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Hélène Adam, née Bostyn le àBourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), également connue sous le pseudonyme deMaroussia, est uneinstitutrice etmilitantetrotskiste etféministefrançaise.
Hélène Bostyn naît le àBourg-la-Reine. Elle est la deuxième des cinq enfants[1] d'Andrée Desforge, et de Jean Bostyn,ouvrier à l'usineThomson CSF àMalakoff, proche duParti socialiste unifié. Après l'indépendance de l'Algérie, sa tante et deux de ses oncles deviennent des « pieds rouges » en se rendant enAfrique du Nord.
Elle est scolarisée à l'école élémentaire publique deSceaux ; elle étudie ensuite aulycée de filles Marie-Curie de la mêmecommune. Elle participe aux mouvements de jeunesse et à la grève générale ouvrière du 13mai 1968 (qui comptabilisera dix millions de grévistes). Elle participe et pousse à des logiques d'auto-organisation[1]. Elle obtient unbaccalauréat scientifique en 1970[1].
Influencée par son entourage familial, notamment par son père, ses deux oncles et sa tante, Hélène Bostyn adhère au cadre de référence socialiste[1]. Marquée par les figures révolutionnaires deFidel Castro et deChe Guevara, elle milite dans des campagnes en faveur de larévolution cubaine, contre labombe nucléaire, lafaim dans le monde et laguerre du Vietnam[1].
De 1970 à 1972, elle suit des études enéconomie à l'université Assas Paris 1. Elle obtient undiplôme d'études universitaires générales. En 1970, elle rejoint le mouvement desmaoïstes, qui s'organisent notamment contre l'interventionaméricaine auVietnam. Elle devient membre de l'organisationspontanéisteGauche prolétarienne, deLa Cause du peuple, le journal organe de celle-ci, et duSecours rouge du14e arrondissement de Paris.
Poussée par Gauche prolétarienne, elle interrompt ses études en août 1972 et s'établit àMillau, dans l'Aveyron. Elle travaille en tant que mécanicienne débutante dans une usine de confection deblousons decuir, au sein de laquelle elle continue son action militante. Elle crée un comité de lutte pour instaurer la notion de salaire d'appoint[1]. Au cours de l'année 1973, elle est licenciée et rentre àParis[1].
Elle anime le comité de lutte d'Assas pendant la période de cohabitation entre les universités Paris 1 et Paris 2, où cette dernière est dominée par l'association étudiante d'extrême-droiteGUD[1].
Dans lesannées 1970, elle dénonce les conditions de vie desprisonniers, des travailleursimmigrés dans lesfoyers, lesaccidents du travail mortels dans les mines, soutient les paysans duLarzac opposés à l'extension ducamp militaire et la grève des ouvriers de l'usineLip deBesançon[1].
En 1980, elle se marie avec Louis Adam,expert-comptable, ancien directeur de l'Union nationale des étudiants de France, de l'organisation d'extrême-gaucheRévolution ! et membre duParti socialiste unifié puis du partiEnsemble. Le couple a deux enfants, Gwenn, née en 1981, et Hoel, né en 1986[1].
De 1973 à 1975, Hélène Bostyn s'engage dans leMouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception nouvellement créé[1]. Elle dira plus tard y avoir trouvé« une conscience précoce de la nécessité de s'imposer comme femme, alors que tout est fait pour nous en dissuader. »[2][pertinence contestée].
Après la dissolution deGauche prolétarienne en novembre 1973, elle devient institutrice remplaçante àMalakoff jusqu'en 1976. Elle se rapproche duSyndicat national des instituteurs et de l'École émancipée. Elle passe une licence d'histoire à laSorbonne[1].
Elle intègre la direction parisienne, puis le comité central deRévolution !, sous le pseudonyme deMaroussia. C'est une référence à une nouvelle deMarko Vovtchok, dont le personnage était une de ses héroïnes d'enfance. Elle organise la fusion du mouvement avec l'Organisation communiste des travailleurs, laGauche ouvrière et paysanne et un courant duPSU où elle obtient un poste de titulaire chargée de la jeunesse. Elle participe à « Femmes travailleuses en lutte » et écrit dans la revueLes Pétroleuses et dans lesCahiers du féminisme de laLigue communiste révolutionnaire. Elle organise des réunions ennon-mixité, participe à l'élaboration de théories sur les origines dupatriarcat, lutte pour ledroit à l'avortement et lareconnaissance du viol comme un crime aux côtés deMaya Surduts, Jeannine etJosette Trat et Monique Saliou-Gloux, dite Frédérique Vinteul[1].
En 1979, elle participe à une scission de l'OCT rejoignant laLCR. Elle est nommée secrétaire du bureau politique, puis responsable de la Fédération Paris de la LCR, ayant notamment en charge les questions sur l'immigration et la rédaction de l'hebdomadaireRouge[1]. Elle devient par la suite « multidirigeante »[3].
À sa fondation en 1989, elle rejoint laFédération Sud-PTT en réaction à la privatisation deFrance Télécom ; elle devient représentante auConseil économique social et environnemental de l'Union syndicale Solidaires, auquel appartient Sud PTT.
Après la dissolution de la LCR en 2009, elle rejoint leNouveau Parti anticapitaliste. En 2012, elle quitte le parti en tant que membre deGauche anticapitaliste, qui soutient la campagne deJean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle la même année et participe ensuite à la fondation du parti de gauche radicaleEnsemble[1].
Dans lesannées 1980 et1990, Hélène Adam s'investit dans l'aide auximmigrés au sein deLCR. Elle renoue avec ses contacts d'associations de travailleurs immigrés regroupés dans la Maison des travailleurs immigrés, organise des « grèves de la faim dessans-papiers » et des grèves effectuées par des nettoyeurs de métro. Elle tente de nouer des liens entre les différentes générations d'immigrés et s'engage dans lemilitantisme antiraciste en réaction à l'émergence duFront national[1].