La Haute-Savoie connaît un climat subcontinental et pour l'essentiel du département,montagnard, froid et neigeux en hiver, doux et orageux en été. Les intersaisons (avril et octobre) sont en moyenne plus sèches, mais lapluviométrie est globalement l'une des plus élevées de France[3].
La végétation naturelle s'étage en fonction de l'altitude et de l'exposition : la prairie, la forêt puis les alpages, avant d'atteindre l'étage nival.
La faune est celle des pays tempérés de montagne et un effort de reconstitution de la faune a été fait (chamois, bouquetins, grands rapaces) dans le cadre des réserves naturelles, lesquelles représentent une superficie de 180 km2 (parc naturel régional des Bauges) partagé avec laSavoie.
Le département se situe en bordure externe de la chaîne alpine dont l'orogenèse définit la topographie et les unités structurales qui le composent. Il est subdivisé en cinq unités structurales qui sont du sud-est au nord-ouest (des unités internes aux unités externes) :
Les massifs subalpins (massif des Bauges, desBornes,chaîne des Aravis et duFaucigny) sont uniquement constituées denappes de charriage (nappe des chaines subalpines et nappe de Morcles) de la couverture sédimentaire (Trias àOligocène) du domaine structural de l'Helvétique inférieur ou Dauphinois. Elles consistent en une accumulation de sédiments carbonatées qui décrivent le développement de lamarge passive européenne de laTéthys alpine enplateforme carbonatée auMésozoïque, puis sa transformation enbassin d'avant-pays entre lePaléogène et leNéogène, au cours de l'orogenèse alpine. Les massifs subalpins constituent la secondechaine de plissement formée conjointement avec l'exhumation des massifs cristallins externes au Miocène. Ces nappes se caractérisent par une succession deplis qui structurent le paysage (relief de plissement) et dont les traces axiales (généralement représentées par les crêtes des reliefs) présentent une courbure vers le sud-ouest qui reflètent la courbure générale des Alpes ;
Lemassif du Chablais[5] se distingue par sa géologie particulière qui est constituée d'un empilement de cinq grands ensembles de nappes de charriages d'origine plus internes (Helvétique supérieur à Pennique) et d'âge mésozoïque àpaléogène (Trias àÉocène). Il constitue actuellement l'une des plus grossesklippes des Alpes avec lesPréalpes suisses de géologie similaire. Ces différentes nappes correspondent à d'anciens domaines paléogéographiques qui étaient disposés successivement du nord au sud dans la Téthys alpine et décrivaient une variété depaléoenvironnement (plateforme carbonatée, domaine océanique, etc). Elles sont charriées au-dessus des futurs nappes helvétiques à partir de la fin de l'Éocène et constitue la première chaine de plissement formée lors de l'orogenèse alpine entre leCrétacé et l'Éocène ;
Le bassin molassique savoyard, est le prolongement occidental du bassin d'avant-pays nord-alpin (oubassin molassique suisse). Il constitue l'ensemble des plaines du département depuis leBas-Chablais en passant par leplateau des Bornes jusqu'à l'Albanais. Il est formé par la collision alpine à partir de l'Éocène terminal et est rempli par des dépôts orogéniques (flysch puismolasse) produits par l'érosion de la chaîne alpine en formation. Les terrains les plus jeunes sont des molasses d'eau douce inférieur duChattien (Oligocène)[6]. En Haute-Savoie, cette molasse est charriée sous l'effet de la progression vers le nord des Alpes et chevauche à hauteur duLéman la molasse du plateau[7] ;
Lesunités du Jura[8] sont constitués par les reliefs isolés duSalève et ses chaînons latéraux (montagne d'Âge, Mandallaz) qui émergent au milieu du bassin molassique savoyard puis par les premiers plis du massif du Jura (massif de la Chambotte : montagnes des Princes et du Gros Foug). Ce sont des couvertures sédimentaires carbonatées du domaine structural jurassien d'âge mésozoïque à éocène. Elles sont constituées de calcaires décrivant un environnement littoral à peu profond et forme un continuum avec les unités de l'Helvétique inférieur (ou Dauphinois) des massifs subalpins. LeJura constitue la troisième et dernière chaine de plissement formée à partir duPliocène. Contrairement aux précédentes unités sédimentaires, elles ne sont pas constituées de nappes car la couverture sédimentaire est faiblement charriée (moins de 30 km).
Coupe géologique synthétique des Alpes centrales. Le massif du Chablais correspond aux Préalpes. Les abréviations sont décrites dans le lien de la figure.
L'ensemble de ces unités sont recouvertes par des dépôts glaciaires provenant majoritairement de ladernière glaciation. Ils consistent en des dépôts demoraine, des dépôts fluvio-glaciaires à glacio-lacustres, ainsi que desblocs erratiques que l'on renconctre préférentiellement en plaine ou au fond des vallées. Outre ces dépôts, les glaciers ont aussi fortement contribué à l'érosion des reliefs pour aboutir à la topographie actuelle.
La Haute-Savoie est marquée par une activité sismique particulière et le département est classé en « zone de sismicité non négligeable » pouvant aller jusqu'à la destruction de bâtiments avec des séismes demagnitude 6 (voire 6,5 ou même 7).
La raison de cette sismicité est à chercher dans les contraintes qui s'exercent sur les roches de lalithosphère, et qui sont liées à l'orogénèse alpine.Lemont Blanc montagne jeune s'élève en effet en moyenne de 1 à 3 mm par an[réf. nécessaire] sous l'effet de la poussée de l'Italie contre les Alpes.
Plusieurs séismes ont été recensés dans la période moderne :
le, un séisme de faible amplitude eut lieu dans la vallée de Chamonix-Mont-Blanc, son épicentre se situait aucol de Balme dans la partie nord du massif du Mont-Blanc. Il n'a fait aucun dégât matériel ;
le 12 mars 2022, à 18h03, un séisme de magnitude 4,8 a secoué les deux départements savoyards. Plusieurs sites ont été fragilisés et signalés aux autorités et secours. L'épicentre se situait àMercury (Savoie).
Le toponymeHaute-Savoie est l'appellation accordée par l'empereurNapoléon III au département, à la suite de laréunion à la France en 1860 duduché de Savoie, berceau de lamaison de Savoie, appartenant auroyaume de Sardaigne[9]. Contrairement aux habitudes révolutionnaires de modifier les provinces de l'Ancien Régime en utilisant dans la nouvelle appellation la géographie des lieux, l'empereur concède le maintien du nom usuel du territoire dans la création des deux départements, distinguant désormais celui de la Savoie avec Chambéry, au Sud, et de la Haute-Savoie avec Annecy, au Nord[10],[11]. Il semblerait que le choix du nom ait été inspiré par la délégation des quarante et unsavoyards, menée par le comteGreyfié de Bellecombe, le[9],[Note 1]. L'historien et spécialiste de la période,Paul Guichonnet, à propos du choix des noms du département, précise qu'une seule source existe[9] :
« Les noms des départements annexés ont été accordés par l'empereur lui-même, sur la proposition d'un très grand nombre de Savoisiens et, en agissant ainsi, il a donné satisfaction à l'immense majorité de nos compatriotes. La situation n'est plus la même qu'en 1792, où le pays subissait une crise suprême. Aujourd'hui, pas de rivalité avec les départements anciens ; l'esprit de nationalité y est aussi vivace que dans toute autre partie de l'Empire, l’assimilation est complète. Léman ne pouvait convenir, Genève et son littoral n'étant plus français ; Mont-Blanc ne pouvait être appliqué qu'à la Haute-Savoie, et le Mont-Cenis ne pouvait convenir à la Savoie, le Mont-Cenis ayant été laissé, dans la plus grande partie, à l'Italie. Conserver au pays son ancien nom était une idée patriotique et heureuse qu'il faut approuver. »
— La Gazette de Savoie, édition du 22 juin 1860[9]
« Haute » dans Haute-Savoie n'est pas une indication d'altitude[Note 2], mais la position septentrionale, au nord, de cet ensemble[9],[14]. Dans la littérature régionale ainsi que l'usage chez certains régionalistes dans les années 1970, on trouve également l'expression « Savoie du Nord » pour désigner la Haute-Savoie[15].
Le nomSavoie provient de l'ancien territoire celteSapaudie (enlatinsapaudia), qui signifierait le « (pays des) sapins » ou le « (pays couvert de) sapins » (du gauloissapo :sapin). Le nom aurait ensuite dérivé enSabaudia, Sabogla, Saboia, Savogia et enfin Savoie[16]. AuXIIe siècle,Sabaudia ouSabauda désigne le domaine de la famille princière de Savoie[17].
L'utilisation de Haute-Savoie est toutefois remise en question par les représentants des populations locales dès le lendemain de l'annexion[18],[19]. Parmi les arguments avancés, celui du nom même qui désignait une province, laHaute-Savoie, de 1816 à 1860, avec Conflans, puis Albertville pour capitale[20],[21]. Le Conseil général de la Haute-Savoie émet un vœu afin de modifier le nom, proposant en échange celui de Mont-Blanc, le plus haut sommet du pays et se trouvant sur son territoire[18]. Le Conseil municipal d'Annecy agit de même. En 1862, les services préfectoraux consultent les représentants des communes sur un éventuel changement. Les avis sont partagés entre les deux options[18]. En 1922, le sujet est à nouveau débattu. La préfecture refait le choix de consulter les représentants des communes[18]. Cette fois-ci les avis sont un peu plus divergents. 281 délibérations communales parviennent aux services centraux et se répartissent ainsi : 148 font le choix du maintien de l'appellation, 101 optent pour « Mont-Blanc », 30 pour « Savoie-Mont-Blanc » et 2 pour « Léman »[18].
Le département est parfois familièrement appelé laYaute[22]ouHiôte[réf. nécessaire][23] par certains de ses habitants.
Le territoire de l'actuel département de la Haute-Savoie a fait partie jusqu'en1860 d'un État indépendant constitué et gouverné depuis leXIe siècle par lamaison de Savoie, lesÉtats de Savoie. Cette famille de grands féodaux a fondé sa puissance sur le contrôle des routes et des cols à travers lesAlpes, son association particulièrement avec lamaison de Bourgogne, avec lapapauté, avec les empereurs germaniques et même avec le royaume deFrance à qui elle a donné plusieurs de ses fils et de ses filles. Trois territoires composent le département et ont été contrôlés peu à peu par les Savoie : leGenevois, issu de l'anciencomté de Genève ; leFaucigny le long de la vallée de l'Arve, une ancienne baronnie, et sespuissants seigneurs et leChablais.
Bloqué à l'ouest par la puissance des rois de France, les princes de Savoie ont fortifié leurs possessions dans la région autour ducomté, puis duduché de Savoie, avant de déplacer leur centre d'intérêt vers lePiémont et toute l'Italie du Nord, pour obtenir un titre royal avec leroyaume de Sardaigne (ou de Piémont-Sardaigne), élément prépondérant de l'unité italienne.
La maison de Savoie retrouve définitivement l'ensemble de ses possessions d'avant la période révolutionnaire en 1815. En 1816, une partie des communes du Genevois sont données avec letraité de Turin pour la création ducanton de Genève. Une réorganisation du duché est mise en place en 1835-37, sous le règne deCharles-Albert de Sardaigne, notamment avec la création de deux divisions administratives, dont celle d'Annecy (Genevois, Nord du Faucigny, Chablais), prémices du futur découpage départemental[25].
À la suite dutraité de Turin et après unplébiscite en 1860, leduché de Savoie estannexé à laFrance. Le département de la Haute Savoie est constitué à partir des trois provinces du nord (Chablais, Faucigny et Genevois). C'est l'un des derniers grands territoires métropolitains ayant rejoint la France. Entre mai et, le traité de Turin est ratifié par les deux parties et le une cérémonie officielle et symbolique a lieu à Chambéry pour la remise des deux futurs départements savoyards à la France[9].
Le département de la Haute-Savoie est occupé par l’Italie fasciste de à[27].
Au la régionRhône-Alpes, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la régionAuvergne pour devenir la nouvelle région administrativeAuvergne-Rhône-Alpes.
Le département de la Haute-Savoie n'a pas de blason officiel. Le blason ci-contre est celui de l'ancien duché, et est utilisé par tradition tant en Savoie qu'en Haute-Savoie.
Ce blason traditionnel est également plus ou moins mis en évidence dans les blasons de certaines communes de l'ancien duché, dont en voici quelques exemples pour la Haute-Savoie :
Blasons de villes du département de la Savoie
Bonneville
Combloux
Cran-Gévrier
Evian-les-Bains
Frangy
Giez
Mégevette
Saint-Pierre-en-Faucigny
Blasons
Il est aussi présent dans les créations proposées (mais non retenues) deRobert Louis pour les deux départements savoyards :
Évolution de la population [ modifier ], suite (1)
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
260 617
255 137
235 668
245 317
252 794
259 961
270 565
293 852
329 230
Évolution de la population [ modifier ], suite (2)
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
2016
2021
378 550
447 795
494 505
568 286
631 679
696 255
746 994
801 416
841 482
Évolution de la population [ modifier ], suite (3)
2023
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861 158
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(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[28] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[29] puis population municipale à partir de 2006[30].)
Cette section doit êtreactualisée.(décembre 2019) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en. Motif : Données de 2014
La Haute-Savoie comporte 6 unités urbaines, selon la définition de l'Insee[31] :
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L'aire urbaine d'Annemasse s'élève à 284 494 habitants. Elle est en réalité la partie française de l'agglomération genevoise. Elle s'étend sur24 communes de l'Ain (79 127 habitants) et sur90 communes de la Haute-Savoie (205 367 habitants)[32].
Le développement de la métropole genevoise et l'abondance des travailleurs transfrontaliers font du pourtour lémanique un foyer important de croissance démographique ; cela contribue à expliquer le dynamisme démographique du département (le4e plus fort taux d'accroissement sur la période 2006-2011)[33].
Cette section doit êtreactualisée.(décembre 2019) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en. Motif : Données de 2009
Vue d'Annecy et de ses environs.
résidences principales : 309 276 (2009)
résidences secondaires : 108 474 (2009)
logements locatifs sociaux : 39 811 () dont 24 % de logements construits entre 2000 et 2011.
La Haute-Savoie, zone de passage et zone touristique est vue comme une région riche.Au total les crimes et délits commis sont de 37 879 affaires en 2018, 38 792 en 2019, 35 316 en 2020[35]
La Haute-Savoie est un département ancré à droite. C'est le seul département français de laVe République à n'avoir jamais élu un député de gauche, à l'exception des élections à la proportionnelle de 1986, avecDominique Strauss-Kahn.
La Haute-Savoie est un département dynamique, avec un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale dû en grande partie aux possibilités d'emplois offertes dans la zone deGenève (5,4 % de la population active haut-savoyarde selon l'Insee en).
Les principales zones dynamiques de la Haute-Savoie sont :
la zone frontalière Annemasse/Genève ;
l'agglomération d'Annecy (Annecy/Thônes) ;
la vallée de l'Arve (Cluses/Bonneville) ;
l'axe du Léman (Thonon-les-Bains/Évian-les-Bains).
Routes départementales : 2 948 km et 2 493 km avant le, depuis cette date l'État a transféré aux départements la gestion desroutes nationales. La particularité de la Haute-Savoie est la forte probabilité de chutes de neige lors des saisons d'hiver, les équipements spéciaux pour rouler en sécurité en hiver sont désormais obligatoires sur tout le département. En 2021, le département disposait de 154 camions etchasses-neige pour 141 circuits de déneigement et 450 agents mobilisés 7 jours/7 du 15 novembre au 15 mars, voire avant et après ces dates en cas de besoin, sur les 2 000 km du réseau principal et les 875 km du réseau secondaire[38].
En2006, 64 personnes sont mortes et 823 autres ont été blessées dans 621 accidents.
En2007, 63 personnes sont mortes et 862 autres ont été blessées dans 639 accidents.
En2019, 63 personnes sont mortes dans des accidents, dont 62 % étaient des usagers vulnérables (piétons, cyclistes, cyclomotoristes et motards).
En2020, 32 personnes seulement sont mortes, certainement grâce aux mesures de confinement (-25% d'accidents).
Chiffres de répartition en 2002 : Âge : 25-64 ans 55,2 %, 18-24 ans 7,8 % - 22,25% en collisions frontales : 22,25 % - 40% durant les nuits et les week-ends : 40 % - 19 % des conducteurs tués étaient en état d'alcoolémie - 42,2% ont été tués sur les routes départementales, 32,8% sur les routes nationales, 15,8% en agglomérations et 4,5% sur les autoroutes - Routes : départementales 42,2 %, nationales 32,8 %, 15,8 %, autoroutes 4,5 %
En 2021, la Haute-Savoie dispose de 31 pôles et 4 relais médicaux-sociaux répartis sur tout le département, employant 1 115 professionnels de l'action sociale (médecins, psychologues, infirmières puéricultrices, sages-femmes, assistants sociaux-éducatifs et familiaux, cadres et personnels administratifs)[38].
En 2018, la Haute-Savoie comptait plus de 180 000 personnes + de 60 ans, 15 782 personnes âgées de + de 80 ans vivant seules, 45 596 personnes en situation de handicap, 8 399 bénéficiaires de l'APA à domicile et 8 500 abonnés à la téléalarme. Le réseau ADMR compte 1 100 salariés au service de plus de 9 000 personnes[38].
Lacs :lac d'Annecy,Léman,lac de Montriond, lac des Confins, lac de Vonnes, lac Vert, lac Blanc, lac des Plagnes, lac de Vallon, lac des Îlettes, lac de Passy, lacs de Samoëns, lac de Mieussy, lac de Taninges, lac d'Habère-Lullin, lac de Flaine, etc.
Réserve naturelle du Bout-du-Lac, réserve naturelle de Passy, réserve naturelle des Contamines-Montjoie, réserve naturelle du Carlaveyron, réserve naturelle des Aiguilles-Rouges, réserve naturelle de Sixt-Passy, réserve des Aravis, Vallon de Bérard, forêt de Ripaille, forêt du Semnoz, Châtaignière, domaine de Guidou, marais de l'Enfer et de la Cluse d'Annecy, clos Berthet, parc naturel régional des Bauges
Parc paysager de la préfecture, créé en 1866 sur 2,5 hectares face au lac d'Annecy (ouverture rare et exceptionnelle).
Berges duThiou à Annecy, promenade paysagère sur 2 km.
Jardin alpin du Semnoz à Annecy.
Parc de l'Impérial à Annecy.
Château de Beauregard[42], àChens-sur-Léman, avec un parc à l'anglaise de 25 hectares, planté au bord du Léman et planté de chênes, de tulipiers de Virginie, de cèdres et de wellingtonia (accès limité).
Jardin public de l'Eau du Pré-Curieux àÉvian-les-Bains, jardin thématique de 3 hectares qui traite des zones humides et de la ressource en eau (accès gratuit mais limité).
Jardin aux iris àMassongy, jardin paysager privé de 2 hectares créé en 1986 (accès gratuit mais limité).
Jardin des Cimes au plateau d'Assy àPassy. Un jardin thématique et pédagogique de 3 hectares créé en 2008 (entrée payante)[43].
Jardin botanique de la vallée d'Aulps àSaint-Jean-d'Aulps, regroupant un jardin de plantes médicinales créé en 1999 et un potager médiéval créé en 2008 (accès gratuit mais limité).
Parc du prieuré de 2 hectares de la Tufts University àTalloires. Jardin expérimental des plantes autonomes, créé en 2003 regroupant quelque 2 500 plantes, proposant les alternatives aux méthodes d'entretien courante grâce à la diversité écologique (entrée payante).
Jardins secrets deVaulx. Jardin privé, entre Orient et Occident sur plus de 7 000 m² de plantations, de mosaïques, d'ouvrages en bois, divisé en plusieurs jardins intérieurs et extérieurs à thèmes (entré payante)[44].
Labyrinthe Jardin des Cinq Sens situé au cœur du village d'Yvoire, créé en 1988 à la place de l'ancien potager du château, il a été restauré selon l'art des jardins clos du Moyen Âge. Le jardin est classéJardin remarquable de France. Il s'étend sur 2 500 m² et est organisé autour d'un cloître végétal avec plantes médicinales et aromatiques, fontaines, volières, roses anciennes et arbres fruitiers palissés. Aussi La Châtaignerie, 24 ha de nature encore sauvage en bord de lac, avec des expos et des balades thématiques (accès libre toute l'année).
Leparc de Merlet aux Houches. En balcon face à la chaîne du Mont-Blanc, 20 ha de nature sillonnés par des sentiers balisés pour découvrir bouquetins, chamois, mouflons, daims, cerfs, marmotes et lamas en liberté.
La forêt de Ripaille, près de Thonon-les-Bains, avec un arboretum, des sentiers balisés et la clairière des Justes.
Le parc des jardins de Haute-Savoie au bord du lac de La Balme-de-Sillingy, en accès libre.
Les jardins du château de Sonnaz et le parc de Montjoux à Thonon-les-Bains.
Les 50 stations de ski du département représentent 20 % des stations de ski françaises[réf. nécessaire].
Lors de la saison 2010-2011, le domaine skiable s'étendait sur 205 km² dont 47 km² de pistes damées desservies par 704 remontées mécaniques capables d'atteindre un débit de 207 742 skieurs à l'heure soit 22 % de la capacité des stations françaises.
Lors de la saison 2020-2021, les 40 plus importantes stations de ski ont généré plus de 17 millions de nuitées hivernales et 2,1 milliards d'euros de retombées économiques avec 11,3 millions de journées skieurs et 30 000 emplois saisonniers. En 2022, 300 millions d'euros seront investis par le département dans ses plans alpins et nordiques[38].
Entre 35 et 50 millions d'euros sont investis chaque année dans les remontées mécaniques des stations haut-savoyardes, cependant les stations ne sont plus dans une logique d'expansion des domaines skiables mais plutôt dans la diversification des espaces de glisse : snowparks, zones freerides, etc. Le total des investissements est passé de 400 millions en 2005 à 270 millions d'euros en 2010 (remontées mécaniques, aménagement des pistes et sécurité, systèmes d'enneigement, etc[45].
Communes ayant plus de 10 % de résidences secondaires
Cyclisme etVTT cross-country : Le tour de France, Le Dauphiné... n'oublient jamais de passer par les routes et les cols alpins de la Haute-Savoie. Parmi ses sportifs on peut citerJeannie Longo, cycliste née àAnnecy.
Lelac d'Annecy et duLéman attirent les passionnés des sports nautiques.
Football : De nombreux clubs existent dans les communes et la Haute-Savoie a possédé le prestigieuxETG FC. La Haute-Savoie a également vu naître des footballeurs commeSébastien Frey ouYounès Kaboul,
En Haute-Savoie, l'enseignement privé, essentiellement catholique, se répartit, en 2010-2011, dans 117 établissements — 54 écoles élémentaires, 22 collèges, 26 lycées (généraux, technologiques, professionnels, polyvalents et agricoles), 1 CFA, 1 IMP, 1école de production, 11 CFP/UFA et une MECS — avec un effectif total de 29 678 élèves et 2 070 enseignants titulaires et remplaçants. Le taux de réussite aux divers examens atteint 92,7 %.
le Syndicat mixte intercommunal de gestion des déchets du Faucigny Genevois (SIDEFAGE) ;
le Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères des vallées du Mont-Blanc (SITOM) ;
le Syndicat intercommunal à vocation multiple de la région de Cluses (SIVOM) ;
le Syndicat de traitement des ordures du Chablais (STOC).
En 5 ans (2005-2010), alors que la population a augmenté d'environ 45 000 personnes, la production d'ordures ménagères a baissé de 7 % et les déchets envoyés aux incinérateurs ont baissé de 15 %.
Le SYANE (Syndicat des Énergies et de l'Aménagement numérique de la Haute-Savoie) existe depuis 2001. En, le réseau d'initiative publique départemental très haut débit en fibre numérique a été lancé pour couvrir255 communes rurales du département. En 2018, à la fin de la première phase des travaux, 90 % des entreprises de plus de6 salariés et 50 % des foyers devraient être desservis.
↑La délégation menée par le comteAmédée Greyfié de Bellecombe, comprend pour la province de Chambéry le député d'AixGustave de Martinel, les conseillers provinciaux Louis Bérard, Maurice Blanc,Ernest de Boigne, les baronsFrédéric d'Alexandry d'Orengiani etLouis Girod de Montfalcon, ainsi que Charles Bertier, Alexis Falcoz, Pierre-Louis Besson, l'avocat Antoine Bourbon, le docteur Dardel, Jacques Prosper Degaillon, Charles François, Jacques Prosper Degaillon, Félix Gruat, Pierre Viviand, Savey-Guerraz et le major de la Garde nationale Vuagnat. La province d'Annecy est représentée par les députésAlbert-Eugène Lachenal, Joseph Ginet (Rumilly),Hippolyte Pissard (Saint-Julien) etJacques Replat (Annecy), accompagnés parClaude Bastian (ancien député de Saint-Julien), Dufour, les baronsScipion Ruphy (Annecy) et Jules Blanc (Faverges),François Bétrix (directeur de laBanque de Savoie), le docteur Descotes, Magnin, Masset, Alexis Rollier. Le Chablais, plutôt favorable à un rapprochement avec la Suisse voisine n'envoie queÉdouard Dessaix, Félix Jordan, François Ramel et Gustave Folliet[12].
↑On avance souvent la présence du point culminant du pays — Mont Blanc, avec une altitude de4 806 mètres — pour justifier cet usage, cependant la Haute-Savoie comporte plus de parties basses que sa voisine du Sud ainsi qu'une altitude moyenne de 1 160 mètres contre 1 500 mètres pour la Savoie[13].
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑FrançoisMichel,Curiosités géologiques de Chamonix - Mont-Blanc, BRGM,, 135 p.(ISBN978-2-7159-2779-7).
↑SophieJustice, DanielleDecrouez, Jean-MarcelDorioz, JérémyRagusa, EmanuelReynard, FrançoisAmelot, PierreBelle, FabienHobléa et JeanSesiano,Curiosités géologiques du Chablais - Géoparc mondial UNESCO : Entre Léman et Mont-Blanc, BRGM,coll. « Curiosités géologiques »,, 119 p.(ISBN978-2-7159-2800-8).
↑JeanCharollais, RobertBusnardo, MichelCardin, BernardClavel, DanielleDecrouez, MichelDelamette, GeorgesGorin, MichelLepiller, Paul-HenriMondain, JeanRosset et FrançoisVillars,Notice explicative de la Feuille Annecy-Bonneville (678) de la Carte géologique de la France (1/50000ème), BRGM,, 139 p.(lire en ligne).
↑LouisChabert, Jean-MarieAlbertini (sous la dir.), JacquesChamp et PierrePréau,Un siècle d'économie en Savoie, 1900-2000, La Fontaine de Siloé,, 141 p.(ISBN978-2-84206-157-9),p. 12.
↑Victor Adolfe Malte-Brun,La France illustrée, géographie - histoire -administration : statistique,t. 3, J. Rouff,,p. 195.
↑Pierre Préau,« La Savoie dans l'organisation régionale française », dans Collectif,La région et la vie régionale : actes du Colloque sur la région et la vie régionale tenu à l'Université de Saint-Étienne, les 16, 17, 18 novembre 1973, Université de Saint-Etienne,(lire en ligne),p. 64.
↑Société savoisienne d'histoire et d'archéologie,L'Histoire en Savoie,« Dictionnaire du Duché de Savoie »,TomeI, 1840, La Fontaine de Siloé,(ISSN0046-7510), « N°9, NS »,p. 183.
↑ href="https://ville-data.com/delinquance/haute-savoie-74-74D" title="9% de Baisse des Chiffres de la Délinquance en 2020 pour la Haute Savoie" />Haute-Savoie délinquance. Etat 4001 : Outil d'enregistrement des crimes et délits commun à la police et la gendarmerie nationales. Les statistiques établies à partir de cette source décrivent l'activité d'enregistrement de ces administrations, soit les crimes et délits non routiers constatés par les services de police et les unités de la gendarmerie. Ce champ n'inclut pas les contraventions, les mains courantes, ni les faits constatés par d'autres administrations (douane, inspection du travail).
Pour la partie historique du département, en lien avec leduché de Savoie, consultez la bibliographie générale sur l'article « Histoire de la Savoie » et les articles détaillés.
Jean Vailly,Petites histoires et grandes affaires, la vie judiciaire en Haute-Savoie depuis 1860, éd. Itinera Alpina, 2011, 307 p.
Jean-PierreLeguay et ThérèseLeguay,La Haute-Savoie, Éditions de Borée,, 127 p.(ISBN978-2-84494-056-8).
MichelGermain, Jean-LouisHebrard et GilbertJond,Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éditions Horvath,, 450 p.(ISBN978-2-7171-0933-7).
Henri Baud,Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier,Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath,, 422 p.(ISBN2-7171-0200-0).
Les Cousins - La fabuleuse odyssée de l'exil des Savoyards en Argentine,TomeI, La Fontaine de Siloé, 1990.
Les Cousins - Les Savoyards de la pampa,TomeII, La Fontaine de Siloé, 1995.
Les Cousins - Le temps des retrouvailles,TomeIII, La Fontaine de Siloé, 1999.
RobertGabion,Dictionnaire des noms de famille de Savoie : Savoie, Haute-Savoie, Canton de Genève, La Fontaine de Siloé,, 1037 p.(ISBN978-2-84206-467-9).
Marie-ThérèseHermann,La cuisine paysanne de Savoie : La vie des fermes et des chalets racontée par une enfant du pays, La Fontaine de Siloé,, 255 p.(ISBN2-84206-148-9).
Jean-MarieJeudy,Les Mots pour Dire la Savoie. Et demain, j'aurai autre chose à vous raconter !, La Fontaine de Siloé,, 540 p.(ISBN2-84206-315-5).