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| Grande Terre | |||
Image satellite de la Nouvelle-Calédonie avec Grande Terre (à gauche). | |||
| Géographie | |||
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| Pays | |||
| Archipel | Archipel de la Nouvelle-Calédonie | ||
| Localisation | Mer de Corail (océan Pacifique) | ||
| Coordonnées | 21° 17′ 00″ S, 165° 21′ 00″ E | ||
| Superficie | 16 664 km2 | ||
| Point culminant | Mont Panié (1 629 m) | ||
| Géologie | île océanique | ||
| Administration | |||
| Collectivité sui generis | Nouvelle-Calédonie | ||
| Provinces | Sud -Nord | ||
| Communes | Boulouparis -Bourail -Canala -Dumbéa -Farino -Hienghène -Houaïlou -Kaala-Gomen -Koné -Kouaoua -La Foa -Moindou -Mont-Dore -Nouméa -Ouégoa -Païta -Poindimié -Ponérihouen -Pouébo -Pouembout -Poum -Poya -Sarraméa -Thio -Touho -Voh -Yaté | ||
| Démographie | |||
| Population | 247 600 hab. (2014) | ||
| Densité | 14,86 hab./km2 | ||
| Plus grande ville | Nouméa | ||
| Autres informations | |||
| Découverte | vers-3 300 | ||
| Fuseau horaire | UTC+11 | ||
Géolocalisation sur la carte :Nouvelle-Calédonie Géolocalisation sur la carte :Océanie | |||
| Îles en France | |||
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LaGrande Terre est l'île principale de laNouvelle-Calédonie, dans lamer de Corail, une mer de l'océan Pacifique. Elle représente 88 % de l'ensemble du territoire de laNouvelle-Calédonie. Orientée du nord-ouest au sud-est, prolongée au nord par lesîles Belep et au sud par l'île des Pins avec lesquelles elle forme l'arc ou archipel de la Grande Terre, elle forme un ensemble allongé de 400 km de long (du « bout du monde » à Poingam dans la commune dePoum à l'extrémité nord-ouest jusqu'au cap N'Dua à la limite entreLe Mont-Dore etYaté à la pointe sud) pour 64 km à son endroit le plus large (entre la presqu'île de Pindai dans la commune dePoya sur la côte ouest etPoindimié sur la côte est).
Du fait de sa superficie, la Grande Terre est la52e île du monde, la22e de l'océan Pacifique, la6e du Pacifique sud, la2e de lamer de Corail et la plus grande île deFrance, presque deux fois plus grande que laCorse.
Si l'appellation officielle de l'île aujourd'hui est « Grande Terre »[1], sa première dénomination européenne, donnée par le navigateur anglaisJames Cook lorsqu'il l'a accosté pour la première fois en1774, est bienNouvelle-Calédonie. Après la prise de possession par laFrance en1853 de l'ensemble des îles qui forment aujourd'hui la Nouvelle-Calédonie et son accession au statut de colonie à part entière en1860, son nom officiel est « Nouvelle-Calédonie et dépendances »[2], le terme « dépendances » renvoyant auxîles Loyauté,Belep, desPins et l'ensemble des petits îlots périphériques[3]. Toutefois, par simplicité, et parce qu'il s'agit de l'île la plus importante, le nom de Nouvelle-Calédonie, voire de « Calédonie », est employé rapidement pour désigner tout à la fois l'île et l'ensemble de la colonie puis du Territoire. Quoi qu'il en soit, le nom officiel reste « Nouvelle-Calédonie et dépendances » jusqu'en1988 (la loi du, dite statut Pons I, est la dernière à employer ce terme[4] et la loi du, dite statut Pons II, la première à désigner le Territoire comme simplement « Nouvelle-Calédonie »[5]).
Parallèlement, tous les textes statutaires d'avant1999 définissant la collectivité néo-calédonienne citent l'île principale comme « Nouvelle-Calédonie ou Grande Terre »[5],[6]. La loi organique du née de l'Accord de Nouméa est le premier document officiel portant statut à n'employer que le terme de « Grande Terre »[7]. Le nom officiel de l'île est donc alors bien désormais « Grande Terre ». Toutefois, de nombreux dictionnaires, dont le Larousse qui parle de « Nouvelle-Calédonie proprement dite, ou île de la Grande Terre », emploient encore les deux appellations tandis que la population locale continue essentiellement à utiliser le terme de « Calédonie » à la fois pour l'île et l'ensemble de la collectivité (en témoigne le fait que l'ensemble des étapes du tour cycliste de Nouvelle-Calédonie, ou tour de Calédonie, se trouvent sur la Grande Terre)[8],[9].
La Grande Terre, de même que l'ensemble de laNouvelle-Calédonie, est un morceau de laplaque australienne, détachée dusupercontinentGondwana auCrétacé (il y a environ 70 millions d'années), et dont la formation s'est faite par une série de plissements de la plaque, dont le dernier s'est produit aux âgeséocène etoligocène (entre environ 53 et 26Ma), expliquant la multiplicité des types et d'âges de sol : à la fois formations sédimentaires et volcaniques s'étalant duPermien (299 à 251 Ma) auTertiaire (entre 65 et 1,5 Ma). Les transformations géologiques de la fin du Tertiaire ont également permis à l'île d'avoir l'un des plus importants ensembles deroches ultramafiques ou ultrabasiques (péridotites), derrière celui d'Oman, et a entraîné la richesse particulière ennickel du sol de l'île. Ces péridotites sont nées parobduction dumanteau poussé au-dessus des autres terrains lors du dernier plissement. S'y ajoutent des substrats basaltiques issus d'une obduction antérieure du plancher océanique sur la côte ouest (essentiellement la nappe dite dePoya). Enfin, les conditions extrêmes de températures et de pressions causées par les collisions de plaque à l'origine de ces plissements et soulèvements ont transformé une partie desroches sédimentaires etmagmatiques parmétamorphisme, essentiellement dans le nord-est de l'île (unités duDiahot et dePouébo) mais aussi dans une bonne partie du sud-est (serpentinites nées dumétamorphisme hydrothermal des péridotites), créant desschistes etmicaschistes ainsi que desschistes bleus en importante quantité[10],[11].
La Grande Terre fait également partie du continent submergé deZealandia et, plus particulièrement, de laride de Norfolk, dont elle constitue la majeure partie des terres immergées.

L'île est séparée en deux sur pratiquement toute sa longueur par un arc montagneux ancien (contenant des éléments géologiques antérieurs auPermien mais difficilement identifiables) et relativement peu élevé (le point culminant est lemont Panié, au nord, qui s'élève à 1 629 m, suivi de peu par lemont Humboldt au sud, avec 1 618 m) : laChaîne centrale, plus généralement appelée simplement la « Chaîne », véritable épine dorsale de la Grande Terre. Son axe étant légèrement excentré vers l'est de l'île, la côte est se retrouve limitée à une étroite bande littorale, les montagnes tombant souvent de manières abruptes directement dans la mer, et à plusieurs vallées encaissées, tandis que le relief de la côte ouest s'échelonne par paliers d'altitudes décroissantes avec un réseau de plateaux, de collines et de vastes plaines.
De plus, la Chaîne contribue à une différence climatique entre les deux côtes, protégeant l'ouest des vents dominants (est-sud-est, lesalizés), les précipitations se concentrant donc avant tout à l'est. De ce fait, la partie occidentale offre surtout des paysages secs desavanes àniaouli et deforêt sclérophylle, tandis que la partie orientale présente une végétation tropicale plus dense et plus humide. Le littoral quant à lui est dominé par lamangrove, même si des zones claires se sont formées au nord de la Grande Terre. En effet, un excès de sel a provoqué la mort despalétuviers, des arbres pourtant aptes à pousser dans l'eau de mer.Mais, depuis une dizaine d'années (2008)[Quoi ?], la salinité diminue et les clairières reverdissent peu à peu.
Un écosystème particulier, appelé « maquis minier », caractérisé par une végétation buissonnante, à l'instar du maquis des zones méditerranéennes, s'est développé sur le sol ferreux des plaines et collines de l'extrémité sud de la Grande Terre.
L'île abrite de nombreuses espèces endémiques comme l'Acropogon jaffrei; ou encore les plantes à fleursPittosporum bernardii etPittosporum gatopense.
Des ossements fossiles d'unefaune datée de l'Holocène, comprenant l'oiseau géantSylviornis, le crocodile terrestreMekosuchus inexpectatus et la tortue à corneMeiolania, y ont été découverts[12],[13].