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Guerre civile somalienne
Carte mise à jour régulièrement
Territoire contrôlé par le gouvernement central somalien etses alliés.
Laguerre civile somalienne a commencé, selon les sources, au mois d' avec l'éclatement de violences tribales contre le présidentMohamed Siad Barre[1], ou le avec la chute de ce dernier et l'effondrement de l'État somalien. Ce dernier ne s'est jamais relevé et la guerre civile est toujours en cours aujourd'hui.
Dès les années qui suivent l'indépendance, la Somalie est déchirée par le tribalisme. Chaque tribu, chaque clan voire chaque sous-clan a son propre parti[1]. En 1969, le généralMohamed Siad Barre prend le pouvoir et tente de venir à bout du tribalisme en promouvant un nationalisme pansomali[1]. Il appartient au clan Marehan des Darod[1]. Mis en difficulté avec sa défaite à l'issue de laguerre de l'Ogaden en 1978, de plus en plus contesté, il affronte un regain de tensions tribales et finit par prendre à son tour appui sur les tribus[1]. Son pouvoir finit par ne plus reposer que sur trois clans du groupe Darod : les Marehan (son propre clan), les Ogadeni et les Dhulbahante[1].
À l'issue d'une mutinerie déclenchée en 1978 par des officiers d'un clan Darod, lesMajeerteen, une répression féroce s'ensuit qui aboutit au déclenchement d'une guerre civile[1].
Début de la guerre civile et chute de Mohamed Siad Barre (1978-1991)
Le régime affronte une résistance intérieure armée et organisée par le Somali Salvation Democratic Front (SSDF) et leSomali National Movement (SNM), créés respectivement en 1979 et 1981. Le premier est un mouvement principalement composé deMajeerteen et soutenu par les autorités éthiopiennes[2]. Il est rejoint par le second, qui rassemble quant à lui des clans du groupeIsaaq (et qui bénéficient eux aussi d’une aide éthiopienne)[2].
Le présidentMohamed Siad Barre instaure un climat de terreur contre différents clans jugés menaçants.
En 1988, le SNM lance une offensive militaire. Il s'empare deBurao le et d'une partie deHargeisa le 31. Les deux villes sont lourdement bombardées par les forces gouvernementales en juin de la même année. Le, les Bérets rougesmassacrent 450 musulmans manifestant dansMogadiscio contre l'arrestation de leurs dirigeants religieux. À partir de ce moment, lesÉtats-Unis prennent leurs distances avec le régime de Mohamed Siad Barre[3].
Le, un match de football tourne à l'émeute à la suite d'un discours du président Mohamed Siad Barre. Soixante-deux personnes sont tuées et deux cents autres sont blessées[4]. Le, le Somali National Movement (SNM), le Somali Patriotic Movement (SPM) et l'United Somali Congress (USC), le mouvement porté par le groupe Hawiyé, signent un accord pour la mise en place d'un gouvernement de transition jusqu'à d'éventuelles élections[5]. Le, une manifestation pour la libération deprisonniers politiques déclenche un affrontement avec les forces de police[6].
Des affrontements ont lieu mi-novembre entre les forces gouvernementales et l'USC, et tournent à l'avantage des rebelles. Le clan Marehan est le dernier soutien du régime[1]. Le1er décembre, le ministre de la défense appelle à la mobilisation générale[7]. Le, une fusillade éclate à l'aéroport deMogadiscio, tuant un inspecteur de police[8]. Une centaine de soldats sont tués lors de combats entre les forces gouvernementales et les opposants au régime, qui ont désormais infiltré la capitale et ses banlieues[9]. Six centsÉthiopiens réfugiés en Somalie sont massacrés à Belet-Weyni par un groupe d'homme armés. Six camps de réfugiés accueillant environ 75 000 personnes, sont également attaqués. Vingt mille réfugiés parviennent à gagner l’Éthiopie[10].
Le, les rebelles prennent le palais présidentiel[11]. Deux jours plus tard, l'USC nommeAli Mahdi Mohamed chef de l'État par intérim en remplacement de Mohamed Siad Barre, en fuite vers le sud du pays[12]. Ali Mahdi, un Hawiyé du clan Abgaal, est préféré au généralMohamed Farrah Aïdid, un Hawiyé du clan Haber Guedir[13], ce qui ne tarde pas à faire éclater l'USC.
Renversement du président Ali Mahdi Mohamed (1991)
Le pays est désormais la proie des combats entre les mouvements armés victorieux[14].
Les seigneurs de guerre somaliens profitent des importantes quantités d’armes disponibles dans la région à la suite du démantèlement simultané des armées deMengistu Haile Mariam et de Mohamed Siad Barre[13]. Le, dans la ville deBurao, le SNM, principal mouvement de guérilla dans le nord, décide de former un gouvernement indépendant[15] qu'ils nomment « République du Somaliland »[16].
Le président Ali Mahdi Mohamed s'emploie pour sa part à chasser de Mogadiscio ses anciens alliés Darod des clansMajeerteen et Ogaden[1].
Le, les six mouvements politiques somaliens (hormis le SNM) signent àDjibouti un accord de partage des pouvoirs et confirment le président par intérim pour deux années supplémentaires[17]. Malgré les accords, trois cents personnes sont tuées à la suite de nouveaux combats entre factions rivales à Mogadiscio[18].
Le, les troupes du général Aïdid renversent le président Ali Mahdi Mohamed. Le rival du président au sein de l'United Somali Congress prend le contrôle du palais présidentiel et de la radio nationale. Le lendemain, les combats font rage dans les quartiers est de la capitale[19], faisant près de mille morts et six mille blessés en douze jours[20].
Des Somaliens attendent l'arrivée du ravitaillement américain.Un C-130 américain dans le cadre de l'opérationRestore Hope.DesCondor desForces armées malaisiennes en Somalie sous les couleurs des Nations Unies.Un hélicoptère américain en patrouille au-dessus de Mogadiscio.Institutrices et infirmières deMataban(en) saluant l'arrivée des militaires allemands, 18 décembre 1993.
Le, le secrétaire général desNations unies,Boutros Boutros-Ghali, demande auConseil de sécurité de faciliter une solution pacifique au conflit somalien[21]. Deux jours plus tard, le Conseil de sécurité décrète un embargo sur les livraisons d'armes[22]. Les deux factions rivales signent un dixièmecessez-le-feu à Mogadiscio le, sur fond d'attentats à la bombe[23]. Le, les Nations unies envoient une mission technique d'une vingtaine de militaires et civils à Mogadiscio pour superviser un éventuel cessez-le-feu[24].Boutros Boutros-Ghali nommeMohamed Sahnoun représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Somalie[25].
Les pillards sèment la terreur au cœur de la capitale et les victimes de la faim se comptent par milliers[26]. Desorganisations non gouvernementales demandent l'envoi d'une aide humanitaire massive[27].
Après une tentative avortée pour reprendre le pouvoir dans la capitale[28], l'ex-présidentMohamed Siad Barre et ses deux mille partisans se réfugient auKenya[29]. Le, le Conseil de sécurité de l'ONU accepte le déploiement d'une cinquantaine d'observateurs non armés dans Mogadiscio[30]. Plusieurs milliers deboat people fuyant un pays ravagé par lafamine et laguerre civile échouent sur les côtes duYémen[31].
En juillet, les Nations unies préparent une opération humanitaire d'envergure[32]. Le, le Conseil de sécurité décide le déploiement d'une force armée de 500 hommes destinée à escorter l'aide humanitaire[33]. Dans le port deKismaayo, au sud de la capitale, des bandes armées pillent 200 tonnes de céréales provenant d'une cargaison duProgramme alimentaire mondial[34]. Du au, le port de Mogadiscio est fermé à la suite de pillages[35]. Un pont aérien est mis en place avec Djibouti pour venir en aide aux victimes de la famine[36]. À l'aide européenne s'ajoute l'aide américaine et africaine dans le cadre de l'opérationProvide Relief[37].
Le, le Conseil de sécurité de l'ONU approuve le déploiement d'une force d'environ 30 000 hommes sous commandementaméricain, la première mise en pratique d'undroit d'ingérence humanitaire, qui ne figure encore nulle part dans lesconventions internationales[41]. Des journalistes par centaines débarquent àMogadiscio avant l'arrivée prochaine du corps expéditionnaire[42]. Mille huit centsmarines américains débarquent le et s'emparent sans incident du port et de l'aéroport de la capitale[43]. L'administration américaine estime que la mission sera « techniquement facile » et le terrain favorable à une action de la force[13].
Le généralMohamed Aidid et Ali Mahdi signent un accord de paix le lendemain. Ils invitent leurs compatriotes à cesser les hostilités[44].
Au début de l'année 1993, le nombre de militaires déployés dans le cadre de l'opérationRestore Hope s'élève à 28 870, dont 20 515 Américains et 2 454 Français[45].
Dans l'ensemble du pays, les factions claniques rivales se font désormais face sans se livrer combat. Elles replient leur matériel lourd et cherchent à ne pas attirer l'attention de la force internationale en attendant une situation plus favorable. Dans la capitale, le général Aïdid, mis à l'écart des conférences de paix, rassemble l'ensemble des factions pour lutter contre lesÉtats-Unis, désigné comme ennemi commun. LesÉtats-Unis soutiennent Ali Mahdi Mohamed, jugé plus convenable[13].
Le, l'ONU prend le commandement de la force internationale[46].
Dans la nuit du 7 au, à Mogadiscio, des combats éclatent entre les troupes du généralMohamed Aidid et lescasques bleus, provoquant la mort de 23Pakistanais[47]. Quatre jours plus tard, les forces onusiennes répliquent par une offensive aérienne, suivie d'une opération terrestre, effectuée avec des hélicoptères, des avions AC 130 ainsi que des canons américains[48]. Des manifestations contre la force sont réprimées violemment par les casques bleus, tuant quatorze civils[49].
Le, les casques bleus prennent d'assaut la résidence du généralMohamed Aidid mais ce dernier parvient à s'échapper[50]. Le, l'ONUSOM lance une campagne contre le général Aïdid qui va tourner à la « guerre personnelle » contre celui-ci[51].
La guérilla urbaine tourne à l'avantage de ce dernier et son prestige augmente dans la capitale. Les combats culminent avec les événements des 3 et au cours desquels deux hélicoptères américains black hawk sont abattus, provoquant la mort de 18 soldats américains[13],[52].
Dès le, lesÉtats-Unis engagent des négociations avec des représentants du clan du général Aïdid, les Haber Guedir[53]. Le, le général Aidid fait une apparition publique devant quatre mille partisans[54].
Au sud du pays, les combats font rage àKismaayo entre des miliciens du colonel Omar Jess, alliés du général Aïdid, et les hommes de Mohamed Saïd Hersi « Morgan », alliés de l'ancien président Ali Mahdi[55].
Au mois de, les derniers soldats américains quittent le territoire somalien. Au même moment, un accord de réconciliation est signé entre les deux chefs hawiyé, le général Aïdid et Ali Mahdi Mohamed, mais sans rien régler[1]. À partir du mois d'août, le chaos est total dans la capitale[1].
Le, les derniers casques bleus quittent la Somalie[56].
En 1994, le diplomate algérien et ancien représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la SomalieMohamed Sahnoun a publié un livre en anglais "Somalia: The Missed Opportunities"[57] (Somalie: les occasions manquées) dans lequel il analyse les raisons de l'échec de l'intervention de l'ONU enSomalie en1992. Il montre que, entre le début de la guerre civile en1988 et l'effondrement du régime deMohamed Siad Barre en janvier1991, lesNations unies ont manqué au moins trois occasions de prévenir des drames humanitaires majeurs. Lorsque les Nations unies ont voulu fournir une aide humanitaire, leur performance a été largement dépassée par celles desorganisations non gouvernementales, dont la compétence et le dévouement ont mis en évidence la prudence excessive et l'inefficacité bureaucratique des Nations unies. Il appelait en conclusion à des réformes radicales de l'Organisation des Nations unies[58].
Le, une nouvelle sécession sous l'impulsion de plusieurs clans Darod dirigée parAbdullahi Yusuf Ahmed, unMajeerteen, aboutit à la création de l'État du « Puntland » au nord-est du pays[1].
En 1999, deux nouvelles entités politiques voient le jour : le « Jubaland » au sud-ouest du pays et le « Hiranland » au nord de la capitale.
À partir de 1999 s'affrontent les intérêts diplomatiques des pays de laLigue arabe et de l'Éthiopie. Tandis que les premiers, avec l'Égypte et les islamistes somaliens, souhaitent l'unification du pays,Addis-Abeba soutient la création d'un État fédéral[13].
Le morcellement du pays, les affrontements autour des ports et de la capitale, et l'intervention éthiopienne provoquent la ruine de l'économie somalienne et l'explosion de la piraterie maritime. Les pêcheurs, ruinés par la guerre et le pillage des ressources halieutiques par des sociétés de pêche étrangères, se convertissent progressivement à la piraterie à partir de 1991[61].
En 2002, après plusieurs échecs, une nouvelle conférence de paix s'ouvre sous l'égide de l'IGAD. Au mois de, un accord est trouvé entre les parties reposant sur la mise en place d'un système fédéral[1].
En 2004, un nouveau mouvement fait son apparitions sur la scène somalienne : les Tribunaux islamiques, un conglomérat de groupes hétérogènes au point de vue tribal, idéologique mais rassemblé autour du mot d'ordre : « l'islam est notre seul clan »[1]. Sa milice, les Shebab, conquièrent en quelques mois une partie de la Somalie et menacent Mogadiscio.
Un ordre relatif avait été établi en 2006 par l'Union des tribunaux islamiques, mais les dissensions internes dans cette coalition, la guerre déclarée au gouvernement transitionnel par les islamistes radicaux, et les conflits inter-claniques ou entre seigneurs de guerre reprennent. Cette union est hétérogène et inclut aussi bien des radicaux, tels queHassan Dahir Aweys, que des modérés, dontSharif Ahmed, qui a été élu président du gouvernement de transition en janvier2009.
Le, pour empêcher la chute du GFT, l'armée éthiopienne pénètre sur le territoire somalien. Elle n'a pas de mandat international mais le soutien des États-Unis[1]. En quelques jours, les forces de l'Union des tribunaux islamiques sont mises en déroute : les troupes éthiopiennes, alliées au gouvernement de transition,entrent dans Mogadiscio le, boutant les tribunaux islamiques hors de la capitale.
Le, laRésolution 1725 du Conseil de sécurité des Nations unies, prise à l'unanimité duConseil le sous le chapitre VII de laCharte des Nations unies, autorise le déploiement d'une « mission de protection et de formation enSomalie » par les États membres de l'Union africaine et de l'IGAD (ou Autorité intergouvernementale pour le développement), pour « protéger les membres des institutions fédérales de transition », former leurs forces de sécurité et « suivre les progrès réalisés par les institutions fédérales de transition et l’Union des tribunaux islamiques dans l’application des accords issus » de la déclaration de Khartoum de[62]. De plus, la résolution « approuve les dispositions du plan de déploiement de l’IGAD selon lesquelles les États limitrophes de la Somalie ne déploieraient pas de troupes dans ce pays »[62], excluant ainsi les forces éthiopiennes.
Le président intérimaireAbdullahi Yusuf Ahmed, le, réclame « l'application immédiate du déploiement d'une force de paix africaine » dans son pays sur la base de la résolution 1725. Le19 janvier, l'Union africaine décide de déployer une force de maintien de la paix d'environ 8 000 hommes, l'AMISOM. Entre-temps, le, unAC-130 de l'armée américaine bombarde en Somalie un bastion de terroristes affiliés àAl-Qaïda, la première intervention revendiquée par Washington sur le territoire somalien depuis sondépart de 1993. Les cibles seraient des combattants islamistes soupçonnés d'avoir participé auxattentats contre les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998.
L'AMISOM chasse les Tribunaux islamiques de Mogadiscio en décembre de la même année.
Depuis2007,Al-Shebab, qui a introduit la tactique desattentats-suicides en 2008, est le principal groupe radical qui lutte contre les institutions de transitions.
En, les soldats éthiopiens se retirent deSomalie laissant derrière eux un contingent de l'AMISOM, composé de 3 400 soldatsburundais etougandais, pour aider le fragilegouvernement fédéral de Transition somalien[68]. Après le retrait éthiopien de Somalie, la moitié sud du pays tombe rapidement dans les mains des rebelles islamistes radicaux.
Le, les shebabs attaquentMogadiscio et capturent la plupart des quartiers de la ville[69], mais ne parviennent pas à renverser le gouvernement, qui maintient son contrôle sur quelques kilomètres carrés de la capitale.
Élection à la présidence de Sharif Ahmed (janvier 2009)
Au mois de, le parlement somalien, replié à Djibouti, élitSharif Sheikh Ahmed, un Hawiyé du clan Abgaal[1] et ancien responsable de l'UTI issu de sa tendance la plus modérée.
En, plusieurs groupes islamistes se rassemblent au sein duHizbul Islam, notamment une partie de l'UTI et une fraction des Chababs dirigée parAhmed Abdi Godane[1].
En2009, le Chabab se déclare en guerre contre le gouvernement du nouveauprésident somalienSharif Ahmed, des Tribunaux islamiques. Après son succès initial, le groupe, qui contrôlait une partie du pays en 2008, est obligé de se replier en 2011 face aux offensives de l'armée somalienne appuyée par l'Union africaine.
À partir de 2011, le Chabab subit une série de revers face aux offensives des forces gouvernementales somaliennes, de laMission de l'Union africaine en Somalie et de l’armée kényane. Il doit abandonnerMogadiscio en août 2011 puis les principales villes qu’il contrôlait en 2012. En janvier2012, les shebabs perdent ainsi la ville deBeledweyne[70].
En, il quitte égalementBrava, le dernier port d'importance[71],[72].
Le, les députés élisent un nouveau président,Hassan Sheikh Mohamoud, Haweye du clan Abgaal comme son prédécesseur (contre qui il a été élu)[1] et réputé proche des Frères musulmans.
Entre 1988 (soit avant la chute de Mohamed Siad Barre, en) et 2015, la guerre civile aurait fait en Somalie quelque 500 000 morts selon la CIA et l'ONU : la majorité des morts ne sont cependant pas morts au combat, mais de famines répétitives, de nombreuses privations, dont celles des soins médicaux. Pour la seule période qui va de 1992 à 1994, on estime que plus de 100 000 Somaliens sont morts des conséquences de la famine.
Un grand nombre de Somaliens a fui le pays, et les candidats au départ sont encore nombreux : les chiffres des Somaliens en exil à l'étranger ne sont pas connus avec précision, tant le pays est dans le chaos. De même, on ne connait pas les chiffres de la population somalienne, et généralement, elle est créditée de 10 à 12 millions d'individus, en considérant les chiffres démographiques d'avant 1991, mais l'ONU et l'UNICEF craignent que le chiffre de la population en Somalie soit bien inférieur à 10 millions d'individus, et plutôt à situer entre 8 et 9 millions d'habitants. Les personnes de plus de 65 ans sont moins nombreuses proportionnellement que celles des pays voisins, et la mortalité infantile est plus élevée.
Entre 1988 et 2020, la CIA estime, en septembre 2020, que la guerre civile en Somalie, a fait environ 550 000 morts.