Pour les articles homonymes, voirGuillaume de Narbonne etGuillaume II.
| Guillaume II de Narbonne | ||
| Titre | Vicomte de Narbonne (1397-1424) | |
|---|---|---|
| Autres titres | Juge d'Arborée | |
| Prédécesseur | GuillaumeIer | |
| Successeur | Guillaume III (Pierre de Tinières) | |
| Conflits | Guerre de Cent Ans Guerre sardo-catalane (it) | |
| Faits d'armes | Bataille de Chef-de-Caux Bataille de Bernay Bataille de Verneuil | |
| Biographie | ||
| Dynastie | Famille de Lara | |
| Décès | Champ debataille de Verneuil | |
| Père | GuillaumeIer de Narbonne | |
| Mère | Guérine de Beaufort | |
| Conjoint | Marguerite d'Armagnac | |
| Enfants | Aucun | |
| modifier | ||
Guillaume II (tué à labataille de Verneuil, le),vicomte de Narbonne (1397-1424) etjuge d’Arborée (1407-1420), est un capitaine français du partiarmagnac et un conseiller dudauphin, le futurCharlesVII, au cours de laguerre des Armagnacs et des Bourguignons.
Guillaume II est le fils deGuillaumeIer, vicomte de Narbonne de 1388 à 1397, et de son épouse, Guérine, fille de Marquis de Beaufort, seigneur deCanillac et de Catherine d’Auvergne.
Par son testament du, rédigé peu avant sa mort, son père lui lègue la vicomté de Narbonne. Comme son fils est encore mineur, il lui donne comme tuteursPierre de Fenouillet, vicomte d’Ille et de Canet, son cousin germain, Jean de Son, seigneur deFitou, son oncle et Raymond deCascastel, son écuyer[1].
Devenue veuve, sa mère Guérine se remarie rapidement avec Guillaume de Tinières, seigneur de Mardogne enAuvergne, de qui elle aura deux enfants, Pierre et Marguerite.
Le, le vicomte Guillaume II épouse Marguerite d'Armagnac, la nièce duconnétableBernardVII d'Armagnac, chef de la faction desArmagnacs. Elle est la seconde fille deJeanIII,comte d’Armagnac († 1391) et deMarguerite (1363-1443),comtesse de Comminges.
Le, il reçoit à Narbonne l’empereurSigismond et les ambassadeurs deCastille, deNavarre, d’Aragon, des comtesJeanIer de Foix etBernardVII d’Armagnac qui signent les capitulations de Narbonne (soustraction d’obédience au papeBenoîtXIII).
En 1407, à la mort de son cousinMarianoV,juge d’Arborée, enSardaigne, Guillaume revendique le judicat, en tant que petit-fils deBéatrice d'Arborée, fille du jugeMarianoIV et épouse du vicomteAymeriVI de Narbonne. Le vicomte entre ainsi en compétition avecMartinIer de Sicile, héritier d’Aragon.
Le,Martin de Sicile débarque àCagliari avec une forte armée, et ouvre les négociations avec Léonardo Capello, le représentant de Guillaume. Le, Guillaume arrive à son tour enSardaigne et rompt les négociations. Il est couronné àOristano le. À la recherche d’appuis militaires pour faire face aux forces aragonaises, le vicomte obtient le soutien du maréchalBoucicaut, gouverneur deGênes pour le roi de France. En, le roiMartinIer d'Aragon envoie un ambassadeur àCharlesVI de France pour se plaindre des agissements de Boucicaut, qui fait armer des galères et lever des troupes pour venir en aide aux Sardes révoltés contre les Aragonais et soutenir le vicomte de Narbonne[2]. En juillet suivant,CharlesVI rappelle à l’ordre Boucicaut, lui rappelant l’alliance existant entre la France et l’Aragon et lui ordonnant de décommander les préparatifs militaires faits pour soutenir les Sardes[3].
L’infant Martin est victorieux à labataille de Sanluri (it) le, mais est victime de la malaria le. Son pèreMartinl’Ancien, roi d’Aragon, meurt quelques mois plus tard (). Guillaume rentre en France pour chercher du secours, laissant à Leonardo Capello le gouvernement du judicat. Celui-ci capitule le. Guillaume retourne en Sardaigne cette même année et réorganise ses possessions autour deSassari.
Les menées de Guillaume II en Sardaigne sont cependant toujours vues d’un mauvais œil à la cour de France, car elles compromettent les excellentes relations entretenues avec le royaume aragonais depuis plusieurs décennies. Le, leduc de Berry, lieutenant du roi en Languedoc, écrit auxsénéchaux de Toulouse,Carcassonne etBeaucaire pour les aviser qu’il interdit de s’armer en faveur de l’expédition sarde du vicomte de Narbonne[4].
Le, le vicomte vend le judicat d’Arborée àAlphonseV d'Aragon pour 100 000 florins d’or[5].
Lors de laguerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, le vicomte de Narbonne adhère au parti desArmagnacs dès la constitution de laLigue de Gien, le.
Il siège auconseil deCharlesVII de 1418 à 1420, puis de nouveau en 1424[6].
En, il est parmi les conseillers du dauphin qui négocie avec le camp bourguignon l’accord qui se conclut par letraité de Pouilly-le-Fort, le.

Le, il participe, dans la suite du futurCharlesVII, à l’entrevue deMontereau qui se termine par l’assassinat de Jean sans Peur. Selon le témoignage de deux membres de l’hôtel d’Archambaud de Foix, sire de Navailles (membre de la suite bourguignonne), qui recueillirent les paroles de leur maître blessé mortellement lors de l’attentat de Montereau, Navailles s’interposa lorsqueTanguy du Châtel tenta de porter un coup de hache auduc de Bourgogne. Le vicomte de Narbonne aurait alors levé sa hache de façon menaçante, disant « Si un de vous bouge, il meurt immédiatement ». Alors que le sire de Navailles agrippait l’arme du vicomte de Narbonne, le cri « Tuez, tuez » retentit et Tanguy du Châtel frappa alors le duc à la tête avec une hache[7].
En 1422, Guillaume de Narbonne bat les Anglais àBernay, conjointement avec lecomte d’Aumale qu’il fait chevalier avant l’action.CharlesVII, pour le récompenser de ses services, lui offre la châtellenie deCessenon[8].
Il contribue, en1424, à la prise dela Charité-sur-Loire et deCosne.
Le vicomte Guillaume est tué à labataille de Verneuil, le. Son corps ayant été retrouvé sur le champ de bataille, les Anglais le font écarteler et pendre augibet pour son implication dans le meurtre de Jean sans Peur à Montereau[9]. Selon leJournal d’un bourgeois de Paris, son corps fut aussi décapité et« sa teste [exhibée] en une lance moult hault »[10]. D'après une autre chronique anonyme rédigée par un noble de sympathie bourguignonne, il eut aussi la main droite coupée[11].
Sa dépouille est par la suite inhumée à l’abbaye de Fontfroide, lieu traditionnel de sépulture de la famille vicomtale narbonnaise. Au début duXVIIIe siècle, son tombeau, dont il ne reste rien aujourd’hui, était toujours visible au milieu duchœur de l’église[12].
Dernier vicomte de Narbonne de la famille de Lara, il meurt sans postérité et lègue sa vicomté à son demi-frère utérinPierre de Tinières, né du remariage de sa mère avec le seigneur de Mardogne, à condition qu’il relève les armes de Narbonne et le nom de Guillaume. Celui-ci vend la vicomté de Narbonne en 1447 àGastonIV de Foix.
Guillaume II | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Précédé par | Suivi par | |||||
|
|
| ||||