| Grande Baume de Balot | ||||
La grande Baume | ||||
| Localisation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | |||
| Département | Côte-d'Or | |||
| Coordonnées | 47° 48′ 15″ nord, 4° 25′ 04″ est | |||
| Altitude | 243 m | |||
| Histoire | ||||
| Époque | Paléolithique moyen etsupérieur | |||
Géolocalisation sur la carte :Côte-d'Or Géolocalisation sur la carte :Bourgogne-Franche-Comté Géolocalisation sur la carte :France | ||||
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Lagrande Baume de Balot est unabri sous roche situé sur la commune française deBalot, près deChâtillon-sur-Seine, dans le nord de laCôte-d'Or, enBourgogne-Franche-Comté. Située sur la rive droite du lit asséché d'une rivière fossile, laLaigne, elle est l'objet de fouilles et de découvertes archéologiques concernant lapréhistoire duChâtillonnais. À quelques mètres de la rivière sur l'autre rive, une cavité rocheuse désignée comme "petite Baume" ou "grotte de la Roche aux Chats" a également livré des vestiges archéologiques.
Situées au fond de la combe Drond, dans la forêt de Balot, la grande grotte surplombe le sentier qui emprunte le fond du lit fossile d'une ancienne rivière, alors que la petite se fait plus discrète au bout d'une sente qui traverse le vallon[1] . On accède au site par le sentier balisé de dix-sept kilomètres qui relie Balot àBissey-la-Pierre, dit "circuit de la Baume", où part le sentier botanique de l'Office national des forêts qui descend jusqu'à la grande grotte depuis la sortie sud de Balot par la route départementale 21[2].
Dès 1834, le docteur Bourée met au jour des ossements fossiles et dessilex. Jules Beaudoin, Léonard Nodot, fondateur dumuséum d'histoire naturelle de Dijon, Mailly et Trin lui succèdent, puis l'instituteur de Balot,M. Gillant et Henry Corot. Ces fouilles ont mis en évidence que cette grotte servait de refuge aux chasseurs duPaléolithique supérieur, il y a plus de 20 000 ans.
En 1950,René Joffroy découvre dans les réserves dumusée du Pays châtillonnais les récoltes Gillant et Corot. Il reprend alors les fouilles de façon méthodique avec l'abbé Pierre Mouton et René Paris. En 1951, un sondage de la grotte de la Roche aux Chats, suivi de trois campagnes en 1953, 1954 et 1955, révèle des tessons de poteries de l'âge du fer et plus en profondeur des silex et des ossements d'une moindre importance que ceux de la grande grotte[3]. Dans cette petite cavité, l'habitat humain semble avoir été bouleversé par le passage régulier de grands fauves occupant le fond de la caverne[2]. René Joffroy parvient à reconstituer lastratigraphie de la grotte, identifiant plusieurs couches, de l'époque gallo-romaine jusqu'auMoustérien.
La grande grotte de la Baume est constituée d'une belle salle creusée dans le calcairebathonien. Elle est orientée vers l'ouest, surplombant l'ancienne vallée de la Laigne, aujourd'hui asséchée. Le réseau de la caverne se limite à quelques mètres de galerie, mais la vaste entrée, large de 10 m et haute de 4 m faisant balcon sur le val, est remarquable. La petite cavité de la Roche aux Chats (ou petite Baume) est située à une centaine de mètres sur l'autre flanc de la combe, traversée par le pont d'un chemin forestier.
L’homme de Néandertal a occupé la grande Baume lors de laglaciation de Würm[4], vers 50 000 ansavant le présent, et elle servait de refuge aux hommes modernes duPaléolithique supérieur il y a plus de 20 000 ans. Différents ossements d’animaux de ladernière période glaciaire y ont été découverts, ainsi que dans la grotte de la petite Baume (bovidés, cheval,renne,ours,hyène,rhinocéros laineux etmammouth) et de nombreux outils préhistoriques (sagaie à double biseau,grattoir en silex, perçoir, pointe , etc.) relevant duMoustérien et proches de ceux d'Arcy-sur-Cure[4].
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