Cet article possède unparonyme, voirÉcoles nationales des sciences appliquées.
Pour les articles homonymes, voirINSA.
Ne doit pas être confondu avecInstitut national des sciences appliquées et de technologie.

Cet article ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sourcessecondaires ou tertiaires().
| Fondation |
|---|
| Type | Grande écoled'ingénieurs publique |
|---|---|
| Forme juridique | |
| Régime linguistique | |
| Fondateur | |
| Président | Mourad Boukhalfa(d)(depuis) |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Localisation |
LeGroupe INSA est constitué de sept INSA (Institut national des sciences appliquées). Sixécoles d'ingénieurs partenaires composent également le Groupe INSA. Les membres du Groupe sont des établissements publicsfrançais de recherche et d’enseignement supérieur[1].
Composant le plus grand ensemble de formation d'ingénieurs enFrance (10 % des ingénieurs[réf. nécessaire]), les écoles du Groupe INSA délivrent principalement lediplôme d’ingénieur après une formation de cinq années accessible après le baccalauréat. Le recrutement en première année et troisième année est commun au Groupe INSA, opéré par le SAGI (service admission du Groupe INSA).
Créé en 1957 avec l'INSA Lyon, le modèle INSA forme des « ingénieurs humanistes », selon les propos deGaston Berger, cofondateur du premier INSA, des ingénieurs qui agissent pour une société plus juste et plus durable.
Dans les années 1950, laFrance est en pleine expansion industrielle et manque d'ingénieurs et de techniciens. Le nombre d’ingénieursArts et métiers (ENSAM) alors formés par an est de 360 en1959, nombre jugé fortement insuffisant par l’union des industries métallurgiques qui met en évidence par une vaste enquête un besoin annuel de 728 ingénieurs Arts et métiers. LesÉtats-Unis forment à cette époque 29 000 ingénieurs par an, alors que la France n'en a formé que 4 500[2]. Par ailleurs, le marché commun qui s’ouvre placerait la France dans une place délicate en cas de manque de personnel technique[3].
C’est alors que la direction de l’enseignement technique commence à étudier la création de trois nouveaux centres ENSAM : Bordeaux, Le Havre et Toulouse. La société des Arts et Métiers est très divisée sur le nombre de Gadz'arts formés par an. Certains pensent qu’il faut se plier aux besoins de l’industrie, d’autres qu’il faut entretenir un certain manque de Gadz'arts, afin de les rendre rares et chers. Le bureau de la Société adopte une position intermédiaire : une seule école sera finalement ouverte, celle deBordeaux-Talence en1963[4].
Cependant, il faut répondre aux besoins de la société. Deux types d’écoles d'ingénieurs publiques en quatre ans après le baccalauréat sont alors créées à l’instar desFachhochschulen germaniques : les instituts nationaux des sciences appliquées (INSA) et lesécoles nationales d'ingénieurs (ENI).
Dès le début des années 1950,Henri Longchambon avait pris l’initiative d'un grand institut national ayant pour mission la formation d'ingénieurs, le développement de la recherche scientifique appliquée, et l'ouverture sociale. Ce projet reçut l’appui des responsables de la région lyonnaise, du gouvernement puis du Parlement. Fin 1956, sur proposition deGaston Berger, directeur général de l’enseignement supérieur, le ministre de l’Éducation nationaleRené Billères décide la mise en place du nouvel établissement d’enseignement supérieur, dénommé Institut national des sciences appliquées[2] (INSA) dans le domaine de La Doua àVilleurbanne (Rhône), avec toute liberté de définir son organisation pédagogique et ses programmes ; il désigneJean Capelle, alors recteur de l'université de Dakar, pour piloter cette réalisation, qui reçoit une première promotion d’élèves-ingénieurs dès l'automne 1957.
Les INSA évolueront à partir de 1967 vers une formation en cinq ans, en partie à cause de la massification simultanée desdiplômes universitaires de technologie (DUT) et desbrevets de technicien supérieur (BTS)[5].
Le tout premier INSA ouvre ses portes àLyon en1957[6], suivi parToulouse en1963[7], etRennes en1966[8]. Le projet d'INSA à Lille est abandonné, et l'INSA Alger en construction à El Harrach est cédé à la nouvelleRépublique algérienne.
À la création, les étudiants disposaient d'une chambre et de frais d'inscription à prix réduits, permettant ainsi aux classes moyennes ou populaires d'accéder aux hautes études[9]. Toutefois, les frais de scolarité sont aujourd'hui similaires à ce qui se pratique dans les autres écoles publiques[10].
Plus tard, plusieursécoles d'ingénieurs changent de nom ou fusionnent entre elles pour donner de nouveaux INSA, car la structure fédérative des INSA leur permet, en se diversifiant, de mieux s'adapter aux évolutions de l'économie :
En 2007, le groupe INSA s'engage à respecter dans sa gestion des personnels les principes énoncés par laCharte européenne du chercheur et le code de conduite pour le recrutement des chercheurs associé[15].
En 2023, le parcours du premier cycle de formation ingénieur, correspondant aux deux premières années, s'ouvre aulycée Victor-Schœlcher deFort-de-France, sous le nom INSA Martinique-Caraïbe[16].
Ces écoles relèvent de la tutelle duministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et constituent desEPSCP (« écoles extérieures aux universités »)[17].
Ces écoles proposent des filières de spécialisation, accessibles en cours de cursus :topographie,génie industriel,énergétique etenvironnement,génie civil,biologie,chimie,informatique,électronique,mathématiques,mécanique,physique,télécommunications,matériaux, etc.
L'INSA Strasbourg forme également desarchitectes et l'INSA Centre Val de Loire despaysagistes[18] dans des cursus spéciaux.
Certains des INSA ont la particularité de proposer à leurs étudiants un cursus international en cycle préparatoire (EURINSA, ASINSA, AMERINSA, DEUTSCHINSA, IBERINSA, NORGINSA...).
En2015, l'Institut international des sciences appliquées Euro-Méditerranée (INSA Euro-Méditerranée) voit le jour àFès auMaroc[20]. C'est le premier INSA international, né de la collaboration entre le groupe INSA, l'université Euro-Méditerranéenne de Fès et un consortium d'universités du pourtour méditerranéen, sur la volonté des ministres français et marocains de l'enseignement supérieur et de larecherche. Le Groupe INSA a mis fin au partenariat avec l'UEMF en 2022. Les élèves inscrits continuent d’être accompagnés jusqu’à l’obtention de leur diplôme INSA[21].
| Fondatrice | |
|---|---|
| Partenaire | |
| Universités |
|
|---|---|
| Établissements publics expérimentaux | |
| Instituts et écoles extérieurs aux universités |
|
| Écoles normales supérieures | |
| Écoles françaises à l'étranger | |
| Grands établissements |
|
| Communautés d’universités et établissements | |