Base sous-marine durant les deux guerres mondiales, l'île de Heligoland est le lieu de l'une des plus puissantes explosions conventionnelles volontaires (6 700 tonnes deTNT utilisées) lors de la destruction, le, d'installations militaires par les Britanniques qui avaient occupé l'île à la fin de laSeconde Guerre mondiale.
Heligoland est unarchipel d'Allemagne situé au large deCuxhaven et desîles de la Frise-Orientale etSeptentrionale, dans le sud-est de lamer du Nord. L'île frisonne deWangerooge est distante de 43 kilomètres, lapresqu'île d'Eiderstedt de 48 kilomètres, la ville deCuxhaven de 63 kilomètres, l'embouchure de l'Elbe de 79 kilomètres et la commune deSylt (sur l'île du même nom) de 85 kilomètres. Cette proximité fait que leseaux territoriales entourant Heligoland sont connectées à celles de l'Allemagne continentale, de sorte que l'archipel n'est pas coupé du territoire allemand. Il est baigné par labaie de Heligoland, une portion de labaie Allemande qui baigne le littoral allemand de la mer du Nord.
L'archipel est composé de deuxîles,Heligoland etDüne. Tandis que Düne estsablonneuse, basse et inhabitée, Heligoland est en revancherocheuse, formant unplateau d'une quarantaine de mètres d'altitude sur une bonne partie de sa superficie, et le lieu de vie des 1 149 habitants. Lepoint culminant de l'île de Heligoland, de l'archipel et de l'arrondissement dont dépendent les îles est le Pinneberg, un petitrelief situé dans le nord du plateau et culminant à 61,3 mètres d'altitude. Non loin de là, à l'extrémité nord de l'île, se trouve un éperon (stack) haut de près de 50 mètres, laLange Anna.
L'automne, qui survient en septembre, est souvent encore relativement chaud et se prolonge loin dans l'année ; c'est la saison la plus humide de l'année : la température se maintient à10 °C et il pleut alors 15 à 20 jours par mois.
Déjà au début duXXe siècle, desfiguiers venaient régulièrement à maturité sur l'île. On peut encore aujourd'hui admirer sur l'Oberland un très vieuxmûrier. Depuis lesannées 1980, on a réussi ponctuellement à acclimater despalmiers et descocotiers du Chili, ainsi que d'autres variétés peu ou pas adaptées au continent (certaines plantes subtropicales sensibles au gel comme lelaurier, leyucca, lacordyline ou lechêne vert).
Données climatiques moyennes à Heligoland (1961–1990).
L'histoiregéologique de la formation de l'archipel d’Heligoland ne remonte qu'à environ 260 millions d'années, à la fin duPermien, à l'èrePaléozoïque : au début duZechstein, troisième époque du Permien, le continent primitif appeléPangée fut submergé dans sa partie nord par un bras de mer arctique qui sépara l'actuelle Europe de l’Amérique : alors la mer Arctique recouvrit ce qui est aujourd'hui une partie de l'Europe centrale. La région d’Heligoland se trouvait recouverte par cette mer duZechstein, dans ce qu'on appelle le fossé de l'Elbe. En raison duclimat aride, l'eau s'évapora peu à peu, mettant à nu desévaporites consistant en dépôts decraie, deDolomite, d’anhydrites et desel : cesdépôts sédimentaires ont fait la richesse minière de l'Allemagne du Nord, exploitée tout au long de l'époque moderne.
La découverte, en 1913, dusquelette fossilisé, long de 2,20 m, deParotosuchus helgolandicus, untétrapode primitif du groupe destemnospondyles, marqua une étape importante dans lapaléontologie du Trias[8]. On n'est pas parvenu à estimer le poids de cet animal, qui vivait il y a 245 millions d'années. Ses yeux, de petite taille, étaient placés assez haut sur le crâne. Il colonisait les mares périodiquement asséchées de lasavane du crétacé qui recouvrait alors l'actuelle mer du Nord, et où il se nourrissait vraisemblablement de petits amphibiens et de reptiles.
Heligoland sur une carte postale des années 1890-1900.Heligoland à l'hiver 1929-30. À droite se dresse la « Grande Anna », gigantesque piton de grès bigarré.
Les processus de formation des roches les plus importants pour Heligoland sont survenus au cours des premiersÂges de la Terre. Le climat tropical et subtropical qui régna au début duTrias s'accompagna d'une érosion de lachaîne hercynienne du continent. Ce climat favorisa unelatérisation, donnant naissance à des roches à forte teneur enfer etaluminium. L’oxydation de ces produits détritiques est à l'origine de la coloration rouge franche des couches degrès typiques d’Europe centrale.
Aux époques géologiques postérieures, et d'abord durant celle ducalcaire coquillier, les dépôts sédimentaires se poursuivirent dans la région d’Heligoland. Les dépôts de cette période ont, eux, une épaisseur de plus de 300 m. Un grand nombre defossiles se retrouvent dans cet horizon, associé à des conditions climatiques particulièrement favorables à la vie animale : on y distingue de nombreuses espèces depoissons, dedinosaures marins, demollusques et degastéropodes.
Héligoland comporte également des dépôts de l'èreCrétacé, qui commence il y a 140 millions d'années. À ce moment, toute l'actuelle mer du Nord est déjà recouverte par l'océan. Le climat chaud et humide, toujours prévalent, explique là encore la richesse en fossile des horizons rocheux correspondants.
L'épaisseur considérable des couches sédimentaires en mer du Nord (et cela dès leMésozoïque) tient au fait que la région formait alors une dépression : ainsi, même lorsque la mer était à son plus bas niveau, du Trias à l'ère Tertiaire, il continuait de s'y déposer des produits d'érosion des massifs environnants. Sous le poids des dépôts récents, les dépôts plus anciens se consolidaient chaque fois un peu plus.
La surrection des grès d'Heligoland est en partie liée à ce processus de consolidation qui, augmentant la masse volumique des dépôts conféra une cohésion accrue aux couches inférieures. L'équilibre hydrostatique se traduit en effet par une pression croissante avec la profondeur : les couches inférieures, plus fortement comprimées, sont les plus denses. AuMésozoïque, les dépôts du Trias, puis la craie du crétacé et du tertiaire continuèrent de recouvrir les bancs de halite du permien.
Un affleurement rocheux sous-marin (Felswatt) émergeant à marée basse au pied de la « Grande Anna ».
Les bancs primaires de halite continuèrent de se compacter jusqu'à atteindre ladensité critique de 2,2 g/cm3, où le sel gemme présente uneanomalie dilatométrique. Une fois ce seuil atteint, le sel gemme réagit pardéformation plastique aux surcharges, et s'écoule tel un fluide visqueux à travers les points faibles de la croûte supérieure qu'il fait céder comme par desfailles. Sous la pression de ces coulées, les couches supérieures de grès et de calcaire sont elles-mêmes repoussées vers la surface.
Le plissement des couches de grès et des autres couches géologiques sous la pression des coulées ascendantes de halite a laissé son empreinte sur lastructure tectonique actuelle de Heligoland. Le pli de halite court selon un axe Nord-nord ouest–Sud-sud est, ce qui explique la direction dupendage des couches superposées, que l'on peut observer sur lesfaciès érodés desFelswatt du nord de l'île. Au cours du plissement, les couches ont glissé, si bien qu'on peut relever aujourd'hui une inclinaison des bancs de grès de 17° à 20°. Ainsi le long du littoral occidental de l'île de Heligoland on voit des couches ascendantes, et le long du littoral oriental des couches descendantes.
Persistance des promontoires gréseux à l’ère Quaternaire
La submersion duQuaternaire est une conséquence du refroidissement duclimat au cours de l'ère Tertiaire. Les trois grandesères glaciaires qui ont couvert de glaciers la moitié nord de l'Europe se sont accompagnées de profondes modifications du paysage.
Au cours de laGlaciation de Mindel (entre −480 000 et −300 000 ans) et de laGlaciation de Riss (entre −280 000 et −130 000 ans), l’inlandsis, dont il subsiste encore aujourd'hui des vestiges demoraine, recouvrit Heligoland. La poussée de la glace a dû s'accompagner alors d'un intense décapage mettant à nu les affleurements de halite desGörtels dans l'ouest de l'île. La transgression marine aux épisodes interglaciaires poursuivit le travail d'abrasion des roches superficielles.
Ce n'est que plusieurs milliers d'années après la fin de la dernière glaciation (celle deWürm, dite « glaciation de Weichsel » en Europe du Nord), alors que l'actuelle mer du Nord avait pris l'extension que nous lui connaissons aujourd'hui, qu'Heligoland, par suite du mécanisme des marées, commença à être séparée du continent par une érosion progressive de ses côtes, jusqu'à ne plus être reliée que par unisthme. On ne peut dater ni cartographier précisément ce processus d'insularisation. Les premières reconstitutions, fondées sur la profondeur actuelle de 12–15-m, suggéraient une continuité ancienne avec l'actuelle presqu'île d’Eiderstedt[9]. Ce scénario est aujourd'hui considéré comme partiellement incorrect[10]. Les altérations successives dutrait de côte de l'archipel à époque historique jusqu'auXVIe siècle, lorsque les premières cartes marines tant soit peu fiables sont apparues, ne permettent pas de déceler un mécanisme de long terme. Les îlots éphémères de la région dont on indiquait la position dans les écoles médiévales de pilotage ont sans doute existé, sans qu'on en soit certain.
Pierre polie d’ambre rouge provenant d’Heligoland.Lingot decuivre trouvé dans les eaux au large de Heligoland en 1981
Les principaux phénomènes naturels affectant ces îles rocheuses sont l'érosion et l’abrasion dues auressac.
Parmi les actions météoriques, le climat froid, qui favorise l'altération physique de la roche, joue un rôle considérable. L’action du gel fissure et fait éclater la roche, jetant sur le rivage une multitude d'éclats, qui se déposent au pied desfalaises. Ainsi les falaises sont lentement érodées et le périmètre du promontoire rocheux diminue peu à peu.
Ce qui est typique du paysage d'Heligoland, c'est la formation de pitons rocheux (Hörner) séparés de l'île par des bras de mer (Slaps). Au fil du temps, et sous l'action de l'eau et des vents, les avancées isolées de rocher sont travaillées enarches naturelles, qui lorsque la voûte se brise enfin, donnent naissance à des aiguilles (stacks) dont la plus célèbre, qui seule subsiste à l'heure actuelle, est appelée « Grande Anna » (Lange Anna), avec une altitude de 48 m.
Les premiers séjours de l'homme vers Heligoland ont sans doute été motivés par la richesse de l'île en minerais, notamment la teneur élevée dugrès bigarré enminerai de cuivre. On y trouve non seulement de l’oxyde cuivreux et descarbonates cuivreux, mais aussi ducuivre à l'état natif, comme dépôt secondaire du Trias. Ces dépôts secondaires, qui, outre le minerai de cuivre, contiennent aussi du fer et d'autres métaux, ont été mis au jour par l'action des torrents coulant des flancs des monts hercyniens. Les vestiges d’unfour et de lingots de cuivre découverts dans les eaux autour du port au sud, témoignent que jusqu'au Moyen Âge on extrayait et exportait du métal de cette île. L’analyse chimique des particules decharbon de bois agrégées aux lingots permettent de les dater du haut Moyen Âge. Les sources écrites de l'époque rapportent le naufrage d'un cargo chargé de cuivre au large de l'île. On peut encore voir aujourd'hui de nombreux blocs de cuivre au pied d'une ancienne carrière sur le littoral Nord.
AuMoyen Âge, l'extraction depierre calcaire et degypse se développa sur la falaise deWittekliff. Cette carrière entama bientôt la paroi au point de la rendre instable, et elle ne survécut pas auraz-de-marée de 1721. Les autrescampagnes de prospection ont tourné à l'échec, si bien qu'on n'a plus recueilli depuis longtemps d'ambre fossile dans l'archipel d’Heligoland.
Les mesures de protection du littoral ont bouleversé les contours de l'archipel : jusqu'au début duXXe siècle les falaises étaient battues par les vagues et une surface significative de terrain était perdue chaque année par l’abrasion et l’érosion météorique.
Vers la fin duXIXe siècle, l'accroissement de l'offre de logements s'accompagna d'un plan de protection des falaises contre l'érosion du ressac, dont la motivation n'était pas purement civile. Ainsi, de 1903 à 1927, on édifia un mur de protection le long du littoral ouest, le plus agressé par les éléments. Par la suite, dans le cadre d'un projet dit « projet Hummerschere », les mesures de préservation s'étendirent aux littoraux Nord et Est et à la petite île de Düne : les travaux entrepris devaient en fait marquer le début de la poldérisation du Nord-est d'Heligoland et l'extension continue de la superficie de Düne.
Mais les murs de soutènement ont été impuissants à combattre l'érosion déjà active de certaines masses rocheuses : on le voit à l'altération du socle desfalaises, qui est entamé par endroits jusqu'au pied des murs. Là où le socle était autrefois épargné par les marées, il est maintenant réduit jusqu'à atteindre la base des murs. À la suite des travaux entrepris, le littoral d'Heligoland a effectivement cessé de régresser, mais il est menacé à plus long terme par l'action des infiltrations internes aux falaises, qui se végétalisent de plus en plus.
La dernière agression significative des contours de l'île est intervenue au cours de laSeconde Guerre mondiale : le, le refuge deU-Boot de l'île fut la cible d'un bombardement stratégique de laRAF, qui continua d'utiliser l'île comme cible d'entraînement dans les années d'après-guerre. Le plateau porte encore la trace des cratères laissés par lesbombardements.
Exactement deux ans après l'attaque aérienne, le, peu avant11 h[11], les Alliés dynamitèrent l'ensemble des installations de l'armée allemande ainsi que toutes lesmunitions qui avaient été trouvées sur l'île, afin de rendre Heligoland inutilisable à des fins militaires par la suite[12]. L'explosion de 6 700 tonnes[13],[14] de munitions ébranla l'île et son socle rocheux jusqu'à une profondeur de plusieurs milliers de mètres et a notablementmodifié l'aspect général du site[Comment ?][11].
L'essentiel de l'île de Düne est couvert de sable gris ou blanc, où prospèrent les épineux comme l'Argousier ou leChalef argenté. Sur le cap sud-est de Düne, appelé localementAade, on trouve des rejets deSoude brûlée, deCakile et dePourpier de mer[17].
Les escarpements du rocher de Lummen sont densément colonisés par lesguillemots,mouettes tridactyles,goélands,pingouins,fulmars et de nouveau depuis 1991 par lesfous de Bassan. Au cours de leurs migrations de printemps et d'automne, des nuées d’oiseaux migrateurs trouvent refuge sur l'île ; un observatoire ornithologique procède aubaguage et au recensement des individus. L’avifaune de Heligoland est l'une des plus variées d'Europe, avec plus de 370 espèces contactées[18].
Les affleurements rocheux sous-marins sont appelés localementFelswatt.
En1890, selon les termes dutraité Heligoland-Zanzibar, leRoyaume-Uni échangea Heligoland avec l'Empire allemand contre certaines possessions allemandes enAfrique de l'Est et la promesse de l'Empire allemand de ne pas interférer dans la politique britannique concernant lesultanat de Zanzibar. Le traité de Versailles du 28 juin 1919 laissa cette île à l'Allemagne[19],[20], non sans que ses batteries terrestres soient détruites (1922).
Heligoland subit des bombardements en 1944 et 1945, ce qui entraîna l'évacuation de la population allemande à la finavril 1945. L'archipel fut occupé enmai par les Britanniques qui l'utilisèrent commechamp de tir. Il fut restitué à laRépublique fédérale d'Allemagne en, ce qui permit le retour de ses habitants. L'activité économique est depuis lors tournée vers letourisme.
En matière de transports, la circulation des voitures est interdite sur Heligoland. Il y a même une section spéciale dans la réglementation allemande (Straßenverkehrsordnung) interdisant l'utilisation des voitures sur l'île. Certains véhicules sont malgré tout exemptés de l'interdiction, du fait d'une dérogation fournie par le maire de Heligoland. Ce sont les services de secours, les policiers, les services d'incendie et la douane. En outre, il faut compter aussi certains véhicules de construction et un taxi.
Le vélo est aussi interdit sur l'île, même s'il y a là aussi des dérogations accordées en dehors des périodes de forte affluence touristique. Pour se déplacer, les habitants de l'île privilégient donc la marche et la trottinette, particulièrement populaire car elle échappe aux restrictions de circulation[21].
En, le physicien allemandWerner Heisenberg partit sur l'île d'Heligoland (où le pollen est quasiment absent) pour échapper aux symptômes d'une mauvaise crise derhinite allergique. Il y mit en place la première définition complète et correcte de lamécanique quantique. Il écrivit plus tard[22] : « Il était environ trois heures du matin lorsque la solution aboutie du calcul m'apparut. Je fus tout d'abord profondément secoué. J'étais si excité que je ne pouvais songer à dormir. J'ai donc quitté la maison et attendu l'aube au sommet d'un rocher ».
L'épisode de labataille de Heligoland inspira au compositeur autrichienAnton Bruckner unecantate profane portant le nom allemand de l'archipel (Helgoland), pour chœur d'hommes et grand orchestre et publiée en 1893.
Heligoland donne son nom au cinquième album studio du groupe britanniqueMassive Attack.
La baie de Heligoland est l'une des dix-neuf provinces maritimes figurant sur le plateau du jeu de sociétéDiplomacy. Ce jeu reconstitue les affrontements entre puissances européennes au début duXXe siècle.
Le drapeau de Heligoland est composé de trois bandes horizontales dont les couleurs sont le vert, le rouge et le blanc. Les armoiries de l'île ont les mêmes couleurs, selon la description donnée dans ce court poème :
Allemand
Bas allemand
Frison septentrionale
Français
Grün ist das Land, rot ist die Kant, weiß ist der Sand, das sind die Farben von Helgoland.
Gröön is dat Land, rood is de Kant, witt is de Sand, dat sünd de Farven van't Helgoland.
Grön es det Lunn, road es de Kläwwkant, witt es de Sunn, det sen de Téken van't Hillige Lunn.
Que le vert soit la terre, Que le rouge soit la falaise, Que le blanc soit le sable, Ce sont les couleurs d'Heligoland.
↑Patrick Daillier, « Les frontières douanières de la Communauté Economique Européenne »,Annuaire français de droit international,,p. 789-797(lire en ligne, consulté le)
↑« La base navale allemande d'Heligoland a été détruite hier par l'explosion de six mille sept cents tonnes de dynamite »,La feuille d'avis de Neuchatel,, couverture(lire en ligne).
↑D'aprèsI. Bartsch, R. Kuhlenkamp, « The marine macroalgae of Helgoland (North Sea): an annotated list of records between 1845 and 1999. »,Helgoland Marine Research,no 54,,p. 160–189.
↑D'aprèsP. Kornmann, P.H. Sahling,Meeresalgen von Helgoland – Benthische Grün-, Braun- und Rotalgen., Hambourg, Biologische Anstalt Helgoland,(ISSN0017-9957).
↑D'après le mémoire de fin d'études de Britta Walbrun:Die Flora und Vegetation der Insel Helgoland.Université de Göttingen, 1985.