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Hans Scholl

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Pour les articles homonymes, voirScholl etHans Scholl (astronome).

Hans Scholl
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Biographie
Naissance
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Ingersheim an der Jagst(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Magdalena Scholl(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Membre de
Partenaire
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Hans Scholl, né le àIngersheim an der Jagst, exécuté le àMunich, est un étudiant en médecine, unrésistantallemand aunazisme pendant laSeconde Guerre mondiale et l'un des piliers du réseauLa Rose blanche avec son fidèle amiAlexander Schmorell. Il est le frère deSophie Scholl, résistante dans le même réseau.

Biographie

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Malgré plusieurs années passées dans lesjeunesses hitlériennes, il reste très éloigné de l'idéologie nazie dominante, ayant été influencé par la jeunesse associative (Bündische Jugend) et les conseils de son pèreRobert Scholl. Fin1937, laGestapo l'arrête et l'emprisonne durant plusieurs semaines. (Une procédure a été ouverte contre Hans Scholl et d'autres selon les § 174 et § 175 ainsi que pour continuation de laBündische Jugend, entre-temps interdite[1]. Le, Hans Scholl a été libéré après la levée du mandat d'arrêt du. Le, il était de nouveau à la caserne. Le, le Tribunal spécial de Stuttgart mit fin à la procédure pénale contre Hans Scholl, conformément à la loi d'exemption de peine du, ce qui doit être considéré comme une amnistie.)

À l'été1939, il commence à étudier lamédecine àMunich, en tant que soldat d'une compagnie d'étudiants à partir de 1940. Entre l'automne1941 et l'été1942, il entretient d’étroits contacts avec l'éditeurCarl Muth, représentant de l'existentialisme chrétien, opposant au nazisme. Au début de l'été 1942, il fait circuler les quatre premiers tracts, distribués à Munich entre le et le. Leurs destinataires sont d'abord des intellectuels, des écrivains, des professeurs et des directeurs de musée, mais les tracts sont distribués aussi chez les restaurateurs et les épiciers[2].

Inge Scholl, dans son livreLa rose blanche rapporte des éléments qui tempèrent ce qui est indiqué ci-dessus : Hans et Sophie sont tout d'abord entrés dans lesHitler-Jugend en1933, contre l'avis de leur père qui« était au contraire, très hostile, et nous disait parfois : ne les croyez pas. Ce sont des brigands sans foi ni loi. »[3].

Hans est emprisonné, en1937 car, ayant quitté lesHitler-Jugend, très déçu, il fait partie desJugendschaft, depuis longtemps interdites par le régime nazi[4].

Elle indique ensuite l'éveil de la conscience qui se produit chez Hans, en particulier à la lecture, en 1942, des sermons deClemens August von Galen, évêque antinazi deMünster. Chrétien, il est comme sa sœur profondément croyant[5].

Le, il est envoyé sur lefront de l'Est dans la Seconde Compagnie d'Étudiants qui leur permet de suivre leurs études de médecine pendant un temps et de la pratiquer sur place en alternance. C'est àGjatsk plus exactement, qu'il tombe amoureux de laRussie. Avec l'aide de son ami,Alexander Schmorell, de mère russe et de père allemand, il parvient à communiquer avec les locaux qui les accueillent souvent chaleureusement. Ils se retrouvaient souvent le soir en chantant de vieilles mélopées russes.Willi Graf est aussi présent lors de ces moments.

Durant ce service militaire, les jeunes résistants sont témoins descrimes horribles commis par laWehrmacht. Marqués par ce voyage, dès leur retour, ils rédigent un nouveau tract, tiré entre 6 000 et 9 000 exemplaires, dont 2 000 à 5 000 diffusés engare centrale de Munich parSophie Scholl et Alexander Schmorell[6].

Le sixième tract est conçu et diffusé après lacapitulation de Stalingrad, en. Il s'adresse aux étudiants de l'université de Munich, qu'il appelle à la révolte, en suivant l'exemple dusoulèvement national de 1813. Durant trois nuits, Hans Schollécrit des slogans antinazis sur les murs des bâtiments publics, traitant Hitler detueur de masse (Massenmörder)[7].

Hans est arrêté avec sa sœur Sophie la nuit du à l'université de Munich, après une distribution de tracts et sur dénonciation du conciergeJakob Schmid. Lors de leur audience devant le tribunal du peuple (Volksgerichtshof), Hans etSophie Scholl ne renient rien. Hans, quelques heures avant son exécution, déclare même au jugeRoland Freisler, chef accusateurnazi :« un jour viendra où ceux qui ont agi en tant que juges aujourd'hui s'assiéront sur le banc des accusés ».Robert Mohr, témoin de l'accusation et inspecteur de la Gestapo ayant démantelé le réseau de résistants, lui prête des propos encore plus acerbes :« Aujourd'hui vous nouspendrez et demain ce sera vous, ou quelque chose de similaire ».

Le, à12 h 45, il est condamné à lapeine de mort au terme d'un procès de moins de trois heures. À13 h 45, il fait son entrée à laprison de Stadelheim. Là-bas, il s'entretient une dernière fois avec ses parents Robert et Magdalena ainsi que son frèreWerner. Ensuite, il brave l'interdiction d'un garde pour aller à la rencontre de l'inspecteur Mohr, qu'il remercie pour avoir bien traité sa sœur Sophie. Ce dernier, profondément ému, reste muet ou lui répond quelque chose comme« Soyez fort maintenant ! ». À 16 h 02, Hans est informé du rejet du recours engrâce déposé par son père. On lui fait également savoir que son exécution est prévue pour 17 h (en dépit de la loi allemande qui impose alors un délai de 99 jours entre le verdict de mort et l'application de la sentence). L'aumônier protestant de la prison,Karl Alt (de), est dépêché en urgence pour lacommunion. À 17 h 02, Hans Scholl estdécapité par le bourreauJohann Reichhart quelques minutes après sa sœur Sophie. Ses derniers mots, hurlés sous le couperet de laguillotine, sont :« Vive la liberté ! »[8]. L'exécution est rapportée de façon anecdotique par une presse aux ordres :

« Le 22 février 1943, le tribunal du peuple a condamné dans la salle d'audience dupalais de justice de Munich Hans Scholl, 24 ans, Sophia [sic] Scholl, 21 ans, tous deux de Munich, etChristoph Probst, 23 ans, d'Aldrans près d'Innsbruck, à mort pour intelligence avec l'ennemi et préparatifs dehaute trahison. Le jugement a été exécuté le jour-même. »

— Extrait d'un article duSalzburger Zeitung du[9]

Heinrich Himmler, qui ne veut pas donner de martyrs auxantinazis parpragmatisme, manifeste sa volonté de surseoir à l'exécution, mais c'est trop tard[10].

Hommages

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En Allemagne, de nombreuses écoles portent le nom de Sophie et Hans Scholl. Un prix littéraire, leprix frère et sœur Scholl, a été créé en1980.

ÀParis, lejardin Hans-et-Sophie-Scholl est ouvert en 2020[11].

Médias

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Cinéma

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Télévision

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Références

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  1. « Die Verfolgung Homosexueller im Nationalsozialismus », surrosa-winkel.de(consulté le).
  2. Barbara Koehn,La résistance allemande contre Hitler 1933-1945, Paris, Presses universitaires de France,(ISBN 2-13-053671-9),p. 85-86.
  3. p. 23, édition de poche.
  4. p. 33-36.
  5. Pierre Bayard,Aurais-je été résistant ou bourreau ?, Les Éditions de Minuit, 2013, page 89.
  6. Barbara Koehn,op. cit., p. 89.
  7. Barbara Koehn,op. cit., p. 90-91.
  8. (de) Robert M. Zoske, « Das letzte Abendmahl von Hans und Sophie Scholl », surEvangelisch.de,(consulté le).
  9. (de) « Todesurteile vollstreckt »,Salzburger Zeitung,‎,p. 5(lire en ligne).
  10. (de)H. W. Koch (de),The Hitler Youth : Origins and Development 1922-1945,Cooper Square Press,(ISBN 0-356-04697-4,lire en ligne),chap. X (« Dissent »),p. 227.
  11. « Jardin Hans et Sophie Scholl », surwww.paris.fr(consulté le).

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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