Grace Brewster Murray est née le àNew York. Elle commence à étudier lesmathématiques, la physique et l'économie auVassar College, et en sort diplômée d'unBachelor of Art en mathématiques et physique en 1928, puis elle obtient sonMaster of Arts, en 1930. À partir de 1931, elle enseigne au collège tout en complétant sondoctorat, en 1934, en mathématiques à l'université Yale[1],[2]. En 1941, elle devient professeure agrégée au Vassar College[3].
En 1930, elle épouse Vincent Foster Hopper, un professeur de littérature de l'université NYU. Le couple, qui n'a pas d'enfants, divorce en 1945[1].
En 1943, Grace Hopper s'engage dans lamarine américaine. Promue au grade de lieutenante, elle est affectée l'année suivante auBureau of Ordnance Computation Project de l'université Harvard. Elle travaille dans l'équipe deHoward Aiken sur l'ordinateurHarvard Mark I. Elle fait partie du premier groupe, comptant trois personnes, apprenant à le programmer[1].
À la fin de laSeconde Guerre mondiale, elle quitte le service actif de la marine, mais continue à travailler au développement des ordinateursHarvard Mark II puisHarvard Mark III pour le compte duComputation Laboratory d'Harvard[1].
En 1949, Grace Hopper est employée par laEckert-Mauchly Computer Corporation(en) (EMCC) et rejoint l'équipe développantUNIVAC I à Philadelphie[3]. En 1950, la compagnie est rachetée parRemington Rand. Hopper conçoit l'année suivante le premier compilateur pourUNIVAC I, nomméA-0 System[1].En 1955, elle invente le langageFLOW-MATIC aussi appelé B-0 (Business Language Version 0) pour l'UNIVAC I.À partir de 1957, elle travaille pourIBM, où elle défend l'idée qu'un programme devrait pouvoir être écrit dans un langage proche de l'anglais plutôt que d'être calqué sur lelangage machine, comme l'assembleur. De cette idée naît le langageCobol en 1959.
En 1966, conformément au règlement en vigueur, elle doit quitter la Navy après avoir atteint l'âge de60 ans, mais est rappelée l'année suivante[4]. Au cours des années 1970, elle mène les travaux d'établissement de normes pour les ordinateurs, en particulier les premierslangages de programmation évolués :Fortran etCobol.
Grace Hopper reste dans la Marine jusqu'en 1986, date à laquelle elle prend sa retraite avec le grade deRear admiral (lower half). Elle est alors l'officier le plus âgé de la marine américaine[5].
Jusqu'à son décès en 1992, elle est employée comme consultante externe parDigital Equipment, pour des conférences sur les débuts de l'informatique[4]. Elle est enterrée avec les honneurs militaires aucimetière national d'Arlington[6].
Latoponymie mondiale lui rend aussi hommage. En France, leLaboratoire d'informatique de l'École polytechnique a baptisé une de ses salles en son hommage. Aux États-Unis, l'académie navale a baptisé son centre de cyberdéfense en son hommage[10]. Au Québec, une rue deMontréal porte officiellement son nom depuis le[11] (cependant, la rue située au Technoparc de Saint-Laurent n'était toujours pas construite en date de février 2024). En France, laplace Grace-Murray-Hopper (13e arrondissement de Paris), lui rend hommage[12] dans le nouveau quartier de lastation F. La promotion 2018-2021 de la MIAGE deSophia-Antipolis est nommée en son honneur.
La popularisation du termebug est attribuée à Grace Hopper. En effet, bien que l'utilisation de ce terme soit attestée dès 1878[13], la présence d'un insecte (bug) dans l'ordinateurMark II, sur lequel travaillait Hopper, a permis la consolidation définitive du terme pour désigner un problème informatique.
↑a etbAdam Juniper,« Grace Hopper », dans Mark Steadman,3 minutes pour comprendre 50 notions essentielles du codage informatique, Paris, Le courrier du livre,(ISBN978-2-70292074-9),p. 44-45