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Gouvernement Simon

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Gouvernement Simon

Troisième République

Description de cette image, également commentée ci-après
Jules Simon
Données clés
Président de la RépubliquePatrice de Mac-Mahon
Président du ConseilJules Simon
Formation
Fin
Durée5 mois et 4 jours
Composition initiale
CoalitionRépublicains
Parti politiqueUnion républicaine,Gauche républicaine,Centre gauche,constitutionnaliste et libéraux
Représentation
Ier législature
385  / 533

Dufaure IVde Broglie III

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Legouvernement Jules Simon est le gouvernement de laTroisième République enFrance du au.

Composition

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Nominations du 12 décembre 1876

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FonctionImageNomParti politique
 Président du ConseilJules SimonGauche républicaine
FonctionImageNomParti politique
 Ministre de l'IntérieurJules SimonGauche républicaine
 Ministre des Affaires étrangèresLouis Decazes[1]Orléaniste
 Ministre de la Justice etdes CultesLouis MartelCentre gauche
 Ministre de la GuerreJean-Auguste Berthaut[1]
 Ministre de la Marine et des ColoniesMartin Fourichon[1]Centre gauche
 Ministre des FinancesLéon Say[1]Centre gauche
 Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-artsWilliam Henry Waddington[1]Centre gauche
 Ministre des Travaux publicsAlbert Christophle[1]Centre gauche
 Ministre de l'Agriculture etdu CommercePierre Teisserenc de Bort[1]Centre gauche
 Sous-secrétaire d'État aux FinancesLouis Passy[1]Orléaniste

Nomination du 21 décembre 1876

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FonctionImageNomParti politique
 Sous-secrétaire d'État à la JusticeJules MélineGauche républicaine

Nomination du 18 janvier 1877

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FonctionImageNomParti politique
 Sous-secrétaire d'État à la Marine et aux ColoniesAlbert Roussin

Actions du gouvernement

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Articles connexes :Crise du 16 mai 1877 etManifeste des 363.
Caricature de presse représentant un homme moustachu en habit, un haut-de-forme à la main, dissimulant sous ses vêtements un petit homme aux cheveux blancs portant des lunettes.
Adolphe Thiers tapi sous l'habit duprésident du Conseil Jules Simon. Caricature parAndré Gill,La Lune rousse,.

Jules Simon crée par une circulaire de 1877 le livret de famille. Il procède à uneépuration de certains préfets et magistrats, ce qui irrite Mac-Mahon[2]. Jules Simon désapprouve aussi l'agitation ultramontaine. Toutefois,Léon Gambetta, désireux de mettre Simon en difficulté, estimait à la tribune de la Chambre que le président du conseil n'avait pas réagi avec suffisamment de fermeté aux prises de position « ultramontaines ». Il prononce l'un des plus célèbres discours de sa carrière :

« L'Église est arrivée à supprimer dans tous les séminaires, même à Saint-Sulpice, l'enseignement des libertés gallicanes et à proscrire comme une hérésie tout ce qui rappelait la vieille Église de France, les libertés traditionnelles de cette Église qui avait été constituée sous le double empire de la protection nationale et de la dignité même de l'Église.

On a demandé à enseigner, d'abord les petits, les humbles, puis on s'est élevé, on est passé à l'enseignement secondaire, et aujourd'hui nous voici à l'enseignement supérieur, à la collation de grades par les universités catholiques au détriment de l'État. On pense à l'effrayante multiplication dont les ordres religieux, les congrégations de toute sorte, hommes et femmes, offrent le spectacle depuis le dernier recensement.

Nous en sommes arrivés à nous demander si l'État n'est pas maintenant dans l'Église, à l'encontre de la vérité des principes qui veut que l'Église soit dans l'État.

Quant à moi, je suis partisan du système qui rattache l'Église à l'État (Mouvements) . Oui ! j'en suis partisan, parce que je tiens compte de l'état moral et social de mon pays, mais je veux, entendez-le, je ne veux défendre le Concordat et rester fidèle à cette politique que tout autant que le Concordat sera interprété comme un contrat bilatéral qui vous oblige et vous tient, comme il m'oblige et comme il me tient ! (Vifs applaudissements à gauche et au centre).

Je ne fais que traduire les sentiments intimes du peuple de France en disant ce qu'en disait un jour mon ami Peyrat : le cléricalisme ? Voilà l'ennemi ! »

.

Jules Simon débordé dut accepter un ordre du jour invitant le gouvernement à réprimer les « manifestations ultramontaines ». Le 15 mai 1877, la Chambre des députés abroge le titre II de la loi du 29 décembre 1875 sur les délits de presse. Le 12 mai 1877,Jules Simon n'empêche pas la publicité des conseils municipaux. Partant,Patrice de Mac-Mahon lui adresse la demande d'explication suivante :

« Monsieur le Président du Conseil,

Je viens de lire dans le Journal Officiel le compte rendu de la séance d’hier.

J’ai vu avec surprise que ni vous ni le garde des Sceaux n’aviez fait valoir à la tribune toutes les graves raisons qui auraient pu prévenir l’abrogation d’une loi sur la presse votée il y a moins de deux ans, sur les propositions de Monsieur Dufaure et dont tout récemment vous demandiez vous même l’application aux tribunaux ; et cependant dans plusieurs délibérations du Conseil et dans celle d’hier matin même, il avait été décidé que le président du Conseil et le garde des Sceaux se chargeraient de la combattre.

Déjà on avait pu s’étonner que la Chambre des députes, dans ses dernières séances, eût discuté toute une loi municipale, adopté même une disposition dont au Conseil des ministres vous avez vous-même reconnu tout le danger, comme la publicité des délibérations des conseils municipaux, sans que le ministre de l’intérieur eût pris part à la discussion.

Cette attitude du Chef du Cabinet fait demander s’il a conservé sur la Chambre l’influence nécessaire pour faire prévaloir ses vues. Une explication à cet égard est indispensable car, si je ne suis pas responsable comme vous envers le parlement, j’ai une responsabilité envers la France, dont aujourd’hui plus que jamais je dois me préoccuper.

Agréez, Monsieur le Président du Conseil, l’assurance de ma plus haute considération.

Le Président de la Républiquemaréchal de Mac-Mahon. »

Jules Simon, ulcéré par cette lettre, démissionne le 16 mai.

« Monsieur le président de la République, la lettre que vous voulez bien m'écrire m'impose le devoir de vous donner ma démission des fonctions que vous aviez bien voulu me confier. »

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs

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Le, Jules Simon remit la démission du gouvernement au président de la République,Patrice de Mac-Mahon.

Le, Patrice de Mac-Mahon nommaAlbert de Broglie à la présidence du Conseil.

Notes et références

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  1. abcdefg ethMembre du précédent gouvernement ayant conservé son poste.
  2. Dominique Lejeune,La France des débuts de laIIIe République (1870-1896), éd. Armand Colin, Paris, 1994.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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v ·m
Gouv. provisoire
Thiers
Mac Mahon
Grévy
Carnot
Casimir-PerierDupuy III
Faure
Loubet
Fallières
Poincaré
DeschanelMillerand II
Millerand
Doumergue
Doumer
Lebrun
Gouv. provisoires
Gouvernement révolutionnaire :Commune de Paris
v ·m
Gouvernement Simon (12 décembre 1876 - 16 mai 1877)
Sous la présidence dePatrice de Mac Mahon
IntérieurJules Simon


Jules Simon
Président du Conseil
Affaires étrangèresLouis Decazes
Justice etCultesLouis Martel
GuerreJean-Auguste Berthaut
Marine etColoniesMartin Fourichon
FinancesLéon Say
Instruction publique et Beaux-ArtsWilliam Waddington
Travaux publicsAlbert Christophle
Agriculture etCommercePierre-Edmond Teisserenc de Bort
Liste des sous-secrétaires d’État
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