Plaque apposée sur la façade du 22 avenue Victor-Hugo à Niort (79)
Henri-Georges Clouzot naît le, àNiort où son père Georges a repris la librairie paternelle. Après la faillite de la librairie, la famille s'installe en 1922 àBrest où son père devientcommissaire-priseur. Ses parents se séparent.
Son autre oncle, Étienne Clouzot (1881-1944), diplômé de l'École nationale des chartes est un archiviste-paléographe français[2]. Son épouse Jeanne Clouzot-Régnier (1882-1965) a été la première critique de cinéma professionnelle enSuisse, auJournal de Genève de 1924 à 1964. Leur fille Marie-Rose Clouzot (1906-1996) est pianiste, compositrice et enseignante, elle épousera le petit-neveu du peintreimpressionnisteCamille Pissarro : Jean Pissarro (1897-1986).
Son frère, Marcel Clouzot (1915-2016), est un libraire ancien réputé et auteur duGuide du bibliophile français qui recense notamment les éditions originales duXIXe siècle. Il était écrivain et peintre.
Clouzot réalise ensuite, en pleineoccupation allemande, un film, produit par laContinental Films financée par l'occupant allemand, sur un expéditeur de lettres anonymesLe Corbeau (1943), qui donne lieu à de vives polémiques dans une France qui souffre alors de ladélation. Le scénario est deLouis Chavance d'après unfait divers qui s'était passé àTulle dans lesannées 1920. Une campagnecommuniste est lancée contre Clouzot, comparant son film àMein Kampf, l'accusant d'offrir une image négative de la France, alors que dans le même temps, son film est condamné par les conservateurs et laCentrale catholique pour immoralité, tandis queJoseph Goebbels le fait diffuser à l'étranger[note 1].
À laLibération, contrairement à la plupart des autres employés de la Continental Films, une entreprise créée par Goebbels, Clouzot échappe à la prison, mais se voit frappé d'une suspension professionnelle à vie.Henri Jeanson écrit alors àArmand Salacrou qui avait pris la tête d'un comité d'épuration :« Mon cher, tu sais bien que Clouzot n'a pas plus été collabo que toi tu n'as été résistant ». En 1948, le film est interdit auCanada, puis accepté à la suite de plusieurs coupures[7].
À la suite de la mort de sa femme Véra en 1960, Clouzot connaît une période dedépression durant laquelle il se retire àTahiti. À son retour, il écrit l'ambitieux projet deL'Enfer qui doit, selon lui, révolutionner le cinéma. Il propose àRomy Schneider etSerge Reggiani d'en jouer les premiers rôles. Mais, en 1964, malgré un budget illimité de la part de laColumbia, le tournage se passe très mal, Clouzot, très fatigué, fait uninfarctus[9]; le tournage est interrompu et le film va rester inachevé.
AprèsLa Prisonnière (1968), aucune compagnie d'assurances n'accepte de garantir le risque d'un nouveau problème de santé du réalisateur ; Henri-Georges Clouzot n'arrive plus ensuite à concrétiser le moindre projet.
Il meurt le. Il est enterré à Paris, aucimetière de Montmartre, au côté de sa première épouse Véra ; sa deuxième épouse, Inès Clouzot, les y rejoint en.
La saga des Clouzot et le cinéma1re époque. Association Cinémathèque en Deux-Sèvres, Niort 2007. Rassemble des articles d'Étienne et Henri Clouzot publiés dans diverses revues. Comprend une généalogie simplifiée de la famille Clouzot.
Propos recueillis par Florence Andoka, « Un mystère entier. À l'occasion de la rétrospective et de l'exposition Le Mystère Clouzot organisées par la Cinémathèque française à Paris, Noël Herpe, écrivain et historien du cinéma, est venu s'entretenir au cinéma des 2 scènes à Besançon. L'occasion d'une vraie redécouverte d'un mystère qui s'épaissit »,Novo N°49, Éditions Chicmédias/Médiapop,Strasbourg etMulhouse,, pp. 64–65,(ISSN1969-9514).