nuclear Weapon-Free Zone (NEANWFZ) enanglais[16].

Membre des gouvernements démocrates

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Vice-ministre

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Hideo Hiraoka obtient sa première expérience gouvernementale, sans encore être membre duCabinet, dans l'administration deNaoto Kan du au.

Il est d'abord l'un des trois1ers Vice-ministres du Bureau du Cabinet, ainsi que directeur général de l'Unité de politique nationale, un organisme créé par lePDJ après son arrivée au pouvoir en2009 et chargé de la planification et de la prospective politique essentiellement dans les domaines de la fiscalité, des finances publiques et du développement économique. Il le reste jusqu'au remaniement du, et seconde à ce poste leMinistre d'État chargé de la Stratégie nationale, de la Politique économique et fiscale, des Consommateurs et de la Sécurité alimentaireSatoshi Arai.Naoto Kan ayant abandonné l'objectif initial de sa majorité de faire de cette entité un bureau gouvernemental à part entière doté d'un pouvoir de décision dans le processus de compilation budgétaire (celui-ci revenant alors plutôt à un groupe de poids lourds du parti composé deKan lui-même, de sonSecrétaire général du CabinetYoshito Sengoku, duministre des FinancesYoshihiko Noda et du président du Comité de recherche politique duPDJKōichirō Genba), Hideo Hiraoka définit ainsi le rôle de cette structure : « L'Unité de politique nationale servira deBrain Trust pour lePremier ministre. Il n'aura aucune autorité pour faire des ajustements parmi les ministères du gouvernement »[17].

Le,Naoto Kan le fait changer de fonction et en fait l'un des deux1ers Vice-ministres des Affaires intérieures et des Communications, aux côtés du ministreindépendantYoshihiro Katayama. Après l'annonce parNaoto Kan en qu'il démissionnerait bientôt (ce qu'il finit par faire le), Hideo Hiraoka déclare vouloir se présenter à sa succession mais échoue à réunir les vingt signatures de parlementaires nécessaires pour valider sa candidature[18].

Ministre de la Justice

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Après l'élection pour succéder àNaoto Kan deYoshihiko Noda, officiellement investiPremier ministre par l'empereur le, celui-ci nomme Hideo Hiraokaministre de la Justice. Lors de l'une de ses premières conférences de presse à ce poste, le, il dit « considérer l'établissement d'une institution pour prendre en charge les délibérations et propositions nationales » à l'égard de lapeine de mort, sous la forme d'un groupe d'études au sein de laDiète ou de son ministère. Il avait déjà déclaré peu de temps après sa nomination qu'il aurait des réticences à signer les ordres d'exécution des condamnés à mort, tout en admettant qu'il ne pourrait pas se défaire de ses responsabilités à l'égard des décisions de justice, adoptant une position similaire à deux de ses prédécesseurs,Keiko Chiba etSatsuki Eda. Il n'est pas reconduit lors du remaniement du.

Cadre du parti

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Quelques jours après son départ du gouvernement, le, il est nommé au sein de la direction duPDJ en tant que président de la commission des affaires générales. En, il critique la décision prise le mois précédent par son successeur à la Justice,Toshio Ogawa, de signer l'ordre d'exécution de trois condamnés à morts (premières pendaisons à avoir lieu auJapon depuis2010) et de dissoudre le groupe d'études sur l'évolution de la peine capitale[19].

En, il participe à la création d'un groupe de pression au sein duPDJ d'opposition àYoshihiko Noda et baptisé « Conseil pour revitaliser le PDJ ». Il y retrouve l'ancien ministre de l'agriculture pro-OzawaMasahiko Yamada, le partisan deNaoto KanSatoshi Arai ou encore des proches deMichihiko Kano comme le députéTakashi Shinohara. Ils critiquent notamment la plupart des grandes orientations prises par legouvernement Noda en adoptant une position anti-TPP, anti-réforme fiscale (donc d'opposition à l'augmentation de la taxe sur la consommation) etanti-nucléaire[20]. Pour l'élection à la présidence duPDJ de, il fait partie des parlementaires qui apportent leur investiture à la candidature deMichihiko Kano.

Le, il prend la présidence de la commission des Affaires judiciaires de laChambre des représentants, montrant toujours sa forte influence politique dans ce domaine. Toutefois, l'assemblée est dissoute le16 novembre suivant. Hideo Hiraoka est l'une des victimes de l'importante défaite duPDJ lors desélections législatives anticipées du, en n'obtenant que 53 493 voix et 28 % des suffrages exprimés, contre 105 760 votes et 55,4 % aulibéral-démocrateNobuo Kishi (jusqu'ici membre de laChambre des conseillers).

Notes et références

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  1. (en)Articles sur Hideo Hiraoka, blogObserving Japan
  2. (ja)« 今こそ、市民からこの国の首相を. », sur le site deSatsuki Eda
  3. (ja)« 2002/12 代表選 推薦人名簿 », sur le site deSatsuki Eda
  4. (ja)« 2006年4月7日 民主党代表選 推薦人名簿 », sur le site deSatsuki Eda
  5. (en)« The Standing Officers Council and Ministers for the Next DPJ Cabinet unanimously approved », site officiel du PDJ en anglais
  6. (en)« Cablegate: Daily Summary of Japanese Press 09/27/06 », www.scoop.co.nz
  7. (ja)第1次前原『次の内閣』 閣僚名簿, sur le site deSatsuki Eda
  8. (en)Kyodo News, « FOCUS: Proposed Diet commission on death penalty draws support. »,thefreelibrary.com, 10/06/2004 ; voir aussiINTERVIEW/ Former justice minister: Death penalty a tool of the powerful,The Asahi Shimbun (4 février 2023).
  9. (en)N. SHIMOYACHI, « DPJ forms policy body amid mood to amend Article 9 »,The Japan Times, 03/08/2004
  10. (en)Kyodo News, « Maehara approves of exercising right of collective self-defense. »,The Free Library, 18/09/2005
  11. (en)Asahi Shimbun, inCablegate: Daily Summary of Japanese Press 03/07/06,Wikileaks, 07/03/2006
  12. (en)Kyodo News, « Candidates hit campaign trail in key Yamaguchi by-election »,The Japan Times, 16/04/2008
  13. (en)« Dpj Defeats Ldp in Yamaguchi Lower House by-Election », 28/04/2008,Cable Wikileaks
  14. (en)Kyodo News, « Futenma shift to Nago just became taller order »,The Japan Times, 26/01/2010
  15. (ja)« 東京で日朝問題緊急集会 「制裁やめ対話と支援を」 »,朝鮮新報, 10/10/2007
  16. [PDF](en)« Lawmakers Support the Northeast Asia Nuclear Weapon-Free Zone (NEANWFZ) »,Cross-party Parliamentarians’ Forum Sponsored by Peace Depot, Japan, 23/02/2008
  17. (en)H. KUJIRAOKA, M. IWAO, « Kan to drop national policy bureau plan »,Asahi Shimbun, 17/07/2010
  18. (en)Kyodo News, « Cabinet Members PROFILE »,Mainichi Shimbun, 03/09/2011
  19. (en)K. HIRANO, « Hiraoka rues resumption of executions »,The Japan Times, 24/04/2012
  20. (en)« Anti-Noda group eyes rival presidential candidate »,Yomiuri Shimbun, 23/08/2012

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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