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Guerre de Sécession

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Guerre de Sécession
Description de cette image, également commentée ci-après
En haut à gauche, labataille de la Stones River ; en haut à droite, prisonniers confédérés se désaltérant àGettysburg ; en bas, labataille de Fort Hindman.
Informations générales
DateDu au
[note 1]
(3 ans, 11 mois et 28 jours)
LieuPrincipalement dans lesud-est des États-Unis
Casus belliBombardement de Fort Sumter
IssueVictoire de l'Union
Changements territoriauxDissolution desÉtats confédérés
Belligérants
Drapeau des États-UnisÉtats-UnisDrapeau des États confédérés d'Amérique États confédérés
Commandants
Abraham Lincoln
Ulysses S. Grant
William T. Sherman
George B. McClellan
Ambrose E. Burnside
George G. Meade
Joseph Hooker
Henry W. Halleck
George H. Thomas
Jefferson Davis
Robert E. Lee
Joseph E. Johnston
Stonewall Jackson (mb)
Albert S. Johnston
Braxton Bragg
James Longstreet
P.G.T. Beauregard
John B. Hood
Forces en présence
2 128 948 hommes[1]1 082 119 hommes[1]
Pertes
360 222 morts[2],[note 2]
275 200 blessés
258 000 morts au moins[2],[note 3]
137 000 blessés
Civils : Inconnu[2]
Total : 650 000 à 850 000 morts[2]

Batailles

Théâtre oriental

Théâtre occidental

Théâtre Trans-Mississippi

Théâtre du bas littoral et approche du golfe

Données clés

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Laguerre de Sécession ouguerre civile américaine (généralement appelée« The Civil War »/ðəˈsɪvəlwɔ:ɹ/[3],litt. « la Guerre civile » auxÉtats-Unis[4]) est uneguerre civile survenue entre1861 et1865. Elle oppose legouvernement fédéral desÉtats-Unis d'Amérique (« l'Union » ou « le Nord ») rassemblant principalement desÉtats situés auNord, dirigés par leprésident des États-UnisAbraham Lincoln, et lesÉtats confédérés d'Amérique (« la Confédération » ou « le Sud »), dirigés par leprésident sudisteJefferson Davis et rassemblant onzeÉtats duSud qui avaient faitsécession des États-Unis.

L'Union comprend tous les étatsabolitionnistes et cinqÉtats « frontaliers »esclavagistes et est dirigée par le président Abraham Lincoln et leParti républicain. Lincoln est profondément opposé à l'esclavage et souhaite son abolition dans les territoires détenus par les États-Unis[5]. Sa victoire à l'élection présidentielle de 1860 entraîne une premièresécession de sept États du Sud esclavagistes avant même que Lincoln ne prenne ses fonctions.

Les combats commencent le, lorsque les forces confédérées attaquent une installation militaire de l'Union àFort Sumter, dans la baie deCharleston enCaroline du Sud, parce que les soldats nordistes ont refusé de l'évacuer malgré les menaces des sudistes[6]. Lincoln répond en mobilisant une armée de volontaires dans chaque État, ce qui conduit à la sécession de quatre États esclavagistes sudistes supplémentaires. Durant la première année de la guerre, l'Union s'assure du contrôle de la frontière des États sécessionnistes et établit unblocus naval alors que les deux camps renforcent leurs armées et leurs ressources. En1862, des batailles telles que cellesde Shiloh etd'Antietam causent des pertes sans précédent dans l'histoire militaire américaine.

Dans l'Est,Robert E. Lee, commandant de l'armée de Virginie du Nord, puis brièvement général en chef de l'Armée confédérée en1865, remporte une série de victoires (Sept Jours,2de Bull Run,Fredericksburg,Chancellorsville) sur l'Armée de l'Union. Cependant, il échoue dans ses offensives auMaryland à labataille d'Antietam enseptembre1862 et enPennsylvanie à labataille de Gettysburg au début dejuillet1863, redonnant l'initiative stratégique à l'Union. Pour certains, il s'agit du tournant de la guerre, du moins à l'Est. À l'Ouest, laprise de Vicksburg etcelle de Port Hudson parUlysses Grant (futurprésident des États-Unis) achèvent la prise de contrôle duMississippi par les troupes de l'Union, séparant laConfédération en deux. Grant, désormais commandant en chef de l'armée de l'Union, mène de sanglantesbatailles d'usure contre Lee enVirginie en1864 (campagne terrestre,siège de Petersburg), l'obligeant à défendreRichmond, la capitale des Confédérés. Le général de l'UnionWilliam Sherman prendAtlanta enGéorgie et commencesa marche vers la mer, dévastant une large bande de l'État. La résistance des Confédérés s'effondre après lareddition du général Lee au général Grant àAppomattox le. Mais, contrairement à ce que l'on a souvent tendance à dire, la guerre n'était pas finie[note 4]. Néanmoins, cettereddition, marquant profondément le Sud, cause finalement, jusqu'à la fin de l'année1865 les dernières redditions de la guerre, comme celle deBennett Place, le.

Outre un nombre indéterminé devictimes civiles, cette guerre aurait provoqué la mort de 618 222 soldats, dont 360 222 nordistes et 258 000 sudistes, ce qui en fait la guerre la plus meurtrière que lesÉtats-Unis aient connue à ce jour. Ce bilan fut relevé en 2011 à 750 000 morts environ et jusqu'à 850 000 morts[2],[7]. La très grande majorité des soldats étaient natifs des États-Unis. Concernant la participation non américaine, on a avancé le nombre de 60 000 étrangers.

Avec laguerre de Crimée qui la précède, elle est considérée par les historiens comme la charnière technique entre les guerres napoléoniennes et les guerres modernes qui suivirent. Étant la première guerre industrielle (en raison des nombreuses innovations techniques qu'elle a entrainées), idéologique et totale, il s'agit de la première guerre moderne. Elle affirme la prépondérance du modèle économique du Nord, l'industrie employant des ouvriers, sur celui du Sud, l'agriculture employant des esclaves. Elle met fin à l'esclavage aux États-Unis, restaure l'Union et renforce le rôle dugouvernement fédéral. Les conséquences économiques, politiques et sociales de cette guerre continuent d'influer sur la pensée américaine contemporaine.

Origines

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Article détaillé :Genèse de la guerre de Sécession.
Graphique de lapopulation américaine en1860 nous montrant les différences entre le Nord et le Sud du pays du point de vue de l'esclavage.

La guerre de Sécession (connueaussi sous le nom de guerre civile américaine) plonge ses racines profondément dans l'histoire desÉtats-Unis. Elle naît d'une opposition entre le Nord et le Sud qui remonte à l'époque de la naissance du pays.

Esclavage

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Article détaillé :Esclavage aux États-Unis.
Cicatrices de flagellation sur un esclave (,Bâton-Rouge,Louisiane,États-Unis). Alors qu'il posait pour une photo, l'esclave« Whipped » Peter dit : « Le contremaître Artayou Carrier m'a fouetté. À la suite de cette flagellation, j'ai été cloué au lit pendant deux mois. Mon maître est venu après que j'ai été fouetté ; il a licencié le contremaître. »
Carte desÉtats-Unis en1860 représentant la population d'esclaves par comté. Cela montre les différences entre les États libres du Nord et les Étatsesclavagistes du Sud profond.

L’historiographie récente met largement en avant l’esclavage comme facteur essentiel du conflit[8]. Dans la presse des années 1850-1861, la plupart des grandes controverses (extension territoriale, équilibre politique, politiques économiques) sont relues à l’aune de la protection ou de l’extension de l’institution servile, et la victoire de Lincoln en 1860 est perçue au Sud comme une menace directe contre cet ordre social, précipitant la sécession[9].

Le débat de l'abolition de l'esclavage est né des différences entre le Nord et le Sud. Au nord de laligne Mason-Dixon, l'esclavage est aboli et la population tend doucement à vouloir l'abolir sur l'ensemble du territoire américain. Car, au Sud, l'esclavage perdure et est même en constante expansion. En effet, malgré l'abolition de latraite en 1808, le nombre d'esclaves croît de plus en plus vite pour atteindre 3 950 511[10] esclaves aux États-Unis en 1859 pour une population totale de 31 443 321 habitants[note 5]. Dans les États qui constitueront un an plus tard laConfédération, on compte alors 3 521 110 esclaves[10] pour 9 103 332 habitants[note 6]. Dans certains États, comme laCaroline du Sud, la population servile est plus importante que la population libre.

Les esclaves travaillant dans les plantations decoton et detabac dans le Sud étaient nombreux et travaillaient parfois jusqu'à15 heures par jour. Certains étaient régulièrement fouettés. Au Nord, c'est l'industrie qui prime, contribuant à la naissance d'une classe ouvrière.

Le difficile équilibre entre États abolitionnistes et États esclavagistes est remis en cause à chaque nouvel État rejoignant l'Union. Lorsque leMissouri fait cette démarche en 1820, il demande à conserver l'esclavage sur son territoire. Les représentants élaborent alors lecompromis du Missouri : d'une part, le Missouri est accepté en tant qu'État esclavagiste, mais il est créé un nouvel État détaché duMassachusetts, leMaine, afin de conserver l'équilibre. De plus, le compromis crée une limite territoriale (suivant le 36° 30′ parallèle), qui établit que tout État créé au sud de cette limite sera esclavagiste, et abolitionniste s'il l'est au nord de la même limite. Ce compromis apaise temporairement les tensions.

Cependant, l'annexion du Texas comme État esclavagiste fragilise l’équilibre entre le Nord et le Sud et ravive les tensions, tout en provoquant un différend frontalier avec laRépublique centraliste mexicaine. À l'issue de laguerre américano-méxicaine, les États-Unisacquièrent un vaste territoire, incluant notamment laCalifornie, dont la population augmente rapidement avec laruée vers l'or. En 1849, la convention constitutionnelle deMonterey adopte la première constitution californienne, laquelle interdit l’esclavage[11].

Son admission dans l’Union en 1850 cristallise les divisions et n’est possible que dans le cadre ducompromis de 1850. En contrepartie, les États du Sud obtiennent notamment l’adoption duFugitive Slave Act de 1850 (en français, loi sur les esclaves fugitifs). Cette loi renforce l’appareil fédéral de rendition : elle autorise les commissaires fédéraux à décider du renvoi d’une personne vers l’esclavage, impose des amendes aux entraves et permet de réquisitionner l’assistance des citoyens. Les personnes mises en cause ne peuvent pas témoigner en leur propre nom[12], et les commissaires perçoivent 10 $ lorsqu’ils ordonnent la remise à l’esclavage contre 5 $ lorsqu’ils la refusent[13]. La loi est largement perçue au Nord comme une tentative d’imposer l’esclavage sur son sol[14],[15], ce qui entraîne l’adoption delois de nullification par certains États, plus tard déclarées inconstitutionnelles par laCour Suprême[16].

Le compromis du Missouri est finalement abrogé en1854 par laloi Kansas-Nebraska (loi créant les territoires du Kansas et du Nebraska, permettant à leurs populations respectives de décider d'appliquer ou non l'esclavage). Cette loi engendre un conflit auKansas (Bleeding Kansas[17]). Les opposants à l'esclavage, estimant que cette loi leur est totalement défavorable, créent leParti républicain pour la combattre.

Par ailleurs, (et cela illustre les tensions croissantes dans le pays), outre lesrévoltes d'esclaves commecelle de Nat Turner, des actions ont déjà été menées par des abolitionnistes comme lechemin de fer clandestin ou leraid de Brown contre Harpers Ferry.

Fédération ou confédération ?

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Articles détaillés :État fédéral etConfédération (organisation politique).

Après laguerre d'indépendance, les États-Unis constituent un État faible en raison desarticles de la Confédération, une ébauche deconstitution qui malgré son avant-gardisme, se révèle très vite insuffisante. Elle ne peut notamment pas imposer des taxes ou contrôler le commerce entre les États de l'Union[18]. Elle est une « alliance » entre les treize États fondateurs, écrite rapidement pour parer au plus pressé, en l'occurrence s'unir contre la métropolebritannique, mais en 1787, la question de l'inefficacité du gouvernement fédéral se pose de nouveau lors d'une querelle de frontière entre laVirginie et leMaryland.

Une convention est alors appelée pour amender la Constitution. Cette convention fera bien plus que la simple tâche qui lui a été assignée, puisqu'elle écrit une nouvelle constitution, qui devient laConstitution des États-Unis d'Amérique. Toutefois, il faut que cette constitution soit ratifiée, et cela par neuf des treize États alors membres. Devant le besoin de faire ratifier la nouvelle constitution, qui bouleversait les relations entre les États et le gouvernement fédéral, renversant les rapports de force, et passant d'une union d'États (confédération) à un État d'union (État fédéral), la convention abandonne certains de ses amendements réformistes en vue de favoriser la signature d'une Constitution impopulaire dans certains États, particulièrement dans les États du Sud par tradition plus indépendantistes et plus enclins à refuser la tutelle d'un gouvernement fédéral. Une clause avait notamment été prévue pour abolir l'esclavage et garantir à tout citoyen américain les mêmes droits, mais pour conserver l'Union, l'abolition de l'esclavage est abandonnée[18] - chaque État choisissant de conserver ou d'abolir l'esclavage, ce qui aboutit à un certain équilibre des forces au sein de l'Union.

Les États du Sud étaient donc majoritairement favorables à une confédération tandis que la plupart des États du Nord souhaitaient garder une fédération. Cela constitue une source de tensions et une des causes de la guerre de Sécession.[réf. souhaitée]

Différends économiques

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L'économie sudiste était principalement basée sur l'agriculture et l'exploitation des ressources naturelles, activité peu rémunératrice sans une grande force de travail, ayant donc besoin de l'esclavage pour s'enrichir. Celle du Nord était basée sur l'industrie, contribuant à l'émergence desprolétariens dans le pays.

Les esclaves constituaient la principale forme de richesse dans le Sud. En 1860, la valeur marchande des quatre millions d’esclaves approchait les trois milliards de dollars, soit plus que la valeur des terres, du coton ou de toute autre chose dans les États esclavagistes. Le travail des esclaves a permis au Sud des États-Unis de produire les trois quarts du coton commercialisé dans le monde, lequel représentait à son tour plus de la moitié de toutes les exportations américaines à l’époque d’avant-guerre[8].

Si les différences entre les économies des États du Nord et du Sud étaient marquées, les deux systèmes demeuraient largement complémentaires et les capitaux du Nord jouaient un rôle essentiel dans le financement de l'institution esclavagiste du Sud[19].

Volontés de sécession

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Articles détaillés :Sécession etCrise de la nullification.

La confrontation menaçait.Alexis de Tocqueville exprime d'ailleurs ses craintes à ce sujet dansDe la démocratie en Amérique (1835). L'opposition des deux philosophies économiques se concrétisa dès1832. Cette année-là, leCongrès fédéral (dominé par le Nord après l'avoir été dès sa création par le Sud) ordonne un nouveaudroit de douane. Selon laCaroline du Sud, cela menaçait tous les équilibres fondamentaux de son économie. L'État se plaça alors en situation de quasi-sécession et au bord de la guerre civile[20] :

« Le tarif fut seulement un prétexte, écrit alors le président Andrew Jackson, la désunion, la confédération sudiste, l'objet réel. Le prochain prétexte sera le nègre [sic], ou la question de l'esclavage[20],[21]. »

Si lacrise de la nullification (1832-1833) a parfois été présentée comme un premier moment de rupture, la question tarifaire décline nettement dans les années 1850 et n’occupe qu’une place secondaire dans les débats qui précèdent la sécession[22]. À l’inverse, la préservation de l’esclavage devient l’argument central mis en avant par les États sécessionnistes dans leurs « déclarations de causes » publiées à l’hiver 1860-1861, qui invoquent explicitement la défense de l’institution de l’esclavage face à la menace que représenterait l’élection d’Abraham Lincoln[23].

Élection présidentielle de 1860

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Article détaillé :Élection présidentielle américaine de 1860.

Parti Républicain

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Le Parti Républicain est né en 1854 de l'opposition auKansas Nebraska Act. Il fédère rapidement lesopposants à l'esclavage issus des partisWhig,Démocrate[24]ou duSol Libre.

Son programme est alors résolument anti-esclavagiste[25].

Lors de la Convention Nationale Républicaine de 1860, le parti désigne comme candidatAbraham Lincoln qui s'est illustré lors de la campagne sénatoriale de 1858-1859 face au démocrateStephen A. Douglas au cours d'unesérie de débats[25].

Parti Démocrate

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En 1860, la Convention nationale démocrate des États-Unis s’est déroulée dans un contexte de profondes divisions internes, essentiellement en raison de la question de l’esclavage[26].

La convention initiale, organisée àCharleston (Caroline du Sud) à la fin d’avril 1860, a révélé une fracture entre les délégués du Nord, partisans d’une approche modérée sur l’esclavage, et ceux du Sud, favorables à son extension dans les nouveaux territoires.Stephen A. Douglas, soutenu par les modérés, rencontrait une vive opposition de la part des sudistes, qui estimaient qu’il ne défendait pas suffisamment les intérêts des États esclavagistes[27].

Après plusieurs jours de débats intenses et 57 tours de scrutin, aucun candidat n’a pu obtenir la majorité des deux tiers requise. Cette impasse a conduit au départ des délégués sudistes, rendant impossible toute prise de décision[26].

Les membres restants se sont retrouvés àBaltimore en juin 1860 et ont désigné Stephen A. Douglas comme candidat officiel. Parallèlement, les démocrates sudistes dissidents ont tenu leur propre convention et présentéJohn C. Breckinridge, alorsvice-président, comme candidat. Ainsi, le parti démocrate s’est retrouvé avec deux candidats distincts pour l’élection présidentielle :Douglas pour les modérés etBreckinridge pour les sudistes[28].

Parti de l'Union Constitutionnelle

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Article détaillé :Parti de l'Union constitutionnelle.

LeParti de l'Union Constitutionnelle s’est constitué en réaction à la division du Parti démocrate et à la montée en puissance du Parti républicain, perçu comme une menace pour l’unité nationale.

Il choisit de ne pas se prononcer sur l’esclavage et prône simplement la défense de la Constitution, de l’Union et des lois existantes. Leur programme vise à préserver l’unité nationale sans prendre de décisions controversées.John Bell est candidat à la présidence avecEdward Everett comme colistier[29].

Scrutin

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Les États-Unis lors de la guerre de Sécession. En bleu les États de l'Union ; en bleu clair, les États de l'Union où l'esclavage était autorisé. En rouge, lesÉtats confédérés. En blanc, les territoires qui n'étaient pas encore des États, essentiellement sous le contrôle de l'Union.

En novembre1860, le candidat républicainAbraham Lincoln est élu avec 39,8 % des voix, mais une majorité absolue au sein du collège électoral, avec180 mandats - soit 28 de plus que nécessaire.Les États du Sud, qui avaient annoncé leur sécession si Lincoln était élu, le vivent comme une véritable déclaration de guerre et entament aussitôt un processus de sécession de l'Union pour former lesÉtats confédérés d'Amérique.[réf. souhaitée]

Un complot pour assassiner le nouveau président avant son investiture, précédé de nombreuses lettres de menace, est déjoué le àBaltimore.

Sécession des États du sud

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Première vague sécessionniste

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Le 20 décembre, deux semaines après l’élection de Lincoln, lasécession de l’État deCaroline du Sud est votée à l’unanimité à Saint Andrew’s Hall deCharleston.

« Nous, peuple de Caroline du Sud, réuni en convention, nous déclarons et ordonnons… que l’Union existant entre la Caroline du Sud et les autres États sous le nom d’États-Unis d’Amérique soit par le présent acte dissoute. »[30]

Rapidement, la nouvelle s’est répandue dans toute la ville. Les cloches des églises se sont mises à sonner et les canons de la citadelle ont tiré salve sur salve pour inaugurer et saluer cet évènement historique. La nouvelle fut célébrée dans toute la Caroline du Sud. Les habitants deCharleston sont descendus par milliers dans les rues et ont brandi ledrapeau de Palmetto (drapeau de la Caroline du Sud)[30].

Après la Caroline du Sud, les sécessions s’enchaînèrent. L’État duMississippi, largement esclavagiste, fit sécession, le. LaRépublique du Mississippi fut en conséquence formée. Le lendemain, ce fut au tour de laFloride de faire sécession. Le surlendemain, l’État d’Alabama fit sécession. Le 26 janvier, laGéorgie suivit les autres États du Sud, le 29, laLouisiane et le1er février, leTexas.

Les États sécessionnistes, ne reconnaissant pas Lincoln comme leur président, désignèrent provisoirementJefferson Davis le 2 février pour le poste de président. Le 4 février, une Confédération, du nom d’États confédérés d’Amérique (« Confederate States of America » en anglais) fut formée. Celle-ci comprenait au départ tous les États sécessionnistes hormis la République du Mississippi qui rejoint la Confédération le 8 février.

Deuxième vague sécessionniste

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Le 15 avril, après labataille de Fort Sumter, Lincoln fit appel à 75 000 volontaires pour combattre le Sud[31]. Cet appel déclencha une seconde vague sécessionniste dans le Haut Sud. Le 17 avril, laVirginie, « mère des États » fit sécession. Cet État devint ainsi un État crucial pour la Confédération en raison de sa présence d’usines qui manquaient cruellement dans le Bas Sud. En mai, l’Arkansas, puis leTennessee et enfin laCaroline du Nord suivirent la Virginie et les autres États de la Confédération.

Le Nord demandait des droits de douane pour protéger son industrie naissante. L'existence de l'esclavage dans le Sud n'en faisait pas un bon débouché pour la vente des machines du Nord. Le choix des nouveaux États et territoires de l'Ouest devenait déterminant. Le Sud espérait trouver dans l'Ouest un soutien pour le maintien de l'esclavage. Le Nord voulait au moins bloquer toute propagation de l'esclavage dans d'autres États. La guerre de Sécession était prête alors à éclater.

Déroulement de la guerre

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Déroulement de la guerre de Sécession.
  • États de l'Union
  • Territoires de l'Union (y compris les territoires avant et pendant la guerre)
  • États de la Confédération
  • Territoires de la Confédération
Article détaillé :Campagnes de la guerre de Sécession.

La guerre de Sécession (terme européen ; les Américains parlent de« guerre civile ») fut déclenchée le par une attaque de l'armée des États confédérés surFort Sumter àCharleston (Caroline du Sud) tenu par des unités restées fidèles au gouvernement fédéral.

L'armée de terre des États-Unis (US Army), également désignée « armée de l'Union » dans le contexte de la guerre civile, qui en1860 n'avait que 16 367 hommes, avait commencé à mobiliser et à décupler ses effectifs, laconscription n'existant pas au début de ces événements et une partie de ses officiers prenant le parti de la Confédération.

Dans les deux camps, les soldats mobilisés partent la fleur au fusil, pensant que leur camp va triompher en seulement quelques mois. Mais la guerre va durer quatre ans et les pertes engendrées vont dépasser toutes les attentes.

Les opérations sont organisés sous cinq théâtres d'opérations :

Des deux côtés les troupes étaient inexpérimentées, mais en nombre les confédérés avaient un maigre avantage. Il est aussi sûr de dire que les troupes sudistes étaient beaucoup plus motivées puisqu'elles combattaient sur leur sol natal, envahies et en état de siège, le dos contre le mur. De plus, les sudistes avaient été agités pendant quinze ans avec la puissance grandissante du gouvernement fédéral essayant d'imposer ses volontés ; alors la guerre semblait plutôt inévitable, menant à un entraînement et une preparation intensifs.

Agostino Von Hassel, Ed Breslin[32](p83)

Théâtre oriental

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Article détaillé :Théâtre oriental de la guerre de Sécession.

La première grande bataille fut sans précédent dans l'histoire américaine. Il s'agit de lapremière bataille de Bull Run, enVirginie qui se conclut par une victoire confédérée.

Le généralRobert E. Lee, commandant en chef de l'Armée confédérée.

L'Union Army lança de nombreuses offensives enVirginie tout au long de la guerre.Celle de Virginie-Occidentale, en 1861, réussit. Néanmoins, l'armée des États confédérés l'emporta au début des hostilités (vallée de Shenandoah,Sept Jours,2nde Bull Run,Fredericksburg,Chancellorsville) notamment contre lemajor-généralMcClellan, rendu responsable des difficultés fédérales. Le général sudiste victorieux n'était autre que le généralRobert E. Lee, devenu une légende au Sud.McDowell,McClellan,Pope,Burnside,Hooker… Les généraux nordistes se succèdent mais aucun ne parvient à changer le cours de la guerre. Lee plaisante :« Je crains qu'ils ne continuent à en changer jusqu'à ce qu'ils en trouvent un que je ne comprenne pas »[33]. C'est en quelque sorte ce qu'il va se dérouler. L'armée de Virginie du Nord de Lee avait échoué dans son invasion du Nord en septembre 1862 à labataille d'Antietam et entreprend de nouveau une offensive au début de l'été 1863, au moment où le moral des yankees est au plus bas. Le talentueux généralRobert Lee qui a plusieurs fois mis en déroute l'armée de l'Union, envoya des troupes jusqu'enPennsylvanie et se heurta à l'armée du Potomac dumajor-généralGeorge G. Meade àGettysburg. La bataille la plus meurtrière, qui ait jamais été livrée sur le sol américain, a alors lieu (avec plus de 10 000 morts et 30 000 blessés sur l'ensemble des deux camps)[34]. Au bout de trois jours de combats désespérés, les Confédérés durent s'avouer vaincus. Un jour plus tard, sur lethéâtre occidental, le général nordisteUlysses S. Grant prenait la ville deVicksburg.

Lelieutenant-généralUlysses S. Grant (Cold Harbor,1864), commandant en chef de l'Armée de l'Union à partir demars1864.

Fin 1863, les campagnes deBristoe et deMine Run, qui ne menèrent à rien, eurent lieu. En mars 1864,Ulysses S. Grant prit le commandement de l'ensemble des troupes de l'Union. Il ne tarda pas à lancer unenouvelle offensive en Virginie en utilisant la stratégie de laguerre d'usure. Les deux camps subissent de lourdes pertes. Malgré des défaites, les nordistes avançaient et se rapprochaient de plus en plus deRichmond, la capitale. Finalement, le, l'armée de Grant décide d'assiéger Petersburg. Au bout de neuf mois, la ville tombe aux mains des yankees. Lacampagne d'Appomattox achève l'armée de Virginie du Nord de Lee. Les derniers espoirs confédérés s'effondrèrent à la suite de labataille d'Appomattox Court House. Le généralUlysses S. Grant, qui s'est emparé six jours plus tôt deRichmond, reçut, le 9 avril, lareddition du général Robert E. Lee, qui commande l'armée confédérée. Celui-ci capitule avec les 26 000 hommes qui lui restent[35].Jefferson Davis, le président de la Confédération sudiste, tente de s'enfuir vers leMexique mais il est rattrapé par une colonne de cavalerie, et il sera emprisonné sans jugement pendant deux ans.

Théâtre occidental

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Article détaillé :Théâtre occidental de la guerre de Sécession.

À la fin de l'année 1861, lemajor-généralUlysses S. Grant lança une offensive. Après une défaite àBelmont, il remporte les batailles deFort Henry etFort Donelson, en 1862, auTennessee. Le 6 avril, l'ultime bataille de la campagne, celle deShiloh, a lieu. Le généralAlbert S. Johnston, commandant l'armée confédérée, est alors tué à l'ennemi. Le lendemain, l'Union remporte la victoire puisassiège Corinth.

En juin 1862, lacampagne du Kentucky débute. L'armée confédérée deBraxton Bragg tente alors de faire basculer leKentucky dans le camp des confédérés. Malgré plusieurs succès, l'armée de l'Ohio deDon Carlos Buell finit par l'emporter notamment à labataille de Perryville. Du au, a lieu labataille de la Stones River au cours de laquelle le général confédéréBraxton Bragg tente de stopper l'avancée unioniste vers le Sud, en vain.

Alors que dans lethéâtre du bas-littoral, l'Union s'était emparé du basMississippi, le généralGrant et son armée du Tennessee lance une nouvelle campagne, prévue dans leplan Anaconda, qui avait pour but de prendre possession de lavallée du Mississippi afin de couper laConfédération en deux. Après des débuts difficiles, les nordistes remportent plusieurs batailles comme àChampion Hill. Les confédérés se retrouvent finalementassiégés à Vicksburg le 18 mai. Ils sont contraints de se rendre le 4 juillet,jour de l'indépendance. Ce même jour, même si on l'oublie souvent, l'armée du Cumberland deWilliam S. Rosecrans remporte la victoire à lacampagne de Tullahoma. Ces deux victoires firent suite à celle deGettysburg le 3 juillet. C'est un tournant dans la guerre de Sécession.

Le généralWilliam T. Sherman.

Après une victoire sudiste àChickamauga, Grant, promulieutenant-général, bat Bragg à lacampagne de Chattanooga. À l'automne 1863, lacampagne de Knoxville n'apporte aucun bénéfice majeur aux deux camps.

En mars 1864, Grant étant promu à la tête des armées de l'Union, le généralWilliam T. Sherman assume le commandement de ladivision militaire du Mississippi. Après la victoire à Chattanooga, il peut envahir le cœur du Sud. C'est ce qu'il fait en envahissant laGéorgie en mai. Face à l'avancée des nordistes, le généralJoseph E. Johnston est remplacé parJohn Bell Hood. Celui-ci se retrouveassiégé à Atlanta et se rend le 2 septembre. Hood tente alors une offensive dans ce qu'on appelle lacampagne de Franklin-Nashville mais il est battu àFranklin etNasville. Le 15 décembre, Sherman entame sa marche vers la mer, pratiquant lapolitique de la terre brûlée. Après avoir prisSavannah le 21 décembre, il entame lacampagne des Carolines, achevant ce qu'il reste de l'armée de Tennessee deJohnston.Ce dernier capitule le àBennett Place.

Théâtre trans-Mississippi

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Article détaillé :Théâtre Trans-Mississippi de la guerre de Sécession.

À l'ouest duMississippi, le Nord et le Sud se livrèrent une guerre radicalement différente de ce qu'elle fut à l'est. Elle se déroula sur une très vaste étendue, impliqua des Blancs, des Noirs et desNord-Amérindiens, souvent pour des enjeux qui remontaient à de vieilles rivalités et à des rancunes tenaces, qui se dénouèrent sur le terrain avec la plus brutale sauvagerie — sorte de guerre dans la guerre qui survécut quelque temps à la cessation officielle des hostilités.

Au moment de la sécession, leTexas, l'Arkansas et laLouisiane quittèrent l'Union pour la Confédération, tandis que les sympathisants sudistes duMissouri s'efforçaient - en vain - d'entraîner leur État dans la scission. Tout l'Ouest s'était passionné pour les luttes qui avaient fait « saigner le Kansas » dans les années 1850, de sorte que les lignes de démarcation étaient déjà tracées quand éclata la guerre de Sécession.

En, les Confédérés envahirent le Missouri, par leur victoire deWilson's Creek[36], qui leur permit de s'emparer de la plus grande partie du territoire. Ils furent toutefois incapables de conserver leur avantage ; au printemps suivant, àPea Ridge, les nordistes les forcèrent même à abandonner le Nord de l'Arkansas. Pendant les deux années suivantes, le Missouri et l'Arkansas demeurèrent aux mains des forces de l'Union, mais durent subir les raids sanglants de bandes d'irréguliers se réclamant de la Confédération, dirigés par des chefs tels queWilliam Quantrill etWilliam « Bloody Bill » Anderson. Les exactions de ces guérillas sudistes atteignirent un degré tel qu'elles devinrent extrêmement gênantes pour les autorités confédérées. En, par exemple,William Quantrill mit à sacLawrence, au Kansas, etmassacra 150 civils. Il pillait et tuait sans hésiter[37], au nom de la Confédération, mais sans en avoir reçu le moindre commandement.

En1864, la Confédération s'attaqua de nouveau à l'Arkansas et auMissouri, d'abord par une campagne de printemps qui repoussa les nordistes jusqu'àLittle Rock, puis à l'automne, lorsque le général Sterling Price, à la tête d'une force de cavalerie, remonta le Missouri jusqu'à sa défaite àWestport. Au printemps, le camp adverse avait subi, lui aussi, un revers : le généralNathaniel Banks avaitremonté la Red River vers l'intérieur de la Louisiane, dans l'espoir de prendre pied au Texas, d'anéantir la récolte de coton et d'empêcher les renforts confédérés de passer à l'est duMississippi, mais ses erreurs monumentales faillirent aboutir à son encerclement, et son entreprise se solda par un quasi-échec.

Dans les derniers temps de la guerre, les combats se firent plus âpres dans les Plaines et la Prairie. Courtisés par l'un et l'autre camp, lesCherokees et autres tribus indiennes combattirent souvent sous les deux uniformes. Le CherokeeStand Watie, par exemple, devint général de brigade dans les rangs confédérés ; à la tête de ses troupes, il fut le dernier des rebelles à se rendre, le[38].

Théâtre du bas-littoral

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Article détaillé :Théâtre du bas littoral de la guerre de Sécession.

Outre labataille de Fort Sumter le ou leblocus de l'Union, plusieurs opérations ont lieu dans ce théâtre parmi lesquels lacampagne de Burnside en Caroline du Nord oucelle de Port Hudson. Ces dernières ont été réalisées dans le cadre duplan Anaconda.

Lacampagne de Port Hudson (1862-1863) eut un rôle majeur dans lacampagne de Vicksburg puisqu'elle permit de prendre le contrôle du sud de la vallée duMississippi et des villes deLa Nouvelle-Orléans, deBaton Rouge ou encore deNatchez.

Théâtre de la côte Pacifique

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Article détaillé :Théâtre de la côte pacifique de la guerre de Sécession.

Conséquences

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A harvest of death -Mathew Brady : cadavres de soldats à labataille de Gettysburg
Arrivée au camp de Vicksburg en 1863 desesclaves libérés de laplantation de Jefferson Davis.

La guerre de Sécession fut un épisode traumatisant de l'histoire des États-Unis. Elle régla cependant deux problèmes en suspens depuis1776 : elle permit d'abolir l'esclavage et de confirmer que le pays ne se composait pas d'États semi-indépendants mais formait une nation, unie et indivisible[réf. nécessaire].

Durant les quatre ans de cette guerre, plus de trois millions d'hommes ont été mobilisés et 624 500 ont été tués (soit 2 % de la population de l'époque) et près de 500 000 ont été blessés[39]. Le conflit a fait ainsi à lui seul plus de victimes que toutes les autres guerres auxquelles les États-Unis ont participé depuis[39].

Le Nord perdit au total 359 000 hommes — soit presque un soldat sur cinq — et le Sud en perdit 258 000 « seulement », à comparer au Nord, soit presque un soldat sur quatre (néanmoins ces valeurs pour le Sud sont considérées comme étant trop basses)[40]. Plus d'hommes moururent d'épidémies et de maladies que sur le champ de bataille, le rapport étant de un pour quatre. 56 000 hommes moururent dans les camps de prisonniers[41].

En 2011, l'historien et démographe J. David Hacker montre dans une étude que le nombre de victimes fut en réalité de 20 % supérieur aux estimations données habituellement. Il avance le nombre de 750 000 morts pendant la guerre, soulignant que c'est essentiellement dans les armées du Sud que le nombre avait été sous-estimé[40].

Aux pertes militaires s'ajoutent quelques dizaines de milliers de victimes civiles. Ce conflit est, devant laSeconde Guerre mondiale, le plus meurtrier qu'aient connu les États-Unis (plus de 600 000 morts pour le premier, plus de 400 000 pour le second). En 2013, soit près de 150 ans après la guerre de Sécession, les États-Unis versent toujours à deux personnes des pensions à la suite de cette guerre[42].

Les destructions opérées durant la guerre par l'Union victorieuse, suivies par des politiques d'exploitation économique, notamment par lescarpetbaggers (immigrants économiques venant du Nord, voyageant avec un sac de voyage en toile à tapis) associés auxscalawags, natifs du Sud collaborant avec le nouveau pouvoir (et perçus comme des brebis galeuses)[non neutre], causèrent une amertume tenace parmi les anciens Confédérés et leur descendance envers le gouvernement fédéral[réf. nécessaire].

Cet échec, en apaisant cette partie du pays, fit surgir des difficultés persistantes pendant plusieurs décennies notamment pour faire appliquer lesdroits civiques des Noirs dans le Sud et vit un exode massif vers le Nord face à des organisations terroristes telles que leKu Klux Klan. Pour autant, dans le nord, les anciens esclaves n'étaient pas si bienvenus que cela et souffraient du chômage ou d'un emploi très mal payé.

LaLigue du Sud fondée en 1994, les Fils des vétérans confédérés fondés en 1896, et d'autres organisations néo-confédérées continuent de défendre la sécession des 11 États confédérés.

Analyses

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La guerre de Sécession trouve un caractère original selon les historiens pour trois raisons principales :

Mortier nordiste ausiège de Petersburg.

Première guerre moderne

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Elle est considérée comme la première des guerres modernes dans le sens où l'importance de l'économie et de l'industrie y joua un rôle déterminant[39]. Des armes plus performantes (balle Minié,fusil Lorenz,ironclad,mitrailleuses,sous-marins de guerre) entrainent de lourdes pertes de part et d'autre et de nouvelles innovations (montgolfière,télégraphe,train,photographie de guerre) révolutionnent la guerre. Ce qui est également étonnamment moderne, c'est l'utilisation detranchées et demines souterraines (notamment àPetersburg) près de cinquante ans avant laguerre de tranchées durant laPremière Guerre mondiale. Ainsi, elle est marquée par de nombreux carnages « modernes » que l'on retrouvera auXXe siècle : toujours meurtriers mais jamais décisifs[43]

Guerre idéologique

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La guerre de Sécession fut également une guerreidéologique dans la mesure où l'affrontement entre le Sud et le Nord était motivé avant tout par les différends politiques entre le Nord et le Sud, notamment sur l'esclavage. De ce point de vue, elle rappelle lesguerres révolutionnaires etnapoléoniennes.

Guerre totale

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Elle possède aussi un caractère de guerre totale comme l'écrit le généralWilliam Tecumseh Sherman :« Nous ne combattons pas des armées ennemies, mais un peuple ennemi : jeunes et vieux, pauvres et riches aussi bien que les militaires doivent sentir la poigne de fer de la guerre »[39]. Les armées ne cherchaient pas simplement à battre l'ennemi ; elles cherchaient à le détruire. Cette conception de la guerre aura pour conséquence lapolitique de la terre brûlée et deguerre totale qu'il mène contre lesÉtats confédérés[44] notamment durant lamarche de Sherman vers la mer.

Guerre civile, guerre servile

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Cette guerre de Sécession, en plus d'être uneguerre civile, est également uneguerre servile[45] puisqu'elle permit l'abolition de l'esclavage d'abord par laproclamation d'émancipation puis par leXIIIe amendement mais aussi en raison de l'engagement de troupes noires.

Ressources

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En 1860, la population des États-Unis était de 32 millions d'habitants, dont 4 millions d'esclaves. Au cours des 50 dernières années, le taux de croissance avait été quatre fois plus élevé qu'en Europe, phénomène expliqué par l'immigration et un taux de natalité élevé chez une population plus jeune. Paradoxalement, l'accroissement naturel de la population américaine commença à ralentir, les parents préférant avoir moins d'enfants afin de mieux se consacrer à leur éducation. Combiné à un taux de mortalité décroissant et une immigration croissante, la dénatalité se trouvait alors compensée[46].

Armée

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Articles détaillés :Union Army etConfederate States Army.

Forces en présence et mobilisation

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États de l'UnionÉtats de la Confédération
Population totale22 millions9,1 millions (dont 3,5 millions d'esclaves noirs[47]).
Population en âge de porter les armes
(hommes blancs, de 18 à 45 ans)
~ 3 500 000, plus les Noirs affranchis~ 1 000 000
Mobilisation : 1861-18652 778 304 (y compris de multiples engagements)750 000 (estimation officielle)

Principales armées de la guerre de Sécession

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Sur lethéâtre oriental :

Sur lethéâtre occidental :

Sur lethéâtre trans-Mississippi :

Sur lethéâtre du bas littoral :

Effectifs des armées

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L'armée régulière des États-Unis en 1860 était composée de 16 637 militaires d'active. En1876, ses effectifs étaient de 27 442 hommes.

États de l'UnionÉtats de la Confédération
Entrée en guerre186 000150 000
Fin 1861575 917326 768
Fin 1862918 191449 439
Fin 1863860 737464 646
Fin 1864959 460400 787
18651 000 516358 692

Les valeurs ci-dessus représentent le total des effectifs. Toutefois, parfois l'absentéisme atteignait 35 % dans les rangs de l'Union et plus de 50 % dans ceux de la Confédération.

Les démocrates américains répugnaient à autoriser laconscription en temps de paix. Laguerre d'indépendance américaine avait institué la tradition d'une armée mixte : unemilice de citoyens renforcée par une petite armée régulière.

Mais durant cette guerre, les volontaires furent trop peu nombreux à soutenir les armées de la Confédération comme celles de l'Union, ce qui obligea la première en et la seconde en à recourir à la conscription. Celle-ci augmenta cependant d'autant plus le ressentiment populaire que le système des quotas par localité permet aux riches d'acheter des remplaçants[48].

LeConscription Act ne réussit à fournir à l'Union que 6 % de ses effectifs, mais la menace de la conscription à laquelle s'ajoutait la perspective de primes suscita un engagement massif de volontaires : plus d'un million d'hommes s'enrôlèrent au cours des deux dernières années de ce conflit.

Chez les Confédérés, la conscription représenta 20 % de leurs effectifs, mais là aussi la peur du recrutement poussa beaucoup de sudistes à s'engager.

Économie

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Article connexe :Chemins de fer dans la guerre de Sécession.
Transport (1860)
UnionConfédérationTotal
Chemin de fer35 420 km (72%)13 680 km (28%)49 100 km
Chevaux4 417 1301 698 3286 115 548
Animaux de trait1 712 3201 657 3083 369 628
Agriculture (1860)
UnionConfédérationTotal
Terres amendées106 171 756 acres (429 662 km2)57 089 633 acres (231 034 km2)163 261 389 acres (660 696 km2)
Terres non amendées106 486 777 acres (430 937 km2)140 021 467 acres (566 647 km2)246 508 244 acres (997 584 km2)
Industrie (1860)
UnionConfédérationTotal
Établissement industriels110 274 (92%)10 026 (8%)120 300
Investissement de capitaux ($)949 335 000100 665 0001 050 000 000

Cette guerre fut l'une des premières au monde à mettre en œuvre à grande échelle les ressources et les moyens de transport de l'ère industrielle. Les armées du Sud trouvent même à se financer via unelevée de fonds géante à la Bourse de Paris. Elle préfigura les guerres duXXe siècle par une mobilisation nationale, allant par moments jusqu'à laguerre totale qui entamerait profondément les ressources de la société civile, de même que les exigences du conflit, aussi bien militaires qu'économiques, accablèrent le Nord et écrasèrent le Sud.

Le Nord, plus industriel, disposait d'un avantage considérable sur son ennemi car il possédait 35 420 des 49 190 km devoies ferrées qui sillonnaient le pays. De plus, son réseau avait été mieux élaboré, mieux construit et mieux entretenu que celui du Sud, plus agraire. L'écartement des voies ferrées était aussi différent : de 1 435 mm (4 pieds 8 pouces et demi) pour certains États du Nord et de 5 pieds pour certains États du Sud. Ceci occasionnait des transbordements obligatoires d'une compagnie de chemin de fer à une autre, donc une perte de temps.

Ce fut la première fois qu'ils furent employés à de vastes mouvements de troupes entre les fronts.

La supériorité du réseau ferroviaire apporta la preuve des redoutables ressources industrielles de l'Union, et bien souvent sa capacité à remplacer immédiatement le matériel perdu se chargea d'annuler les victoires remportées par les généraux sudistes.

Les arsenaux de l'Union, nationaux et privés, produisirent à peine 50 000 petites armes à feu en 1860 contre 2,5 millions pendant la durée de la guerre. Quant au Sud, il en importa du Royaume-Uni et de France 600 000 malgré leblocus, en fabriqua une partie, et en récupéra une bonne part sur les champs de bataille[49].

Pendant la guerre, les salaires des ouvriers du Nord diminuèrent de 35 %[48].

Misère du Sud et prospérité du Nord

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Article connexe :Histoire de la culture du coton.

Sur le plan économique, en plus de la faiblesse de son industrie et de salogistique qui empêcha un bon approvisionnement de ses forces armées et de sa population qui connut de lourdes situations de pénurie aussi bien en matériel qu'alimentaire[50], la Confédération a commis une erreur stratégique énorme en bloquant d'elle-même l'exportation duRoi Coton pour tenter de faire pression sur le Royaume-Uni et la France. En effet, l'industrie textile faisait vivre respectivement cinq millions et un million de personnes dans ces pays à l'époque et à la veille de la guerre, lesAméricains produisent 716 000 des 850 000 tonnes de coton consommés chaque année dans le monde, dont les trois-quarts prennent la direction des usines britanniques[51].

Mais l'Europe, pour ne pas se mettre en porte-à-faux avec l'Union, se tourna vers d'autres sources d'approvisionnement (l'Inde notamment) et cette manœuvre ne fit que priver le Sud de sa plus importante source de revenus.

Unblocus sévère de l'US Navy, qui captura 1 551 bâtiments de commerce et en détruisit 355, combiné à la perte des liaisons terrestres avec leMexique fit que le pays vécut en quasi autarcie. D'ailleurs, les sudistes construisirent le premier sous-marin militaire, leCSS H. L. Hunley (exposé au Charleston muséum) afin de couler des navires nordistes. Il en coula un et sombra en même temps que sa victime.

Le prix du moindre article deluxe ou manufacturé était prohibitif. En 1864, alors que lasolde mensuelle d'un soldat était de 18 $ et celle d'un général de 200 $, unebrosse à dents valait 8 $, un couteau de poche ou une livre decafé 18 $, et une paire de gants pour dame 33 $.

L'économie à la fin du conflit était à plat et était redevenue en partie un système detroc.

Le Nord vit au contraire son industrie se renforcer pour satisfaire à l'effort de guerre et poursuivre l'œuvre de développement du pays entamé avant la guerre. De plus, les vastes champs deblé des États duMidwest ont sauvé labalance commerciale en multipliant par trente leurs exportations vers l'Europe passant de 90 000 quarter en 1859 à plus de 3 millions en 1863.

Stratégie

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Stratégie de la Confédération

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Jefferson Davis.

La disparité économique entre les deux camps eut une influence décisive sur lastratégie. Le seul souhait desÉtats confédérés d'Amérique n'était pas de conquérir le Nord — ce qui était manifestement au-dessus de ses ressources — mais de se battre jusqu'à l'épuisement du Nord, ou surtout jusqu'à ce qu'une intervention européenne mît fin à la guerre.

Articles détaillés :France dans la guerre de Sécession etRoyaume-Uni pendant la guerre de Sécession.

Le président de la ConfédérationJefferson Davis avait le choix entre défendre les frontières de celle-ci ou autoriserRobert E. Lee à envahir le Nord, comme il le fit en deux occasions, dans l'espoir que quelques victoires sur le sol ennemi démoraliseraient les Nordistes.

Davis était également confronté à des priorités stratégiques contradictoires. Le théâtre de l'Est était d'une importance évidente dans la mesure où les capitales ennemies se trouvaient proches l'une de l'autre et où s'emparer de l'une d'elles pouvait avoir des répercussions énormes. Mais le théâtre de l'Ouest, plus vaste, était tout aussi vital, car les principales voies ferrées transversales de la Confédération traversaient la région deChattanooga-Atlanta.

Finalement, Davis préféra la défense frontalière à l'« offensive-défensive » de Lee, mais adopta une politique de compromis en divisant la Confédération en départements dont les commandants assureraient la défense et le transfert des réserves par chemins de fer.

C'était une stratégie conçue pour gagner du temps, pendant lequel l'Union et peut-être même laFrance et leRoyaume-Uni en arriveraient à la conclusion que la défaite du Sud était impossible.

Stratégie de l'Union

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Abraham Lincoln, célèbreprésidentrépublicain de l'Union.

Les dirigeants de l'Union comprirent qu'ils ne pourraient l'emporter qu'en conquérant le Sud et plus tard en détruisant l'armée confédérée.

Lors des premières opérations de la guerre, le lieutenant-généralWinfield Scott présenta son plan Anaconda, destiné à asphyxier le Sud par un blocus naval (la quasi-totalité de l'US Navy étant restée dans les mains du gouvernement fédéral à la déclaration de guerre) associé à une poussée en aval du fleuveMississippi pour diviser la Confédération. Cette approche, lente mais sûre, n'obtint pas l'approbation des politiciens ni celle du peuple, pour lesquels le mot de ralliement était : « À Richmond ! ».

Elle n'emporta pas non plus l'adhésion de Lincoln, qui pressait ses généraux de « détruire l'armée rebelle » en une seule bataille décisive. Son attitude énergique poussa ces derniers à s'embarquer dans des projets contre lesquels ils nourrissaient de solides préventions : il était moins facile de détruire une armée dans les conditions géostratégiques de l'Amérique du Nord que Lincoln ne voulait bien l'admettre.

Le fait que la stratégie se limitât à un seul objectif ne s'expliquait pas seulement par l'incompétence initiale des officiers nordistes, bien qu'elle caractérisât longtemps cette armée. Elle avait promu des soldats réguliers à des grades qui ne correspondaient pas à leurs capacités réelles, car l'inflation des effectifs entraîna une explosion de la demande d'encadrement de ces jeunes recrues. On avait dû se concilier des généraux dont les prétentions politiques dépassaient largement les compétences militaires. Les hommes de mérite mirent du temps à sortir du rang, mais grâce à la souplesse du système nordiste, Grant put devenir lieutenant-général en trois mois, etEmory Upton général de brigade à l'âge de 24 ans.

Il fallut du temps au Nord pour faire sentir toute sa puissance, et à ses chefs pour reconnaître que c'était à coups de massue et non de rapière qu'ils vaincraient le Sud. Le Nord doit beaucoup à Grant qui prit le commandement des armées de l'Union en et annonça immédiatement son intention d'exercer la plus forte pression contre la Confédération chancelante, en utilisant « toutes les troupes de l'armée pour les faire converger vers un même noyau ».

Durant les douze derniers mois de la guerre, la stratégie de l'Union fit preuve d'une étonnante modernité, notamment en prenant conscience que la force d'un belligérant tient d'abord à ses ressources humaines et économiques.

Avantage de l'armée sudiste

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Le Sud, comparé au Nord, était très « aristocrate ». Bien que moins industrialisé, le Sud comptait beaucoup de familles riches, notamment du fait d'une main-d’œuvre totalement exploitable et particulièrement bon marché (esclavage).

Les États-Unis de l'époque avaient déjà une grande histoire militaire. Et beaucoup de vétérans de larévolution texane (1835-1836), de laguerre américano-mexicaine (1846-1848) et de laguerre de 1812-1815, vivaient au Sud. Les sudistes avaient plus detradition militaire que les nordistes. De ce fait, beaucoup d'officiers ou de familles d'officiers bourgeois étaient originaires du Sud, ce qui explique que durant toute la première moitié du conflit, les sudistes avaient un net avantage sur le plan des compétences.

En outre, les soldats sudistes étaient habitués à tirer au fusil et à monter à cheval, notamment pour la chasse traditionnelle, et les enfants étaient habitués dès leur plus jeune âge à manier le fusil et les cartouches.

De plus, les sudistes, à cause d'une pauvreté plus grande, connaissaient bien la rudesse de la vie de campagne, et supportaient beaucoup mieux les privations, le manque d'hygiène, le manque de sommeil, qui étaient très durs à supporter pour les jeunes recrues nordistes souvent citadines.

Les sudistes pouvaient compter en grande partie sur de l'équipement britannique. Ils disposaient également d'une bonne artillerie française : lescanons de type Napoléon causèrent de lourdes pertes aux troupes nordistes.

Les sudistes disposaient d'une très bonne cavalerie commandée entre autres par le généralJeb Stuart, dont notamment des unités spéciales qui étaient appeléesRangers, commandées par des officiers brillants (Mosby) ; elle avait pris naissance durant la guerre d'indépendance du Texas. Le Sud avait aussi une infanterie très tenace. En effet, les soldats sudistes défendaient leur terre, leurs familles et leurs maigres biens ruraux ; ils considéraient les nordistes comme des intrus de mentalité très différente à qui ils n'avaient rien demandé.

De plus, les meilleurs officiers s'étaient joints aux États du Sud, ce qui leur permit de nombreuses victoires. Cependant, du fait que ceux-ci combattaient avec panache en première ligne par bravoure et tradition militaire, beaucoup périrent, ce qui anéantit cet avantage.

Les nordistes reconnurent officiellement la combativité et la ténacité des sudistes.

Avantage de l'armée nordiste

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Le Nord, bien industrialisé, disposait de nombreuses ressources industrielles et d'hommes d'affaires avertis. De nombreux contacts avec certains pays européens étaient également noués via des échanges commerciaux. Les ingénieurs du Nord firent un excellent travail en ce qui concerne le développement d'un armement efficace. Lefusil standard du Nord inspiré dufusil Minié était de loin supérieur à toute autre arme du même type dans le monde. Son canon rayé permettait des tirs précis. Le Nord eut la chance d'avoir les premièresmitrailleuses (Gatling) vers la fin de la guerre, d'équiper certains soldats avec des armes à répétition, etc.

Numériquement, le Nord disposait d'un réservoir d'hommes supérieur au Sud, bien que moins entraînés et compétents que les sudistes. Ce nombre lui permit de garder des troupes plus longtemps à l'entraînement (ce que le Sud ne pouvait se permettre), et ainsi de rattraper son retard par rapport au Sud. Le Nord se retrouva ainsi avec une armée professionnelle composée de volontaires bien entraînés et bien équipés.

La marine du Nord avait été conçue à l'origine pour tenir tête à son ancien ennemi, la Grande-Bretagne. Bien que d'une taille moyenne au début des hostilités, avec seulement 90 navires à voiles et à vapeur, elle se développa rapidement, compta 386 bateaux portant 3 027 canons fin 1862, et remplit ses missions de blocus et de soutien aux forces terrestres de façon satisfaisante. La marine du Sud, composée essentiellement de navires ravitailleurs rapides pour tromper le blocus, ne disposait que de très peu de navires de guerre, essentiellement des cuirassés et un sous-marin. On vit d'ailleurs durant cette guerre les premiers combats decuirassés avec leMonitor contre leCSS Virginia et l'utilisation dusous-marin par le Sud. Les cuirassés sudistes coulèrent ou endommagèrent 28 navires fédéraux.

Chronologie

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Chronologie générale

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Principales batailles et sièges

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Fait rare, deux balles de plomb (modèle ditMinié) de mousquets ennemis se sont rencontrées dans leurs course. Les deux masses de plomb ont fusionné.

Cette liste donne les principalesbatailles de la guerre de Sécession.

Personnalités

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Personnalités de l'Union

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Personnalités politiques

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George Peter Alexander Healy -The Peacemakers (1868) : réunion stratégique du haut-commandement de l’Union du à bord duRiver Queen, durant les derniers jours de la guerre. On peut reconnaitre, de gauche à droite,William T. Sherman,Ulysses S. Grant,Abraham Lincoln,David D. Porter.
Article détaillé :Présidence d'Abraham Lincoln.

Personnalités militaires

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Article détaillé :Union Army.
Lemajor-généralGeorge B. McClellan.

Personnalités de la Confédération

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Personnalités politiques

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Jefferson Davis and his cabinet.
Article détaillé :États confédérés d'Amérique.

Personnalités militaires

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GénéralJoseph E. Johnston.
Articles détaillés :Confederate States Army etOfficiers généraux de l'armée des États confédérés.

Soldats

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Confédéré (Sud)

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Uniforme gris

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Les uniformes confédérés, vus par un ouvrage allemand de la fin duXIXe siècle.

Fier de sa tradition, le Sud comptait beaucoup d'unités demilices d'État indépendantes. Cette tradition existait bien avant la guerre. Quand celle-ci fut déclarée, ces unités furent incorporées à l'armée mais sous le commandement de leur État respectif. Chaque régiment portait son propre uniforme distinctif, souvent très beau et impressionnant. Le Sud disposait aussi de quelques unités dezouaves en très petit nombre (cf. infra, Nord).

L'armée régulière avait comme uniforme réglementaire, au début du conflit, un uniforme d'inspiration française, soit un veston gris et bleu ciel, avec un képi souple bleu ciel, et un pantalon bleu ciel. Leur tenue était parée d'insignes et parures. Le bleu ciel du képi et sur le veston était remplacé par du jaune pour la cavalerie, du rouge pour l'artillerie et du blanc pour la marine. Au début du conflit, les sudistes étaient équipés d'armes provenant des arsenaux frontaliers. Ne pouvant rivaliser avec l'Union dans le domaine industriel, la Confédération fit importer des armes d'Europe. Les fusils les plus importés furent leEnfield Mle 1853 anglais et le fusilLorenz 1854 autrichien. Les nombreuses victoires du Sud et les raids de ses cavaliers Rangers amenèrent la prise d'un grand nombre d'armes.Très vite les Confédérés se mirent à souffrir de gros manquements logistiques : l'uniforme changea de couleur pour devenir totalement gris, et dut être fabriqué par les soldats eux-mêmes dans la deuxième partie du conflit avec le Nord. Beaucoup de soldats n'avaient pas de chaussures et se battaient pieds nus. Les sudistes se mirent à prendre les chaussures et les pantalons de cadavres nordistes. La grande majorité des soldats sudistes étaient de petits agriculteurs sans esclaves ; beaucoup n’avaient même pas de quoi se payer des chaussures et combattaient avec leur fusil de chasse personnel dont ils savaient fort bien se servir[55]. Une minorité de sudistes aisés était assez proche de la tradition aristocratique et bourgeoise de la France et de l’Angleterre. Leurs femmes cousaient généralement les uniformes de leurs maris ou fils, surtout chez les officiers.

À la fin du conflit, un simple soldat se reconnaissait par des vêtements civils de couleur grise ou marron (vient ainsi leur surnom debutternuts) et portait généralement des chapeaux civils. Il avait comme armement des armes de nordistes récupérées, britanniques, et des armes non réglementaires.

Yankee (Nord)

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Uniforme bleu

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Les nordistes quant à eux portaient la tenue réglementaire de l'armée américaine avant la sécession du Sud. Elle dérivait en droite ligne de celle portée durant la guerre de 1812, puis celle portée pendant la guerre du Mexique et demeurera semblable tout au long du conflit.

Elle consistait dans ses grandes lignes en un képi souple bleu foncé, un veston bleu foncé et des pantalons bleu ciel. De là vint le surnom des soldats du Nord : « Tuniques bleues ». Des motifs de couleur et galons sur l'uniforme indiquaient le type d'unité à laquelle appartenait le soldat : comme pour le sud, le bleu ciel était la couleur distinctive de l'infanterie, le jaune celle de la cavalerie, et le rouge celle de l'artillerie. La marine disposait quant à elle de tenues de matelots.

Le Nord étant bien industrialisé, les nordistes n’eurent pas de difficultés à approvisionner leurs troupes convenablement. Les uniformes des officiers et des soldats contenaient au début du conflit plus de tissu et étaient plus élaborés qu'à la fin. Pour rationaliser la production d'uniformes et faciliter l'approvisionnement de l'armée, les nordistes inventèrent en effet pendant la guerre le concept de coupe standard des vêtements. L'armée de l'Union était équipée d'armes fabriquées aux États-Unis (Springfield Armory).

Tout comme le Sud, le Nord disposait de troupes indépendantes de milice. Leurs effectifs toutefois étaient bien plus importants. Beaucoup d'entre elles étaient des unités deZouaves. Celles-ci portaient un uniforme chamarré inspiré de celui des zouaves français. Le port de l'uniforme de Zouave était un privilège accordé aux milices les plus valeureuses. Chaque régiment portait une tenue particulière.

L'armée de l'Union (le Nord) comptait plusieurs unités spécialisées qui portaient elles aussi des uniformes distincts. Lessharpshooter (tireurs d'élite) portaient par exemple un uniforme vert à galons verts.

Lexique

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Les soldatsnordistes (Yankees) surnommaient lessudistesJohnny Reb (prononcé en anglais) ou « Johnny l'rebelle ». Et lessudistes surnommaient lesnordistes Billy Yank (prononcé en anglais) ou « Billy l'Yankee ».

Dans les arts et la culture populaire

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Filmographie

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Article détaillé :Filmographie sur la Guerre de Sécession.

La Guerre civile américaine a dès le début inspiré énormément d'œuvres filmographiques, mettant en scène des combats dépeignant l'intensité de la guerre ou des personnages à travers des biographies ou des comédies ainsi que des histories fantastiques liées au conflit qui déchira lesÉtats-Unis durant quatre ans[56],[57],[58].

Littérature

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Roman

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Bandes dessinées

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Iconographie

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Peinture

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Photographie

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Jeux vidéo

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Autres

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General Lee, laDodge Charger de 1969 de Bo et Luke Duke dans la série télévisée américaineShérif, fais-moi peur (The Dukes of Hazzard).

Deux uniformes authentiques de l'Union (infanterie et cavalerie), d'époque précédent juste la guerre (1855), sont visibles dans une vitrine du Royal Danish Arsenal Museum à Copenhague : l'intendance danoise, souhaitant renouveler les tenues et l'équipement de l'armée danoise, avait commandé pour les étudier des uniformes français, anglais, prussiens et américains, ces derniers sont restés dans des armoires pendant un siècle et sont maintenant exposés[61].

Documentaire

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  • 1987 :The Divided Union: The Story of the American Civil War de Peter Batty
  • 1990 :La Guerre de Sécession deKen Burns.
  • 2001 :
    • Abraham & Mary Lincoln : l'Union divisée (Abraham and Mary Lincoln: A House Divided) de David Grubin et Geoffrey C. Ward.
    • Raising the Hunley de John B. Bredar, Timothy Dilworth et Richard Mackenzie.
  • 2002 :Le renflouage du USS Monitor,National Geographic.
  • 2016 :Blood and Fury: America's Civil War de James Farr.

Notes et références

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Notes

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  1. Le, le généralLee, commandant de l'armée de Virginie du Nord, se rend à Appomattox. Cependant, les autres armées confédérées ne s'étant pas encore rendues, plusieurs escarmouches eurent lieu après lareddition de Lee comme celles duraid de Wilson, deMorrisville en avril ou dePalmito Ranch en mai. Le 26 avril, l'armée du Tennessee deJoseph E. Johnston capitule, suivie de l'armée du trans-Mississippi d'Edmund Kirby Smith un mois plus tard.Stand Watie, dernier général confédéré, rend les armes le 23 juin. Le navire de guerreCSS Shenandoah se rend le 7 novembre. La plupart du temps, on fait s'achever la guerre de Sécession le 9 avril mais, pour toutes les raisons précédentes, cette date est discutable.
  2. Dont 110 000 morts au combat et les autres de maladie.
  3. Dont 94 000 morts au combat et les autres de maladie. Il est difficile d'imaginer que le Sud ait eu moins de morts dus à la maladie que le Nord, les soldats confédérés étant moins bien nourris, abrités, équipés et soignés. Par ailleurs, en 2012, J. David Hacker, un historien démographique a recompté le nombre de morts de la guerre de Sécession et il s'avère donc que le chiffre de 258 000 morts donné par le Sud était un sous-dénombrement puisqu'il estime désormais qu'il y a eu près de 750 000 morts durant la guerre de Sécession.
  4. a etbLe, le généralLee, commandant de l'armée de Virginie du Nord, se rend à Appomattox. Cependant, les autres armées confédérées ne s'étant pas encore rendus, plusieurs escarmouches eurent lieu après lareddition de Lee comme celles duraid de Wilson, deMorrisville en avril ou dePalmito Ranch en mai. Le 26 avril, l'armée du Tennessee deJoseph E. Johnston capitule suivie de l'armée du trans-Mississippi d'Edmund Kirby Smith un mois plus tard.Stand Watie, dernier général confédéré, rend les armes le 23 juin. Le navire de guerreCSS Shenandoah se rend le 6 novembre. La plupart du temps, on fait s'achever la guerre de Sécession le 9 avril mais, pour toutes les raisons précédentes, cette date est discutable.
  5. Près de 13% de lapopulation américaine était alorsservile.
  6. Près de 39% de la population confédérée étaitservile.

Références

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  1. a etb(en) Aaron O'Neill, « U.S Civil War army sizes 1861-1865 »Accès libre, surstatista,(consulté le)
  2. abcd ete(en) J. David Hacker,Recounting the Dead,(lire en ligne)
  3. Prononciation enanglais américainretranscrite selon lanorme API.
  4. Cf. les différentesdénominations de la guerre de Sécession.
  5. (en) Richard Striner,Father Abraham : Lincoln's Relentless Struggle to End Slavery,Oxford University Press,, 308 p.(ISBN 978-0-19-518306-1),p. 2-4.
  6. Ameur 2013.
  7. Bernard 2022,p. 13.
  8. a etb(en) James M. McPherson, « What Caused the Civil War? »,North & South,vol. 4,no 1,‎1er novembre 2000,p. 2-22(ISSN 1522-9742,lire en ligneAccès libre)
  9. (en)The Causes of the Civil War : A Newspaper Analysis (thèse de doctorat),, 289 p.(lire en ligne),p. 269-270 :

    « In the final years leading up to the war, newspaper accounts show that slavery became the embodiment of all the other sectional disagreements. Arguments over territorial expansion narrowed down to whether slavery would be allowed, and how that would impact southerners in property rights and politics. Economic policies were viewed in light of how they would affect the South’s slave-based agrarian interests as opposed to the North’s industrial economy. Cultural differences were narrowed down to a society based on a slave system as opposed to one based on free labor, although neither side could claim true dedication to the advancement of a free black population. Politically, the debates and struggles for power within the political parties and in Congress became more sectional in the antebellum years. Hardened political positions on slavery divided the country and tore apart its political parties. Judicial and legislative actions, such as the Dred Scott decision and the Fugitive Slave Law, created even more division as the country seemed unable to hold on to any common ground for agreement. »

  10. a etbBernard 2022,p. 397.
  11. (en) Californie. « CONSTITUTION OF THE STATE OF CALIFORNIA – Section 18 (1849)   », California State Archives[lire en ligne (page consultée le 19 septembre 2025)]
  12. « Africans in America/Part 4/Eric Foner on the Fugitive Slave Act », surwww.pbs.org(consulté le)
  13. (en) États-Unis. « United States Fugitive Slave Law – Section 8 (1850) », Library of Congress[lire en ligne (page consultée le 19 septembre 2025)]
  14. (en) Philip S. Foner,Frederick Douglass: Selected Speeches and Writings, Chicago, Lawrence Hill Books,, 808 p.(ISBN 1556523521,lire en ligneAccès libre),p. 188-206
  15. (en) Richard J. M. Blackett,The Captive’s Quest for Freedom: Fugitive Slaves, the 1850 Fugitive Slave Law, and the Politics of Slavery. Slaveries since Emancipation, Cambridge University Press,, 526 p.(ISBN 9781108418713)
  16. (en)Cour suprême des États-Unis,Ableman v. Booth,(lire en ligne), 62 U.S. (21 How.) 506
  17. Bernard 2022,p. 393.
  18. a etbJacques Portes,Histoire des États-Unis - 3e éd. : de 1776 à nos jours,Armand Colin,, 432 p.(ISBN 978-2-200-61914-5,lire en ligne).
  19. (en) Gavin Wrigh, « Slavery and the Rise of the Nineteenth Century American Economy »,Journal of Economic Perspectives,vol. 36,no 2,‎,p. 123-148(lire en ligneAccès libre)
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  60. (en) Elizabeth Stuart,Comrades, New York, London : Harper and Brothers,(lire en ligne)
  61. (en) « Treasures of the Danish War Museum », surDanish War Museum(consulté le) :« Many of the collections exhibited are unique internationally, including gems like The Gottorp Armoury from the 1500s and 1600s, General aul Goudime-Levkovitch's collection of uniforms from Tsarist Russia, and a collection of American uniforms from the years preceding the American Civil War from 1861-65. »

Voir aussi

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Bibliographie

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Sources primaires

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  • Abraham Lincoln,Political Writings and Speeches, Terence Ball (éd.), Cambridge, Cambridge University Press, 2013, 144 p.
  • Karl Marx etFriedrich Engels,La guerre civile aux États-Unis,Roger Dangeville (éd.), Paris, Union générale d’éditions, 1970, 315 p.
  • Élisée Reclus,Histoire de la guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865), Federico Ferretti (éd.), Paris, Pocket, 2014, 349 p.

Littérature secondaire américaine

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Ouvrages
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Articles de revues
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Littérature secondaire en français

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Ouvrages généraux
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Articles de revues
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Monographies
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Articles connexes

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Liens externes

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