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Hassen Chalghoumi (enarabe :حَسَن ٱلشَّلْغُومِي,Ḥasan al-Ššalġūmī), né àTunis le 5 septembre 1972[1], est un responsable associatif et religieuxfranco-tunisien.
Il est président de l'association culturelle des musulmans deDrancy, qui gère lamosquée Al-Nour dont il est l'un desimams.
Il se présente comme partisan d'un dialogue inter-religieux, notamment entreislam etjudaïsme, ce qui lui vaut d'être surnommé« l'imam juif » par ses détracteurs[2].
Après un début de notoriété en 2006, il est, dans les années suivantes, de plus en plus présent dans les médias français en tant que représentant d'un« islam modéré ». La classe politique française en fait l'un de ses interlocuteurs dans les milieux musulmans[3].
Sa représentativité, ses qualifications en tant qu'imam et sa médiatisation font cependant l'objet de controverses.
Fils d’un vétérinaire originaire d’Algérie et d’une femme au foyer originaire deMenzel Bourguiba, Hassen Chalghoumi grandit dans la ville duBardo enTunisie dans une famille qu'il décrit comme « religieuse mais libérale »[1],[4]. Il est le seul des quatre enfants à choisir de fréquenter uneécole coranique[1]. Il aurait quitté la Tunisie en 1992, « après avoir été arrêté par la police deBen Ali », selon son ancienne plume Farid Hannache.
Le futur« acteur remarqué du dialogue entreislam etjudaïsme »[5], se rend alors brièvement enSyrie puis enTurquie avant de rejoindreLahore auPakistan, où il restera trois ans et demi dans une madrassa, école coranique fondamentaliste dépendant du mouvementTabligh :« Après un an de perfectionnement enInde, j’ai obtenu un diplôme de théologien qui me permet d’êtreimam », explique Chalghoumi[6].
Depuis lors, il déclare cependant :« Je n’ai jamais été fondamentaliste […] je ne porte pas la barbe, je serre les mains de femmes et mes enfants sont dans le privé catholique[7]. ». Cette période de sa vie est présentée par Hassen Chalghoumi de façon très différente : après le bac et jusqu'en 1996, il aurait été à la recherche de ce qu'il appelle un « islam magique », et visite les pays mentionnés ci-dessus : Syrie, Algérie, Turquie, Inde, et Pakistan donc. Selon ses dires, il aurait été séduit par l'esprit deGandhi en Inde et par la Turquie, où selon lui, « les minorités sont protégées » et «l’État séparé de la religion»[1]. Toujours selon ses dires, les écoles qu'il aurait fréquentées seraient des écolessoufies[8].
Une fois formé au Pakistan, Hassen Chalghoumi rejoint la France, en 1996[8], s’installant chez son frère aîné, enSeine-Saint-Denis. L’année suivante, il commence à prêcher dans les foyers immigrés, notamment aufoyerSonacotra de la rue Hector-Berlioz àBobigny. En parallèle, rapidement devenu l’un des chefs de la mouvancetabligh enÎle-de-France,« sillonnant les banlieues pour pratiquer le prosélytisme pakistanais » (Farid Hannache), il se fait embaucher à l’Association pour une meilleure citoyenneté des jeunes (APMCJ), officiant, entre 1999 et 2003, comme « grand frère » (médiateur) à laRATP[1]. Il est également gérant d'une pizzeria qui fait faillite[9].
En 2000, il est naturalisé français[8].
Le, alors qu'il est manutentionnaire sur la plate-forme deRoissy, son badge d'accès lui est retiré pour « raisons de sûreté », dans le cadre d'une enquête portant sur l'un de ses frères[10].
Une note de laDirection générale de la Police nationale rapporte qu'en 2004, lors d'un prêche dans un foyer Sonacotra de Bobigny, il aurait été remarqué pour ses positionsextrémistes, et de ses appels en faveur duDjihad[8]. Il y affirme« celui qui va mourir au Djihad ira en direction duparadis »[8]. De plus, selon plusieurs sources auministère de l'Intérieur, Hassen Chalghoumi serait répertorié par les services de renseignement pour son appartenance au mouvement fondamentaliste duTabligh jusqu'en 2005, dont il aurait été encore proche en 2010[11]. Selon son ex-conseiller Farid Hannache, en 2004, leministère de l'Intérieur a lancé une procédure d'expulsion à son encontre, en raison de son intégrisme[12]. Cette procédure sera annulée à la suite de l'intervention de l'UOIF - l'Union des organisations islamiques de France[12]. Hassen Chalghoumi nie pour sa part avoir jamais été« extrémiste », tandis queJean-Christophe Lagarde, maire centriste deDrancy et proche de l'imam, affirme que la fiche accusant ce dernier d'extrémisme vient d'une« manipulation des renseignements généraux » : selon lui,« elle a été écrite pour justifier le retrait du badge deM. Chalghoumi parce que ce dernier avait refusé de devenir un informateur de la police[10]. »
Il participe aux cérémonies de commémoration aucamp de Drancy[13], durant laquelle, il reconnait la « singularité de laShoah », nouant à cette occasion des liens avec la communauté juive. C'est également à cette époque qu'il est remarqué par Jean-Christophe Lagarde, qui en fait l'un de ses contacts privilégiés dans les milieux musulmans de sa ville[14].
Lorsque Lagarde rencontre les associations musulmanes qui souhaitent édifier un lieu de culte, Chalghoumi est l'imam pressenti[13]. Il devient président de l'Association des musulmans de Drancy[15]. La mosquée est inaugurée le[16]. Très vite, elle rassemble des milliers de personnes chaque semaine[13].
En, lors du débat sur leport de la burqa, il se déclare favorable à son interdiction. Il soutient alors laloi française sur l'interdiction de la burqa[17],[18].
Peu après, en, il affirme avoir été agressé dans la mosquée de Drancy par un « commando islamiste »[13],[19],[20]. Cependant, sa version des faits est démentie par les fidèles présents, et, par la suite, Chalghoumi reconnaît ne pas avoir été présent au moment de la prétendue agression[21].
En, il coécrit avec son ex-conseiller Farid Hannache, journaliste,Pour l'Islam de France[22]. Ce dernier, s'est depuis, totalement désolidarisé de Chalghoumi. Il le qualifie de caricature et de faux imam[12],[23]. Il dénonce notamment son passé d'extrémiste, ses dérives politiciennes, ainsi que son illégitimité à parler au nom des musulmans[12],[23].
Hassen Chalghoumi se dit être un représentant d'un islam modéré et républicain[17], bien qu'en même temps, il demeure proche du mouvement fondamentalisteTabligh[11]. En, il tente de lancer la Conférence des imams de France, avec pour objectif de créer une instance théologique capable de créer des « fatāwā ». Le président duCRIF, legrand-rabbin de Paris, des élus et des diplomates des pays arabes[Combien ?] sont présents à l’évènement. Les représentants des communautés musulmanes ainsi que ceux de l'Église catholique n'y assistent pas[24]. La Conférence reste une « coquille vide »[25].
Face à la « montée » d'unislam radical et de certaines «influences étrangères», il plaide pour la formation d'imams « républicains », qui vont « fortifier des valeurs », comme celle de la place à part entière des femmes[26].
Il dénonce l'influence de la confrérie desFrères musulmans sur l'islam, qu'il qualifie de «plaie pour l'Islam»[17].
Son livre,Pour l'Islam de France, est un plaidoyer pour« un islam animé par le mieux-vivre en France », où il regrette que l'islam en France soit« sous-traité aux gouvernements étrangers et aux sectes intégristes »[17].
Après l'assassinat de Samuel Paty, il dénonce l'islamisme àConflans-Sainte-Honorine, en compagnie d’une dizaine d'imams :« L’islamisme est une maladie de l’islam, il faut le combattre, déclare-t-il, très ému, face aux médias. Les pays musulmans le combattent, l’islam politique est interdit dans certains pays, pourquoi chez nous on n'interdit pas l’islamisme ? Jusqu’à quand notre jeunesse va-t-elle payer ça ? [...] Il faut de vrais aumôniers dans les prisons et de vrais médiateurs dans les quartiers, poursuit-il la voix tremblante. Il faut que les musulmans parlent aux jeunes musulmans dans les quartiers, qu’ils débattent de ce que veut dire Charlie, de ce que signifie la liberté d’expression, de ce que sont l’islam et l’islamisme »[27].
Lorsqu'il était prédicateur à Bobigny, il défendait le port du voile lors de ses prêches[28][source insuffisante].
En 2010, il dit :« Je respecte leur pratique, mais je suis contre cette pratique. Ils (les extrémistes,N.D.L.R.) ont résumé l'islam, soit quinze siècles de savoir et de lumières, en un bout de tissu sur le visage, c'est indigne ! […] On a besoin de dialogue, d'aller vers l'autre[26]. »
Il intervient, en, lors d'une cérémonie commémorative aucamp de Drancy et déclare qu'« à quelques mètres d'ici, des personnes innocentes ont souffert d'une injustice sans égale, avant d'être déportées àAuschwitz, juste car elles étaient juives » et « qu'issus de la même famille, enfants d'Israël et d'Ismaël sont des cousins, et ce encore aujourd'hui »[13]. Quelques jours après, sa maison est vandalisée[29].
En, il organise avecMarek Halter une cérémonie d'hommage aux Juifs déportés au mémorial du camp de Drancy qui rassemble 140 imams avec desrabbins, pour montrer que« l’islam n’a rien à voir avec la haine. Il faut dénoncer la violence, celle desnazis hier, celle des terroristes aujourd’hui[30]. » Le ministre de l'Intérieur,Manuel Valls assiste au dîner qui suit cette cérémonie[30].
En 2009, Chalghoumi a établi des dialogues entre les communautés juive, catholique et musulmane au sein de sa mosquée, et malgré l'antagonisme de certains de ses fidèles envers ces échanges il semblerait que son entreprise ait réussi non pas sans une certaine crispation de la part de ses opposants[31].
Il est convié au dîner duConseil représentatif des institutions juives de France en 2012.
En 2013, son engagement lui vaut d'être récompensé par le prix Copernic, un prix d'un montant de 3 000 euros remis par l’Union libérale israélite de France[32].
Cet engagement est contesté par certains de ses détracteurs qui lui donnent le surnom d'« imam des Juifs »[33],[14],[34],[35],[36].
Interrogé au sujet duconflit israélo-palestinien en 2010, Hassen Chalghoumi tient à cette époque un discours aux accentsantisionistes :« Évidemment que nous soutenons lacause palestinienne. Mais il y a deux choses différentes. Il y a une différence entre lareligion juive ou les françaisjuifs etIsraël en tant que nation et pouvoir politique. La différence entre ces deux-là est grande. Nous dénonçons cette occupation, cette oppression, cette extorsion de leur terre et cette violation desdroits de l'homme. Il va de soi que nous haïssons cela avec force. Nous supplions Allah que cela cesse et que les gens récupèrent ce qui leur appartient de droit. »[37].
Invité en Israël[38] à un colloque intitulé « religion et laïcité », il se rend àTel Aviv le. Il est accompagné de plusieurs personnalités françaises dont le philosopheAlain Finkielkraut, l’essayisteCaroline Fourest, et la journalisteÉlisabeth Lévy[39].
Le, Chalghoumi se rend en Israël accompagné d'une délégation de douze imams français. Cette démarche, à l'initiative de l'ambassade d’Israël, reçoit le soutien du ministère français des Affaires étrangères (le quai d'Orsay)[40]. Ce voyage qui est intégralement financé par l'ambassade d’Israël en France[41] permet à la délégation de se recueillir aumémorial de Yad Vashem[40] et sur les tombes des victimes deMohamed Merah,assassinées le 19 mars à l’école juive d’Ozar Hatorah à Toulouse et enterrées en Israël. « Malheureusement, côté israélien, beaucoup pensent que les musulmans de France détestent les juifs, qu'il y a de l'antisémitisme. Notre voyage prouve que ça n'a rien à voir avec l'islam » et qu'il s'agit « d'actes isolés », a alors insisté Hassen Chalghoumi[30].
En, après une nouvelle visite en Israël, où il a dénoncé leboycott anti-Israël et une rencontre avec le présidentReuven Rivlin, il est l'objet de menaces de mort à son retour en France[42].
Le, lecolonel-major et ancienporte-parole duministère de l'Intérieur tunisien, Khalifa Chibani, demande que Hassen Chalghoumi soitdéchu de sanationalité tunisienne en raison de ses prises de position répétées en faveur d'Israël[43],[44].
Entre 2010 et 2012, il assiste à plusieurs meetings de l'UMP, ce qui sera interprété par ses détracteurs comme un soutien à la candidature deNicolas Sarkozy à l'élection présidentielle[45].
Après le premier tour de l'élection présidentielle de 2017, il se réjouit du« résultat [...] qui a placé en têteEmmanuel Macron » etappelle à voter pour lui au second tour pour« faire barrage à l'extrême droite »[46].
Il a plusieurs fois défendu le régime deBen Ali, affirmant notamment en :
« Le président actuel a sauvé la Tunisie de la guerre civile algérienne. Les mêmes intégristes tunisiens voulaient instaurer la même barbarie talibane et provoquer la même guerre civile algérienne… La Tunisie est un pays libre et moderne…[47] »
S'exprimant sur les révolutions arabes, il a critiqué le résultat des premières élections démocratiques en Tunisie qui avaient donné gagnant le parti islamiste :
« Ce qui se passe aujourd'hui dans le monde arabe est très grave. Quand le parti islamisteEnnahdha accède au pouvoir en Tunisie, quand 40 % des Tunisiens de France ont voté pour lui, je suis catastrophé. Je connais le double langage des islamistes, je suis musulman, je suis tunisien… Ces gens-là veulent instaurer lacharia, et tout le monde se réjouit[48]. »
Au lendemain de l'attaque au couteau du lycée Gambetta d'Arras perpétrée le par un ressortissant russefiché S, il appelle le ministre de l'Intérieur,Gérald Darmanin, à« expulser tous les fichés S qui ne sont pas Français. Tous, sans pitié. »[49].
Le, Hassen Chalghoumi et Chalom Lellouche, rabbin deLevallois-Perret, lancent un« appel conjoint » pour faire« barrage [...] àLFI » auxélections européennes du surlendemain[50].
Entre janvier et, la mosquée de Drancy, gérée par l'association al-Nour qu'il dirige, est le théâtre de vives tensions entre les partisans de Chalghoumi, les fidèles, et des partisans ducollectif Cheikh Yacine de l'islamisteAbdelhakim Sefrioui. Les menaces dont il est l'objet lui valent alors la protection de la police[17],[51],[52].
À la suite de la décapitation deSamuel Paty, il a de nouveau fait l'objet de menaces de mort[53].
Le, Hassen Chalghoumi annonce, par le biais de son avocat Jonas Haddad (rejoint le lendemain par Henri de Beauregard), qu'il va porter plainte pourmenace de mort etmise en danger de la vie d'autrui contre le collectif de rappeurs derrière le titre polémiqueNO PASARÁN, sorti la veille et dans lequelAlkpote dit :« « J'recharge la kalachnikov comme Ramzan Kadyrov/Nique l’imam Chalgoumi et ceux qui suivent leSheitan à tout prix »[54],[55],[56]Rudy Reichstadt juge, lui, que « mettre une cible sur la tête de l’imam Chalghoumi, je ne suis pas sûr que ce soit une manière de s’opposer à l’extrême droite. »[57].
Le, après un incendie volontaire du siège deCharlie Hebdo, il déclare :
« Je le condamne (l'incendie), je ne trouve aucun justificatif à un acte criminel qui est contre les principes de la République et tous les principes de l'islam[58]. »
En, à la suite de la sortie sur internet de la vidéo « L'Innocence des musulmans »,Charlie Hebdo publie des caricatures surMahomet. Hassen Chalgoumi dénonce ces caricatures et qualifie l'attitude du journal d'« irresponsable »[31].
À la suite desattentats de janvier 2015 en France, il en qualifie les auteurs de « barbares » et de « criminels »[59].
SelonPascal Boniface, directeur de l'IRIS, la communauté musulmane se verrait désigner, en la personne de Chalghoumi, un responsable qu'elle n'aurait pas choisi, et qui ne la représenterait pas[60]. Toujours selon Boniface, Chalghoumi occupe la parole d’une communauté dont il n’a pas le soutien, mais il tire sa légitimité des médias et des milieux politiques dominants[60]. Parmi les musulmans, il serait largement ignoré, voire violemment rejeté[60]. Ce rejet proviendrait d'après Boniface non pas de ses positions, mais de son illégitimité[60] :
« si Chalghoumi est rejeté, ce n’est pas parce qu’il est modéré, comme certains veulent le faire croire, mais parce qu’il est illégitime. »[61].
Pascal Boniface juge l'action de Chalghoumi contre-productive, et que, loin de combattre le préjugé d’un islam radical et intolérant, il le conforterait puissamment[60].
Pour de nombreux musulmans, Hassen Chalghoumi est « un pur produit des politiques et des médias ». Il divise[62]. Il est peu apprécié dans les milieux musulmans de France[63] et la disproportion entre sa représentativité et son exposition dans les médias critiquée[64].
Cependant,Libération remarque que Hassen Chalghoumi est lui-même un « représentant de la communauté musulmane » très souvent dénoncé, notamment par des musulmans, comme un imposteur[65].
En 2010, l'islamisteAbdelhakim Sefrioui s'oppose violemment à Hassen Chalghoumi, tentant de le faire destituer de son poste à la mosquée de Drancy[51]. En, des membres ducollectif pro-palestinien Cheik Yassine, voyant une caméra dans la salle des ablutions de lamosquée de Drancy, prétendent qu'il pourrait y en avoir d'autres dissimulées dans l'espace réservé aux femmes. Le conseiller de l'imam Farid Hannache explique qu'il n'y a qu'une seule caméra« posée à la demande des fidèles qui constataient une recrudescence des vols à cet endroit »[66].
L'année suivante, Chalghoumi est placé sous protection policière après des menaces proférées par Sefrioui et ses soutiens[52].
Le, le Collectif pour la dignité des musulmans rédige une lettre ouverte et appelle Chalghoumi à la démission. Quelques intellectuels musulmans se joignent à cet appel et signent une pétition[67]. Ce collectif entend dénoncer ce qu'il appelle son instrumentalisation par le pouvoir politique et sa collaboration avec le CRIF aux dépens de la communauté musulmane.
En, Farid Hannache, coauteur du livrePour l’islam de France, voit en Chalghoumi« ce qu'il y a de pire dans l'islam : la manipulation politique »[68]. Il lui reproche notamment d'avoir milité pourNicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012[68].
En novembre 2020, une pétition circule « Pour que Hassen Chalghoumi ne soit plus le porte-parole des musulmans de France »[69]. Après des propos deGhaleb Bencheikh, président de la Fondation de l’islam de France, dans le siteTSA-Algérie, que Chalghoumi estime insultant à son égard, ce dernier porte plainte contre l’islamologue[70].
Lors d'une interview pour leJerusalem Post, Chalghoumi déclare avoir payé une société pour faire « remettre à jour régulièrement » sa page Wikipédia. Selon lui, elle serait « hackée par lesFrères musulmans »[71].
Le dimanche 27 décembre 2015, la chaîne publiqueFrance 3 invite dans son journal télévisé un prétendu imam nommé Rachid Birbach,dont le parcours est jalonné de mensonges en tout genre, ce qui provoque une polémique[pas clair]. La chaîne de télévision s'est expliquée auprès d'Arrêt sur images sur le choix de son invité, déclarant qu'« il nous a été recommandé parM. Chalghoumi, l'imam de Drancy ». Hassen Chalghoumi a ensuite affirmé au journalLibération n'avoir « jamais recommandé Rachid Birbach aux journalistes de France 3 »[72],[73],[65],[74].
Il est marié et a cinq enfants[1], tous scolarisés dans une école catholique, car, dit-il,« quand on a vu, sur sa première photo de classe, que ma fille n'était entourée que de blacks et de beurs, on s'est dit avec ma femme qu'elle ne devait pas rester dans cette école[75],[76]. »
Hassen Chalghoumi a fait l'objet d'un film documentaire, diffusé le à20 h 40 surLa Chaîne parlementaire.
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