Dans l'Antiquité, il n'y a pas vraiment à proprement parler de civilisation ou de nation grecque. Différentes peuplades comme lesMinoens (2700 à 1200 av. JC) - principalement en Crète, Santorin et dans les îles de la mer Egée-, puis lesMycéniens (1650 à 1100 av. JC) - principalement en Grèce continentale, puis aussi dans les îles de la mer Egée, qui semblent parler grec et partager certaines divinités dominent la Grèce et la mer Egée.
Plus tard, dans l'Antiquité classique, la Grèce sera principalement formée de différentesCités-Etat indépendantes, les principales étantAthènes,Thèbes etSparte. CesCités-Etat partagent toute le grec comme langue commune (par oppositions aux "barbares" qui communiquent dans d'autres langues), lesdivinités grecques au niveau religieux et une culture commune (principalement l'Iliade et l'Odyssée d'Homère, mais aussi les proverbes desSept Sages de l'Antiquité, la pratique de la tragédie et de la comédie et les textes associés qui circulent, etc.). Différents sites religieux permettent de leur donner un sens d'unité (letemple d'Apollon à Delphes, letemple de Zeus Olympien à Olympie, letemple d'Asclépios à Epidaure, etc.). Cette unité peut aussi s'exprimer par des rites et des célébrations communes comme lesJeux Olympiques qui réunissent toutes ces cités tous les 4 ans à Olympie. Ces Cité-Etats commercent et échangent entre elles et l'ennemi commun incarné par l'Empire Perse va régulièrement les amener à s'allier entre elles. Par ailleurs, les oeuvres et les penseurs voyagent souvent de l'une à l'autre.Xénophon, issu d'Athènes, ira par exemple vivre à Sparte quelque temps.Platon ira vivre à la cour du dictateurDion de Syracuse en Sicile quelque temps. Cependant, ces Cité-Etats se font aussi régulièrement la guerre. Elles ne partagent pas du tout le même schéma politique entre elles et parfois le régime politique change même au cours du temps (dictature, démocratie, oligarchie,gérousie à Sparte, royauté, etc.). Le Grec, par opposition au barbare qui parle une autre langue, s'identifie ainsi principalement par sa langue, mais il n'y a pas de nation grecque ou d'identité grecque bien définie. Lesmacédoniens sont ainsi parfois considérés comme des barbares par des Athéniens commeAristote ouDémosthène alors même qu'ils parlaient un dialecte grec, lemacédonien ancien, et partageaient lesdivinités olympiennes, alors que d'autres les considèrent comme pleinement grecs.
L'invasion des Cités-Etat par l'empire macédonien dePhilippe II (359-336 av.JC) puis de son filsAlexandre le Grand (336-323 av. JC) va changer la donne. En regroupant l'ensemble du monde grec sous la même bannière, ils vont créer pour la première fois une nation unie qui va s'étendre et conquérir de nouveaux territoires où la langue et la culture grecques vont s'installer, parfois très durablement.
Cependant, cet empire ne survivra pas à la mort d'Alexandre le Grand en 323 av. JC. Son royaume va se diviser entre ses successeurs pour donner lieu aux royaumes desdiadoques. Ceux-ci vont à nouveau guerroyer entre eux. De plus, les royaumes conquis (Egypte, Perse, etc.) étant formés de peuples très disparates, un brassage va avoir lieu pour créer autant d'identités spécifiques dans chacun des royaumes, allant chacune avec une langue, des divinités et des habitudes différentes, mais toutes subissant en partie une influence grecque (laBactriane va ainsi amener à un mélange indo-grecque, leRoyaume de Ptolémée à un mélange égypto-grec, etc.).
Plus tard, l'invasion progressive de la Grèce par lesRomains entre 143 av. JC et 30 av. JC va incorporer les Grecs à l'empire Romain (voirGrèce romaine). La culture grecque y a tant de succès que les élites romaines se mettent progressivement à parler grec. Les philosophes de l'antiquité grec y sont copiés et lus. Les écoles de philosophie d'Athènes sont maintenues et ont énormément de succès. A titre anecdotique,Jules César aurait été formé à l'éloquence par le célèbrerhéteur grecMolon de Rhodes et aurait proféré ses derniers mots "Toi aussi mon fils" à Brutus en grec en disant non pas "Tu quoque mi fili" mais "Καὶ σὺ τέκνον" car comme beaucouo d'élites romaines, sa famille favorisait le grec ancien plutôt que le latin. A partir d'un certain niveau d'expansion, l'empire romain se divise entre sa partie ouest parlant majoritairement latin et la partie est parlant majoritairement le grec. A ladisparition de l'empire romain d'Occident en 476 ap. JC, seule l'Empire Romain d'Orient survit. La capitale de cet empire n'est plusRome depuis 330 ap. JC, maisConstantinople, fondée parConstantin Ier, qui en fait la deuxième Rome pour que le centre de l'empire romain (à l'époque unifié entre Occident et Orient) donne un meilleur accès à l'empereur aux épicentres des guerres, surtout à l'est avec les Perses. L'empire romain d'orient étant majoritairement constitué de locuteurs grecs, le latin va se perdre petit à petit au fil des siècles et des réformes. S'il se maintient d'abord comme langue officielle des actes juridiques,Justinien Ier, qui règne de 527 à 565 et est paradoxalement connu comme étant le dernier empereur romain à avoir le latin comme langue maternelle, va être le premier à écrire ses codes de lois en grec pour qu'ils soient plus facilement accessibles à l'ensemble de ses sujets. Par cet acte, le latin cesse ainsi d'être langue officielle de l'état. Il va progressivement être abandonné à partir du VIIe siècle de sorte que seul le grec perdure comme langue officielle des élites régnantes. Cependant, pendant toute la période de leur existence, l'Empire Romain et l'Empire Romain d'Orient englobent une vaste superficie de territoires, de peuples et de langues (voirlangues de l'Empire byzantin), de sorte que là encore, il n'y a pas vraiment d'identité grecque à proprement parler en dehors du fait de parler grec. La majorité des habitants de l'empire, en dehors des juifs et des musulmans, est chrétienne ce qui n'en fait pas vraiment un critère d'identité. Les habitants de l'empire se considèrent d'ailleurs comme des Ρωμιοί (terme intraduisible qui permet de distinguer Ρωμαίοι=Romains de Rome et Ρωμιοί=Romains de l'Empire Romain), terme encore employé aujourd'hui par les minorités grecques vivant en Türquie et héritières de ce passé. Paradoxalement, c'est les interlocuteurs latins de l'Empire Romain d'Orient qui vont dénommer ceux-ci comme des Grecs. Cette dénomination n'est pas neutre car, de l'empire franc carolingien bâti parCharlemagne à l'Empire Germanique, nombreux sont les prétendants désirant reprendre le titre d'empereur et de romain au cours de l'histoire. Le diplomateLiutprand de Crémone, en visite auprès de l'empereur romainNicéphore II Phocas (963-969) en 968 pour le compte de l'empereur germaniqueOtton Ier, doit apaiser ses interlocuteurs romains vexés que le papeJean XIII, mis sur le trône papal parOtton Ier, ait désigné l'empereur Nicéphore II dans sa lettre comme "empereur des Grecs" et non des Romains[27]. Liutprand justifie cette appellation en disant que "puisque vous avez changé de langue, de mœurs et d’habits, le très saint pape a pensé que le nom de Romain vous déplaisait autant que leurs habits"[27]. Ainsi, les populations de l'empire romain d'orient ne se considèrent pas vraiment comme Grecs, mais plutôt comme des membres de l'Empire Romain, c'est-à-dire des Romains, dont certains, et surtout les élites, parlent le grec.
Les seldjoukides musulmans qui ont envahi les anciennes terres de l'empire romain d'Orient baptiseront d'ailleurs le territoire conquis lesultanat de Roum et les anciens sujets de l'empire romain d'orient sont généralement affublés du nom de roumélites, en référence à l'empire romain, et non de grecs. Partant de la vision basée sur la religion plus que sur aucun critère d'origine ou de race, les conquérants vont d'ailleurs réunir tous les chrétiens sous leur contrôle dans un seulmillet qui sera dirigé par lePatriarche de Constantinople, dont la nomination est soumise à l'approbation du sultan. En d'autres termes, sous l'occupation, les conquis sont avant tout définis par leur religion chrétienne ou musulmane plus que par leur langue ou leur origine.
Ce n'est qu'à partir de laguerre d'indépendance de 1821 que l'identité grecque naît vraiment et s'affirme. Dans la mouvance générale qui fait suite à laRévolution américaine et laguerre d'indépendance des Etats-Unis de 1763-1785 et laRévolution française de 1789, laFiliki Eteria, une société secrète née en 1814 àOdessa, vise à atteindre la libération de l'empire ottoman et la création d'une nation indépendante pour les Grecs, c'est-à-dire des locuteurs grecschrétiens orthodoxes de l'empire ottoman. La Filiki Eteria va oeuvrer pendant toute la période allant de 1814 à 1820 à la fois pour regrouper les ressources (militaires, financières, etc.), les individus (armatoles,kleftes, armateurs, prêtres, etc.), mais aussi pour convaincre les acteurs des grandes puissances de soutenir leur projet. Ce projet n'est d'abord pas soutenu par les grandes puissances et notamment par laSainte Alliance, qui regroupe la Russie, l'Autriche et la Prusse, qui considèrent, à la suite desguerres napoléoniennes de 1799-1815 que les peuples n'ont pas le droit à disposer d'eux-mêmes et qu'il faut maintenir l'ordre établi. LaFiliki Eteria convainct l'aide de camp du tsarAlexandre Ier,Alexandre Ypsilanti, de prendre la tête du mouvement. Celui-ci commence par essayer de libérer les principautés deMoldavie et deValachie en 1821, alors encore vassales de l'empire ottoman, tout en prétendant qu'il a le soutien de la Russie. Il ne reçoit pas beaucoup de soutiens ni localement ni à l'international. Localement, le valaqueVladimirescu ayant refusé de se considérer son vassal, leurs relations se tendent jusqu'à ce qu'il le fasse exécuter pour trahison ce qui mène à la désertion d'une partie des troupes moldaves et valaques qu'il avait réussi à lever. Au niveau international, suite à des manigances politiques, la Russie va le désavouer et proposer son soutien à l'empire ottoman pour l'arrêter. L'empire ottoman va même forcer le patriarcheGrégoire V à l'excommunier. Ainsi, cette première insurrection sera rapidement anéantie par les ottomans en 1821 et Ypsilantis sera emprisonné jusqu'en 1827 à Vienne où il avait réussi à s'échapper en vue de regagner la Russie. Cependant, la mort du tsarAlexandre Ier en 1825 et l'avènement de son successeurNicolas Ier, beaucoup plus favorable à ce projet en solidarité aux chrétiens orthodoxes de l'empire ottoman, va changer la donne. LeRoyaume-Uni, qui souhaitait d'abord limiter l'influence russe dans la région, y était d'abord opposé, puis il va changer d'avis sur la question. Lors de labataille navale de Navarin de 1827, une flotte conjointe russe, britannique et française va mettre complètement en déroute la flotte envoyée par l'empire ottoman et son vassalMehemet Ali, wali d'Egypte d'origine albanaise, et dirigée par son filsIbrahim Pacha. Par la suite, la France va envoyer uneforce d'intervention en Morée entre 1828 et 1833. La Russie va même arriver jusqu'aux portes de Constantinople en 1829 et forcer ainsi l'empire ottoman à reconnaître l'indépendance grecque. En parallèle, des révoltes éclatent un peu partout et les grecs de l'étranger et ceux sur place se regroupent pour libérer le pays (voirguerre d'indépendance grecque). L'empire ottoman réplique violemment avec plusieurs massacres qui ont fortement marqué l'opinion internationale, comme lemassacre de Constantinople en 1821 où les autorités turques firent pendre le patriarcheGrégoire V et organisèrent des pogroms dans la ville et lemassacre de l'île de Chios en 1822. A la fin de la guerre d'indépendance, letraité de Londres du 7 mai 1832 qui réunit les trois pays principaux ayant contribué à la guerre d'indépendance, c'est-à-dire le Royaume-Uni deGuillaume IV, la France deLouis-Philippe et la Russie deNicolas Ier, permit d'enfin établir leroyaume de Grèce.
Les trois monarchies refusent cependant de laisser leroyaume de Grèce en pleine indépendance ou en régime démocratique et le dote d'un roi. Ainsi,Othon Ier de Bavière sera proclamé roi en 1832, alors qu'il n'a encore que 17 ans, et le restera jusqu'en 1862. N'ayant pas réussi à avoir d'héritier, cela aurait dû être son frère cadet, le princeLuitpold de Bavière, qui aurait dû hériter du trône. Cependant, malgré de nombreuses réformes qui permirent de moderniser la Grèce, il n'est pas très populaire à la fois au niveau économique, au niveau géopolitique et aussi parce qu'il n'est pas orthodoxe contrairement à la majorité des Grecs. LesGrecs finissent ainsi par se révolter en 1862 et chassent Othon et sa femme du pouvoir. Après cinq mois, les grandes puissances proposent un nouveau roi:Georges Ier du Danemark, lui aussi âgé de 17 ans à son accession au pouvoir. Il dirige la Grèce de 1863 à sa mort en 1913. Il essaiera d'éviter les erreurs de son prédecesseur. Il se fait ainsi proclamer "roi des Hellènes" et non plus "roi de Grèce" pour soutenir la "Grande Idée" chère à la plupart des Grecs de regrouper à nouveau l'ensemble des Grecs dans un seul et même pays comme à l'époque de l'empire romain d'orient, c'est-à-dire jusqu'en 1453. Il sera assassiné le 18 mars 1913 àThessalonique parAlexandre Schinas, supposé anarchiste. Son filsConstantin Ier prendra la relève. Celui-ci abdique enfin suite aucoup d'état du 11 septembre 1922 sous la pression de l'armée grecque. La Grèce redevient ainsi une république.
De nos jours, les Grecs se désignent eux-mêmes commeHellènes (grec moderne :Έλληνες,Hellênes). Ce terme a aussi donné engrec ancien etkatharévousaἙλλάς,Hellás. Il est possible qu'il provienne de la racineindo-européenne ἑλλ /éll (« montagnard » ou « montagneux ») mais cela est discuté. Dans lamythologie grecque, ’Hellen (en grec ancienἝλλην,Héllên) est lehéroséponyme des « Hellènes »[28], roi dePhthie, enThessalie, où se trouve la ville d’Hellas près du fleuveSperchiós[29].
Dans la plupart des langues, le nom de la Grèce découle du radical « gra » ou « gre » comme dans lelatingraecus qui a été rapproché deΓραῖικόςGraïkos, mot qui, selonAristote, désignait lesDoriens enÉpire. Peut-être partage-t-il avecΓραῖα,Graïa, ville deBéotie, la racineγραῦς,graoûs (« dur, durable, endurant, résistant »)sémantiquement proche deδώριος,dṓrios (« dorien ») et du latindurus, durius[33],[34].
↑(en) « U.S. Relations with Greece »,Département d'État des États-Unis,(consulté le) :« "Today, an estimated three million Americans resident in the United States claim Greek descent. This large, well-organized community cultivates close political and cultural ties with Greece." »
↑(en) « United Kingdom: Cultural Relations and Greek Community »,Hellenic Republic: Ministry of Foreign Affairs, :« "There are between 40 and 45 thousand Greeks residing permanently in the UK, and the Greek Orthodox Church has a strong presence in the Archdiocese of Thyateira and Great Britain ... There is a significant Greek presence of Greek students in tertiary education in the UK. A large Cypriot community – numbering 250–300 thousand – rallies round the National Federation of Cypriots in Great Britain and the Association of Greek Orthodox Communities of Great Britain." »
↑(en) « Ukraine: Cultural Relations and Greek Community »,Hellenic Republic: Ministry of Foreign Affairs, :« "There is a significant Greek presence in southern and eastern Ukraine, which can be traced back to ancient Greek and Byzantine settlers. Ukrainian citizens of Greek descent amount to 91,000 people, although their number is estimated to be much higher by the Federation of Greek communities of Mariupol." »
↑(en) « Italy: Cultural Relations and Greek Community »,Hellenic Republic: Ministry of Foreign Affairs, :« "The Greek Italian community numbers some 30,000 and is concentrated mainly in central Italy. The age-old presence in Italy of Italians of Greek descent – dating back to Byzantine and Classical times – is attested to by the Griko dialect, which is still spoken in the Magna Graecia region. This historically Greek-speaking villages are Condofuri, Galliciano, Roccaforte del Greco, Roghudi, Bova and Bova Marina, which are in the Calabria region (the capital of which is Reggio). The Grecanic region, including Reggio, has a population of some 200,000, while speakers of the Griko dialect number fewer that 1,000 persons." »
↑(it) « Grecia Salentina », Unione dei Comuni della Grecìa Salentina, :« "La popolazione complessiva dell'Unione è di 54278 residenti così distribuiti (Dati Istat al 31° dicembre 2005. Comune Popolazione Calimera 7351 Carpignano Salentino 3868 Castrignano dei Greci 4164 Corigliano d'Otranto 5762 Cutrofiano 9250 Martano 9588 Martignano 1784 Melpignano 2234 Soleto 5551 Sternatia 2583 Zollino 2143 Totale 54278)." »
↑(en) « South Africa: Cultural Relations and Greek Community »,Hellenic Republic: Ministry of Foreign Affairs, :« "It is difficult to determine the precise number of Greeks due to constant comings and goings, although the estimated figure is above 45,000." »
↑(en) « France: Cultural Relations and Greek Community »,Hellenic Republic: Ministry of Foreign Affairs, :« "Some 15,000 Greeks reside in the wider region of Paris, Lille and Lyon. In the region of Southern France, the Greek community numbers some 20,000." »
↑(en) « Belgium: Cultural Relations and Greek Community »,Hellenic Republic: Ministry of Foreign Affairs, :« "Some 35,000 Greeks reside in Belgium. Official Belgian data numbers Greeks in the country at 17,000, but does not take into account Greeks who have taken Belgian citizenship or work for international organizations and enterprises." »
↑(en) « Argentina: Cultural Relations and Greek Community »,Hellenic Republic: Ministry of Foreign Affairs, :« "It is estimated that some 20,000 to 30,000 persons of Greek origin currently reside in Argentina, and there are Greek communities in the wider region of Buenos Aires." »
↑Τexte traduit en français de la constitution grecque, sur le site du parlement grec (révision de 2008)[1]. Le code grec de la nationalité ne prend pas en compte l’origine ethnique des citoyens et considère, comme en France, qu’il n’existe qu’une seule et indivisible Έλληνική εθνικί κοινωνία - helleniki ethniki koinonia » : la nation grecque moderne. Seules en sont exclues, en raison et en application duTraité de Lausanne (1923), les populationsmusulmanes deThrace occidentale, considérées selon ce traité commeturques quelles que soient leurs langues et origines. Il est donc difficile de chiffrer l’effectif des minorités ethniques de Grèce, car aucun recensement linguistique n’a été fait depuis 1951.
Christoph Pan, Beate Sibylle Pfeil, Michael Geistlinger,National Minorities In Europe, Purdue University Press, 2004(ISBN978-3700314431) : « The Peoples of Europe by Demographic Size », table 1,p. 11f.