Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, Guy Pedroncini a été le premier historien à étudier lesmutineries de 1917[2]. Il le fait dans un contexte, peu après laguerre d'Algérie où évoquer les mutineries ne va pas de soi. Mais, sur l'initiative dePierre Renouvin, l'autorité militaire autorise le jeune chercheur à prendre connaissance des archives jusque là fermées, dont celles de la Justice militaire[3]. Dans son ouvrage, Pedroncini relie les mutineries à l'échec de l'offensive Nivelle et voit en celles-ci un mouvement de protestation de citoyens devenus professionnels de la guerre[3]. Alors même que le livre est un pas décisif dans la connaissance du phénomène des mutineries, on lui reproche dans l'atmosphère d'antimilitarisme qui entoure d'épouser les vues de l'autorité militaire[3]. Le livre de Leonard SmithBetween Mutiny and Obedience (Princeton, 1994) parviendra à des conclusions proches des siennes[3].
Il dirige l'Institut d'histoire des conflits contemporains de1983 à1995 et est éditeur en chef de laRevue des guerres mondiales et des conflits contemporains de1985 à1997.