| Guerting | |
Église Saint-Jacques-le-Majeur. | |
Blason | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Forbach-Boulay-Moselle |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Warndt |
| Maire Mandat | Yves Tonnelier 2020-2026 |
| Code postal | 57880 |
| Code commune | 57274 |
| Démographie | |
| Gentilé | Guertingeois |
| Population municipale | 866 hab.(2023 |
| Densité | 154 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 11′ 23″ nord, 6° 37′ 16″ est |
| Altitude | Min. 223 m Max. 345 m |
| Superficie | 5,64 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Creutzwald (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Boulay-Moselle |
| Législatives | Septième circonscription |
| Localisation | |
| modifier | |
Guerting[ɡɛʁtɛ̃] est unecommune française située dans ledépartement de la Moselle, enrégionGrand Est.
Elle est localisée dans les régions naturelles dupays de Nied et duWarndt.
Guerting est située au nord-est de la régionLorraine, entreMetz etSarrebruck.
| Falck | ||
| Coume | Creutzwald | |
| Varsberg | Ham-sous-Varsberg |
Blottie au fond de lacuvetteboisée duWarndt, la commune passe d'un petitvallon auplateau lorrain. Ladépression s'écarte progressivement vers le sud-est. Il s'agit du pays dusable à l'affleurement dugrès rose desVosges.
La commune est située dans lebassin versant du Rhin au sein dubassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Guerting, le ruisseau Banngraben et le ruisseau le Leibsbach[Carte 1].

Le territoire communal est couvert par leschéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin Houiller ». Ce document de planification, dont le territoire est approximativement délimité par un triangle formé par les villes deCreutzwald,Faulquemont etForbach, d'une superficie de 576 km2, a été approuvé le. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est larégion Grand Est[1]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources eneau superficielle etsouterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE duBassin Rhin-Meuse[2].
Pour des articles plus généraux, voirClimat du Grand Est etClimat de la Moselle.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat des marges montagnardes, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans lazone H1b au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de9,7 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 892 mm, avec12,2 jours de précipitations en janvier et9,4 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deSeingbouse à18 km àvol d'oiseau[9], est de10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de37,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de−17 °C, atteinte le[Note 1].
Au, Guerting est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Creutzwald, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (47,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,4 %), zones agricoles hétérogènes (20 %),terres arables (15,5 %), prairies (10,7 %), zones urbanisées (8,5 %), zones humides intérieures (1,9 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Le nom de la commune a été très longtemps associé à l'allemandGarten (jardin). Il proviendrait en fait du nom d'un chef germanique obscur,Garto ouGerto. Lesuffixe-ing, très fréquent dans le département, signifiechez les gens de /domaine de.
Les noms successifs de la commune ont étéGerdingen en 1186,Gertinge en 1246,Gertinga en 1282,Guertranges en 1430,Güertingen auXVIe siècle,Gertinga en 1544,Gertingen en 1594,Gurtingen en 1633,Guerting en 1793,Gertingen en 1871-1918.
Le nom de la commune estGerténg[17] etGerténgen enfrancique lorrain.
Leban de Guerting est fréquenté dès l'époque préhistorique, mais les raresvestiges retrouvés ne permettent pas de savoir s'il s'agit d'une occupationsédentaire ou bien seulement passagère.
À l'époque romaine, divers établissements bien attestés existent, tels que le grand domaine agricole deBlittling et ses dépendances, le site duGauvenner, ainsi que lesvoies romaines. DesRömerburren,tuiles d'origine romaine retrouvées dans les fondations de l'église, étayent cette thèse. Mais avec lesinvasions barbares, débute pour Guerting un long silencearchéologique d'unmillénaire.
Desdocumentsmanuscrits prouvent une occupation du sitevillageois dès leXIIIe siècle et lapopulation dépend jusqu'à laRévolution française de laseigneurie deWarsberg. Desgénérations laborieuses se succèdent sans laisser de traces nominatives jusqu'en 1585. AuXVIIe siècle, divers documents plus complets apportent désormais de meilleurs éclaircissements sur la population. Laguerre de Trente Ans disloque la communauté et la population s'enfuit vers leLuxembourg et les grandes villesrhénanes. Le village est déserté durant près de vingt ans. Trois familles reviennent s'installer en 1662 et le relèvement débute très lentement, pour ne commencer à s'accélérer qu'à la fin duXVIIe siècle. La population de cette époque effectue un travail de longue haleine, comprenant la remise en état duban, la reconstruction des habitations et des monuments religieux. Lors durecensementducal de 1708, Guerting compte déjà vingtfeux, soit soixante-dix-sept habitants, partagés entre quarante-cinq communiants et trente-deux non-communiants. La population s'avère être très jeune.

En 1754, le village a doublé et abrite désormais cent quatre-vingt-cinqâmes. Lapopulation de cette époque est fortement soumise auxépidémies et tributaire desrécoltes. Lesparcelles decultures diminuent avec leshéritages et le village compte désormais de nombreuxjournaliers, qui ne font que vivoter d'une année sur l'autre. Aussi certaines familles quittent Guerting vers 1770 et partent s'installer dans leBanat, malgré les interdictions des autorités.
Un demi-siècle plus tard, la population a de nouveau doublé et en 1822, on recense trois-cent quatre-vingt-quinze habitants. En 1851, Guerting atteint un maximumdémographique avec cinq-cent-sept habitants. Lamisère de lapopulation transparaît dans les notes desconseils municipaux. La vente des biens communaux, le soutien aux indigents, ne peuvent aider une large part de la population soumise de plein fouet à la crise économique associée à la crise de la pomme de terre des années 1846-1848. L'ouverture de la ligne dechemin de ferSaint-Avold-Paris, dès 1852, facilite les départs de nombreuses familles vers les grands centres urbains et surtout vers lacapitale. Les migrants vont rejoindre des amis, des parents, qui leur ont trouvé un emploi, un logement. À Paris, cette population s'installe massivement dans leXIIIe arrondissement et on continue, pour un temps du moins, à semarier entreMosellans germanophones. En l'espace de vingt ans, ce sont près de cent-cinquante personnes qui quittent le village. Lesrecensements ne trahissent qu'imparfaitement ce phénomène car lesolde naturel reste très élevé et la diminution de population paraît de ce fait moins importante.
L'annexion à l'Empire allemand en 1871 et les difficultés de l'agriculture dans les années 1880 maintiennent cetexode rural vivace, et Guerting perd encore cent-treize habitants jusqu'en 1890. Entre 1890 et 1900, le phénomène inverse se produit. Certaines familles ayant gagné suffisamment d'argent reviennent au pays. L'ouverture desmines decharbon dePetite-Rosselle puis deCreutzwald, à la fin duXIXe siècle, transforme profondément l'emploi et la vie des Guertingeois duXXe siècle. Leplein emploi permet de rester vivre sur place et la croissance de lapopulation est quasi constante. En 1999, Guerting compte huit-cent cinquante-neuf habitants. Tout au long duXXe siècle, ce sont surtout les jeunes gens en âge de se marier qui quittent Guerting pour s'installer à proximité de leur emploi. La facilité des déplacements entraîne parallèlement des départs de plus en plus lointains.
Pour protéger les populations situées entre lafrontière franco-allemande et laligne Maginot, lesautoritésfrançaises les font évacuer dès la déclaration de guerre, le. Hormis lesmineurs, dirigés vers les mines de charbon, surtout dans lePas-de-Calais, les autres habitants sont accueillis par levillage deBouresse, dans laVienne. Guerting est resté lié d'amitié avec Bouresse et les échanges se font tous les deux ans.
Lalangue parlée par les habitants a toujours été lefrancique, mais lefrançais la supplante progressivement.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Maires avant 1959
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| mars 1959 | 1971 | Jean Reslinger | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| mars 1971 | 1983 | Charles Reslinger | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| mars 1983 | 1989 | Julien Dorre | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| mars 1989 | 1995 | Camille Bernard | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| juin 1995 | mai 2020 | Raymond Marek | Sans étiquette | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| mai 2020 | en cours | Yves Tonnelier | Sans étiquette | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Les données manquantes sont à compléter. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La fortenatalité de1900 à1920 accroît naturellement la population qui atteint six-cent-cinquante habitants en1926. Une mini-crise affecte leshouillères àla Houve de1927 à1933, d'où quelques départs vers d'autresindustrieslorraines. Après ledeuxième conflit mondial, leplein emploi aux houillères maintient au village les jeunes en âge de fonder unefamille. Les difficultés pour trouver un terrain pour construire dans lesannées 1960 obligent nombre de jeunesménages à s'installer dans les communes environnantes.
Lephénomène contraire se produit lorsque la commune construit lelotissement de laForêt en1976 et aménage l'impasse des Prés en1985. Les propriétaires de terrains constructibles, las de les garder pour leurs descendances qui ne trouvent pas d'emplois dans la région, les vendent aux candidats à la construction à partir desannées 1990.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].
En 2023, la commune comptait 866 habitants[Note 3], en évolution de +1,41 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1800 | 1806 | 1836 | 1841 | 1861 | 1866 | 1871 | 1875 | 1880 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 254 | 307 | 455 | 494 | 453 | 466 | 435 | 418 | 398 |
| 1885 | 1890 | 1895 | 1900 | 1905 | 1910 | 1921 | 1926 | 1931 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 383 | 368 | 405 | 440 | 480 | 544 | 573 | 650 | 588 |
| 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 563 | 554 | 597 | 692 | 723 | 702 | 776 | 759 | 856 |
| 2006 | 2011 | 2016 | 2021 | 2023 | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 858 | 877 | 860 | 866 | 866 | - | - | - | - |

Le village possède une école primaire appelée "La Cerisaie".
La « fête des Cerises » est la plus grande manifestation ludique duXXe siècle dans lecanton de Boulay. La fermeture de la frontière sarroise après le référendum du a créé un souci pour écouler les cerises. La Société de Musique organise une fête des Cerises le pour aider les producteurs à vendre leurs fruits. L'élection d'une reine des cerises est une première dans la région. Le concept de cette fête abandonnée en1940 à cause de la guerre est en grande partie reprise en1954. On y ajoute chaque année un importantcorso. La dernière fête des Cerises a eu lieu dans les prés à droite de la salle polyvalente, les 2 et.
Initiée par Lartupa, la manifestation bisannuelle « Les Guertinades » rassemble les habitants du village dans un évènement fédérateur. Plusieurs animations choisies par le public et les autres associations ludiques locales, se déroulent dans une ambiance festive, conviviale et de partage. À ce jour, déjà trois Guertinades se sont déroulées, la première en 2008 avait pour thème "Patrimoine et savoir faire", la seconde en 2010 "Inventons 2060" et celle de 2013 "Guerting voit la vie en rose".
En1963, Guerting a été le premier villagecâblé deFrance. En1983, leCentre d'animation socio-culturel a conçu, financé et animé la première télé locale française nomméeTVG (Télé Vidéo Guerting). Le village est le seul en France à diffuser sur le réseau câblé toutes les célébrations en direct depuis l'église, et d'avoir retransmis deuxmesses consécutives parFrance 2 et la productionLe Jour du Seigneur, les31 octobre et.
L'histoire de l'eau-de-vie ouschnaps démarre au milieu duXIXe siècle lorsque lesfonderies deCreutzwalddéboisent le plateau des Espen, au nord-ouest du village. Des membres de la famille Job, négociants en bois et originaires de Guerting, devenus propriétaires n'eurent d'autres solutions pour détruire les souches que de cultiver de l'orge. Les trois fermes Saint-Jean, Saint-Nicolas et Saint-Jules, construites respectivement en1850,1852 et1881 possèderont chacune leursalambics. Cette production de qualité très moyenne faiblit à la fin du siècle.
Le menuisier Jean-Pierre Jager achète en1892 un alambic et l'installe dans sa maison, de nos jours 70 rue Principale. Celui-ci fonctionnera jusqu'en1978. Lesyndicat desarboriculteurs prendra alors le relais dans l'ancien local de ramassage dulait. Totalement réaménagé, ce local est actuellement doté de deux alambics mais connaît une baisse importante de son activité liée à l'état desarbres et au changement de comportement. Un autre alambic fonctionnera de1936 à1983 chez Georges Reslinger au 14 rue du Ruisseau. Lesarbres fruitiers et surtout lescerisiers, sont plantés dans les terrains accidentés ou éloignés. Ils prolifèrent tout au long duXXe siècle par l'abandon progressif des activités agricoles familiales. Lacerise noire de Guerting est la spécialité locale.
L'église paroissiale Saint-Jacques, construite en1842-1843, remplace une chapelle reconstruite après laguerre de Trente Ans devenue vétuste et trop petite pour le besoin du village.
Lecimetière et lagrotte de Lourdes sont situés à la sortie du village, versHam-sous-Varsberg.
Lescalvaires parsemant le ban communal datent duXIXe siècle et du début duXXe siècle.
| Blasonnement : Commentaires : Reprenant les armoiries desseigneurs deVarsberg, propriétaires du village, elles sont brisées de trois coquilles rappelantsaint Jacques le Majeur, patron de laparoisse[24]. |
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