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Hauts-de-France

49° 55′ nord, 2° 42′ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirHDF.

Hauts-de-France
Hauts-de-France
Logo de la région.
Blason de Hauts-de-France
Blason
Drapeau de Hauts-de-France
Drapeau
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
PréfectureLille
Départements etcollectivités territorialesAisne (02)
Nord (59)
Oise (60)
Pas-de-Calais (62)
Somme (80)
Arrondissements26
Cantons145
Communes3 788
Conseil régionalConseil régional des Hauts-de-France
Président du conseil régional
Mandat
Xavier Bertrand (LR)
2021-2028
PréfetBertrand Gaume
Code Insee32
Code ISO 3166-2FR-HDF
Démographie
GentiléPas de gentilé
Population5 992 194 hab.(2023en évolution de −0,19 % par rapport à 2017)
Densité188 hab./km2
Rang (population)5e sur 18
Langues
régionales
Principalementpicard etflamand occidental
Géographie
Coordonnées49° 55′ nord, 2° 42′ est
Superficie31 806 km2
Rang9e sur 18
Localisation
Localisation de Hauts-de-France
Liens
Site webwww.hautsdefrance.fr
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LesHauts-de-France (/odəfʁɑ̃s/[1]) sont unerégion administrative du nord de laFrance, créée par laréforme territoriale de 2014. Résultat de la fusion duNord-Pas-de-Calais et de laPicardie (elles-mêmes créées en 1972), elle s'est d'abord appelée provisoirement « Nord-Pas-de-Calais-Picardie ».

Elle s'étend sur 31 806 km2 et compte cinq départements : l'Aisne, leNord, l'Oise, lePas-de-Calais et laSomme. Son chef-lieu estLille, principale ville de la région et auparavant déjà chef-lieu du Nord-Pas-de-Calais.Amiens, chef-lieu de la Picardie, est la deuxième ville de la région.

La région est limitrophe de l'Île-de-France située au sud, de laNormandie à l'ouest et duGrand Est à l'est. De plus, elle estfrontalière de laBelgique sur toute sa partie nord-est, tandis qu'elle est bordée à l'ouest et au nord par laManche et lamer du Nord.

Située au cœur de l'Europe de l'Ouest, avec 5 992 194 habitants en, et une densité de population de 189 hab/km2, elle représente la5e région la plus peuplée de France et la2e la plus densément peuplée deFrance métropolitaine après l'Île-de-France.

Le conseil régional est présidé parXavier Bertrand depuis le.

Géographie

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Localisation

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LeGrand Site des Deux Caps, au plus près des côtesbritanniques.

La région est située dans le nord du territoire de laFrance : la commune deBray-Dunes (51° 05′ N, 2° 32′ E) en est lepoint le plus septentrional, tous territoires confondus. Étendue entre les49e et51e parallèles nord, la région s'étend sur 31 806 km2 de superficie, soit 5,8 % du territoire français. Comme le reste de laFrance métropolitaine, elle se situe sur lefuseau horaire de l'heure normale d'Europe centrale (UTC+01:00) et lors du passage à l'heure d'été, elle se situe sur le fuseau horaire de l'heure d'été d'Europe centrale (UTC+02:00)[2].

Régions limitrophes desHauts-de-France
MancheMer du nordFlandre
Drapeau de la BelgiqueBelgique
Manche
Normandie
Hauts-de-FranceWallonie
Drapeau de la BelgiqueBelgique
NormandieÎle-de-FranceGrand Est

Elle est bordée au nord par lamer du Nord sur 45 kilomètres et à l'ouest par laManche sur plus de 120 kilomètres.De l'autre côté se situe leKent auRoyaume-Uni à 32 kilomètres au minimum (au niveau ducap Gris-Nez). Du côté terrestre, la région estfrontalière de laBelgique (provinces deHainaut et deFlandre Occidentale) au nord-est, deBray-Dunes àWatigny, sur plus de 350 kilomètres. Elle est également limitrophe de laNormandie, à l'ouest, de l'Île-de-France, au sud, et duGrand Est, à l'est.

Géologie et relief

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Géologie

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La région occupe essentiellement des portions de vastesbassins sédimentaires, notamment la partie nord dubassin parisien et la partie sud-ouest dubassin de Flandre. Il n'y a pas de séparation entre les deux en surface, ces deux bassins sont en continuité pour une partie des séries géologiques qui les composent. La limite conventionnelle en surface est constituée par lescollines de l'Artois et le seuil deBapaume[3].

Unterril àEscaudain, au cœur dubassin minier près deValenciennes.

Lesous-sol de la région est dominé par des formations duCrétacé. LeCrétacé supérieur, qui couvre de loin la plus large superficie, est marqué par une rochecalcaire particulière : lacraie. Elle est cependant souvent dissimulée sous une couche de limon (lœss), déposée auQuaternaire, qui favorise la richesse de l'agriculture. La craie fut autrefois utilisée comme pierre à bâtir et pierre à chaux dans une grande partie de la région, de nombreuses carrières souterraines en témoignent. Ces formations s'ouvrent à l'ouest sur les formations du Crétacé inférieur et duJurassique sous-jacentes (et ponctuellement duPaléozoïque) dans lesboutonnières duBoulonnais et dupays de Bray, où des substrats plus variés affleurent, dont des argiles de qualité qui ont alimenté une production de céramique dans ces deux contrées. Le Jurassique émerge aussi enThiérache, mais il s'agit cette fois de l’extrémité nord de l'auréole jurassique du Bassin parisien qui pointe dans la région. Il y a deux domaines importants couverts par des sédiments duTertiaire : laplaine de Flandre dans le nord-est de la région où l'on trouve principalement desargiles et dessables (qui ont servi à produire les briques qui caractérisent fortement l'architecture de cette partie de la région), et dans le sud (ancienne Île-de-France) où les substrats sont variés selon les couches qui affleurent : argiles, sables, grès, et lescalcaires du Lutétien. Les calcaires lutétiens sont exploités à grande échelle depuis des siècles pour la production depierre de taille, c'est la principale pierre à bâtir historiquement utilisée dans le sud de la région et à Paris (dont lapierre de Saint-Leu de la vallée de l'Oise), puis dans le reste de la région où elle fut exportée à partir duXIXe siècle jusqu'à Lille pour remplacer la craie dans les constructions. Le Tertiaire forme aussi desbuttes témoins souvent sableuses (avec parfois du grès dur, ayant servi à produire des pavés et utilisé dans l'architecture ancienne pour les fondations et les soubassements), dispersées sur les terrains du Crétacé[4].

LePaléozoïque, situé sous les terrains plus récents, a été massivement exploité en profondeur pour sahouille dans lebassin minier du Nord-Pas-de-Calais (autour de Lens et Douai) entre la fin duXVIIe et la fin duXXe siècle.

L'Avesnois ainsi qu'une petite portion de laThiérache attenante forment un territoire géologiquement différencié du reste de la région. Des roches duPaléozoïque plus ou moins déformées y affleurent : grès,schistes, calcaires durs (lapierre bleue, utilisée dans l'architecture locale), etc. On n'est plus ici dans les bassins sédimentaires proprement dits mais dans les contreforts de l'Ardenne.

Relief

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Le relief est assez faible : l'altitude moyenne est d'environ98 mètres, ce qui place la région au11e rang parmi les 13 de France métropolitaine. L'altitude maximale est de295 mètres, atteinte àWatigny dans l'Aisne, non loin du plateau ardennais[5]. Le relief est néanmoins assez varié, partagé entre les très bas reliefs de laplaine de Flandre, des bas plateaux assez plats (Santerre,Cambraisis) et divers plateaux un peu plus hauts entaillés de nombreuses vallées, comme dans leSoissonais, leValois, l'Omois[6], les bassins versants des fleuves côtiers de Picardie et d'Artois (bassin de laSomme, laBresle, l'Authie, laCanche avec le pays des Sept Vallées, l'Aa), ainsi que d'autres paysages vallonnés comme leBoulonnais, l'Avesnois, laThiérache, leLaonnois, leNoyonnais, leBeauvaisisetc.

Hydrographie

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Climat

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Le climat de la région Hauts-de-France est un climat detype océanique. D'un bout à l'autre de la région, ce climat présente des nuances dans le déroulement des saisons et dans ses variétés locales où se combinent altitudes, plaines et vallées, versants abrités ou exposés, proximité ou éloignement du littoral, etc.

Sur les côtes de laManche et de lamer du Nord, le caractère océanique est très marqué. Lesamplitudes thermiques sont faibles, ce qui donne deshivers relativement doux et peu enneigés et desétés frais. Le temps est variable à cause desvents, très fréquents et parfois violents, qui influencent le climat en fonction de leur direction[7].

En s'éloignant des côtes, le climat garde les mêmes caractéristiques que celui des côtes, tout en se rapprochant progressivement duclimat continental, avec moins de vent, des écarts de température plus marqués et des jours degelée et deneige plus nombreux.

Les températures enregistrées dans les Hauts-de-France augmentent en moyenne au rythme de +0,29 °C par décennie[8].

Données climatiques relevées dans les Hauts-de-France (entre 1981 et 2010[9]) :
StationTempérature
min. en hiver
(en °C)
Température
max. en été
(en °C)
Précipitations
mars-août
(en mm)
Précipitations
sept-févr
(en mm)
Ensoleillement
par an
(en heures)
Nombre de
jours de :
BrouillardOrageNeigeVent
Abbeville2,021,2363,6417,7167835251728
Beauvais1,322,9322,9343,7170652181555
Boulogne-sur-Mer3,219,7292,6410,0167843128119
Dunkerque3,520,3309,7370,0341011101
Lille1,622,3368,5372,9162862191865
Saint-Quentin1,022,3356,5346,1166073171557

Milieux naturels et biodiversité

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Réserves naturelles nationales

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Parcs naturels régionaux

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Sites naturels

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Labaie de Somme, l'anse du Hourdel.

(liste non exhaustive)

Forêts

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Avec428 000 hectares de forêt (privée à 72 %) produisant 4 000 000 m3/an de bois, la région est la dernière de France en superficie forestière (13,4 % de l'espace) mais la5e région en consommation de bois.

Hors boisementsONF, la forêt est détenue par un peu plus de 120 000 propriétaires, souvent détenteurs de petites parcelles (seuls 1 900 d'entre-eux possèdent un massif de25 hectares ou plus). Cette forêt mobilise pour sa gestion et son exploitation environ 8 800 entreprises (42 000 emplois) selon la filière Nord-Picardie Bois en 2017.

Après une longue phase de régression duhaut Moyen Âge à larévolution industrielle, cette forêt a regagné du terrain et est encore en expansion (+10 % en quinze ans vers 2000-2010). Elle est feuillue à plus de 90 %, l'enrésinement y étant pour l'essentiel artificiel. Lespeupleraies y sont nombreuses, également artificielles, et essentiellement dans les vallées humides[10],[11],[12].

Les forêts de plus de1 000 ha sont :

Environnement

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Lapollution atmosphérique génère dans la région 6 500 décès prématurés par an et une perte d’espérance de vie entre 11 et16 mois selon laFédération Atmo France. Dans lebassin Artois-Picardie, moins d’un quart des cours d’eau présente un bon état écologique et chimique et moins du tiers des eaux souterraines présente un bon état chimique. Au cours de la période 1995-2014, les populations d’oiseaux des milieux agricoles du Nord-Pas-de-Calais ont chuté de 50 %[8]. DeuxPlans de protection de l'atmosphère (PPA), mis en place par l’État, respectivement en 2014 (pour les départements du Nord et du Pas de Calais) puis en 2015 (pour l’agglomération de Creil) visent à réduire les émissions de PM10 des secteurs du transport, du résidentiel-tertiaire, de l’industrie et de l’agriculture pour descendre sous les seuils réglementaires. LeSRADDET fixe des objectifs déclinant régionalemnet ceux duprogramme national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA), que les SCoT, PLU / PLUI et SRCAE doivent reprendre[13].

Carte de la région montrant les pays traditionnels.

Pays traditionnels

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Bien que les Hauts-de-France soient divisés avant la Révolution en entités politiques distinctes, on relate la présence de plusieurs régions culturelles sur son territoire, ne faisant pas écho aux divisions administratives, dont les principales sont laPicardie et lesFlandres.

La Picardie

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Article connexe :Picardie (région culturelle).

Le territoire culturel picard est bien plus vaste que la région administrative ou que l'ancienne province.

De nombreuses villes du Nord-Pas-de-Calais sont dites de Picardie dès le Moyen Âge.Barthélemy l'Anglais, dans son encyclopédie inclut alors les villes d'Amiens,Arras,Beauvais etTournai en Picardie, il mentionne aussi leHainaut[14].

Arras est par exemple connue pour être le berceau de la culture littéraire picarde, avec ses trouvères commeJean Bodel ouAdam de la Halle. Ce qui en fait pour certains la capitale littéraire de laPicardie[15], ou encore la clé de voute de l'identité picarde[16].

« grand plaisir à voir draps et hautes lices ouvrés à Arras en Picardie »

— Jean Froissart, Chroniques

AuXVe siècle, le poèteFrançois Villon parle de« Picardes de Valenciennes »[17].

Les Flandres

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Articles connexes :Flandres artésiennes etWesthoek français.

En plus de la province de Flandre française, des territoires situés politiquement en Artois sont ditsflamands, c'est le cas des environs deBéthune,Saint-Omer etAire-sur-la-Lys que l'on nommeFlandres artésiennes.

On relate alors plusieurs territoires nommés flamands :

Jusqu'auxVIIe – VIIIe siècles, ces Flandres artésiennes étaient de languethioise (bas-francique, ancêtre du flamand) mais la région a très tôt été picardisée, dès lesVIIIe – IXe siècles. Malgré cette francisation précoce la toponymie flamande est restée vivace (par exempleHulluch, Nortkerque, Oblinghem, Westrehem, Isbergues, Gonnehemetc.).

Autres régions

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D'autres régions culturelles sont situées dans le territoire des Hauts-de-France, comme laChampagne, autour de l'Orxois, l'Omois et leTardenois, avec comme ville forte,Château-Thierry ; et leVexin français, autour deChaumont dans l'Oise.

Urbanisme

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Occupation des sols

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En 2024, avec 10 %, les Hauts-de-France sont la deuxième région la plus artificialisée de France pour une moyenne nationale de 6 %. Sur la période 2011-2021,16 290 ha ont été artificialisés.

Laloi climat et résilience qui prévoit leZéro artificialisation nette (ZAN) autorise, pour la période de 2021 à 2031, la région à une artificialisation maximum de8 145 ha, cette superficie se répartissant entre la région, les intercommunalités et les communes, ces deux dernières disposant d’un compte foncier local[18].

Répartition des espaces artificialisés entre 2009 et 2023[18]
Types d'espacepourcentage
Habitat
53 %
Activité
34 %
Infrastructures ferroviaires
7 %
Infrastructures routières
5 %
Mixte
2 %

Voies de communication et transports

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Carte des autoroutes et des principales liaisons ferroviaires de la région.

La région fait la jonction entre l'Île-de-France et laBelgiquevia unréseau routier etferré important, mais aussi avec l'Angleterrevia letunnel sous la Manche et de grands ports maritimes tels que ceux deCalais etDunkerque.

La région abrite plusieurs aéroports dont les principaux sont ceux deBeauvais-Tillé et deLille-Lesquin.

Réseau routier

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La région est traversée par3 axesautoroutiers majeurs : l'A1 relieParis àLille, desservant le secteur deCreil/Compiègne puisArras et le bassin minier. L'A16 relie le nord de la région parisienne à la frontièrebelge en desservantBeauvais,Amiens,Abbeville,Boulogne-sur-Mer,Calais etDunkerque. Enfin, l'A26 réalise la liaison entre Calais etTroyes via Arras,Saint-Quentin etLaon.

D'autres autoroutes relient entre elles des agglomérations de la région ou à proximité : l'A2 se sépare de l'A1 au nord dePéronne pour rejoindreBruxelles en desservantCambrai etValenciennes, l'A21 traverse le bassin minier, l'A28 lie Abbeville àRouen en suivant la côte, et l'A29 met en communicationReims etLe Havre en passant par Amiens et Saint-Quentin. Enfin, outre l'A1, quatre autoroutes rejoignent Lille : l'A22, l'A23,A25 etA27. Elles permettent respectivement d'aller, depuis Lille, àCourtrai (viaTourcoing), Valenciennes, Dunkerque etTournai.

Réseau ferré

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Articles détaillés :TER Hauts-de-France etHauts-de-France Mobilités.

Le réseau ferré est bien développé. Laligne grande vitesse Nord relie Paris à Lille (via lagare TGV Haute-Picardie) et permet de rejoindreLondres (via lagare de Calais) etBruxelles. LeTERGV, créé dans la région en 2000, lie certaines villes en utilisant les lignes et les véhicules prévus pour les TGV. Les habitants disposent également de nombreuses lignesTER.

Énergie

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La politique régionale freine le développement de nouveauxparcs éoliens mais soutient les unités deméthanisation, notamment agricoles (plus de 50 en activité en 2020), et lescentrales solaires photovoltaïques, notamment sur desfriches industrielles désaffectées[19].

Toponymie

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Enpicard, le nom de la région estHeuts-d'Franche.

Aujourd'hui, leministère de l'Europe et des Affaires étrangères etAtout France traduisent les Hauts-de-France vers l'anglais enNorthern France[20].

Histoire

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Si la région n'a été créée officiellement qu'en 2016, son territoire n'en garde pas moins une histoire très riche.

Le territoire avant les Hauts-de-France

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Carte de la région avec ses départements, montrant les provinces qui existaient sur son territoire auXVIIIe siècle.

Jusqu'auXVIIIe siècle, la région est divisée en plusieursgouvernements généraux etpays d'états, des entités administratives d'Ancien Régime qui faisaient autorité sur le plan militaire. Il s'agissait à l'époque des gouvernements dePicardie (autour d'Amiens,Saint-Quentin,Boulogne etCalais), de Flandre française, qui regroupait, en plus de la Flandre française, les pays d'états du Hainaut et du Cambrésis. Le gouvernement d'Artois (autour d'Arras,Lens etBéthune), tandis que le gouvernement de l'Île-de-France débordait sur la moitié sud de la province de Picardie, prenant ainsi des villes commeBeauvais,Compiègne,Soissons,Senlis ouLaon, qui ne sont pourtant pas des villes d'Île-de-France, mais bien dePicardie. Cette présence de territoires appartenant à la Picardie dans le gouvernement d'Île-de-France sera soulignée à plusieurs reprises par les cartographes de Louis XIV[21], par l'Encyclopédie deDiderot etd'Alembert[22],[23],[24], ou par des auteurs tels queRobert de Hesseln[25]. Le gouvernement de Champagne, quant à lui, possédait alorsChâteau-Thierry. LaRévolution française marquera la création des départements actuels et l'abolition des gouvernements généraux militaires.

La position frontalière des Hauts-de-France en a fait une place économique et militaire stratégique. De tous temps, elle fut au cœur d'importants conflits notamment durant les deux Guerres mondiales.

La région est constituée de plusieurs régions culturelles, partiellement ou en totalité. La majeure partie du territoire est occupée par laPicardie, qui comprend la plus grande partie de laSomme, de l'Oise, de l'Aisne, mais aussi la côte maritime duPas-de-Calais jusqu'àCalais. Ses villes principales sontAmiens,Saint-Quentin,Beauvais,Boulogne-sur-Mer,Calais,Compiègne,Abbeville,Laon,Creil,Senlis etSoissons. A cela s'ajoute le sud de l'Artois (Artois wallon) de culture picarde autour d'Arras et d'Hesdin-la-Forêt[26]. On notera aussi les régions duCambrésis, petit pays traditionnel autonome qui constitue les alentours deCambrai, une partie duHainaut que l'on appelle Hainaut français[27] s'étendant autour deValenciennes et deMaubeuge, et laFlandre romane, autour deLille etDouai[28], ces trois régions sont en grande partie de culturerouchi[29], variante locale du picard. On retrouve aussi une partie de l'Île-de-France culturelle, au sud-ouest de l'Oise, avec leVexin français autour deChaumont-en-Vexin, un morceau de laChampagne est aussi présent à l'extrême sud de l'Aisne autour deChâteau-Thierry. Il s'agit d'une partie de laBrie.

Plus au nord, se situe dans l'ancien pays d'états d'Artois du Pas-de-Calais, l'Artois flamand (ou Flandres artésiennes), autour deBéthune,Saint-Omer etAire-sur-la-Lys, en comparaison à l'Artois wallon composé du reste du pays d'états. Enfin, on retrouve enFlandre française, laFlandre maritime, en raison de son parler localflamand, qu'on appelle aussi le Westhoek français, et qui comprendDunkerque etHazebrouck. À partir duXVIIe siècle, on a regroupé ces territoires sous le nom dePays-Bas français, car il s'agissait de nouvelles acquisitions faites par la France sur lesPays-Bas espagnols, cesPays-Bas ditsespagnols devenaient ainsi desPays-Bas ditsfrançais.

Création de la région

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Idée de fusion de la Picardie avec la Champagne-Ardenne

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Dans sa tribune du, leprésidentFrançois Hollande pose les bases de laréforme territoriale de 2014. Il propose alors de passer de 22 à 14 régionsmétropolitaines. La carte jointe à la tribune indique que leNord-Pas-de-Calais resterait en l'état tandis que laPicardie fusionnerait avec laChampagne-Ardenne[30].

LesocialisteClaude Gewerc,président du conseil régional de Picardie, se dit alors « très surpris » du mariage annoncé de sa région avec sa voisine champenoise. Il rajoute que des trois possibilités de rassemblement (Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Champagne-Ardenne), cette dernière n'avait pas « [sa] préférence »[31]. Christophe Coulon, président du groupeUMP au conseil régional, critique pour sa part la réforme et constate, malgré des points communs, qu'il n'y a ni flux « économique » ni flux « humain » entre les deux régions[31]. Plusieurs élus du parti ont également demandé l'organisation d'unréférendum, notammentXavier Bertrand[32].

Barbara Pompili, coprésidente du groupeécologiste à l'Assemblée nationale et députée de laSomme, estime que la non-fusion entre Picardie et Nord-Pas-de-Calais résulte de la volonté de François Hollande de ne pas donner « une grande région àMarine Le Pen ». Elle ajoute que la fusion avec le Nord-Pas-de-Calais « ce ne serait pas dans la joie, mais ce serait dans une logique »[33]. Les élusFN du conseil régional picard ont eux aussi critiqué la réforme et indiqué que le non-mariage entre la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais était une volonté « politico-électorale » du président afin d'éviter la prise de la nouvelle région par le parti[34].

Du côté nordiste, à l'image deDaniel Percheron, l'ensemble de lamajorité régionale se félicite de l'autonomie de la région : l'entité étant suffisamment grande aux yeux des responsables politiques. Cette position est également défendue par Philippe Rapeneau, chef de l'opposition régionale. Les frontistes nordistes rejoignent pour leur part leurs collègues picards[35].

Le, leprojet de loi est déposé par leministre de l'Intérieur,Bernard Cazeneuve, auSénat, alors à majorité de gauche[36]. La carte proposée par le ministère est la même que celle de la tribune. Le,Carlos Da Silva présente au nom de lacommission des Lois de l'Assemblée nationale un nouveau texte de loi. La carte qui l'accompagne présente une nouvelle fois la fusion de la Picardie avec la région Champagne-Ardenne et l'autonomie du Nord-Pas-de-Calais[37].

Idée de fusion de la Picardie avec le Nord-Pas-de-Calais

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Le découpage des régions est amendé lors des travaux préparatoires de la chambre basse et, le, l'article1er proposé au vote entraîne la fusion du Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie, tandis que laChampagne-Ardenne rejoint laLorraine et l'Alsace.

Ce mariage provoque immédiatement une levée de boucliers de la part des principaux élus socialistes du département duNord. Ainsi, dans un communiqué de presse, la maire de LilleMartine Aubry et la majorité des députés socialistes du département définissent cette union comme une « aberration économique et sociale »[38]. Cette position est défendue par lerépublicainÉric Woerth, maire deChantilly dans l'Oise, qui estime que les intérêts de son département sont àParis et non à Lille[39].

En revanche, de nombreux élus se montrent davantage enthousiastes. La réunion de deux régions culturellement et économiquement proches, ainsi que la réunification de la Picardie historique sont soulignés. Pour Claude Gewerc, c'est « déjà une meilleure solution » que celle proposée précédemment[39]. À droite,Gérald Darmanin, maire deTourcoing,Daniel Fasquelle, maire duTouquet-Paris-Plage, et Xavier Bertrand, ont indiqué être favorables à l'union des deux régions[40],[41]. Tout en étant opposés à la réforme territoriale, les élus du Front national, à l'instar deFlorian Philippot, se sont déclarés satisfaits de la fusion qui leur offrirait une victoire « quasi assurée » lors des prochaines régionales[42].

En dépit de plusieurs amendements restaurant l'autonomie des deux régions déposés, entre autres parBernard Roman[43], l'Assemblée nationale vote en première lecture le projet de loi le lors du vote solennel[44]. Ni le passage devant les deux assemblées en seconde lecture, ni encommission mixte paritaire, ni en nouvelle lecture devant les deux chambres, ni en lecture définitive à l'Assemblée nationale n'ayant modifié l'union entre les deux régions, le mariage est officiellement entériné par le vote du[45],[46]. Leconseil constitutionnel n'ayant pas censuré la loi[47], la promulgation de celle-ci aujournal officiel le[48] entérine la naissance de la région « Nord-Pas-de-Calais-Picardie » le, dont le chef-lieu estLille[49].

Origine du nom

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Le nom « Nord-Pas-de-Calais-Picardie » n'avait pas vocation à être définitif. Juxtaposant les noms des anciennes régions par ordre alphabétique, il était celui retenu par la loi en attendant qu'un nouveau nom soit choisi pardécret en Conseil d'État sur proposition duconseil régional de la région fusionnée, décision devant intervenir avant le[50]. Le but était de choisir un nom simple et court, pouvant s'exporter à l'étranger et être facilement enregistré par tous les Français, tout en prenant en compte l'importante diversité des territoires de la région[51]. Certains[Qui ?] recommandaient également d'écarter toutes les désignations comportant un nom de point cardinal (Nord, Grand Est, Sud-Ouest) afin de ne pas les « confisquer » au français courant (ce qui a, par ailleurs, toujours fait défaut au département du Nord).

Du 22 au, une consultation est organisée dans les lycées et les centres d'apprentissage de la région pour proposer un nouveau nom. À l'issue de cette consultation, trois noms sont sélectionnés par le conseil régional : « Hauts-de-France », « Nord-de-France » et « Terres du Nord »[52]. La notion de « haut » de la carte de France comme synonyme du nord du pays attire leur[Qui ?] attention. Pour choisir entre ces trois propositions, le conseil régional a mis en place une consultation en ligne, à laquelle tous les habitants de la région pouvaient participer. Sur les 55 000 participants, 21 151 (soit 38,4 %) ont choisiHauts-de-France[53].

Lors de la séance plénière de l'assemblée régionale du, le conseil régional adopte l’appellation « Hauts-de-France »[54],[55]. Ce nom est validé par leConseil d'État le[49].

Il est néanmoins critiqué par de nombreux historiens et géographes. Sur le plan historique, en effet, cette dénomination exclut toute toponymie des territoires qui composent la nouvelle région (Picardie, Artois, Flandre, etc.). Du point de vue de la géographie, le terme « haut », et à plus forte raison son pluriel « les hauts de » se rapporte en français à l'amont d'un fleuve ou à l'altitude d'une région. Cette dénomination confond donc l'altitude avec lalatitude, voire avec le « haut de la carte », alors même que le point culminant de cette nouvelle collectivité territoriale du nord de la France est le deuxième plus bas du pays, ne dépassant pas les300 mètres d’altitude. Tout le nord de la région était d'ailleurs appelé sous l'Ancien Régime lesPays-Bas français, ce qui constitue une antinomie remarquable[56],[57],[58].

Politique et administration

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Article connexe :Liste des préfets du Nord.

Avant la fusion, les deux anciennes régionsNord-Pas-de-Calais etPicardie ont connu des évolutions politiques divergentes. La région Nord-Pas-de-Calais est historiquement acquise auParti Socialiste, qui a dirigé la région de sa création en 1972 à la fusion, à l'exception d'une brève parenthèse écologiste de1992 à1998, et qui y réalise des très bons scores à chaque élection. La Picardie, elle n'est pas acquise à un parti comme le montre l'évolution de son conseil régional dirigé par le centre de1974 à1978 (CNIP etUDF), la gauche de1978 à1979 (PSD), la droite de1979 à1980 (DVD), le parti communiste de1980 à1981, le parti socialiste de1981 à1985, le centre de1985 à2004 (UDF) puis de nouveau leParti Socialiste jusqu'à la fusion.

Les dernières élections de 2014 et de 2015 bouleversent le paysage politique locale. La gauche perd quatre des cinq conseils départementaux et doit se retirer de l'élection régionale pour faire barrage au front national. Pour la première fois, la gauche, qui a longtemps dirigé les deux anciennes régions, en est absente. Le front national augmente quant à lui fortement son nombre d'élus locaux et remporte la villed'Hénin-Beaumont en 2014 faisant des Hauts-de-France l'un de ses bastions électoraux[59].

Récapitulatif des résultats électoraux récents

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Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations contenues dans cette section proviennent du site du Ministère de l'intérieur[60].
ScrutinDépartement1er tour2d tour
1er%2e%3e%4e%Abs1er%2e%3e%Abs
Présidentielle 2012Hauts de FrancePS27,90UMP24,09FN23,85FG11,6220,58PS53,10UMP46,90Pas de3e20,66
02PS27,10FN26,33UMP24,20FG10,1919,39PS52,40UMP47,6019,68
59PS27,97UMP24,70FN21,91FG12,6222,12PS52,88UMP47,1222,11
60UMP26,59FN25,08PS24,90FG10,1119,07UMP52,66PS47,3419,32
62PS29,44FN25,53UMP21,86FG11,5420,13PS56,18UMP43,8220,36
80PS28,37UMP23,90FN23,77FG11,0018,15PS54,41UMP45,5917,88
Européennes 2014Hauts de FranceFN36,24UMP17,44PS11,20MODEM9,4457,85Tour unique
02FN40,02UMP20,73PS10,79MODEM6,7556,32
59FN32,80UMP17,11MODEM11,54PS11,2959,70
60FN38,26UMP20,03PS9,69MODEM7,6456,51
62FN38,89UMP15,41PS12,19MODEM8,0057,13
80FN37,15UMP17,15PS10,72MODEM9,5554,82
Régionales 2015Hauts de FranceFN40,64LR24,97PS18,12PCF5,3245,19LR57,77FN42,23PSRetrait38,76
02FN43,55LR29,02PS23,81PCF4,0444,56LR53,76FN46,2438,27
59FN37,04LR26,01PS19,42PCF6,0947,05LR61,84FN38,1640,22
60FN42,08LR26,81PS14,72EELV5,0746,36LR55,88FN44,1239,23
62FN44,38LR20,58PS19,52PCF5,1642,99LR54,12FN45,8837,49
80FN41,02LR26,33PS17,27PCF4,9041,79LR56,37FN43,6335,48
Présidentielle 2017Hauts de FranceFN31,04LFI19,59EM19,50LR16,1321,81EM52,94FN47,06Pas de3e25,00
02FN35,67EM17,94LFI16,99LR16,3021,34FN52,91EM47,0924,15
59FN28,22LFI21,28EM19,85LR16,7523,11EM56,90FN43,1026,76
60FN30,88EM19,80LFI17,68LR17,5420,15EM53,28FN46,7223,79
62FN34,35LFI19,13EM18,45LR14,2918,37FN52,06EM47,9424,05
80FN30,37EM21,75LFI18,61LR16,2219,68EM54,22FN45,7822,15
Européennes 2019Hauts de FranceRN33,55LREM17,95EELV10,31LFI7,0548,51Tour unique
02RN39,88LREM15,65EELV7,83UDC7,1947,41
59RN29,56LREM19,11EELV12,06LFI7,3750,42
60RN32,93LREM18,30EELV9,93UDC8,0148,57
62RN38,07LREM16,05EELV9,46LFI6,9246,89
80RN33,37LREM19,69LFI8,51EELV8,0645,24
Régionales 2021Hauts de FranceUD41,42RN24,37UGE18,97UC9,1367,16UD52,37RN25,64UGE21,9866,82
02UD48,75RN25,94UGE13,40UC6,4565,08UD57,22RN27,17UGE15,6164,96
59UD38,93RN22,69UGE22,53UC10,1569,66UD50,65UGE25,73RN23,6268,99
60UD41,94RN25,45UGE17,90UC9,0467,61UD53,23RN26,43UGE20,3467,19
62UD41,24RN26,40UGE16,74UC8,6764,94UD51,81RN28,42UGE19,7864,96
80UD44,08RN22,67UGE17,74UC8,9963,22UD55,07RN23,84UGE21,0963,42
Présidentielle 2022Hauts de FranceRN33,34LREM25,40LFI18,98REC5,9026,94RN52,14LREM47,86Pas de3e26,70
02RN39,25LREM22,09LFI15,49REC6,8727,06RN59,91LREM40,0926,22
59RN29,27LREM26,37LFI21,95REC5,7428,34LREM52,83RN47,1728,72
60RN32,27LREM24,30LFI19,30REC7,3725,19RN52,73LREM47,2725,72
62RN38,68LREM24,61LFI15,78REC5,1626,18RN57,50LREM42,5025,03
80RN32,79LREM27,80LFI17,51REC5,6525,04RN51,00LREM49,0024,02

Jumelages

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La région est jumelée avec la région marocaineMarrakech-Safi[61].

Elle est également jumelée avec l'État duMaryland (États-Unis) depuis 1981[62],[63].

La Région signe en 2022, un accord de coopération culturelle pour la période 2021-2024 avec laCommunauté flamande de Belgique[64].

En septembre 2024, les Hauts-de-France et laRhénanie du Nord-Westphalie renouvellent leur partenariat pour10 ans[65].

Population et société

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Démographie

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La région compte 5 997 734 habitants en 2020[Insee 1]. La population est essentiellement concentrée dans le Nord-Est de la région : dans la métropole lilloise et l'ancien bassin minier.

Population régionale classée par départements (2020)[Insee 1]
DépartementPopulation légale 2020
Nord
2 607 746
Pas-de-Calais
1 462 167
Oise
829 699
Somme
568 748
Aisne
529 374
TOTAL
5 997 734

Avec un habitant sur trois de moins de25 ans, les Hauts-de-France constituent avec l'Île-de-France la région la plus jeune de France métropolitaine[Insee 2].

Entre 2014 et 2020, la population régionale est restée stable (– 0,02 %) contrairement à celle de France métropolitaine (+ 0,3 % par an). La baisse significative de l’excédent naturel (+0.3%) n’a pas permis de compenser ledéficit migratoire (-0,3%) sur la période[66]. Une analyse plus fine, montre que le sud de la région (aires urbaines de Paris, Reims, Beauvais et Compiègne), ainsi que lesaires urbaines de Lille, Arras, Amiens, Calais et Saint-Omer ont une dynamique positive comprise entre 0,1 et 0,8% par an. Les communes de taille intermédiaire (plus de500 habitants et moins de 10 000 habitants) ont également attiré de la population sous l’effet de lapériurbanisation.

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) en 2022, au, si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, les Hauts-de-France compteraient 5 406 000 habitants soit une baisse de 10 % de la population comparé à 2018[67]. Cette évolution serait due à unsolde naturel en baisse, du fait de la chute des naissances connue depuis 2014 et de l’augmentation des décès liée au vieillissement des générations du baby-boom.

Ainsi, selon ce scénario qualifié de central, la population des Hauts-de-France diminuerait de près de 11 500 personnes en moyenne chaque année. Cela se traduirait par une baisse de 0,2 % par an alors qu’à l’échelle nationale, la population stagnerait (+0,01% par an). En 2070, les Hauts-de-France occuperaient la5e place des régions les plus peuplées, derrière l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie.

La région resterait toutefois le territoire où la part des jeunes est la plus élevée de métropole avec une part des jeunes de moins de20 ans qui passerait de 26 % en 2018 à 21 % en 2070, juste derrière l’Île-de-France 26 %). À l’échelle départementale, l’Aisne et lePas-de-Calais enregistrerait les baisses les plus importantes. L’Oise et leNord connaitraient une baisse moins importante alors que laSomme se situerait dans une situation intermédiaire. Le Nord resterait le département le plus peuplé de France.

Évolution démographique de la région Hauts-de-France
19681975198219901999200620092011
5 394 3545 592 4175 673 2605 775 7455 854 0695 912 9995 944 3545 960 170
20142015201620172018201920202021
6 006 1566 009 9766 006 8706 003 8156 004 1085 995 9085 987 795
Sources : 1968-2020 recensementsSource : Insee[68].

Communes les plus peuplées

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Liste des communes de plus de 30 000 habitants de la région
NomCode
Insee
DépartementSuperficie
(km2)
Population
(dernièrepop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Lille59350Nord34,83238 246(2023)6 840modifier les donnéesmodifier les données
Amiens80021Somme49,76136 449(2023)2 742modifier les donnéesmodifier les données
Roubaix59512Nord13,2398 286(2023)7 429modifier les donnéesmodifier les données
Tourcoing59599Nord15,1998 772(2023)6 502modifier les donnéesmodifier les données
Dunkerque59183Nord43,8986 263(2023)1 965modifier les donnéesmodifier les données
Calais62193Pas-de-Calais33,5067 571(2023)2 017modifier les donnéesmodifier les données
Villeneuve-d'Ascq59009Nord27,4662 868(2023)2 289modifier les donnéesmodifier les données
Beauvais60057Oise33,3155 550(2023)1 668modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Quentin02691Aisne22,5652 813(2023)2 341modifier les donnéesmodifier les données
Valenciennes59606Nord13,8243 468(2023)3 145modifier les donnéesmodifier les données
Arras62041Pas-de-Calais11,6342 875(2023)3 687modifier les donnéesmodifier les données
Boulogne-sur-Mer62160Pas-de-Calais8,4240 539(2023)4 815modifier les donnéesmodifier les données
Wattrelos59650Nord13,4440 847(2023)3 039modifier les donnéesmodifier les données
Compiègne60159Oise53,1040 761(2023)768modifier les donnéesmodifier les données
Marcq-en-Barœul59378Nord14,0440 184(2023)2 862modifier les donnéesmodifier les données
Douai59178Nord16,8840 250(2023)2 384modifier les donnéesmodifier les données
Creil60175Oise11,0936 301(2023)3 273modifier les donnéesmodifier les données
Lens62498Pas-de-Calais11,7032 920(2023)2 814modifier les donnéesmodifier les données
Cambrai59122Nord18,1831 134(2023)1 713modifier les donnéesmodifier les données
Liévin62510Pas-de-Calais12,8330 063(2023)2 343modifier les donnéesmodifier les données

Aires urbaines

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Liste desaires urbaines ayant plus de 50 000 habitants (population au)[Insee 3]
RangVille-centreAire urbaine
(habitants)
Pôle urbain
(habitants)
1Lille1 182 1271 037 939
2Douai -Lens539 870504 796
3Béthune370 564355 764
4Valenciennes369 326335 582
5Amiens295 055162 106
6Dunkerque258 030177 542
7Boulogne-sur-Mer132 03187 557
8Calais130 989100 997
9Arras130 72287 173
10Maubeuge129 965112 199
11Beauvais126 18258 616
12Creil119 723119 214
13Saint-Quentin111 09565 259
14Compiègne98 41870 670
15Saint-Omer90 99761 977
16Armentières78 33378 333
17Cambrai66 45647 453
18Soissons63 48442 842
19Berck57 09044 950
20Laon52 70628 689

Manifestations culturelles et festivités

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Le « Printemps de l'Art déco », est un événement mettant en valeur le patrimoine Art déco de la région Hauts-de-France. D'abord appelé la « Semaine de l'Art déco » lorsqu'il est créé en 2012 par trois communes,Arras,Béthune etCambrai, l'évènement devient, en 2013, le « Mois de l'Art déco » puis, en 2017, le « Printemps de l'Art déco », son appellation actuelle. En 2025,23 communes et sites participent à cet événement[69],[70].

Économie

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Du fait de la localisation de la région et de sa connexion avec des infrastructures de transport, le tissu productif régional est très intégré dans les chaines de valeur européennes et mondiales autour de grands secteurs (les industries, l’agroalimentaire, la logistique…). La région accueille de nombreux investissements de grandes entreprises, souvent multinationales.

Leproduit intérieur brut (PIB) régional se monte à174 milliards d’euros en 2021, soit 7 % du PIB français. Le PIB par habitant est lui de 29 083 € par habitant (Eurostat).

L’économie régionale se structure autour de 344 000 entreprises en intégrant les établissements sans salariés. Les entreprises de moins de dix salariés représentent 18,4 % de ces établissements. Cette part monte à 83 % si l’on exclut les établissements sans salariés (Eurostat).

D’autre part, lespetite ou moyenne entreprise (PME) (moins de250 salariés) de la région Hauts-de-France représentent environ 30 % des emplois salariés (Insee). Ce taux est proche du niveau national français. Les grandes entreprises et les ETI, elles, sont structurellement présentes en région et représentent 55 % des emplois contre 52 % en France. Les micro-entreprises se trouvent, en conséquence, à un niveau inférieur à celui connu au niveau national (16 %) contre 18 %). Les PME exercent notamment dans des activités de sous-traitance pour des grands groupes au sein de filières industrielles[71].

Emploi

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Avec untaux de chômage de 8,8 % en moyenne annuelle en 2022, la région des Hauts-de-France est la plus touchée de France métropolitaine.

Taux de chômage localisés par sexe et âge en moyenne annuelle en 2022
Comparaison avec la France métropolitaine[Insee 4]
EnsembleHommesFemmes15-24 ans25-49 ans50 ans ou plus
Hauts-de-France8,8 %9,1 %8,6 %22,7 %7,5 %5,9 %
France métropolitaine7,1 %7,3 %6,9 %16,9 %6,4 %5 %

Agriculture

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L'agriculture des Hauts-de-France s'est radicalement transformée en un demi-siècle :« de 1970 et 2020 le nombre de fermes en Hauts-de-France s’effondre, passant de 82 000 à 23 500. Dans le même temps, la taille moyenne de ces fermes triple, avec28 ha par exploitation en 1970 et91 ha en 2020. [...] La surface agricole des fermes apparait nettement plus hétérogène aujourd’hui qu’elle ne l’était par le passé. En 1970, la moitié des fermes régionales ont une superficie allant de6 à33 ha. En 2020, cet intervalle s’étale de23 à132 ha. [...] Le nombre moyen d’emplois par ferme reste ainsi stable au cours des50 dernières années. Toutefois, à surface équivalente, les besoins en main d’œuvre ne cessent de diminuer : en 1970, on compte en moyenne6,6 emplois pour100 hectares de terres agricoles contre seulement 1,9 en 2020. [...] Alors qu’en 2000 les agriculteurs de moins de40 ans sont largement plus nombreux que ceux de plus de60 ans, la tendance est inversée en 2020. »[72]. Le déclin de l’élevage à l'herbe se traduite par un recul des pâtures : division par deux de 1970 à 2020[72].

Productions végétales et laitières

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La région Hauts-de-France est la deuxième région de France, derrière la région Grand-Est, pour les productions végétales[Insee 5].

Elle produit 10 % du lait français. Chaque jour, les agriculteurs des Hauts-de-France assurent la moitié de la production nationale de sucre avec leurs betteraves et cultivent près de 60 % despommes de terre françaises. La région assure également la production de la quasi-totalité desendives etchoux de Bruxelles français[73].

Productions végétales en 2021 (en milliers de quintaux)[Insee 5]
CéréalesOléagineuxProtéagineuxPommes de terre
Hauts-de-France89 225,14 103,2919,554 205,6
Poids région vs France métropolitaine13,2 %7,1 %12,2 %60,3 %

Cheptel

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Cheptel présent dans les exploitations agricoles en fin d'année 2021 (en milliers de têtes)[Insee 6]
BovinsPorcinsOvinsCaprinsVolaillesgallus
Hauts-de-France1 120567149817 006
Poids région vs France métropolitaine6,5 %4,4 %2,2 %0,6 %7,3 %

Viticulture

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La région produit 10 % duchampagne français[73].

La législation européenne autorisant, depuis 2016, la plantation de vignes sur le territoire français, pour produire duvin sans indication géographique (VSIG), et leréchauffement climatique, ont permis la plantation des premiers cépages dechardonnay et depinot dans le département duNord et duPas-de-Calais[74],[75],[76].

En 2026 est créée, en Hauts-de-France, la fédération régionale des vignerons indépendants. Elle réunit treize vignerons pour environ70 hectares de vignes. En 2026, le vignoble régional représente au total150 hectares[77].

Industrie

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L’industrie dispose d’un poids important dans l’économie régionale : elle occupe 280 820 salariés en 2022 soit 18,2 % des emplois salariés[78]. La région Hauts-de-France se situe au4e rang national en nombre d’emplois industriels derrière les régions Île-de-France, Auvergne-Rhône Alpes et Grand Est.

L’agroalimentaire est le premier secteur industriel en termes d’emploi avec un emploi sur six.

Les autres principaux secteurs industriels sont :

  • la fabrication de matériels de transport (17 % des emplois industriels)
  • lamétallurgie (14 % des emplois industriels)
  • la transformation à partir de plastiques et d’autres produits non minéraux (11 % des emplois industriels)

A l’intérieur de ces secteurs, la région Hauts-de-France dispose de spécialités importantes : leferroviaire au sein du secteur fabrication de matériels industriels, leverre au sein du secteur de la transformation à partir de plastiques et d’autres produits non minéraux[79],[80].

La région Hauts-de-France occupe une place importante dans l'Industrie automobile française : 30 % de la production de voiture à l’échelle nationale y est réalisé par plusieurs grands groupes automobiles français et mondiaux[81].

Tourisme

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Le tourisme représente 4,3 % duPIB régional. 70 000 emplois y sont consacrés. Les touristes étrangers viennent principalement deBelgique. Lesnuitées étrangères sont représentées principalement par lesbritanniques (en particulier sur la Côte d'Opale et les environs d'Arras)[82],[83]. La région Hauts-de-France a tenté l'expérience d'une attraction touristique nouvelle, le rando-rail du Pays de Lumbres, qui comporte une option à assistance électrique, via deux parcours de 9 kilomètres à travers les bois et le bocage boulonnais, et les vallons de l'Artois[84].

Culture locale et patrimoine

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Architecture locale

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L'architecture des Hauts-de-France est très diversifiée, en raison de sa situation entre des régions culturelles différentes. Dans l'ancienne Picardie et à proximité, on retrouve une architecture marquée par la pierre et la craie blanche[85].

Dans le nord-est de la région et notamment versSaint-Omer,Cassel etArdres, on retrouve une architecture flamande maritime, marquée par labrique de sable. Autour deLille,Béthune etLa Bassée, l'architecture est marquée par la brique rouge, et une architecture traditionnelle flamande.

Sur le littoral (hors partie sous influence flamande), l'architecture est de type anglo-normande.

Le centre de la région, marquée par l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, est quant à lui marquée par une architecture urbaine et industrielle, et notamment l'architecture minière, lescorons, autour deBéthune,Lens,Hénin-Beaumont,Douai etValenciennes.

Lieux et monuments

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Monuments inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco

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La région compte plusieurs sites et ensembles de sites faisant partie dupatrimoine mondial de l'Unesco :

Monuments gothiques

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Le territoire de la région a été l'un des lieux où l'architecture gothique parvint à son apogée, auxXIIe et XIIIe siècles, notamment dans le sud de la région (qui faisait partie du domaine royal). Ce style a ensuite rayonné dans toute l'Europe. Plusieurs grandescathédrales sont des témoins prestigieux de cette aventure architecturale. Le gothique primitif est illustré par les cathédrales deNoyon, deLaon et deSenlis, tandis que les principales cathédrales gothiques du nord de la région, celles d'Arras, deCambrai et deThérouanne, qui appartenaient également en grande partie au gothique primitif, ont aujourd'hui disparu. Le gothique classique et le gothique rayonnant, c'est-à-dire l'apogée de l'architecture gothique, sont marqués dans la région par une course à la légèreté architecturale et au gigantisme, bien représentée chronologiquement par les cathédrales deSoissons, d'Amiens et deBeauvais[87],[88],[89]. Labasilique de Saint-Quentin a les dimensions d'une cathédrale. Il faut aussi évoquer l’existence de nombreuses abbayes, collégiales et églises paroissiales plus modestes qui illustrent cette architecture dans toute la région. En Picardie maritime le gothique flamboyant est bien représenté par l'église Saint-Vulfran d'Abbeville, lachapelle du Saint-Esprit de Rue et l'abbatiale de Saint-Riquier. Le groupe deséglises gothiques flamandes en brique et celui plus tardif deséglises fortifiées de Thiérache participent à l'originalité des pays locaux.

Citadelles et villes fortifiées

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Du fait de sa position frontalière, la région abrite de nombreuses fortifications de diverses époques. La partie nord de la région compte notamment un bel ensemble defortifications bastionnées. Les plus anciennes remontent au règne deFrançoisIer auXVIe siècle : les citadelles deMontreuil-sur-Mer, deDoullens et d'Amiens. Elles ont été transformées parJean Errard au début duXVIIe siècle. AuXVIIe siècle,Louis XIV agrandit la France dans le Nord par ses conquêtes et charge son célèbre ingénieur militaire,Vauban, de fortifier le « pré carré » le long de la frontière avec les Pays-Bas d'alors. Ce dernier construisit de remarquables places fortes dont certaines sont bien conservées : les villes fortifiées deBergues, de Maubeuge, deGravelines, duQuesnoy, deCondé-sur-l'Escaut et deMaubeuge, les citadelles deLille, d'Arras et deCalais, lefort d'Ambleteuseetc. Mais la région compte aussi des villes fortifiées à l'époque gallo-romaine et au Moyen Âge, dont on peut citerSenlis,Boulogne-sur-Mer, etLaon.

Châteaux

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Le sud de la région conserve quelques châteaux remarquables duMoyen Âge comme les châteaux deCoucy, deSeptmonts, deFère-en-Tardenois et deLa Ferté-Milon. Lechâteau de Pierrefonds a, quant à lui, été entièrement restauré sous leSecond Empire parViollet-le-Duc. D'autres châteaux ont connu un développement important à l'époque moderne comme lechâteau de Compiègne, reconstruit en style classique pourLouis XV, et qui fut une demeure impériale. Celui-ci abrite un vaste jardin à l'anglaise et deux musées nationaux : le musée du Second Empire et celui de la voiture et du tourisme. Lechâteau de Chantilly est le siège dumusée Condé, qui conserve un riche patrimoine, et dispose d'un jardin conçu parAndré Le Nôtre et de remarquables écuries duXVIIIe siècle, qui abritent lemusée du Cheval. Lechâteau de Blérancourt abrite un musée franco-américain.

Dans la Somme, lechâteau de Rambures duXVe siècle, est bien conservé. Dans le Pas-de-Calais, on peut mentionner lechâteau d'Hardelot, destyle néo-tudor et dédié aujourd'hui aux relations franco-britanniques, lechâteau de Boulogne-sur-Mer, qui abrite un musée d'archéologie antique et d'ethnographie ; l'Artois comprend de nombreux châteaux, dont le château médiéval d'Olhain.

Villes et Pays d'Art et d'Histoire

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Villes d'Art et d'Histoire

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Pays d'Art et d'Histoire

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Festivals

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Cinéma

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Bande dessinée

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Musique

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Mika auMain Square Festival d'Arras, l'un des principaux festivals musicaux de France.

Théâtre

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Séries télévisées

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Identité visuelle

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  • Logotype officiel
  • Logo provisoire, de décembre 2015 à mars 2016.
    Logo provisoire, de à.
  • Logo transitoire, de mars à juillet 2016.
    Logo transitoire, de à.
  • Logo depuis juillet 2016, représentant un cœur entrelacé dans une carte de France[90].
    Logo depuis, représentant un cœur entrelacé dans une carte de France[90].
  • Drapeau et armoiries non officiels des Hauts-de-France
  • Les armoiries[91].
    Les armoiries[91].
  • Le drapeau.
    Le drapeau.

Notes et références

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Références

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Insee

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Autres sources

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Pour approfondir

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Articles connexes

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Liens externes

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