Pour les articles homonymes, voirGuerre de Somalie.
Cet article concerne uneguerre en cours.
| Date | -en cours (19 ans, 6 mois et 24 jours) |
|---|---|
| Lieu | Somalie |
| Issue | En cours |
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Alliance pour la relibération de la Somalie(2007-2009)
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| 8 000 miliciens des Tribunaux islamiques[2] 3 000, 4 000 ou 8 000 moudjahid étrangers[2] |
Batailles
Guerre civile somalienne (depuis 2006)
Attaques d'Al-Shabbaab auKenya

La nouvelle phase de laguerre civile somalienne, en cours depuis2006, est unconflit armé qui oppose principalement le gouvernement fédéral, présidé de2004 à2008 parAbdullahi Yusuf Ahmed, à divers groupes,islamistes ou claniques. Elle a opposé un temps legouvernement fédéral de transition à l'Union des tribunaux islamiques, dans un cadre d'affrontements claniques qui a cours depuis le début de laguerre civile somalienne en1991. Cette dernière, qui a conduit à la fragmentation du pays et à l'autonomie voire l'indépendance autoproclamée de plusieurs régions (Puntland,Somaliland), a abouti en2003 à la proclamation d'une Charte prévoyant un État fédéral, et à la mise sur pied d'institutions fédérales de transition, visant à reconstruire l'État somalien.
L'Éthiopie a elle-même officiellement envahi laSomalie le afin de rétablir l'ordre et lutter contre les divers groupes islamistes, l'Union des tribunaux islamiques n'étant que la fédération la plus organisée de ces groupes. Toutefois, cette union, hétérogène, inclut aussi bien des radicaux, tels queHassan Dahir Aweys, que des modérés, dontSharif Ahmed, qui a été élu président du gouvernement de transition en janvier2009. Depuis2007,Al-Shabaab, qui a introduit la tactique desattentats-suicides en 2008, est le principal groupe radical qui lutte contre les institutions de transitions. Il est allié à la coalitionHizbul Islam, formée en et qui comprend l'Alliance pour la relibération de la Somalie de Hassan Dahir Aweys, et qui a déclaré la guerre au gouvernement de Sharif Ahmed.
La détérioration de la situation en Somalie, dont les institutions sont décrites comme symptomatiques d'unÉtat en déliquescence, a aussi conduit à l'aggravation de lapiraterie autour de la Corne de l'Afrique, affectant le commerce international. Depuis le coup d'État de 1991 ayant déposéMohamed Siad Barre, la Somalie est en effet la proie de conflits internes et desseigneurs de guerre. Un ordre relatif avait été établi en 2006 par l'Union des tribunaux islamiques, mais les dissensions internes dans cette coalition, la guerre déclarée au gouvernement transitionnel par les islamistes radicaux, et les conflits inter-claniques ou entre seigneurs de guerre ont depuis repris. Depuis 2007, l'Union africaine a mis en place une force de maintien de la paix, appeléeMission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).
Après l'échec de l'opérationRestore Hope en1992, les Américains se retirent, suivis par les Français. L'ONU met alors en place l'opération des Nations unies en Somalie (ONISOM) jusqu'en1995 afin de convoyer l'aide alimentaire pour lutter contre la famine ; celle-ci échoua. Les 8 000 derniersCasques bleus s'en vont en mars 1995 alors que le pays est la proie de plusieurs factions en guerre les unes contre les autres : le centre et le sud-est est contrôlé parHussein Mohamed Aidid (en), le nord-ouest parMohamed Ibrahim Egal, élu de la République autoproclamée duSomaliland en1997.
En, un accord de gouvernement, patronné par l'Éthiopie et leKenya, échoue à ouvrir la voie à la reconstruction de l'État[3]. Le nord-est se déclare autonome en 1998 sous le nom dePuntland.
Après diverses tentatives infructueuses de conciliation, une conférence de réconciliation aboutit en à un projet de charte nationale prévoyant lefédéralisme et mettant sur pied des institutions fédérales de transition.
En2004, leParlement fédéral de transition de la République de Somalie, exilé auKenya en raison desaffrontements entreseigneurs de la guerre àMogadiscio, et formé en nombres égaux de représentants de chacun des quatre grands clanssomalis, élit en tant que président intérimaireAbdullahi Yusuf Ahmed, président de la région du Puntland. À la tête duGouvernement fédéral de transition, celui-ci nommeAli Mohamed Gedi, un vétérinaire de profession, en tant que Premier ministre.

En, des seigneurs de la guerre se sont alliés à Mogadiscio dans l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme, soutenue parWashington, pour combattre l'Union des tribunaux islamiques. Les deux coalitions rivales se sontcombattues à Mogadiscio (en) durant l'année 2006. En, les tribunaux islamiques s'emparent de lacapitale puis du dernier bastion de l'alliance des chefs de guerre,Jowhar, à 90 km.
Après un accord trouvé entre lesinstitutions fédérales de transition (en) et l'Union des tribunaux islamiques, àKhartoum, en, la situation s'est aggravée. Le, les Tribunaux islamiques ont déclaré « laguerre sainte » contre le gouvernement et l'Éthiopie, accusée d'ingérence militaire. Dès novembre, la rupture est consommée entre les Tribunaux islamiques et les institutions fédérales de transition. LePuntland, qui avait été touché par letsunami de décembre 2004, et présidé depuis 2004 parMohamud Muse Hersi (alias « Adde »), fait face à une offensive des Tribunaux islamiques, refoulée avec succès.
Début décembre, leConseil de sécurité des Nations unies autorise le déploiement d'une force de maintien de la paix, composée de 8 000 hommes, sous l'égide de l'Union africaine (résolution 1725).
Le, le Premier ministreéthiopienMeles Zenawi annonce que son pays est en guerre contre lesislamistessomaliens, officialisant l'intervention déjà en cours depuis plusieurs semaines.
En quelques jours, les forces de l'Union des tribunaux islamiques sont mises en déroute : les troupes éthiopiennes, alliées au gouvernement de transition,entrent dans Mogadiscio le, boutant dehors les tribunaux islamiques. Descombats à Baidoa (en), dans le sud-ouest, firent aussi plus d'un millier de morts au même moment. Cependant, depuis 2007, une guérilla et des actes de terrorisme ont lieu contre le gouvernementde jure de la Somalie et les forces éthiopiennes.
Le, le présidentAbdullaï Youssouf Ahmed réclame « l'application immédiate du déploiement d'une force de paix africaine » dans son pays, lors de la réunion àNairobi (Kenya) du Groupe de contact international sur la Somalie. Il s'appuie pour ceci « sur les bases » de larésolution 1725, qui autorise le déploiement d'une « mission de protection et de formation en Somalie » par les États membres de l'Union africaine et de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD, qui regroupe la Somalie, l'Éthiopie, le Kenya, l'Ouganda, leSoudan, l'Érythrée etDjibouti) pour « protéger les membres des institutions fédérales de transition », former leurs forces de sécurité et « suivre les progrès réalisés par les institutions fédérales de transition et l’Union des tribunaux islamiques dans l’application des accords issus » de la déclaration de Khartoum de[4]. De plus, la résolution « approuve les dispositions du plan de déploiement de l’IGAD selon lesquelles les États limitrophes de la Somalie ne déploieraient pas de troupes dans ce pays »[4], excluant de fait les forces éthiopiennes.
Le, unAC-130 de l'armée américaine bombarde en Somalie un bastion de terroristes affiliés àAl-Qaïda, la première intervention revendiquée par Washington sur le territoire somalien depuis sondépart de 1993. Les cibles seraient des combattants islamistes soupçonnés d'avoir participé auxattentats contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998.
Le19 janvier, l'Union africaine décide de déployer une force de maintien de la paix d'environ 8 000 hommes, l'AMISOM. Le premier avion de troupes est touché par une roquette et le déploiement des troupes de l'UA est suspendu[réf. nécessaire].
Le, les troupes éthiopiennes commencent officiellement leur retrait de Somalie. Mais la reprise des attaques dans Mogadiscio, tombée aux mains des insurgés, conduit au maintien en place de l'armée éthiopienne. En mars-, celle-ci se bat contre les islamistes d'Al-Shabaab, alliés à des combattants du clanHawiye (en). Si le gouvernement de transition, appuyé par l'Éthiopie, est victorieux, lescombats (en) font un millier de morts. Les combats ont également poussé à l'exode un tiers de la population de la ville[réf. nécessaire]. La ville elle-même a beaucoup souffert des tirs d'artillerie échangés entre les belligérants.
Une conférence de « réconciliation nationale », à Mogadiscio, rassemble sans succès plus d'un millier de chefs de guerre et représentants de clans en[3]. Le refus des islamistes d'y participer lui enlève en effet toute portée. Le même mois, une nouvelle région, leMaakhir, situé dans le nord entre leSomaliland et lePuntland, s'autoproclame indépendant.
En, lors d'une rencontre enÉrythrée, des chefs de l'opposition au gouvernement soutenu par l'Éthiopie s'allient aux chefs des Tribunaux islamiques pour former l'Alliance pour la nouvelle libération de la Somalie[5]. Outre le chef de l'Union des tribunaux islamiques, lesheikhHassan Dahir Aweys, et le modéréSharif Ahmed, la coalition inclutSharif Hassan Sheikh Aden (en), l'ancien président du Parlement transitionnel, etHussein Mohamed Farrah (en), fondateur duConseil somalien de réconciliation et de restauration (en), formé en2001 pour s'opposer aux institutions fédérales de transition, que Farrah accusait d'abriter des islamistes. L'Alliance obtient du parlement de transition d'étendre sa composition et de lui accorder des sièges.
Les combats reprennent à l'automne et, en, une nouvellebataille de Mogadiscio (en) fait 91 morts à Mogadiscio.

Une nouvelleexplosion de violence (en) a lieu à Mogadiscio les19 et, faisant de cent à deux cents morts, avec notamment lemassacre de la mosquée Al-Hidaya.
Peu fréquents auparavant, lesattentats-suicides s'y sont multipliés à partir de 2008[6]. Une bonne partie d'entre eux ont été revendiqués par le groupe islamisteal-Shabaab. Ainsi, cinqattentats-suicides ont eu lieu le, qui ont été attribués au groupe al-Shabaab. L'un des kamikazes, Shirwa Ahmed, était un étudiant américain de 27 ans, venant deMinneapolis[7]. Un autre attentat-suicide a eu lieu le à Mogadiscio, faisant 14 morts[8]. L'attentat, qui échoua, visait les forces de l'Amisom (force africaine de la paix)[8],[9]. LesShebabs en ont revendiqué un autre, le, qui a fait au moins 7 morts (dont six soldats et un civil)[10]. Le candidat au suicide visait une caserne militaire près deMogadiscio[10].
Lesprises d'otage (en), revendiquées par des groupes divers, islamistes ou criminels, se sont aussi répandues à ce moment. Parmi celles-ci, on peut citer :
Le[18], l'Alliance pour la nouvelle libération de la Somalie signe un accord à Djibouti avec les institutions de transition, établissant une trêve de 90 jours et prévoyant le retrait des forces éthiopiennes. Mais dès le20 août, le groupe al-Shebabs'empare de Kismayo (en), la troisième ville du pays, située au sud, près de la frontière du Kenya[19], et y instaure lasharia dans sa version la plus radicale, Al-Shebab a aussi détruit des sites religieux (chrétiens etsoufis) àKismayo[20].
Le, leConseil de sécurité des Nations unies adopte une nouvelle résolution, au titre duchapitre VII, renforçant l'embargo sur les armes et s'inquiétant de lapiraterie qui permettrait de contourner cet embargo[18]. Cet embargo, en vigueur depuis 1992, est supervisé par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies mis en place par la résolution 751 concernant la Somalie .
Le, le président du gouvernement de transitionAbdullahi Yusuf Ahmed force à la démission son Premier ministreNur Hassan Hussein Adde, suscitant les protestations de la présidence duConseil de l'Union européenne[21]. À la suite de ces conflits internes augouvernement de transition, le président lui-même démissionne le[22]. L'islamiste modéréSharif Ahmed, qui fut président de l'Union des tribunaux islamiques, estélu fin janvier 2009 (en) par le parlement réuni àDjibouti. Il l'emporte face àMaslah Mohamed Siad Barre, fils de l'ancien présidentMohamed Siad Barre, et au Premier ministre sortantNur Hassan Hussein[23].
Dès, divers groupes islamistes fusionnèrent au sein duHizbul Islam et déclarèrent la guerre au gouvernement deSharif Ahmed. Cette coalition inclut l'Alliance pour la nouvelle libération de la Somalie, dirigée parHassan Dahir Aweys, l'un des chefs radicaux de l'Union des tribunaux islamiques,Hassan Abdullah Hersi al-Turki (en), un autre commandant de l'Union des tribunaux islamiques et chef desbrigades de Ras Kamboni (en) et le groupeMuaskar Anole (en). Cette nouvelle coalition islamiste est, avec le groupe al-Shabaab, la plus active dans le conflit. De plus, en,Ben Laden appelle dans un enregistrement au renversement de Sharif Ahmed[24].
Cheikh Hassan Abdulahi al-Turki est décédé en mai2015 des suites de maladie selon les shebabs[25].
En, les soldats éthiopiens se retirent deSomalie laissant derrière eux un contingent de l'Union africaine, laMission de l'Union africaine en Somalie dit AMISOM, composé de 3 400 soldatsburundais etougandais pour aider le fragilegouvernement fédéral de Transition somalien[26]. Après le retrait éthiopien de Somalie, la moitié sud du pays tombe rapidement dans les mains des rebelles islamistes radicaux. Lacharia est par conséquent appliquée dans les zones sous le contrôle des miliciens d'Al-Shabaab.
Le, les shebabs attaquentMogadiscio, capturant la plupart des quartiers de la ville[27] mais à défaut de renverser le gouvernement, qui maintient son contrôle sur quelques kilomètres carrés de la capitale. Ainsi, on assiste depuis cette date à des combats dans les quartiers de la capitale et à des attentats perpétrés parAl-Shabaab.
Parallèlement à ce conflit, on assiste également à des tensions entre les territoires semi-autonomesde facto indépendants, leSomaliland (anti-GFT) et lePuntland (pro-GFT) dans le nord du pays, dégénérant parfois en affrontements armés.
Ainsi en, des combats entre les forces armées somalilandaises et puntlandaises font entre 10 et 20 morts àLas Anod, une ville disputée à la frontière des deux pseudo-États[28],[29]. Par ailleurs, le, des affrontements entre leSomaliland (soutenu par l'Éthiopie) et un clan armé fidèle aux autorités duPuntland, font 13 morts et 33 blessés àAyn, une localité du village deBuuhoodle, alors qu'une élection présidentielle devait avoir lieu au Somaliland[30].
Le, les troupes duGouvernement fédéral de transition, aidées par le groupe islamiste modéréAhlu Sunna wal Jamaa (fidèle au GFT) et des soldats de l'AMISOM, parviennent à reprendre le contrôle de l'ensemble deMogadiscio et d'en chasser les rebelles, débloquant ainsi partiellement l'état de siège sur la ville et cherchent à présent à reprendre le contrôle du sud du pays[31].
Enoctobre 2011, l'armée kényane intervient dans le conflit, lançant l'opérationLinda Nchi (« protéger le pays » enswahili) contre les positions d'Al-Shabaab.
En janvier2012, les shebabs perdent la ville deBeledweyne[32].
Le, l'armée française lance une opération militaire afin de libérer l'otageDenis Allex de laDGSE, détenu par lesAl-Shabbaab àBuulo Mareer (Sud de la Somalie) depuis 2009, mais celle-ci échoue[33].
Le, lamarine américaine lance un raid à l'encontre d'un chef islamiste d'Al-Shabbaab àBrava au sud de la capitale somalienne. D'après un responsable américain, le chef visé n'a été ni capturé ni tué[34].

Fin, les forces du gouvernement somalien et de laMission de l'Union africaine en Somalie reprennent le village deBuulo Mareer, jusqu'alors occupé par les islamistes des Al-Shebab[35].
Fin, la grande majorité des villes somaliennes sont sous contrôle de l'UNISOM et de l'armée somalienne qui ont reprisBuulo Mareer le30 août et déclarent vouloir capturerBrava. Des attentats et attaques-suicides de la part des shebabs sont néanmoins toujours en cours[36].
Le, les shebabs abandonnent leur base deBrava et se replient à l'intérieur des terres[37].
Le, les shebabs attaquent subitement une base de l'AMISOM àLego, et tuent plus de 50 soldatsburundais[38]. Le17 juillet, les forceskényanes,éthiopiennes etsomaliennes de l'AMISOM lancent alors une offensive contre les djihadistes dans les régions deGedo etBay, baptisée « Jubba Corridor »[39]. Dès le22, elles prennent sans combattre la ville deBardera, tenue depuis sept ans par les djihadistes[40],[41]. Puis le24,Dinsor (en) tombe à son tour aux mains des forces somaliennes et éthiopiennes[42]. Le6 août, le chef de l'AMISOM déclare que plus de 300 combattants d'Al-Shebab ont été tués depuis le début de l'offensive[43]. Cependant le1er septembre, les shebabs prennent d'assaut la base deJanale (en) et tuent une cinquantaine de soldats de l'armée ougandaise[44]. Puis, ils reprennent plusieurs villes sans combattre ;El Saliindi le4 septembre,Kuntuwarey le5 etBuqda le6[45]. Le, ilsprennentd'assaut la base d'Al-Adde (en), où des dizaines de soldatskényans sont tués[46]. Le5 février, l'AMISOM abandonne le port deMerka, qui est pris sans résistance par les shebabs le même jour[1]. Cependant, les troupes somaliennes et l'AMISOM reprennent Merka le lendemain, les shebabs se retirant après n'avoir opposé qu'une légère résistance[47].
En, un des principaux chefsAl-Shabbaab, Abdiqadir Mumin, annonce prêter allégeance à l'État islamique[48]. Mais la scission est peu importante, Abdiqadir Mumin ne rallie qu'une cinquantaine ou une centaine de combattants et doit s'enfuir dans lePuntland, sous la pression des shebab,[49].
Le5 mars, l'aviation américaine mène un raid massif contre un camp shebab, le camp Raso, situé à 200 kilomètres au nord deMogadiscio. Selon lesÉtats-Unis, environ 150 shebabs sur 200 sont tués par les frappes des avions et des drones[50],[51]. Mais selon les shebabs, ce bilan est exagéré, le porte-parole du groupe djihadiste déclare :« Pour des raisons de sécurité, nous ne réunissons jamais 100 combattants en un seul lieu »[52].
Le, les shebabs font pour la première fois une incursion auPuntland[53].
Le9 juin, les shebabs mènent une nouvelle attaque contre un camp militaire de l'AMISOM àHalgan (en), mais cette fois, l'attaque est repoussée par l'armée éthiopienne[54],[55]. Le17 juillet, un combat entre Éthiopiens et shebabs a encore lieu dans le village de Wardinle, près deBaidoa, faisant au moins 17 morts, dont 14 civils[56].
Le21 août, un double attentat, revendiqué par les shebabs, fait au moins dix morts dans la ville deGalkayo, dans le centre de la Somalie[57]. Le18 septembre, le général somalien Mohamed Roble Jimale Gobale est tué avec quatre de ses gardes du corps dans un attentat-suicide àMogadiscio revendiqué par les shebabs[58].
En octobre, les Éthiopiens se retirent d'El-Ali,Moqokori (en) et Halgan. Halgan tombe alors sans résistance aux mains des shebabs[59]. L'Éthiopie justifie cette évacuation par des « contraintes financières »[60].
Le26 octobre, des djihadistes ralliés à l'État islamique prennent la ville portuaire deQandala, dans lePuntland[61]. Le10 novembre, les premiers combats éclatent aux abords de la localité entre les forces du Puntland et les djihadistes[62]. La ville est reprise le7 décembre[63].
Le, une nouvelle attaque est menée par les shebabs contre le camp militaire de Kolbiyow, tenu par l'armée kényane. Les deux camps revendiquent la victoire[64],[65]. Le4 mai, un soldat américain est tué et deux autres blessés lors d'une opération contre les shebabs près deBarii. Les troupes américaines impliquées avaient pour mission de conseiller et assister l'armée somalienne dans cette opération[66].
En, d'importants combats éclatent entre leschebabs et l'État islamique en Somalie, qui dispose de quelques centaines d'hommes dans la région deQandala, dans lePuntland[67]. Le, Ali Dhere, le porte-parole des chebabs déclare :« Notre commandement ordonne à nos combattants d’attaquer et d’éliminer le cancer qu’est l'État islamique »[67].
En, l'AMISOM et l'armée somalienne s'emparent de la ville d'Awdheegle (en), qui était contrôlée depuis huit ans par les shebabs[68].
En 2022, les shebab redoublent d'activité, avec notamment un spectaculaire assaut, long d'une trentaine d'heures, fin août sur un hôtel de Mogadiscio. En octobre, un double attentat à la voiture piégée sur une artère très fréquentée du centre de la capitale fait au moins 100 morts et environ 300 blessés[69].
En décembre 2023, l'embargo sur les armes de l'ONU mis en place en 1992 est levé par leConseil de sécurité des Nations unies[70].
Le, La Mission de soutien et de stabilisation de l'Union africaine remplace la Mission de transition de l'Union africaine en tant que mission de maintien de la paix de l'Union africaine dans le conflit[71].
Le 18 mars 2025, la Turquie a fourni des équipements militaires et des drones à l'armée somalienne pour l'aider à repousser l'offensive d'Al-Shabab près deMogadiscio[72]
Le, Les autorités du Puntland confirment la mort de Ahmed Muse Said, un haut dirigeant de l' Etat islamique qui dirigeait le recrutement de membres de clans locaux, lors d'une opération de sécurité dans la région de Togga Miiraale, dans la région de Bari, au Puntland[73].
De 2006 à 2009, les shebabs, issus des tribunaux islamiques, ont procédé à une épuration religieuse des chrétiens de Somalie. Ils ont éradiqué totalement la petitecommunauté chrétienne de Somalie, essentiellement des Italo-Somaliens, et ont rasé tous les édifices de culte chrétien, la communauté chrétienne représentant aux yeux desdjihadistes armés un relais de l'occidentalisation. Un fidèle a été décapité sous l’accusation d’espionnage au service de l’étranger[74].
| Antiquité éthiopienne | |
|---|---|
| Éthiopie médiévale et post-médiévale | |
| Période de centralisation | |
| XXe siècle | |
| L'Éthiopie du FDRPE | |