Pour les articles homonymes, voirAkkar.
| Gouvernorat du Akkar محافظة عكار | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Type | Gouvernorat District |
| Capitale | Halba |
| Démographie | |
| Population | 389 899 hab.(est. 2015) |
| Densité | 495 hab./km2 |
| Géographie | |
| Superficie | 788 km2 |
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Legouvernorat du Akkar (enarabe :محافظة عكار) est un région administrative à l'extrême nord du Liban, limitrophe de laSyrie et bordé à l’ouest par lamer Méditerranée. D'une superficie de 788 km2, il est le quatrième moins vaste des neufsgouvernorats du Liban et est constitué d'un uniquedistrict : le district du Akkar.
Sa population s'élevait à 388 899 habitants[1] en 2016, ce qui en faisait la sixième région la plus peuplée et le troisième le plus densément peuplée (495 hab./km2). Il est peuplé principalement desunnites et degrecs-orthodoxes.
Le nom du gouvernorat est l'héritage du nom du district qu'il recouvre: le district éponyme du Akkar. Le nom Akkar est issu du nom arabe laforteresse de Gibelacar: littéralement Gibel (mont) Acar (Akkar), et qui a aussi donné son nom à la montagne Akkar mais aussi au village d'Akkar al-Atika.
Traditionnellement, on prête l'origine du nom Akkar au nom du fondateur de laforteresse de Akkar, Muhriz ibn Akkar, et qui l'aurait fondé vers l'an mille.
La région est située à l'extrême nord du Liban. Elle est limitrophe des gouvernorats duLiban-Nord au sud et deBaalbeck-Hermel à l'est.
La fondation du gouvernorat résulte de la séparation du district du Akkar dugouvernorat du Liban-Nord, devenu autonome à la suite de la promulgation de la loi 522 le[2]. En 2014, le premier gouverneur a été nommé en la personneImad Labaki mais la transformation reste encore incomplète en 2017.
La région s'étend sur 788 km2, elle est le quatrième moins vaste des neufsgouvernorats du Liban (avec 7,5% du territoire libanais).
Le gouvernorat est divisé en un seul district qui recouvre son entièreté : le district du Akkar. Les habitants du Akkar sont les Akkariotes[3].
La région a été gouvernée pendant les 800 ans passés par les émirs de la famille kurde « Sayfa » ayant gouverné jusqu'au milieu duXVIIe siècle suivis par les « begs » de la famille « Merheb » qui étaient les propriétaires de la majorité des terrains du Akkar, à l'exception de la partie nord, gouvernée par les « aghas » de la familleAl Dandachi.
Le district se caractérise par la présence d'une large plaine côtière, surplombé de haute montagne à l'est. Les principales villes du Akkar sont :Halba (le centre administratif du gouvernorat),Kobayat (Quobayet),Bebnine (plus grande commune du gouvernorat), El-Biré (connue historiquement par « birat al hokm » où on trouve le château de la famille Merheb).
Akkar possède d'importants sites archéologiques arabes et surtout romains. Près deMiniara se trouve un site archéologique célèbre qui s'appelleTell Arqa du lieu de naissance de l'empereur romainSévère Alexandre en208, sur la colline d'Arqa près de la localité deMiniara.
D'un point de vue confessionnel, la population du district du Akkar est composée principalement desunnites et degrecs-orthodoxes. Lesmaronites sont la deuxième plus grande communauté chrétienne. LesAlaouites sont aussi présents en grand nombre. Il y a aussi une petite communautéMelkite qui vit dans le caza. Au parlement libanais le district est représentés par 7 députés dont, 2 grecs orthodoxes, 1 maronite, 3 sunnites et 1 alaouite.
Le camp de réfugiés palestiniens deNahr al-Bared, abritant l'organisationislamisteFatah al-Islam défait par l'Armée Libanaise lors du conflit de, a été détruit à la suite de cet affrontement[4].
Le district du Akkar est l’un des plus pauvres du Liban: 63 % de sa population vit aujourd’hui en dessous duseuil de pauvreté[5].
La crise syrienne survenue début 2011 a poussé de nombreuses familles syriennes à se réfugier dans cette région; en 2015, leur nombre s'élevait à 106 935 personnes, regroupés en 26 747 foyers[6], et qui s'ajoutent aux 19 404 réfugiés palestiniens essentiellement localisés au camp de Naher El Bared[1]. On estime que le tier de la population du gouvernorat est d'origine réfugiée.
Selon l’UNHCR 195 villages du Akkar accueillent aujourd’hui des réfugiés syriens (sur les 280 villages environ que compte le district). L’arrivée des réfugiés syriens a eu un impact direct sur le niveau dans le Akkar. Les prix des biens, en particulier de la nourriture, ont augmenté à la suite de la diminution des échanges avec la Syrie et de l'augmentation de la population. Parmi les défis que rencontrent les municipalités locales les plus importants sont l’accès à l’eau, à l’électricité, au logement et à l’éducation, la gestion des déchets et des eaux usées[7].
L’hospitalité et la générosité des populations locales ont été pour ceux-ci la première source de soutien à leur arrivée, mais celles-ci se sont usées avec le temps laissant place à certaines tensions en partie dues au fait que la majorité des organisations humanitaires apporte aujourd'hui de l’aide uniquement aux réfugiés, négligeant les populations libanaises dans cette région pauvre.
http://elnashra.com/elections/vote
https://www.almanar.com.lb/9564502
| Confessions | Pourcentage (2022) | Pourcentage (2005) |
|---|---|---|
| Chrétiens (total) | 32,11 % | |
| Arméniens-orthodoxes | - % | |
| Grecs-orthodoxes | 17,40 % | |
| Maronites | 13,27 % | |
| Grecs-catholiques | 1,05 % | |
| Autres chrétiens | 0,39 % | |
| Musulmans (total) | 67,89 % | |
| Sunnites | 62,26 % | |
| Chiites | 0,90 % | |
| Alaouites | 4,73 % | |
| Druze (total) | 0,00 % |
| Akkar | ||
|---|---|---|
| Baalbek-Hermel | ||
| Bekaa | ||
| Beyrouth | ||
| Kesrouan-Jbeil | ||
| Liban-Nord | ||
| Liban-Sud | ||
| Mont-Liban | ||
| Nabatieh | ||
| Les districts sont enfin divisés enmunicipalités. | ||