Située dans le département desCôtes-d'Armor enrégion Bretagne, la ville se situe à une centaine de kilomètres de Rennes et Brest, et à une trentaine de kilomètres de Saint-Brieuc (préfecture) et des plages...
Historiquement, Guingamp appartient auTregor (Bro Dreger) et géographiquement à l'Argoat.
Depuis 2011, Guingamp possède, avec son agglomération, un service de transports urbains. Anciennement appelé lesAxéobus[3], celui-ci a été renomméGuingamp-Paimpol Mobilité (GPM) le.
La commune de Guingamp est reliée au reste de l'agglomération grâce aux trois lignes régulières du réseau, desservantGrâces,Pabu,Plouisy,Ploumagoar etSaint-Agathon.
Le réseau était exploité auparavant par le transporteur Jézéquel/Nicolas[4]. Mais depuis le nouvelappel d'offres[Quand ?], il est aujourd'hui exploité par TGPA (Transdev Guingamp-Paimpol Agglomération), filiale deTransdev.
Les couleurs du réseau ont été modifiées en pour se décliner en vert et bleu[5].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[11]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[12]. Elle est en outre dans lazone H2a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Au, Guingamp est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19].Elle appartient à l'unité urbaine deGuingamp, une agglomération intra-départementale dont elle estville-centre[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est la commune-centre[Note 3],[21]. Cette aire, qui regroupe15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (94,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (86,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), forêts (2,4 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la localité est attesté sous les formesWingamp[25],Guencamp en 1123[26],Guengamp en 1145,Wengampus en 1151,Wengamp,Guengampus en 1165 et en 1169,Wingamp en 1165 et en 1171,Guengampus,Guingampus en 1235[25].
Le nom en breton de la ville estGwengamp/ˈɡwɛn.ɡãmp/[27], sans doute issu degwenn « blanc » ou « béni » au sens figuré, etkamp (latincampus) « champ »[28].
Le sens étymologique serait donc « champ blanc », peut-être « champ ou domaine laissé en friche »[26].
Sigismond Ropartz privilégie le sens de Champ de vin (Guin-Camp). En 1151, Marguerite, duchesse de Bretagne, fait don à l'abbaye de Sainte Croix de plusieurs biens, dont quatre arpents de terre labourable situés entre « Ecclesiam vestran et Guingampum » pour y planter une vigne.
Bien que n'étant pas située dans l'aire traditionnelle de sa pratique linguistique, Guingamp se nommeGhingamp engallo, prononcé [ɟɛ̃gɑ̃][29]. Ce nom est attesté à l'oral et à l'écrit dans quatre communes desCôtes-d'Armor et duMorbihan.
LesSœurs Augustines de la miséricorde de Jésus arrivent à Guingamp en 1676, s'installant dans un monastère (actuelhôtel de ville) ; elles prodiguèrent des soins hospitaliers jusqu'en 1944 ; les 7 dernières religieuses de la communauté, âgées en moyenne de 90 ans, quittent Guingamp en 2020[32].
La ville de Guingamp prit activement part à la Révolution de 1789. Fin 1792, Pierre Boullon, notable, révolutionnaire montagnard, fut élu maire, en remplacement de Pierre Guyomar parti siéger à la Convention. À partir de, deux comités de surveillance se mettent en place en ville. Le fait que deux comités soient mis en place dans une ville aussi modeste atteste d'une opinion très favorable au pouvoir Jacobin et à la nouvelle République, mise en place en. Guingamp, est également chef-lieu de district depuis 1790. Présidé par Vistorte, ce district comportait 38 communes autour de la ville. Dans chacune fut mis en place un comité de surveillance, mais les archives départementales conservent les documents d'une vingtaine seulement.
Les personnages principaux de l'époque de la « Terreur » furent des modérés tels que Charles Hello, Yves-Marie Salpin avocat, membre du district et du comité dit « De la Délivrance », ainsi qu'un « Enragé », Olivier Rupérou. L'historien Hervé le Goff détaille ces faits avec précision dans son ouvrage « Les riches heures de Guingamp, des origines à nos jours ». Les archives sont consultables aux Archives Départementales de Saint-Brieuc, dans la section 100L.
À Guingamp, sous la Révolution, aucune exécution n'est à noter. Par contre, les récoltes sont catastrophiques et l'approvisionnement des marchés s'avère souvent maigre. Pas de guillotine, et aucune chouannerie. En revanche, les Guingampais participent activement aux guerres de Vendée, du côté républicain. Quelques troubles éclatent également en 1794, avec la menace de chouans venus de l'est du département.
Pour avoir hébergé et caché des aviateurs anglais, Georges Le Bonnie, deLanvollon, fut arrêté le à Guingamp ; il fut décapité àCologne le[35].
Né à Guingamp en 1923, Jean Tallec rejoint le maquis de Pont-Melvez au début de l'année 1944. Alors que son groupe venait d'exécuter des sabotages sur les lignes téléphoniques, il fut arrêté sur dénonciation, en même temps que ses camarades, le 27 juin 1944. Incarcéré à la maison d'arrêt de Guingamp, il eut à subir d'horribles tortures. Jugé et condamné à la peine de mort pour attentats et attaques à main armée contre l'occupant, il fut fusillé le 3 juillet 1944 au camp de Servel. Il avait 21 ans[36].
Membre du maquis de Pont-Melvez, René Forestier né à Guingamp, fut arrêté le 27 juin 1944 sur dénonciation, en même temps que quatre autres résistants. Accusés de sabotage de lignes téléphoniques, ils furent torturés pendant plusieurs jours. René Forestier fut amputé d'une jambe la veille de son exécution[37]. Il avait 20 ans.
Georges Herviou, né à Guingamp en 1925, rejoint le maquis de Pont-Melvez au début de 1944. Alors que son groupe venait d'exécuter des sabotages sur les lignes téléphoniques, il fut arrêté, en même temps que ses camarades, sur dénonciation le 27 juin 1944. Incarcéré à la maison d'arrêt de Guingamp, il subit d'affreuses tortures. Jugé et condamné à la peine de mort pour attentats et attaques à main armée contre l'occupant, il fut fusillé le 3 juillet 1944 au camp de Servel. Il avait 19 ans.
Un groupe de 18 résistants, lesquels tenaient une réunion dans la sacristie de l'église de Guingamp, fut arrêté par les Allemands, emprisonnés à Saint-Brieuc et, après avoir été torturés, 17 d'entre eux furent tués et leurs corps jetés pêle-mêle dans une fosse commune dans le bois de Malaunay enPloumagoar le[35] ; le18e, Eugène Moulin, a été exécuté d'une balle dans la tête àPlélo la veille[38],[39].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[51].
En 2023, la commune comptait 7 111 habitants[Note 9], en évolution de +3,13 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Guingamp relève de l'académie de Rennes.Voici ci-dessous la liste des principaux établissements scolaires de la commune :Guingamp a la chance de pouvoir compter de nombreuses écoles, collèges et lycées publics et également privés. Sa population en saisons scolaires est ainsi très jeune.
L'adhésion à la charteYa d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le.
À la rentrée 2018, 190 élèves étaient scolarisés àDiwan et dans les classes bilingues (soit 16,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[54].
LeFestival de la Saint-Loup - Concours national de la danse bretonne et Festival international se tient tous les ans vers la mi-août. Il se termine toujours par la traditionnelle danse : laDérobée de Guingamp.
Les principaux invités sont l’Écosse, l’Irlande, laGalice, lesAsturies, lePays de Galles, et autres artistes du monde entier.Guingamp est la capitale de la danse bretonne.
La danse est très présente dans les activités culturelles de la ville et l’office culturel organise une semaine de la danse créative contemporaine.
La ville est en outre connue pour la promotion de la culture ducamelia à l'initiative de Fanch Ar Moal, grand spécialiste breton et international du camelia qui est maintenant soutenu par une nouvelle association dévouée à cette cause.
La ville abrite le club de football professionnelEn avant Guingamp. Ce club ayant joué enLigue 1 entre 1995 et 1998 puis de 2000 à 2004 et de 2013 à 2019. Il est souvent lié à des investissements très importants, par rapport à la petite population de la ville. Lestade du Roudourou compte ainsi 19 039 places pour une population de Guingamp sous les 8 000 habitants. C'est l'une des plus petites agglomérations à être à ce niveau dans le monde[56]. Parmi les clubs de supporters, on compte : le Kop rouge, les Red boys.
Début, l'équipe de France féminine a joué à Guingamp contre l'Irlande ; match gagné 4 à 0, par les bleues, tout juste revenues desjeux olympiques deLondres, où elles avaient fini quatrièmes. Match qualificatif de l'Euro 2013.
En avant se qualifie pour un remake de la finale remportée en2009, à l'issue d'une victoire contre l'AS Monaco aux prolongations 3 - 1 grâce à un doublé deYatabaré et un but d'Atik sur des passes deGiresse et deLangil contre un but deBerbatov pour Monaco.
Le, En avant Guingamp retrouve donc le Stade Rennais FC pour cette finale de la coupe de France. Une nouvelle fois, EAG s'impose au Stade de France, 2 à 0, et ramène un second trophée dans les Côtes-d'Armor. Le club est ainsi qualifié pour la ligue Europa.
La ville compte un club: Guingamp Handball (GGHB).Les seniors ont réussi à atteindre à plusieurs le reprises le niveau Nationale 3.Les jeunes ont été plusieurs fois champions de Bretagne, comme lors de la saison 2021/2022.
L’équipe du Guingamp Handball a remporté le championnat de Prenational Masculine lors de la saison 2023/2024. La saison suivante, alors que l’équipe rouge et noire venait à peine de monter au niveau Nationale 3, ils s’offrent le titre de champion et par la même occasion la montée en Nationale 2 pour la saison 2025/2026 ! HISTORIQUE
Le taux de Chômage à Guingamp est actuellement de7,2 % de la population active contre 7,8 % en 2021. C'est une bonne performance par rapport à l'évolution du chômage au niveau national sur la même période (-1 %). L'emploi sur le bassin de Guingamp est plus dynamique que la moyenne avec un taux de chômage inférieur à celui de la France métropolitaine qui est de 7,3 % au premier trimestre 2022 (selon les données BIT).
un théâtre municipal où l'Office culturel organise de nombreux spectacles issus desscènes nationales françaises ;
un centre d'art contemporain d'intérêt national consacré à la photographie, dans l'ancienne prison : le Centre d'art GwinZegal ;
un Centre social et unFoyer de jeunes travailleurs qui ont une activité culturelle soutenue qui se poursuit dans quelques bars dynamiques de la ville dans lesquels se produisent des orchestres de différents courants musicaux ;
un espace de création, d'échange et de formation destiné à la danse : Le Lieu.
Roland de Coatgoureden (XIVe siècle),chevalier duMoyen Âge,sénéchal du ducCharles de Blois, dont l'enfeu surmonté d'un tableau polychrome en relief est placé dans la Basilique Notre Dame de Bon Secours de Guingamp. (Sur le tableau de pierre du tombeau figure la scène médiévale où le bienheureux Charles de Blois présente à la Sainte Vierge et à l'enfant Jésus, le chevalier de Coatgoureden en armure, accompagné de son fidèledestrier armorié).
François Marie Allain-Launay, né le 2 mars 1747 à Guingamp, décédé le 26 novembre 1807 à Carhaix, homme politique.
Pierre Guyomar (1757-1826), maire de la ville 1790-1792, député entre 1792 et 1799, conseiller général (1800-1809), maire (1813-1814 et durant les Cent-Jours en 1815).
Jean Conan (1765-1834), né au faubourg de Sainte-Croix, soldat des armées de la Révolution et de l'Empire.
Yves Marie Pastol (1770-1813), général des armées du1er Empire, tombé au champ d'honneur à Narkirch (Allemagne).
Émile Depasse (1804-1880), homme politique né à Guingamp, maire deLannion, député des Côtes-du-Nord de 1848 à 1851.
Pierre Thielemans (1825-1898),organiste d'origine belge de la basilique Notre-Dame après 1865 et compositeur de musique, compositeur de nombreuses pièces sur le thème de Bretagne, certaines étant jouées dans les manifestations régionalistes.
Erwan ar Moal (1874-1957), écrivain delangue bretonne, journaliste, humaniste, philosophe et militant chrétien autonomiste breton. Il décida de cesser d'éditer et de publier ses éditions en langue bretonne (Journal « Breiz ») dès le début de l'Occupation allemande en
↑Philippe Le Goff : Troisième vice-président de l'intercommunalité de 2017 à 2020[3]
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Prigent Alain et Tilly Serge,Les fusillés et décapités après jugement d'un tribunal militaire allemand (Côtes-du-Nord, 1940-1944), Les cahiers de la Résistance populaire, mai 2011,p. 145.
↑Prigent Alain et Tilly Serge,Les fusillés et décapités après jugement d'un tribunal militaire allemand (Côtes-du-Nord, 1940-1944), Les cahiers de la Résistance populaire,p. 52.
↑« Le jour de gloire d'Albert Lissillour »,Ouest-France,« Il était 9h22 ce vendredi, lorsqu'il s'est assis pour la première fois dans le fauteuil de maire de Guingamp : par 22 voix (et six blancs), l'assemblée communale venait de le choisir pour succéder à Maurice Briand. »
↑Valeurs extrapolées de celles antérieures figurant sur Wikipédia et de celles du site municipal qui procède d'une confusion entre unité et aire urbaines
Toulet (S.),Vivre à Guingamp auXIXe siècle, Association des Amis du Pays de Guingamp, Les Presses bretonnes, Saint-Brieuc, 1991, 318 p.
LeBulletin des Amis du Pays de Guingamp, devenu aujourd'huiLes Amis du patrimoine de Guingamp (de nombreux articles, réalisés notamment par Simonne Toulet) etLe Pays d'Argoat