Granat (enrusse : Гранат), initialementAstron 2, est unobservatoire spatialrusse développé avec une participation importante de laFrance et destiné à l'étude desrayons X durs etgamma mous émis par les objets célestes. Cet observatoire lourd embarquant 7 instruments a été lancé le par une fuséeProton-K/D-1 depuisBaïkonour et placé initialement sur une orbite haute très elliptique. Le principal instrument, SIGMA, développé par les laboratoires français, a testé pour la première fois la technique dumasque à ouverture codée dans cette gamme d'énergie. L'ensemble de l'instrumentation a fonctionné jusqu'en 1994. À partir de cette date le satellite, privé de son système de contrôle d'orientation, a été utilisé uniquement pour détecter l'apparition de sources X. Sa principale contribution est l'étude détaillée des sources de rayons X situées aucentre de notre galaxie.
Granat utilise laplateforme développée parLavotchkine pour les sondes spatialesVenera etVega. L'observatoire de forme cylindrique est long de 4 mètres pour un diamètre de 2,5 mètres. Deux panneaux solaires fixes s'étendent de part et d'autre du corps central du satellite. Sa masse est de 4 tonnes dont 2,3 tonnes d'équipements scientifiques. Les données collectées par les instruments sont stockées dans une mémoire magnétique à bulles d'une capacité de 128 mégaoctets. Les données sont transmises au sol à la station d'Evpatoria tous les quelques jours[1].
SIGMA a fourni la première image duCentre galactique dans le domaine desrayons X durs et a permis la découverte des microquasars, analogues auxquasars mais avec des temps d'émissions beaucoup plus courts. Au cours des quinze campagnes effectuées cumulant 3000 heures de données, une quinzaine de sources gamma ont été identifiées dont un tiers avaient la signature d'un trou noir. L'emplacement supposé dutrou noir géant situé au centre de notre galaxie a été observé et aucune émission gamma n'a pu être détectée[5].