Sur le plan historique et culturel, Hasparren fait partie de laprovince duLabourd, un des sept territoires composant lePays basque[Note 3],[8]. Le Labourd est traversé par lavallée alluviale de laNive et rassemble les plus beaux villages du Pays basque[9]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ouEuskaltzaindia divise le territoire du Labourd en six zones[10],[11]. La commune est dans la zoneLapurdi Ekialdea (Labourd-Est)[12], à l’est de ce territoire.
La commune est drainée par l'Aran, l'Ardanavy, le ruisseau Hasquette, le ruisseau Suhyhandia, Anguéluko erreka, le ruisseau de chantus, ur Handia, un bras de la Joyeuse, Entrikola Pourdia erreka, Eyhéracharko erreka, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 122 km de longueur totale[14],[Carte 1].
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Au, Hasparren est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[35].Elle appartient à l'unité urbaine de Hasparren[Note 7], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[36],[3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[3]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[37],[38].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (31,8 %), prairies (24,9 %), forêts (20 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,7 %), zones urbanisées (4,6 %)[39]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment l'Aran, l'Ardanavy, le Suhihandia et le Marmaroko erreka. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1983, 1988, 1992, 1995, 2001, 2009, 2010 et 2018[43],[41].
Hasparren est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan deprotection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[44]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du 16 septembre au 7 octobre 2022[45],[46].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Hasparren.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[47]. 77,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le, en application de laloi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 9],[48].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1992, 2003 et 2005 et par des mouvements de terrain en 2010, 2014 et 2019[41].
Il est documenté[49] sous les formesHesperenne (1247, cartulaire deBayonne[50]),Sanctus Johannes de Ahesparren,Hesparren etHaesparren (respectivement 1255, et 1288 pour les deux dernières formes, chapitre deBayonne[51]),Ahezparenne (1288, rôles gascons),Esparren (1310, cartulaire deBayonne[50]),Aezparren,Hesperren,Hasparrem etHesparrem (respectivement 1348 pour les deux premières formes et 1501 pour les deux dernières, chapitre deBayonne[51]),Hasparn etHaspar (respectivement 1686 et 1754, collations du diocèse de Bayonne[52]),Hasparre (Carte des Pays Basques de France et d'Espagne) etHazparne[53] auXIXe siècle.
Le toponymeHasparren provient d'un ancienAhaitz-barren(a) > Ahaizparren(a), composé de la racinebasqueahaitz qui indique une hauteur intermédiaire et debarren « de l'intérieur »[54] — et non pas deHaritz barne « chêne de l'intérieur » comme le disait la tradition locale.
Le toponymeElizaberri apparaît sous la formeÉliçaberria (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[49]).
Le toponymeUrcuray apparaît[49] sous la formeSaint-Joseph d'Urcuraye (1662, collations du diocèse de Bayonne[52]). Le toponymeCelhay apparaît[49] sous la formeCélay (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[49]).
« Flamen item / du(u)mvir quaestor / pagiq(ue) magister / Verus ad Augus/tum legatum mu/nere functus / pro novem opti/nuit populis se / iungere Gallos / urbe redux Ge/nio pagi hanc / dedicat aram »
que l'on peut traduire ainsi :
« Flamine (prêtre du culte impérial), et aussiduumvir (membre d'un collège de deux magistrats dirigeant la cité),questeur (percepteur), et administrateur du pays[Note 10].
Verus, chargé d'une ambassade auprès d'Auguste (l'empereur),
a obtenu pour les neuf peuples d'être joints aux Gaulois / d'être séparés des Gaulois[62] ;
de retour de la Ville (Rome), il dédie cet autel au Génie du pays[Note 11]. »[63].
Theodor Mommsen (-) a défendu une datation tardive, de peu antérieure àDioclétien[71], position reprise parJean-François Bladé (-) avec lequel Mommsen a entretenu une correspondance suivie[71].Hermann Dessau (-) a penché pour l'époque de laTétrarchie[71]. Jean-Baptiste Daranatz (-) a proposé l'époque deCarin, prédécesseur de Dioclétien et dernier empereur représenté sur les monnaies duTrésor d'Hasparren.
C'est en effet à cette époque que la réforme deDioclétien a réorganisé la carte administrative de l'Empire, divisant l'Aquitaine (comme la totalité des provinces de l'empire, devenues sans doute trop difficiles à gérer) en de moins vastes districts dont il était plus facile de contrôler les impôts. Ces nouvelles provinces plus petites sont, dans le cas de la subdivision de l'Aquitaine au nombre de trois, parmi lesquelles la Novempopulanie qui correspond à l'Aquitaine de l'époqueJules César (sud de laGaronne). Ce document est le plus souvent interprété comme une preuve de l'altérité opposant les neuf peuplesaquitains (Euskariens ou proto-Basques ?) aux peuples gallo-romains, mais la procédure évoquée par la dédicace n'est qu'une réforme de l'administration romaine sans portée politique. La Novempopulanie demeure rattachée au diocèse des Gaules. C'est cependant l'interprétation retenue par lesInscriptions Latines d'Aquitaine[72].
Cette lecture a longtemps prévalu, s'appuyant mal surBladé etMommsen. En effet, les deux savants, traduisaient dès l'originese iungere en "se joignant", mais c'est l'inverse qui s'est imposé (seiungere "séparer")[62],[74]. Cette inscription commémorerait la réunion de laNovempopulanie à la Gaule, que Mommsen imagine s'être fait au détriment de l'Hispanie. Elle pourrait être confortée par l'emploi deGallos à l'accusatif et non pas à l'ablatif.
Au Moyen Âge, Ahaizparrena, protégée par ses deux châteaux de Zalduzahar (1125) et Zalduberri (1310) était une étape deschemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
En1784, l'instauration d'une franchise commerciale accordée à Bayonne et à la partie du Labourd située au sud de laNive, qui entraîna des contrôles "vexatoires"[77] de laFerme générale pour les communes du nord du Labourd, fut à l'origine d'unerévolte des femmes de Hasparren qui se propagea aux communautés voisines. Plusieurs régiments d'occupation furent envoyés sur place plus de 5 000 fusils furent saisis. En rétorsion, l'intendant, M. de Néville, fit abattre le clocher de l'église de Hasparren, qui ne fut reconstruit qu'en1816.
En 1790, le canton d'Hasparren comprenait les communes deBriscous, Hasparren etUrt, et dépendait du district d'Ustaritz[49].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[81]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[82].
En 1780, une lettre[85] du syndic dubiltzar d'Ustaritz mentionne[86] :la communauté de Hasparren est fort grande et fort peuplée, elle est le siège d'un gros Bourg (...). Grand nombre de ses habitants sont (…) gens de commerce et métiers comme boutiquiers, chamoisiers, corroyeurs, tanneficiers, cordonniers, massons et charpentiers ; ils ne vivent que de leur travail et de leur industrie.
La ville s'est spécialisée dans la tannerie et est demeurée une capitale de la chaussure jusqu'aux années 1970.
L'activité est à présent principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Les fêtes patronales se déroulent à la Saint-Jean autour du.
Tous les deux ans, la ville organise leLehengo Hazparne (Hasparren d'autrefois) mettant en scène la ville et ses habitants tels qu'ils étaient à la fin duXIXe siècle[87].
La chapelle du Sacré-Cœur[89],[90], actuellement propriété de la commune d'Hasparren, date de1928. La chapelle est classéemonument historique depuis. Il s'agit de la reconstruction d'une chapelle contenue dans la maison des Missionnaires et datant de 1841.
Urcuray dispose également d’une église, l'église Saint-Joseph.
La commune dispose de trois écoles[91], deux collèges et deux lycées :
l'école primaire publique Jean-Verdun ;
l'école primaire privée Sainte-Thérèse ;
l'école primaire privée Ezkia Ikastola, proposant un enseignement basque par immersion[92] contrairement aux deux précédentes qui proposent un enseignement bilingue à parité horaire ;
le collège public Elhuyar ;
le collège privé Ursuya ;
les lycées privés généraux, technologiques, professionnels et agricoles Saint-Joseph et Armand-David.
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Hasparren Basket Club Zarean[95] (HBCZ) est le seul club de basket-ball du canton. Durant la saison 2018-2019 les deux équipes seniors masculin et féminine, évoluent au niveau régional 3, plus haut niveau jamais atteint par le club. Le club compte aussi une section de sport adapté, et une section basket fauteuil loisir.
L'équipe évolue au niveau expert en comparatif avec FIFA 17, les joueurs internationaux : Peio Irigaray et Bixente Etcheverry sont prêtés par L'ASSE jusqu'en 2017. Leurs contrats s'élèveraient à plusieurs millions d'euros en 2018.
L'équipe compte parmi ses rangs l'un des meilleurs remplaçants de l'histoire en la personne de Mathieu Lupiac. Un talent gâché par de nombreuses blessures au coude avec notamment une sérieuse déchirure à l'aine en.
En 2017 la référence du foot hazpandar contemporain et ballon d’or Paul Ferreira se blessa gravement au coude lors d’un duel à la buvette
La Noizbait de Hasparren est le club depelote de la ville. Les disciplines pratiquées sont lamain nue, lejoko garbi et lapala, dans des sections masculines et féminines, en place libre,trinquet etmur à gauche.
L'associationigerikatzea(natation estivale) participe au challenge du pays basques, ainsi qu'à la coupe de France où des nageurs sont souvent récompensés.
Hasparren, le fronton, match de rebot Hasparren-Anglet, le 4 juillet 2010.
Hasparren, le mur de fond, match de rebot Hasparren-Anglet, le 4 juillet 2010.
↑Dans les sites Natura 2000, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[26].
↑Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
↑Le pagus des Spariani, connu par un texteépigraphique (dans les Pyrénées centrales),pourrait avoir été un village englobé dans la cité deLapurdum et lesSpariani pourraient devoir leur nom à Hasparren.[réf. nécessaire])
↑ce même district ou pagus, subdivision de la cité antique, en l'occurrence sans doute le village à l'origine de l'actuel Hasparren.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑abcdefghi etjJean-PierreBost et GeorgesFabre, « Aux origines de la province de Novempopulanie : nouvel examen de l'inscription d'Hasparren »,Aquitania,vol. 6,,p. 167-178[aperçu (page consultée le 23 mars 2016)].
↑Thomas Villepreux, « Aéronautique au Pays basque : Lauak mise sur sa propre école, pour mieux former et recruter les ouvriers de demain »,Sud Ouest,(lire en ligne)