Les guerres qui ne correspondent pas aux lois internationales (c'est-à-dire ne relevant ni de l'autodéfense, ni d'un acte approuvé par leConseil de sécurité des Nations unies) peuvent être qualifiées de guerres d'agression ; toutefois, ces seuls faits ne sont pas constitutifs de l'agression : certaines guerres sont illégales sans être pour autant une « agression », par exemple, quand un peuple avance des revendications raisonnables et limitées pour lancer une guerre relative à unlitige frontalier.
Après laSeconde Guerre mondiale, le verdict duTribunal militaire international de Nuremberg énonce :« La guerre est un mal dont les conséquences ne se limitent pas aux seuls États belligérants, mais affectent le monde tout entier. Déclencher une guerre d'agression n'est donc pas seulement un crime d'ordre international ; c'est le crime international suprême, ne différant des autrescrimes de guerre que du fait qu'il les contient tous »[2],[3],[4].
L'article 39 de laCharte des Nations unies prévoit que« le Conseil de sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales »[5].
LeStatut de Rome définit lecrime d'agression comme l'un des« crimes les plus graves qui touchent l'ensemble de la communauté internationale » et confère à laCour pénale internationale la légitimité pour traiter ce type de crime. Néanmoins, ce même statut restait flou sur la définition, jusqu'à la résolution RC/Res.6 du 11 juin 2010 qui remplace les versions précédentes[7].
↑EvelynAswad, « Propaganda for War & International Human Rights Standards »,Chicago Journal of International Law,vol. 24,no 1,(ISSN1529-0816,lire en ligne, consulté le)