Une paire de cylindres O'NeillIntérieur d'un tore de Stanford
Unhabitat spatial, aussi appelécolonie spatiale oucolonie orbitale, est unestation spatiale qui est uneinstallation permanente plutôt qu'un relais orbital ou autre installation spécialisée. Ce pourrait être une « ville » dans l'espace, où une population pourrait vivre, travailler et fonder des familles. Aucun habitat spatial n'a encore été construit, mais beaucoup de concepts ont été développés avec un degré variable de réalisme par aussi bien desingénieurs que des auteurs descience-fiction.
La création d'habitats permanents dans l'espace relève aujourd'hui de la fiction. Il n'existe pas à cette date de raisons objectives qui pourrait motiver la création d'habitats permanents dans l'espace :
les travaux de recherche (biologie) se satisfont de séjours plus ou moins longs mais temporaires ;
les expériences réalisées dans les stations spatiales n'ont pas confirmé l'intérêt d'usines spatiales bénéficiant de la micro gravité ;
aucune poussée démographique ne justifie la création d'un habitat spatial, même en spéculant sur un progrès considérable des techniques nécessaires et un abaissement important des coûts de lancement ;
aucune menace provenant de l'espace (prévision de chute d'astéroïde...) n'a généré un effort technologique et financier susceptible de permettre l'émergence du savoir-faire nécessaire.
Affaiblissement métabolique : si l'humain n'est plus soumis à la gravitation/accélération gravitique (9,81 m/s2 pour la Terre), sa masse osseuse et musculaire diminue progressivement. Cet effet a été observé dès les premiers voyages spatiaux, quand les scientifiques ont fait subir une batterie de tests aux astronautes pour établir leur bilan de santé. Pour remédier à ce problème, il faut soit inclure plusieurs heures de sport et d'exercices physiques, soit entretenir unegravité artificielle semblable à celle de la Terre en accélérant/décélérant ou via un modèle decentrifugeuse (voirTore de Stanford).
Impact psychologique : l'enfermement dans des espaces exigus, la proximité des autres et l'absence de cycles habituels (jour/nuit, saisons...) ont des effets qui ne sont pas encore complètement établis à long terme. Des moyens simples peuvent créer l'illusion de jours et de nuits (intensité etlongueur d'onde de la lumière) mais la claustrophobie, la paranoïa, l'apathie et d'autres troubles mentaux ont de fortes chances de se produire. Les expériences qui tendent à faire cohabiter des personnes dans un espace restreint montrent toutes ce genre de déviances à des stades de danger variables.