La région occupe essentiellement des portions de vastesbassins sédimentaires, notamment la partie nord dubassin parisien et la partie sud-ouest dubassin de Flandre. Il n'y a pas de séparation entre les deux en surface, ces deux bassins sont en continuité pour une partie des séries géologiques qui les composent. La limite conventionnelle en surface est constituée par lescollines de l'Artois et le seuil deBapaume[3].
Lesous-sol de la région est dominé par des formations duCrétacé. LeCrétacé supérieur, qui couvre de loin la plus large superficie, est marqué par une rochecalcaire particulière : lacraie. Elle est cependant souvent dissimulée sous une couche de limon (lœss), déposée auQuaternaire, qui favorise la richesse de l'agriculture. La craie fut autrefois utilisée comme pierre à bâtir et pierre à chaux dans une grande partie de la région, de nombreuses carrières souterraines en témoignent. Ces formations s'ouvrent à l'ouest sur les formations du Crétacé inférieur et duJurassique sous-jacentes (et ponctuellement duPaléozoïque) dans lesboutonnières duBoulonnais et dupays de Bray, où des substrats plus variés affleurent, dont des argiles de qualité qui ont alimenté une production de céramique dans ces deux contrées. Le Jurassique émerge aussi enThiérache, mais il s'agit cette fois de l’extrémité nord de l'auréole jurassique du Bassin parisien qui pointe dans la région. Il y a deux domaines importants couverts par des sédiments duTertiaire : laplaine de Flandre dans le nord-est de la région où l'on trouve principalement desargiles et dessables (qui ont servi à produire les briques qui caractérisent fortement l'architecture de cette partie de la région), et dans le sud (ancienne Île-de-France) où les substrats sont variés selon les couches qui affleurent : argiles, sables, grès, et lescalcaires du Lutétien. Les calcaires lutétiens sont exploités à grande échelle depuis des siècles pour la production depierre de taille, c'est la principale pierre à bâtir historiquement utilisée dans le sud de la région et à Paris (dont lapierre de Saint-Leu de la vallée de l'Oise), puis dans le reste de la région où elle fut exportée à partir duXIXe siècle jusqu'à Lille pour remplacer la craie dans les constructions. Le Tertiaire forme aussi desbuttes témoins souvent sableuses (avec parfois du grès dur, ayant servi à produire des pavés et utilisé dans l'architecture ancienne pour les fondations et les soubassements), dispersées sur les terrains du Crétacé[4].
Le climat de la région Hauts-de-France est un climat detype océanique. D'un bout à l'autre de la région, ce climat présente des nuances dans le déroulement des saisons et dans ses variétés locales où se combinent altitudes, plaines et vallées, versants abrités ou exposés, proximité ou éloignement du littoral, etc.
Sur les côtes de laManche et de lamer du Nord, le caractère océanique est très marqué. Lesamplitudes thermiques sont faibles, ce qui donne deshivers relativement doux et peu enneigés et desétés frais. Le temps est variable à cause desvents, très fréquents et parfois violents, qui influencent le climat en fonction de leur direction[7].
En s'éloignant des côtes, le climat garde les mêmes caractéristiques que celui des côtes, tout en se rapprochant progressivement duclimat continental, avec moins de vent, des écarts de température plus marqués et des jours degelée et deneige plus nombreux.
Les températures enregistrées dans les Hauts-de-France augmentent en moyenne au rythme de +0,29 °C par décennie[8].
Données climatiques relevées dans les Hauts-de-France (entre 1981 et 2010[9]) :
Hors boisementsONF, la forêt est détenue par un peu plus de 120 000 propriétaires, souvent détenteurs de petites parcelles (seuls 1 900 d'entre-eux possèdent un massif de25 hectares ou plus). Cette forêt mobilise pour sa gestion et son exploitation environ 8 800 entreprises (42 000 emplois) selon la filière Nord-Picardie Bois en 2017.
Après une longue phase de régression duhaut Moyen Âge à larévolution industrielle, cette forêt a regagné du terrain et est encore en expansion (+10 % en quinze ans vers 2000-2010). Elle est feuillue à plus de 90 %, l'enrésinement y étant pour l'essentiel artificiel. Lespeupleraies y sont nombreuses, également artificielles, et essentiellement dans les vallées humides[10],[11],[12].
Lapollution atmosphérique génère dans la région 6 500 décès prématurés par an et une perte d’espérance de vie entre 11 et16 mois selon laFédération Atmo France. Dans lebassin Artois-Picardie, moins d’un quart des cours d’eau présente un bon état écologique et chimique et moins du tiers des eaux souterraines présente un bon état chimique. Au cours de la période 1995-2014, les populations d’oiseaux des milieux agricoles du Nord-Pas-de-Calais ont chuté de 50 %[8]. DeuxPlans de protection de l'atmosphère (PPA), mis en place par l’État, respectivement en 2014 (pour les départements du Nord et du Pas de Calais) puis en 2015 (pour l’agglomération de Creil) visent à réduire les émissions de PM10 des secteurs du transport, du résidentiel-tertiaire, de l’industrie et de l’agriculture pour descendre sous les seuils réglementaires. LeSRADDET fixe des objectifs déclinant régionalemnet ceux duprogramme national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA), que les SCoT, PLU / PLUI et SRCAE doivent reprendre[13].
Carte de la région montrant les pays traditionnels.
Bien que les Hauts-de-France soient divisés avant la Révolution en entités politiques distinctes, on relate la présence de plusieurs régions culturelles sur son territoire, ne faisant pas écho aux divisions administratives, dont les principales sont laPicardie et lesFlandres.
Le territoire culturel picard est bien plus vaste que la région administrative ou que l'ancienne province.
De nombreuses villes du Nord-Pas-de-Calais sont dites de Picardie dès le Moyen Âge.Barthélemy l'Anglais, dans son encyclopédie inclut alors les villes d'Amiens,Arras,Beauvais etTournai en Picardie, il mentionne aussi leHainaut[14].
Arras est par exemple connue pour être le berceau de la culture littéraire picarde, avec ses trouvères commeJean Bodel ouAdam de la Halle. Ce qui en fait pour certains la capitale littéraire de laPicardie[15], ou encore la clé de voute de l'identité picarde[16].
« grand plaisir à voir draps et hautes lices ouvrés à Arras en Picardie »
En 2024, avec 10 %, les Hauts-de-France sont la deuxième région la plus artificialisée de France pour une moyenne nationale de 6 %. Sur la période 2011-2021,16 290ha ont été artificialisés.
D'autres autoroutes relient entre elles des agglomérations de la région ou à proximité : l'A2 se sépare de l'A1 au nord dePéronne pour rejoindreBruxelles en desservantCambrai etValenciennes, l'A21 traverse le bassin minier, l'A28 lie Abbeville àRouen en suivant la côte, et l'A29 met en communicationReims etLe Havre en passant par Amiens et Saint-Quentin. Enfin, outre l'A1, quatre autoroutes rejoignent Lille : l'A22, l'A23,A25 etA27. Elles permettent respectivement d'aller, depuis Lille, àCourtrai (viaTourcoing), Valenciennes, Dunkerque etTournai.
Le réseau ferré est bien développé. Laligne grande vitesse Nord relie Paris à Lille (via lagare TGV Haute-Picardie) et permet de rejoindreLondres (via lagare de Calais) etBruxelles. LeTERGV, créé dans la région en 2000, lie certaines villes en utilisant les lignes et les véhicules prévus pour les TGV. Les habitants disposent également de nombreuses lignesTER.
La position frontalière des Hauts-de-France en a fait une place économique et militaire stratégique. De tous temps, elle fut au cœur d'importants conflits notamment durant les deux Guerres mondiales.
LesocialisteClaude Gewerc,président du conseil régional de Picardie, se dit alors « très surpris » du mariage annoncé de sa région avec sa voisine champenoise. Il rajoute que des trois possibilités de rassemblement (Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Champagne-Ardenne), cette dernière n'avait pas « [sa] préférence »[31]. Christophe Coulon, président du groupeUMP au conseil régional, critique pour sa part la réforme et constate, malgré des points communs, qu'il n'y a ni flux « économique » ni flux « humain » entre les deux régions[31]. Plusieurs élus du parti ont également demandé l'organisation d'unréférendum, notammentXavier Bertrand[32].
Barbara Pompili, coprésidente du groupeécologiste à l'Assemblée nationale et députée de laSomme, estime que la non-fusion entre Picardie et Nord-Pas-de-Calais résulte de la volonté de François Hollande de ne pas donner « une grande région àMarine Le Pen ». Elle ajoute que la fusion avec le Nord-Pas-de-Calais « ce ne serait pas dans la joie, mais ce serait dans une logique »[33]. Les élusFN du conseil régional picard ont eux aussi critiqué la réforme et indiqué que le non-mariage entre la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais était une volonté « politico-électorale » du président afin d'éviter la prise de la nouvelle région par le parti[34].
Du côté nordiste, à l'image deDaniel Percheron, l'ensemble de lamajorité régionale se félicite de l'autonomie de la région : l'entité étant suffisamment grande aux yeux des responsables politiques. Cette position est également défendue par Philippe Rapeneau, chef de l'opposition régionale. Les frontistes nordistes rejoignent pour leur part leurs collègues picards[35].
Le, leprojet de loi est déposé par leministre de l'Intérieur,Bernard Cazeneuve, auSénat, alors à majorité de gauche[36]. La carte proposée par le ministère est la même que celle de la tribune. Le,Carlos Da Silva présente au nom de lacommission des Lois de l'Assemblée nationale un nouveau texte de loi. La carte qui l'accompagne présente une nouvelle fois la fusion de la Picardie avec la région Champagne-Ardenne et l'autonomie du Nord-Pas-de-Calais[37].
Idée de fusion de la Picardie avec le Nord-Pas-de-Calais
Ce mariage provoque immédiatement une levée de boucliers de la part des principaux élus socialistes du département duNord. Ainsi, dans un communiqué de presse, la maire de LilleMartine Aubry et la majorité des députés socialistes du département définissent cette union comme une « aberration économique et sociale »[38]. Cette position est défendue par lerépublicainÉric Woerth, maire deChantilly dans l'Oise, qui estime que les intérêts de son département sont àParis et non à Lille[39].
En revanche, de nombreux élus se montrent davantage enthousiastes. La réunion de deux régions culturellement et économiquement proches, ainsi que la réunification de la Picardie historique sont soulignés. Pour Claude Gewerc, c'est « déjà une meilleure solution » que celle proposée précédemment[39]. À droite,Gérald Darmanin, maire deTourcoing,Daniel Fasquelle, maire duTouquet-Paris-Plage, et Xavier Bertrand, ont indiqué être favorables à l'union des deux régions[40],[41]. Tout en étant opposés à la réforme territoriale, les élus du Front national, à l'instar deFlorian Philippot, se sont déclarés satisfaits de la fusion qui leur offrirait une victoire « quasi assurée » lors des prochaines régionales[42].
En dépit de plusieurs amendements restaurant l'autonomie des deux régions déposés, entre autres parBernard Roman[43], l'Assemblée nationale vote en première lecture le projet de loi le lors du vote solennel[44]. Ni le passage devant les deux assemblées en seconde lecture, ni encommission mixte paritaire, ni en nouvelle lecture devant les deux chambres, ni en lecture définitive à l'Assemblée nationale n'ayant modifié l'union entre les deux régions, le mariage est officiellement entériné par le vote du[45],[46]. Leconseil constitutionnel n'ayant pas censuré la loi[47], la promulgation de celle-ci aujournal officiel le[48] entérine la naissance de la région « Nord-Pas-de-Calais-Picardie » le, dont le chef-lieu estLille[49].
Le nom « Nord-Pas-de-Calais-Picardie » n'avait pas vocation à être définitif. Juxtaposant les noms des anciennes régions par ordre alphabétique, il était celui retenu par la loi en attendant qu'un nouveau nom soit choisi pardécret en Conseil d'État sur proposition duconseil régional de la région fusionnée, décision devant intervenir avant le[50]. Le but était de choisir un nom simple et court, pouvant s'exporter à l'étranger et être facilement enregistré par tous les Français, tout en prenant en compte l'importante diversité des territoires de la région[51]. Certains[Qui ?] recommandaient également d'écarter toutes les désignations comportant un nom de point cardinal (Nord, Grand Est, Sud-Ouest) afin de ne pas les « confisquer » au français courant (ce qui a, par ailleurs, toujours fait défaut au département du Nord).
Du 22 au, une consultation est organisée dans les lycées et les centres d'apprentissage de la région pour proposer un nouveau nom. À l'issue de cette consultation, trois noms sont sélectionnés par le conseil régional : « Hauts-de-France », « Nord-de-France » et « Terres du Nord »[52]. La notion de « haut » de la carte de France comme synonyme du nord du pays attire leur[Qui ?] attention. Pour choisir entre ces trois propositions, le conseil régional a mis en place une consultation en ligne, à laquelle tous les habitants de la région pouvaient participer. Sur les 55 000 participants, 21 151 (soit 38,4 %) ont choisiHauts-de-France[53].
Lors de la séance plénière de l'assemblée régionale du, le conseil régional adopte l’appellation « Hauts-de-France »[54],[55]. Ce nom est validé par leConseil d'État le[49].
Avant la fusion, les deux anciennes régionsNord-Pas-de-Calais etPicardie ont connu des évolutions politiques divergentes. La région Nord-Pas-de-Calais est historiquement acquise auParti Socialiste, qui a dirigé la région de sa création en 1972 à la fusion, à l'exception d'une brève parenthèse écologiste de1992 à1998, et qui y réalise des très bons scores à chaque élection. La Picardie, elle n'est pas acquise à un parti comme le montre l'évolution de son conseil régional dirigé par le centre de1974 à1978 (CNIP etUDF), la gauche de1978 à1979 (PSD), la droite de1979 à1980 (DVD), le parti communiste de1980 à1981, le parti socialiste de1981 à1985, le centre de1985 à2004 (UDF) puis de nouveau leParti Socialiste jusqu'à la fusion.
Les dernières élections de 2014 et de 2015 bouleversent le paysage politique locale. La gauche perd quatre des cinq conseils départementaux et doit se retirer de l'élection régionale pour faire barrage au front national. Pour la première fois, la gauche, qui a longtemps dirigé les deux anciennes régions, en est absente. Le front national augmente quant à lui fortement son nombre d'élus locaux et remporte la villed'Hénin-Beaumont en 2014 faisant des Hauts-de-France l'un de ses bastions électoraux[59].
La région compte 5 997 734 habitants en 2020[Insee 1]. La population est essentiellement concentrée dans le Nord-Est de la région : dans la métropole lilloise et l'ancien bassin minier.
Population régionale classée par départements (2020)[Insee 1]
Département
Population légale 2020
Nord
2 607 746
Pas-de-Calais
1 462 167
Oise
829 699
Somme
568 748
Aisne
529 374
TOTAL
5 997 734
Avec un habitant sur trois de moins de25 ans, les Hauts-de-France constituent avec l'Île-de-France la région la plus jeune de France métropolitaine[Insee 2].
Entre 2014 et 2020, la population régionale est restée stable (– 0,02 %) contrairement à celle de France métropolitaine (+ 0,3 % par an). La baisse significative de l’excédent naturel (+0.3%) n’a pas permis de compenser ledéficit migratoire (-0,3%) sur la période[66]. Une analyse plus fine, montre que le sud de la région (aires urbaines de Paris, Reims, Beauvais et Compiègne), ainsi que lesaires urbaines de Lille, Arras, Amiens, Calais et Saint-Omer ont une dynamique positive comprise entre 0,1 et 0,8% par an. Les communes de taille intermédiaire (plus de500 habitants et moins de 10 000 habitants) ont également attiré de la population sous l’effet de lapériurbanisation.
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) en 2022, au, si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, les Hauts-de-France compteraient 5 406 000 habitants soit une baisse de 10 % de la population comparé à 2018[67]. Cette évolution serait due à unsolde naturel en baisse, du fait de la chute des naissances connue depuis 2014 et de l’augmentation des décès liée au vieillissement des générations du baby-boom.
La région resterait toutefois le territoire où la part des jeunes est la plus élevée de métropole avec une part des jeunes de moins de20 ans qui passerait de 26 % en 2018 à 21 % en 2070, juste derrière l’Île-de-France 26 %). À l’échelle départementale, l’Aisne et lePas-de-Calais enregistrerait les baisses les plus importantes. L’Oise et leNord connaitraient une baisse moins importante alors que laSomme se situerait dans une situation intermédiaire. Le Nord resterait le département le plus peuplé de France.
Évolution démographique de la région Hauts-de-France
Le « Printemps de l'Art déco », est un événement mettant en valeur le patrimoine Art déco de la région Hauts-de-France. D'abord appelé la « Semaine de l'Art déco » lorsqu'il est créé en 2012 par trois communes,Arras,Béthune etCambrai, l'évènement devient, en 2013, le « Mois de l'Art déco » puis, en 2017, le « Printemps de l'Art déco », son appellation actuelle. En 2025,23 communes et sites participent à cet événement[69],[70].
Du fait de la localisation de la région et de sa connexion avec des infrastructures de transport, le tissu productif régional est très intégré dans les chaines de valeur européennes et mondiales autour de grands secteurs (les industries, l’agroalimentaire, la logistique…). La région accueille de nombreux investissements de grandes entreprises, souvent multinationales.
L’économie régionale se structure autour de 344 000 entreprises en intégrant les établissements sans salariés. Les entreprises de moins de dix salariés représentent 18,4 % de ces établissements. Cette part monte à 83 % si l’on exclut les établissements sans salariés (Eurostat).
D’autre part, lespetite ou moyenne entreprise (PME) (moins de250 salariés) de la région Hauts-de-France représentent environ 30 % des emplois salariés (Insee). Ce taux est proche du niveau national français. Les grandes entreprises et les ETI, elles, sont structurellement présentes en région et représentent 55 % des emplois contre 52 % en France. Les micro-entreprises se trouvent, en conséquence, à un niveau inférieur à celui connu au niveau national (16 %) contre 18 %). Les PME exercent notamment dans des activités de sous-traitance pour des grands groupes au sein de filières industrielles[71].
La région Hauts-de-France est la deuxième région de France, derrière la région Grand-Est, pour les productions végétales[Insee 5].
Elle produit 10 % du lait français. Chaque jour, les agriculteurs des Hauts-de-France assurent la moitié de la production nationale de sucre avec leurs betteraves et cultivent près de 60 % despommes de terre françaises. La région assure également la production de la quasi-totalité desendives etchoux de Bruxelles français[73].
Productions végétales en 2021 (en milliers de quintaux)[Insee 5]
En 2026 est créée, en Hauts-de-France, la fédération régionale des vignerons indépendants. Elle réunit treize vignerons pour environ70 hectares de vignes. En 2026, le vignoble régional représente au total150 hectares[77].
la transformation à partir de plastiques et d’autres produits non minéraux (11 % des emplois industriels)
A l’intérieur de ces secteurs, la région Hauts-de-France dispose de spécialités importantes : leferroviaire au sein du secteur fabrication de matériels industriels, leverre au sein du secteur de la transformation à partir de plastiques et d’autres produits non minéraux[79],[80].
La région Hauts-de-France occupe une place importante dans l'Industrie automobile française : 30 % de la production de voiture à l’échelle nationale y est réalisé par plusieurs grands groupes automobiles français et mondiaux[81].
Le tourisme représente 4,3 % duPIB régional. 70 000 emplois y sont consacrés. Les touristes étrangers viennent principalement deBelgique. Lesnuitées étrangères sont représentées principalement par lesbritanniques (en particulier sur la Côte d'Opale et les environs d'Arras)[82],[83]. La région Hauts-de-France a tenté l'expérience d'une attraction touristique nouvelle, le rando-rail du Pays de Lumbres, qui comporte une option à assistance électrique, via deux parcours de 9 kilomètres à travers les bois et le bocage boulonnais, et les vallons de l'Artois[84].
L'architecture des Hauts-de-France est très diversifiée, en raison de sa situation entre des régions culturelles différentes. Dans l'ancienne Picardie et à proximité, on retrouve une architecture marquée par la pierre et la craie blanche[85].
Architecture traditionnellepicarde dans le sud de la région
Demeure en pierre avec pignon picard àArras (Artois)
Dans le nord-est de la région et notamment versSaint-Omer,Cassel etArdres, on retrouve une architecture flamande maritime, marquée par labrique de sable. Autour deLille,Béthune etLa Bassée, l'architecture est marquée par la brique rouge, et une architecture traditionnelle flamande.
Architecture traditionnelleflamande dans le nord de la région
Maison traditionnelle flamande àViolaines à l'est de Béthune près deLa Bassée
Sur le littoral (hors partie sous influence flamande), l'architecture est de type anglo-normande.
Le centre de la région, marquée par l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, est quant à lui marquée par une architecture urbaine et industrielle, et notamment l'architecture minière, lescorons, autour deBéthune,Lens,Hénin-Beaumont,Douai etValenciennes.
Fête-Anim,Festival de film d'animation de Lille-Tourcoing-Valenciennes depuis 2004. Combinée avec les récompenses des Emile Awards.
Festival international du court métrage de Lille, depuis 2000. Et classé, depuis 2005, en catégorie 1 par leCNC (parmi les 12 festivals français importants pour la profession).
↑Louis AdolpheTerracher,Revue de linguistique romane, Société de linguistique romane.,(lire en ligne).
↑Blanche Wissen,La conscience linguistique dans la production littéraire en domaine picard, Université de Montréal, (fin xiie-fin xiiie siècle)(lire en ligne).
↑FrançoisVillon,Les Oeuures de Francoys Villon de Paris, reveues et remises en leur entier par Clement Marot valet de chambre du roy., Arnoul et Charles les Angeliers,(lire en ligne),p. 45.
↑Robert de Hesseln, « Dictionnaire universel de la France », surbooks.google.fr,(consulté le) :« L'Île-de-France, considérée comme gouvernement général militaire, est beaucoup plus étendue que ne l'est la province ; outre toute l'étendue de l'Île-de-France, il comprend une grande partie de la haute Picardie : à savoir, le Beauvaisis, le Valois, le Soissonnais, le Noyonnais et le Laonnois »,p. 481.
↑Louis Dussieux,Géographie générale contenant la géographie physique, politique administrative, historique, agricole, industrielle et commerciale de chaque pays avec des notions sur le climat: les productions naturelles, l'ethnographie, les langues, les religions, les voies de communications, les frontières et l'état politique, financier et militaire(lire en ligne).
↑Christian Canivez, « Les Vignerons indépendants comptent désormais une fédération dans les Hauts-de-France »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑revuePays du Nord, numéro hors série "Cathédrales, 10 siècles d'histoire régionale", 2007.
↑Les cathédrales du Nord, éditions La Voix du Nord, 2009.
↑L'art gothique, Architecture, sculpture, peinture, sous la direction de Rolf Toman, éditions h.f.ullmann. 2004 (2007 pour l'édition en français).
↑« Après 85 propositions d’étudiants, 20 écoles mobilisées, 174 créations proposées par les habitants de la région, 2 jurys, 7 présélections et 62 215 votes en ligne », la région adopte ce logo le.« D’une seule ligne entrelacée, il évoque le lien affectif qui unit les habitants à leur région, ainsi que le lien qui unit la région au pays. Symbole universel, le cœur exprime ici les qualités des habitants du Nord de la France : générosité, accueil, chaleur humaine ». Les deux couleurs utilisées sont le vert, pour représenter la campagne (et l'anciennePicardie), et le bleu, qui symbolise le littoral.Cf.« Nouveau logo de la Région Hauts-de-France : les habitants ont du cœur ! », surhautsdefrance.fr(consulté le).