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L'ensemble des combats et massacres livrés entre les États-Unis ou le Canada et les Amérindiens a fait 19 000 victimes chez les colons et environ 30 000 du côté des peuples nord-amérindiens (hommes, femmes et enfants compris)[1]. Estimés à entre 3,8 et11,5 millions à la fin duXVe siècle[3], les Indiens d'Amérique du Nord ne sont plus que 250 000 en 1890. Cette hécatombe, sans équivalent dans l'histoire, est due essentiellement auxépidémies et auxfamines, les premières provoquées notamment par les virus importés d’Europe contre lesquels les Amérindiens n'étaient pas immunisés, les secondes par lesdéportations et la chasse intensive dubison dont la population estimée à soixante millions au début duXVIe siècle tombe à un millier à la fin duXIXe siècle[4].
Lesguerres intercoloniales, qui prennent de plus en plus d'ampleur, se mêlent aux guerres coloniales des puissances à mesure que le nombre de colons augmente. Les guerres indiennes comprenaient de nombreuses atrocités, notamment lesnettoyages ethniques et desmigrations forcées des Amérindiens. Certains historiens caractérisent les guerres indiennes comme un génocide contre les amérindiens par les puissances coloniales[5],[6],[7],[8],[9]. De plus, certaines tribus indiennes continuent d'exiger la restitution des terres prises par legouvernement des États-Unis, comme les Black Hills, qui ont été prises auxLakotas[10],[11],[12],[13],[14].
Carte reconstituée des zones géographiques où furent parlées les diverses langues desAmérindiens aux États-Unis.
Du fait que les Amériques sont, peu après leur découverte, traitées par les États européens comme descolonies de peuplement, les alliances avec les autochtones ne pouvaient être que provisoires, puisque vouées à toujours être remises en cause par l'extension territoriale des colons. Lamythologie nord-américaine veut que les premiers colons n’aient survécu qu’en adoptant les techniques agricoles desAmérindiens. Les colons firent davantage : ils adoptèrent et adaptèrent également leurs techniques de guerre.
Mais les Amérindiens ont leurs limites en tant que soldats et alliés. Lesiège, les batailles rangées et la puissance maritime décident de l’issue des guerres impérialistes, et non les tactiques deguérilla, de l’embuscade et du raid. Les 1 200 Amérindiens qui servent sous la coupe des Français et Canadiens àQuébec en 1759 ne sauvent ni la ville ni laNouvelle-France. Les chefs coloniaux sont nombreux à estimer que les alliés amérindiens causent plus de difficultés qu’ils ne sont utiles, et encouragent le développement d’unités dechasseurs à cheval français.
Les forces expéditionnaires des conflits impliquant Français, Canadiens et Amérindiens, issues de laguerre de Sept Ans enAmérique du Nord, constituent un mélange instable de troupes régulières européennes, de colons volontaires et de guerriers amérindiens ne partageant ni les enjeux politiques, ni les méthodestactiques, ni les notions élémentaires de discipline. Les Amérindiens ont toutefois souvent une utilité complémentaire, au même titre que les partisans soutenant l’action des armées régulières dans une guerre européenne. S’il avait pris la peine de recruter des éclaireurs amérindiens, peut-êtreEdward Braddock aurait-il évité le massacre de ses troupes par un détachement de Français et d’Amérindiens deux fois moins important, sur la piste deFort Duquesne (Pittsburgh), en[15]. Moins nombreux sur la scène nord-américaine, les Français ont, plus que les Britanniques, besoin des Amérindiens. La dépendance ainsi créée est parfois aussi fatale que l’absence totale d’auxiliaires indiens. Le désastre de Braddock se trouve partiellement effacé par l’échec de la contre-offensive française contreFort Edward en. Le commandant français, lebaronDieskau, constate que ses alliés amérindiens répugnent à envahir un territoire britannique et refusent catégoriquement de donner l’assaut contre des fortifications britanniques. La prédilection des Européens pour la guerre de siège semble inutile aux Amérindiens, et incompatible avec les véritables objectifs de la guerre selon eux, l’exaltation de l’honneur individuel et la richesse que confèrentscalps et prisonniers. Lesconventions qui régissent la guerre à l’européenne leur sont inintelligibles, sinon grotesques. Lorsque, en 1757, à l'issue de labataille de Fort William Henry, lemarquis de Montcalm accorde les honneurs de la guerre à la garnison britannique, les deux mille Amérindiens qui ontassisté au siège en spectateurs[réf. souhaitée] se jettent sur les prisonniers, en massacrent et en scalpent plus de deux cents.
Il n’échappe pas non plus aux Amérindiens que le contact avec les Européens provoque fièvre et mortalité. Ils se tiennent à l’écart des expéditions françaises pendant les périodes depetite vérole — de 1756 à 1758 —, un facteur qui contribue à maintenir les Français sur la défensive. Entre autres conséquences, les guerres franco-britanniques ont pour effet de diminuer la combativité entre tribus. Il semble bien que, après 1755, les Amérindiens alliés des deux camps aient conclu un accord tacite visant à cesser tout combat tribal. À court terme, les Français pâtissent plus que les Britanniques de ce pacte entre Amérindiens, auquel viennent s’ajouter les maladies. Plus que les colonies britanniques, en effet, laNouvelle-France est tributaire du concours des Amérindiens.
Division et recrutement des Amérindiens par les colons
Le caractère primitif et « démocratique » des sociétés amérindiennes, s’il en fait souvent des adversaires pugnaces, finit par vouer leurs résistances à l’échec. Peu d’entre elles présentent un front uni contre l’envahisseur. Elles ne perçoivent pas davantage qu’il s’agit pour elles de mener une guerre de survie, cela rend extrêmement aléatoire tout mouvement unifié de résistance, chaque groupe ou clan décidant pour lui-même s’il est de son intérêt de combattre ou de faire la paix. Entravées par les divisions géographiques, les rivalités detribu, declan ou de famille, la fragilité du lien culturel commun, les quelques tentatives de riposte concertée, inspirée par une préoccupation commune, résistent rarement au premier échec militaire.
Le véritable intérêt de leur recrutement n’est pas tactique mais politique et psychologique. La résistance amérindienne n’est en réalité qu’une succession decoalitions fragiles et ponctuelles entre tribus, auxquelles la coopération apparaît comme condition de leur survie. En recrutant parmi eux, les Américains, Canadiens et Mexicains sapent cette cohésion des Amérindiens, et démoralisent les plus acharnés.
Ainsi au cours desannées 1830, les États-Unis obtiennent la soumission desSéminoles, en partie grâce au recrutement d’alliés dans cette tribu et dans celle desCreeks et en incitant les esclaves noirs, ralliés aux Amérindiens en révolte, à entrer dans l’US Army contre la promesse de leur affranchissement. Le chef de guerreOsceola se trouve ainsi privé d’une partie de sa puissance militaire, les Noirs (les esclaves fugitifs s'étaient mêlés aux tribus de la région) comptant parmi les meilleurs chefs. À partir de 1836, d’anciens esclaves devenus éclaireurs guident le généralThomas Sidney Jesup vers les villages séminoles, dont la destruction ainsi que la capture déloyale d’Osceala et d’autres chefs séminoles rangés sous le drapeau blanc.
Des adversaires déterminés, tels les généraux américainsGeorge Crook etNelson Miles, exploitent méthodiquement ces divisions en incorporant des Amérindiens à leurs troupes. Les effets majeurs de cette démarche sont psychologiques et politiques plus qu’opérationnels. « Rien ne les abat comme de voir de leur propre peuple se retourner contre eux, écrit Crook au sujet de sa poursuite réussie deGeronimo. Il s’agit moins de les capturer plus facilement grâce à des Indiens que d’atteindre un but plus ambitieux, plus durable : leur désagrégation. » Crook et Miles se montrent des partisans convaincus de l’utilisation d’Indiens comme agitateurs chargés de semer la dissension parmi les plus acharnés à poursuivre la lutte, aidés en cela par la réaction plus individuelle que collective des Amérindiens face à l’invasion occidentale.
Pour le guerrier, le champ de bataille est le lieu d’une quête personnelle de gloire et de butin. Aucune ne récompense la discipline ou l’effort collectif. L’historien américainJohn M. Gates remarque que « les Amérindiens n’étaient capables que de violence ponctuelle, de guérillas qui, si elles témoignaient d’éclairs de génie tactique, étaient dépourvues de toute réflexion stratégique ». Toute manifestation rationnelle de leur part n’aurait révélé, de toute manière, que la réalité d’un destin scellé. Le grand historien des guerres indiennesRobert Utley soutient que la pression continue de l’immigration dans les Amériques, plus sûrement que les forces armées, a privé les Indiens de leurs terres et tous moyens de subsistance, ne leur laissant d’autre choix que la soumission.
Années 1600 et1610 : de nombreux accrochages ont lieu entre les colons et les populations indiennes, pour des raisons diverses.
1610-1614 : première desguerres anglo-powhatans, une suite de guerres qui ont opposé les colons de la colonie anglaise de laVirginie à la confédération amérindienne desPowhatans de 1610 à 1646. À son issue, les Anglais contrôlent une majeure partie de larivière James, les tribus Kicoughtan et Paspehegh sont définitivement détruites et lesArrohattocs et les Quiockohannock sont dispersés.
LesPequots s'opposaient à la colonisation de la région de la rivièreConnecticut. À partir de 1633, les relations deviennent plus conflictuelles entre Pequots et colons anglais.
En mai 1637 : les Anglais de la colonie duMassachusetts attaquent le village pequot de Missituck avec des mercenairesMohegans etNarragansetts : il y a 400 à 700 morts.
Les Pequots émigrent versLong Island et la région de New York.
L'emploi du nom Pequot devient hors-la-loi dans les colonies anglaises.
Les survivants sont traqués et vendus comme esclaves.
1643-1645 : guerres avec les Narragansetts et lesWampanoags.
1644-1645 : troisième guerre anglo-powhatan.William Berkeley captureOpechancanough et le tue. À son issue, de nombreuses tribus ont été décimées, les hommes de plus de 11 ans sont déportés à l'île de Tangier, la combativité des Powhatans est brisée. Les Anglais continuèrent de massacrer les tribus indigènes, et la confédération desPowhatans se désintégra. Les colons contrôlaient maintenant toute la région.
Un demi-siècle de paix a précédé la guerre. En 1621, lorsque lesPères pèlerins et les colons duMayflower, s'installèrent,Massasoit, père du chef indien appelé « le roi Philip », grandsachem de la tribuWampanoag, forma une alliance avec eux lors d'un repas auquel lesPères pèlerins l’avaient convié, lui et 90 de ses hommes, afin de célébrer les premières récoltes de lacolonie de Plymouth en 1621. Durant ce festin, desdindes furent offertes (épisode commémoré aujourd'hui par la fête deThanksgiving). Le chefMassasoit renouvela ce même rite d'alliance avec les membres de lacolonie de la baie du Massachusetts en 1638.
Mais une première guerre a lieu en 1675 après larestauration anglaise, le roi Philip fils (Metacomet ou Metacam), couronné en 1662, étant obligé de déposer les armes, alors que les tensions territoriales entre colons et indiens s'amplifiaient. L'assassinat d'un indien converti au protestantisme conduit à l'exécution de trois Wampanoags, alliés aux blancs.
En juin 1675, les Wampanoags brûlentSwansea en représailles. Les Nipmucks et les Narragansets les rejoignent. De leur côté, lesMohawks refusent de rejoindre le roi Philip. Ces derniers, ex-mercenaires des colonies des Pays-Bas, sont en effet passés aux Britanniques qui ont racheté New-York aux Hollandais.
En 1676 : les Narangasetts sont vaincus, et leur chef Canonchet tué en avril. En août, le roi Philipp est trahi et tué. Cette guerre aura fait 600 morts du côté des colons anglais et 4 000 du côté des Amérindiens.
Pontiac, chef desOutaouais (tribu des Grands Lacs), prend la tête des tribus de l'Ohio et des Grands Lacs pour chasser les Britanniques. Malgré l'occupation militaire de laNouvelle-France, Pontiac continue le combat pour protéger son territoire contre les Britanniques.
Larébellion de Pontiac va se propager chez les autres peuples amérindiens. Les guerriers de nombreuses tribus rejoignent le soulèvement indien dont le but est de repousser les forces et les colonies britanniques hors de leur territoire. Ce conflit débutera la dernière année de laguerre de Sept Ans franco-anglaise (1754-1763).
Le traité de Fort Stanwik provoque une pression supplémentaire des colons. Au printemps 1774, desShawnees tentent de se débarrasser des colons britanniques.
LordJohn Murray Dunmore, gouverneur deVirginie, aide les colons de Pennsylvanie à la répression : sept villages Mingos sont détruits, un fort est construit à Little Kanawha River.
10 octobre :bataille de Point Pleasant, les Britanniques battent les Shawnees. Le généralAmherst donne l'ordre de distribuer des couvertures infectées devariole. Plusieurs milliers d'AmérindiensLenapes sont contaminés et répandent la « petite vérole » à d'autres nations indiennes. Dans ces circonstances la paix leur est imposée. Des miliciens de Virginie détruisent pendant les négociations plusieurs villages shawnees.
: l'ordonnance du Nord-Ouest (Northwest Ordinance) ouvre la colonisation desterritoires du Nord-Ouest, entreAppalaches,Grands Lacs,Mississippi etTennessee. Aucun territoire ou bien indien ne leur sera retiré sans leur consentement, sauf à l'issue d'une guerre déclarée par le Congrès. Aucune guerre ne fut jamais déclarée par le Congrès aux tribus.
À la suite de l'ordonnance du Nord-Ouest, les colons ont commencé à avancer de plus en plus sur les territoires des tribusShawnees,Outaouais etMiamis. Ces tribus se sont donc réunies pour combattre les armées fédérales. Cette guerre dura de 1790 à 1795. Il s'y déroula plusieurs grandes batailles comme celles décrites ci-dessous.
Le chefMichikinikwa (Little Turtle), chef des tribusMiamis, inflige en 1790 une défaite aux troupes américaines sur lariviere Miami.
: à labataille de la Wabash, les Indiens de Little Turtle surprennent et vainquent le major Arthur Saint-Clair, qui perd 610 hommes sur un total de 1 300 ; les Indiens ont 61 morts et blessés. C'est la pire défaite américaine dans les guerres indiennes.
: le généralAnthony Wayne batVeste Bleue à labataille de Fallen Timbers (qui eut lieu sur unchablis, peu après une tempête qui déracina tous ces arbres), de la vallée de l'Ohio. À la suite de cette défaite, les Indiens perdirent la guerre ce qui permit aux colons de s'installer dans le nouveau territoire de l'ordonnance du Nord-Ouest.
1795 : avec la signature dutraité de Greenville,Little Turtle et dix autres nations indiennes cèdent leurs droits sur l'Ohio et l'Indiana. MaisTecumseh, un chef shawnee, et son frèreTenskwatawa refusent de signer ce traité. Ils organisent alors une résistance contre l'expansion des colons vers l'Ouest.
1806 : début desdéportations d'Amérindiens. Bien qu'elles se soient effectuées quelquefois à l'issue d'un traité, les Indiens les ont toujours subies, car ils étaient menacés d'expéditions punitives s'ils ne signaient pas le traité[réf. nécessaire]. De 1806 à 1830, 50 tribus sont déportées.
LesSéminoles sont des IndiensCreeks établis en Floride dans lesannées 1700, encouragés à s'établir comme fermiers par lesEspagnols, qui espéraient arrêter la progression desBritanniques vers le Sud.
: création duBureau des affaires indiennes, qui succède au Comité des affaires indiennes, créé à l'indépendance. Il dépend du ministère de la guerre, et est chargé de libérer les terres indiennes pour leur exploitation par lescolons.
1827 : lesCherokees constituent un gouvernement, adoptent uneconstitution et se déclarent indépendants. LaCour suprême des États-Unis reconnaît ce gouvernement mais déclare les Cherokees sous tutelle.
1828 :
début de la publication duCherokee Phoenix, journal indien bilingue anglais-cherokee, qui paraît jusqu'en 1834 ;
confiscation des territoires Cherokee par l'État deGéorgie (14 000 hectares) ; ces territoires sont répartis en lots de 64 hectares distribués dans une loterie ; les Indiens ne peuvent témoigner en justice contre des Américains et ne peuvent s'exprimer publiquement contre l'immigration.
1829 :John Ross, leChef Oiseau Blanc, premier chef Cherokee élu, proteste officiellement àWashington contre ces mesures.Andrew Jackson lui répond que les Cherokees doivent émigrer à l'ouest du Mississippi.
:Indian Removal Act : le présidentAndrew Jackson fait voter une loi déportant les Indiens vivant à l'est duMississippi à l'ouest de ce fleuve, principalement enOklahoma, afin d'exploiter l'or situé sur leurs territoires, dans l'Ohio et installer les migrants venus d'Europe. Cette loi est déclarée anticonstitutionnelle par laCour suprême, et entraîne des guerres avec les Cherokees jusqu'en 1838. Jusqu'en 1850, 100 000 Amérindiens sont déportés.
1831 : la Cour suprême (Arrêt nation Cherokee contre l'État de Géorgie) décide que la nation Cherokee n'est ni une nation souveraine ni une nation étrangère résidant au sein desÉtats-Unis.
1832 :
désignation d'un Commissaire aux affaires indiennes, au ministère de la guerre ;
la Cour Suprême décide que les lois de Géorgie ne peuvent s'appliquer aux Cherokees, et que le gouvernement fédéral a obligation de faire respecter les traités conclus avec la nation Cherokee. Cette décision n'a jamais été appliquée par le président Jackson.
1832 : le guerriersaukBlack Hawk (« Faucon noir ») tente de chasser les colons des terres de son peuple. Allié aux Mesquakies, il quitte le territoire de l'Iowa où son peuple vivait depuis le traité deSaint-Louis (1805) pour reconquérir ses terres ancestrales.
6 avril : 800 Indiens Sauk franchissent leMississippi, provoquant la panique chez les colons. Le généralEdmund Gaines tente de négocier, sans succès.
14 mai :bataille de Stillman's Run, Black Hawk met en fuite les Tuniques bleues (qui subissent la perte de douze hommes, contre cinq chez les Amérindiens).
28 juillet : menacés de famine, les Sauk descendent le Wisconsin pour repasser le Mississippi. 750 miliciens des générauxJames Henry les rejoignent : c'est labataille de Wisconsin Height, 68 Amérindiens y trouvent la mort.
1er août : les Amérindiens arrivent au Mississippi et commencent la traversée du fleuve. Pris sous le feu d'un navire à vapeur de guerre, Black Hawk hisse le drapeau de la reddition, mais le feu continue, faisant 23 morts chez les Indiens.
2 août :massacre de Bad Axe River : Black Hawk est attaqué par les troupes américaines qui massacrent 300 hommes, femmes et enfants Sauk. Certains survivants qui ont réussi à traverser le Mississippi sont tués ou capturés par les Sioux.
:traité de New Echota : 300 à 500 des 17 000 Cherokees vivant à l'est duMississippi (ladélégation Ridge, menée par les CherokeesJohn Ridge etElias Boudinot) signent pour l'ensemble de la nation un traité qui cède aux États-Unis leurs terres pour cinq millions dedollars, en violation des lois Cherokees, et sans un seul élu parmi eux. Le Congrès ratifia ce traité l'année suivante d'une voix, malgré les protestations deJohn Ross. Les 465 Cherokees signataires partirent pour l'ouest en 1837.
1836 : selon la décision du président de la Cour suprême John Marshall, les nations souveraines indiennes deviennent des nations dépendantes de l'État fédéral.
: l'échéance du traité de New Echota étant arrivée, le général Winfried Scott commence à faire rassembler les Cherokees dans 31 forts, avec uniquement les vêtements qu'ils portaient.
fin juillet 1838 : ils sont ensuite rassemblés dans onze camps prévus à cet effet (10 auTennessee, un enAlabama).
Environ 3 000 Cherokees firent route par voie fluviale à partir de juin, et arrivèrent jusqu'en septembre dans le Territoire indien.
Les quatre autresNations civilisées furent déportées de la même manière, et connurent aussi leur piste des Larmes. Ce nom vient des larmes de compassion versées par les Américains qui les voyaient passer devant eux. Quelques Cherokees réussirent à se cacher dans les montagnes, et des Séminoles dans les marais desEverglades.
Selon le même processus que pour les Cherokees, le gouvernement fit signer à une minorité deSéminoles letraité de Payne's Landing (1832), qui leur imposait de quitter leurs terres dans les trois ans. En 1835, l'armée américaine fut envoyée pour faire appliquer ce traité. Au plus fort de la guerre, 10 000 soldats réguliers et 30 000 miliciens affrontèrent 5 000 guerriers qui pratiquaient une guerre d'embuscades et de coups de main, les pertes américaines se montèrent à 1 500 hommes.
1835 : le majorFrancis Dade allait de Fort Brooke à Fort King ; 180 Séminoles attaquèrent sa colonne et l'exterminèrent, ne laissant que trois survivants[25].
À Saint-Augustine, les chefsCoacoochee etOsceola sont capturés pendant des négociations de paix par le général Jessup. Osceola meurt en prison en 1838.
1842 : des négociations permettent une trêve, reconnaissant des territoires de chasse et de culture aux Séminoles, sans signature de traité. De nombreux Séminoles furent toutefois envoyés vers le Territoire indien d'Oklahoma dans les années qui suivirent.
1848 :
le Bureau des affaires indiennes passe au ministère de l'Intérieur. Il est chargé des relations entre l'État fédéral et les Indiens ;
découverte d'or enCalifornie, ce qui provoque uneruée vers l'or. Les colons passent par la piste de l'Oregon, qui traverse les territoires indiens.
1851 :premier traité de Fort Laramie : les colons peuvent traverser les territoires indiens, moyennant un droit de passage en nature et en argent.
: épisode de la vache du mormon. Une vache appartenant à un mormon, s'échappe et dévaste un camp desSicangus (Brulé) : elle est abattue par un Sicangu. Les soldats deFort Laramie exigent que le responsable soit livré, et devant le refus du chef Ours Conquérant, canonnent le village, avant d'être vaincus par une charge des guerriers sicangus.
En représailles, en novembre, les Américains attaquent le village du chef Petit Orage, tuent ou mutilent 136 Amérindiens, et font 70 prisonniers. Malgré la reddition dePetit Orage, ils sont retenus deux ans.
Après un hiver rigoureux, les 6 000 Païutes duNevada décident d'attaquer les colons américains, jugés responsables de leur malheur pour avoir coupé trop d'arbres.
leHomestead Act accorde62ha de terres à l'ouest duMississippi à toute famille « non-indienne » qui peut prouver la culture des terres depuis plus de cinq ans ;
: lePacific Railway Act est signé parAbraham Lincoln : il autorise la construction de la première ligne de chemin de fer transcontinentale. Des chasseurs (Buffalo Bill est le plus célèbre) tuent des millions de têtes debisons pour nourrir les ouvriers.
Ce conflit est consécutif à l'affaire Bascom dans laquelleCochise a été injustement accusé.Thomas Jeffords est un des protagonistes du traité de paix dont les termes sont la réserve desApaches sur leurs terres ancestrales d'Arizona contre l’arrêt de la guerre.
Le traité signé en 1872 n'est plus respecté depuis que le Congrès a décidé d'exiler les Apaches dans une réserve de l'Oklahoma. Une grande partie d'entre eux s'y rend tandis que l'autre reprend le chemin de la guerre. S'ensuit une décennie de guérillas entre le sud de l'Arizona, du Nouveau Mexique et la province de Sorano au nord du Mexique, qui se termine par la capitulation deGeronimo.
Le, letraité de la Traverse des Sioux fut signé entre le gouvernement des États-Unis, et les Sioux du territoire duMinnesota et mis en application par la Commission des Affaires indiennes. Ce traité avait pour objectif d'obtenir les riches terres agricoles qui se trouvaient dans le Minnesota. De vastes étendues de terres furent ainsi cédées à partir de l'Iowa jusqu'à la frontière canadienne. Des tribus Sioux telles que lesSisseton et Wahpeton hésitèrent à se déshériter, mais les pressions étaient tellement fortes, qu'ils cédèrent avec réticence sous la menace potentielle du gouvernement fédéral.
Ce traité aggrava les conditions de vie des Amérindiens. Plusieurs facteurs aboutirent à la révolte des Indiens des plaines :
une ruée des colons blancs déferla sur ces nouveaux territoires ;
une volonté de posséder davantage de terres par les autorités du gouvernement fédéral ;
une incapacité à payer les rentes promises aux Amérindiens ;
de nouvelles réductions des terres ancestrales qui aboutissent à la perte de territoires de chasse et de pêche.
Le mécontentement de l'ensemble des tribus Sioux du Dakota aboutira à la guerre des Indiens des plaines qui durera une trentaine d'années et fut marqué par lemassacre de Sand Creek, trois ans après letraité de Fort Wise.
Le mécontentement des Sioux tourna à la révolte. Le soulèvement des amérindiens se généralisa bientôt dans tout le Minnesota et le Dakota voisin. Si quelques pionniers blancs furent tués, rapidement l'armée américaine enverra d'importants renforts pour mater dans le sang cette révolte amérindienne.
Tout commence lorsque le gouvernement des États-Unis ne livre pas comme promis les marchandises dues pour l'achat de terres auxSioux Santees (ou Dakotas) et aux tribus SiouxSisseton-Wahpeton. Éclatant pendant laguerre de Sécession, ces massacres par les Sioux sont facilités par le manque de troupes adverses disponibles.
4 août : pillage d'entrepôts.
14 août : cinq Américains sont tués.
18 août : craignant les représailles, les Sioux désignentLittle Crow comme chef de guerre. Les Indiensattaquent l’agence de Lower Sioux ; 25 miliciens sont tués dans une embuscade à Redwood Ferry. Dans les semaines qui suivent, plusieurs centaines de colons sont massacrés.
19 août : les Sioux se divisent, entre ceux qui désirent poursuivre le combat, et ceux qui ne veulent pas s'attaquer à des femmes et des enfants. Les premiers, au nombre de 400,pillent New Ulm et attaquentFort Ridgely, sans succès.
23 août : Ils attaquent de nouveau New Ulm, brûlent de nombreux bâtiments et tuent 36 colons américains. Petit Corbeau, voulant la paix, perd tout contrôle sur ses guerriers.
3 septembre : escarmouches en divers lieux, etbataille de Birch Coulee : les colons américains ont 22 tués, les Sioux deux.
18 septembre : àWood Lake, les Sioux décrochent quand leur chefMankato meurt avec une quinzaine de guerriers.
Cette guerre fera plus d'un millier de morts dont plus de 800 Sioux et plus de 350 colons américains.
Près de deux mille Amérindiens furent capturés. Ils ont finalement été jugés dans des procès de masse par des tribunaux militaires. 303 furent jugés coupable de crimes de guerre et condamnés à mort. Sur ces condamnés, 38 hommes furent pendus àMankato, le lendemain de Noël, dans la plus grande exécution de masse de l'histoire des États-Unis.Abraham Lincoln commua les autres condamnations à mort en peines de prison. Environ 1 500 Sioux sont détenus àFort Snelling jusqu’au printemps 1863 ; 130 meurent pendant leur détention. Les chefsShakopee etMedecine Bottle, réfugiés au Canada sont kidnappés et pendus en 1863. Little Crow est également tué par un colon la même année.
Combats des Sioux et Cheyennes contre l'armée américaine en 1866 dans le Dakota.
:massacre de Bear River. Le colonel Connor attaque un camp deShoshones, et tue environ 250 habitants, hommes, femmes et enfants. Les conflits avec les Shoshones durent ensuite jusqu'en 1869 et la fermeture de lapiste de l'Oregon.
Lemassacre de Sand Creek scandalise les tribus d'Indiens. De nombreuses tribus entament alors les hostilités, conduisant des raids épars, obligeant les soldats de l'Union à stationner le long de la piste de l'Oregon pour la protéger, notamment àPlatte Bridge.
Septembre 1865,Expédition indienne de la rivièrePowder : trois colonnes de Tuniques bleues tentent de rejoindreRosebud Creek, deux d'entre elles échouent totalement, et l'ensemble revient àSalt Lake City.
Juin 1866 : le gouvernement des États-Unis organise une conférence de paix àFort Laramie. Le généralWilliam Sherman demande aux chefs l'autorisation de traverser leurs terres, et de construire trois forts sur la Piste Bozeman (entre la Platte et le Montana). Nuage Rouge refuse.
: lemassacre Fetterman, ou laBattle of a Hundred Slain. Attirés dans une embuscade par une ruse des Sioux, les 81 hommes du capitaine Fetterman sont anéantis.
: l'expédition Hancock, à laquelle participeCuster, veut négocier avec des Indiens sioux et cheyennes. Mais, approchant trop du village, il inquiète les chefs qui s'enfuient avec leurs familles. Les Indiens ayant massacré 20 civils plus au nord, Hancok fait brûler 251 des 291 tipis, avec tout ce qu'ils contenaient. La guerre recommence et de nombreuses attaques se succèdent dans les mois qui suivent.
et : les attaques simultanées des Sioux et des Cheyennes sur la piste Bozeman sont repoussées avec succès par l’armée américaine.
: lesecond traité de Fort Laramie reconnaît le territoire ancestral desSioux (entreMissouri à l'est,Platte au sud etmonts Big Horn à l'ouest) ; des vivres et des matériels seront donnés annuellement aux Sioux ; une réserve est créée entre leWyoming et leDakota, à destination des Sioux. Les États-Unis renoncent à la piste Bozeman, au droit de traverser lesBlack Hills, et à se les approprier.
:Indian Appropriation Act : le Congrès met fin aux traités signés avec les tribus indiennes indépendantes, et ne reconnaît plus que les individus. Cependant, les 371 traités signés depuis 1776 (plus 175 entre 1607 et 1775) sont toujours reconnus. Les règlements adoptés dans les années suivantes les vident de toute substance.
LesModocs vivent dans le nord de laCalifornie et le sud de l'Oregon. Ils conduisent quelques raids sur les premiers wagons de chemin de fer. La colonisation commençant dans la vallée de la Lost River, les colons demandent que les Indiens soient déplacés dans la réserve desKlamaths et desSnakes, ennemis des Modocs. Cependant, les 372 Modocs finissent par s'installer dans la réserve, qu'ils quittent en avril 1869.
: sur la demande insistante des colons, l'armée envoie une colonne pour ramener les Modocs dans la réserve, et incendie leur village. Les Modocs de Hooker Jim tuent en représailles 14 colons à Tule Lake, puis rejoignent ceux deKintpuash (capitaine Jack pour les Anglo-Saxons).
: dans le champ de lave très accidenté et brumeux du Stronghold (Forteresse), 300 soldats et volontaires recherchent 50 Modocs sans les trouver ; ceux-ci les attaquent et leur infligent de lourdes pertes, les obligeant à fuir en abandonnant armes et bagages.
11 avril : au cours de négociations de paix, Kintpuash, influencé par Hooker Jim et unchaman, tue le généralCanby.
3 juin : Kintpuash est capturé. Il est jugé pour le meurtre de Canby et pendu le avec trois autres Modocs. Les Modocs sont déportés dans la réserve Quapaw.
Elle est provoquée par plusieurs facteurs : la pression territoriale des colons, protégés par la construction de forts par l'armée, les coutumes indiennes de guérilla permanente ; l'anéantissement des troupeaux debisons par les chasseurs blancs. Elle se déroule dans le sud des Grandes Plaines.
:bataille d'Adobe Walls, qui oppose sept-cents guerrierscomanches,kiowas,cheyennes etarapahos commandés parQuanah Parker etIsa-Tai à des chasseurs de bison américains. Les Indiens sont repoussés avec soixante-dix morts, contre trois dans les rangs des chasseurs. Cette bataille entraîna une grande campagne de l'armée, commandée parWilliam T. Sherman etPhilip Sheridan, afin de s'assurer le contrôle des plaines du sud. Les Indiens pacifiques furent maintenus dans leur réserve avant le début de la campagne. Diverses colonnes encerclèrent les guerriers Indiens hostiles, et divers accrochages eurent lieu pendant l'été. La plus importante action est la prise le 26 septembre, avec deux tués parmi les Indiens, de plusieurs villages, dans lecanyon de Palo Duro, par le colonel Mackenzie.
Les campagnes d'hiver de l'armée américaine, renforcée par plusieurs détachements, aboutissent à la reddition des principaux chefs au printemps 1875. Leurs guerriers étaient affamés par le manque de bisons.
1874 : annonce par le lieutenant-colonelCuster de la découverte d'or dans les montagnes sacrées sioux desBlack Hills. La ruée vers l'or provoquée entraîne des accrochages entreSioux,Cheyennes et armée des États-Unis.
: le généralGeorge Crook, avec 1 050 soldats et 260 éclaireurscrows etshoshones, est attaqué dans la vallée de la Rosebud, par environ 750 guerriers deCrazy Horse (« Cheval Fou ») ; les pertes sont faibles de chaque côté (10 tués et 20 blessés pour les États-Unis, 50 pour les Amérindiens), et Crook doit rebrousser chemin. Cette bataille est appelée par les Américainsbataille de la Rosebud, et par les IndiensBataille où la fille sauva son frère (une jeune Cheyenne vint au secours de son frère pris sous son cheval mort).
9 et : le généralGeorge Crook, poursuivant les Indiens victorieux à labataille de Little Bighorn, surprend le campement d'American Horse (« Cheval Américain »). Ses deux mille soldats brûlent le campement ; la contre-attaque des 800 guerriers Sioux Oglalas de Tashunca-Uitco, dit « Crazy Horse », qui campaient à proximité est repoussée sans mal par le général Crook qui dispose de 2 000 cavaliers. American Horse est tué dans la bataille.
: mort violente deCrazy Horse à Fort Robinson (Little Big Man y aurait participé), alors que les Sioux Oglalas avait fait leur reddition et s'étaient rendus dans une réserve.
La pression des colons conduit à un premier traité délimitant le territoireNez-Percés en 1855. Traité dont le gouvernement des États-Unis demande la révision en 1863, en diminuant la surface de la réserve de 90 %. Certains chefs, dontLawyer signent ce traité, et vont dans une réserve de l'Idaho. Cinq tribus refusent d'être enfermées dans une réserve, dont celle de Vieux Chef Joseph. Son fils Jeune Chef Joseph continue de refuser ce traité, et d'entretenir de bonnes relations avec les autorités deWallowa. Celles-ci décident en 1873 que les terrains occupés par les colons ont été acquis illégalement, et leur demandent de les évacuer.
En 1876, labataille de Little Bighorn accroît la pression de l'armée pour que les Indiens soient confinés dans leurs réserves. Mais les Nez-Percés ne trouvant pas de terrain convenable dans la réserve en Idaho, refusent, jusqu'à l'ultimatum du généralOliver O. Howard, le. Les Nez-Percés restants libres se divisent en trois groupes : certains rejoignent la réserve, d'autres se dirigent vers les plaines àbisons, le dernier groupe tente de s'échapper auCanada.
Après labataille de Little Bighorn, les tentatives de l'armée des États-Unis de capturer les Cheyennes s'intensifièrent. Un groupe de 972 Cheyennes fut déporté dans lesTerritoires indiens de l'Oklahoma en 1877. Là, les conditions de vie étaient terribles, les Cheyennes du Nord n'étant pas habitués au climat, et bientôt beaucoup furent atteints demalaria. En 1878, les deux principaux chefs,Little Wolf et Morning Star (Dull Knife), réclamèrent la libération des Cheyennes afin qu'ils puissent retourner vers le nord. La même année, un groupe d'environ 350 Cheyennes quitta les Territoires indiens en direction du nord, mené par ces deux chefs. Les soldats de l'armée et des volontaires civils, dont on estime le nombre total à 13 000, furent rapidement à leur poursuite. La bande se sépara rapidement en deux groupes. Le groupe mené par Little Wolf retourna dans le Montana. La bande de Morning Star fut capturée et escortée à Fort Robinson, au Nebraska, où elle fut séquestrée. On leur ordonna de retourner en Oklahoma, ce qu'ils refusèrent promptement et fermement. Les conditions devinrent de plus en plus difficiles à la fin de l'année 1878, et bientôt les Cheyennes furent confinés dans leurs quartiers, sans nourriture, ni eau, ni chauffage.
En, Morning Star et ses compagnons s'évadèrent de Fort Robinson. La plupart furent abattus en s'enfuyant du fort. On estime à 50 le nombre de rescapés, qui rejoignirent les autres Cheyennes du Nord dans le Montana. Grâce à leur détermination et à leur sacrifice, les Cheyennes du Nord ont gagné le droit de demeurer dans le Nord près des Black Hills. En 1884, par ordre de l'exécutif, une réserve destinée aux Cheyennes du Nord fut établie dans le sud-est du Montana. Cette réserve fut étendue en 1890, pour s'étendre de la réservecrow à l'ouest à la rivièreTongue à l'est.
1879 : révolte desApaches mimbres menés parVictorio. Près de 400 colons et soldats sont tués.
1880 : Victorio est tué au Mexique et son groupe décimé.
1886 :Geronimo, dernier chefapache à résister à la déportation des siens dans une réserve se rend au général Miles.
: vote duGeneral Allotment Act ouDawes Severalty Act par le Congrès, autorisant le président à vendre les terres indiennes à des particuliers, en petites parcelles. Ce lotissement est amplifié par leBurke Act de 1906. Il vise à supprimer la propriété collective des terres, et à transformer les Indiens en fermiers. Le restant est distribué aux colons, et l'Oklahoma devient un État en 1907.
1889 :
janvier : lechamanpaïuteWovoka a une vision, qui inspire laDanse des esprits. Le message : « laissez faire le grand esprit », est interprété comme un appel à la révolte ou comme un appel au fatalisme ;
1924 : la citoyenneté est accordée aux Indiens d'Amérique du Nord.
1934 :Indian Reorganization Act : l'État fédéral met fin au processus de parcellisation des terres indiennes, et reconnaît aux tribus indiennes le droit à l'autonomie.
1948 : le droit de vote est accordé aux Amérindiens par les États d'Arizona et duNouveau-Mexique.
1953 : début du processus determination, visant à la suppression des réserves indiennes.
1956 : le droit de vote est accordé aux Amérindiens par l'État de l'Utah.
1973 : leMouvement des Indiens d'Amérique occupeWounded Knee, où desSioux ont été massacrés en 1890. L'armée et le FBI les assiègent pendant 73 jours, faisant plusieurs morts. Pendant les mois qui suivent, la répression du FBI et des groupes paramilitaires fait 65 morts.
George E. Hyde, George Bent,Histoire des Cheyennes, Éditions du Rocher, 1995(ISBN2-2680-2122-X)
David Roberts,Nous étions libres comme le vent. De Cochise à Geronimo, une histoire des guerres apaches, 1999. Collection Terre indienne, Albin Michel.
David Cornut,Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire (édition augmentée), Anovi, 2006/2008(ISBN2-9148-1828-9)
Go West, Jacquin-Royot, Paris, Flammarion, 2004.
Serge Noirsain, Les guerres indiennes du Texas et du Nouveau-Mexique (1825-1875), Economica, coll. Campagnes & Stratégies, Paris, 2011.
Helen Hunt Jackson,Un siècle de déshonneur, 1881 ; 10/18, 1972 traduction de Eric Viel.