| Président | Emmanuel Macron |
|---|---|
| Premier ministre | François Bayrou |
| Législature | XVIIe(Cinquième République) |
| Nomination | |
| Formation | |
| Fin | |
| Durée | 8 mois et 17 jours |
| Remplacement |
| Coalition | Socle commun : EPR(RE-MoDem-HOR-UDI-FP-PRV) –LR |
|---|---|
| Ministres | 35 (4 ministres d'État, 10 ministres, 21 ministres auprès de ministres et ministres délégués) |
| Secrétaires d'État | 0 |
| Femmes | 18 |
| Hommes | 17 |
| Assemblée nationale(décembre 2024) | 210 / 577 |
|---|---|
| (vote de confiance, septembre 2025) | 194 / 574 |
Legouvernement Bayrou est lequarante-sixièmegouvernement de laVe Républiquefrançaise et le septième sous laprésidence d'Emmanuel Macron, en fonction du au.
François Bayrou est nomméPremier ministre le, neuf jours après lamotion de censure renversant legouvernement Barnier, qui avaitengagé sa responsabilité sur lebudget de la Sécurité sociale trois mois après sa prise de fonction, dans un contexte decrise politique.
Renversé par unvote de confiance négatif le, Bayrou présente sadémission le lendemain[a].Sébastien Lecornu lui succède le jour même. Il s'agit du premier gouvernement de laCinquième République contraint à démissionner sur la base de l'article 49, alinéa1er de la Constitution.
Le, après l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur leprojet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 en vertu de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, unemotion de censure déposée par leNouveau Front populaire est adoptée, faisant tomber le gouvernement deMichel Barnier, trois mois jour pour jour après sa nomination. Ce vote marque la première fois depuis 1962 qu'un gouvernement français est renversé par une motion de censure, plongeant le pays dans une crise politique sans précédent[1].
Le lendemain, le Premier ministre présente ladémission de son gouvernement auprésident de la République qui en prend acte[2],[3]. Des négociations s'engagent alors entreEmmanuel Macron et divers groupes parlementaires, à l'exception des groupesLFI,RN etUDR.Olivier Faure, premier secrétaire duParti socialiste, propose un accord de non-censure pour stabiliser le futur gouvernement, à condition que le Premier ministre soit issu de la gauche[4]. Cette condition n'est toutefois pas respectée.
Le, après des négociations marquées par des tensions,Emmanuel Macron nommeFrançois Bayrou comme nouveau Premier ministre. Bayrou, figure centriste et président duMoDem, est choisi pour sa loyauté envers Macron et son expérience politique, bien que le président ait initialement envisagé d'autres candidats commeBernard Cazeneuve ouSébastien Lecornu[5],[6],[7]. À 73 ans, Bayrou devient le deuxième Premier ministre le plus âgé à entrer en fonction, après Michel Barnier.
La composition du gouvernement est annoncée le à18 h 30 par lesecrétaire général de l’ÉlyséeAlexis Kohler. Cette annonce suscite une polémique, car elle coïncide avec le jour dudeuil national dédié à Mayotte, provoquant des critiques pour « indécence » et « mépris », notamment de la part de la députéeEstelle Youssouffa[8]. Le gouvernement compte 35 membres, respectant la parité hommes-femmes, comme tous les gouvernements depuis 2012, et ne comprend aucun secrétaire d'État. Il réunit des personnalités de divers horizons politiques, incluant des membres deRE,LR,MoDem, et d'autres formations, dans une tentative de coalition large pour stabiliser la situation politique.
Le premierConseil des ministres est prévu pour le. Ce gouvernement, formé dans un contexte d'instabilité politique, a pour mission prioritaire de stabiliser la situation et d'assurer l'adoption du budget 2025, un enjeu crucial pour respecter les règles budgétaires européennes[9].
Le, lePremier ministreFrançois Bayrou prononce sadéclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale[10]. Cette déclaration, encadrée par l'article 50-1 de la Constitution, ne donne pas lieu à un vote de confiance, à l’image des gouvernementsBorne,Attal etBarnier[11]. Cette stratégie s’explique par l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale, rendant un vote de confiance politiquement risqué dans un contexte d’instabilité marquée par la chute du gouvernement Barnier le après unemotion de censure.
Dans son discours, Bayrou détaille les priorités de son gouvernement, centrées sur trois axes : la consolidation budgétaire pour répondre aux exigences de l’Union européenne, la relance économique via des mesures de soutien aux entreprises et à l’emploi, et le renforcement de la cohésion sociale à travers des réformes dans l’éducation et la santé. Il propose un « contrat de législature » visant à rassembler une coalition élargie, incluantRE,LR et leMoDem, pour éviter une nouvelle motion de censure[12]. Il insiste également sur des projets de décentralisation, visant à renforcer l’autonomie des collectivités territoriales, et sur la transition écologique, avec des engagements pour accélérer la réduction des émissions de carbone.
Cette déclaration suscite des réactions contrastées. Les groupes d’opposition, notamment leNouveau Front populaire et leRassemblement national, critiquent l’absence devote de confiance, y voyant un signe de faiblesse et un manque de légitimité démocratique. Ils reprochent également au gouvernement un programme jugé trop vague face aux crises économique et sociale[13]. En revanche, les alliés de la majorité saluent la volonté de Bayrou de privilégier le dialogue et la recherche de compromis dans un Parlement fragmenté. Le discours, retransmis en direct, attire une attention médiatique significative, marquant un tournant dans la tentative de stabilisation politique après plusieurs mois de turbulences[14].
Lors d’une conférence de presse le 25 août 2025, François Bayrou annonce qu’il convoquera unesession extraordinaire de l’Assemblée nationale le 8 septembre 2025 afin de soumettre son gouvernement à unvote de confiance, selon les dispositions de l’article 49 alinéa 1 de laConstitution, sur l’adoption de son plan budgétaire. Si le gouvernement ne reçoit pas la confiance de la majorité des suffrages exprimés, il devra démissionner[15].
Les principales formations d’opposition (RN,LFI,PS,LÉ etPCF) annoncent aussitôt qu’elles voteront contre la confiance. Le Rassemblement national et La France insoumise se prononcent pour la dissolution de l'Assemblée nationale[16] et des personnalités politiques de droite, comme l’ancienprésidentNicolas Sarkozy et l’ancienPremier ministreÉdouard Philippe, la jugent inévitable[17],[18].François Ruffin[19] ouJean-François Copé[20], entre autres, ajoutent que le président de la République devrait démissionner en cas d’échec du vote de confiance. Le Parti socialiste, par la voie de son premier secrétaire, annonce être prêt à gouverner tout en excluant l'éventualité de ministres insoumis[21].
Le, l’Assemblée nationale rejette la confiance au gouvernement Bayrou, qui est renversé par 364 voix contre et 194 pour, et devient alors le premier gouvernement de laVe République contraint à démissionner après un vote de confiance défavorable[22], le précédent gouvernement tombé sur un vote de confiance négatif fut legouvernement de Félix Gaillard en 1958.
Le président de la République Emmanuel Macron prend acte du résultat du vote des députés[23] et reçoit le lendemain,, le Premier ministre François Bayrou pour accepter la démission de son gouvernement[24]. Selon l'usage républicain[25], legouvernement démissionnaire assurera lesaffaires courantes jusqu'au, date de nomination dugouvernement Lecornu.
Organisation fonctionnelle du 23 décembre 2024 au 9 septembre 2025 (Affaires courantes du 9 septembre au 5 octobre 2025) :
Premier ministre
Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Ministère des Outre-mer
Ministère de la Justice
Ministère de l'Intérieur
Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles
Ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique
Ministère des Armées
Ministère de la Culture
Ministère de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères
Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche
Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
Ministère de l'Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification
Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative
| Portrait | Fonction | Nom | Parti | |
|---|---|---|---|---|
| Premier ministre, chargé de la Planification écologique et énergétique | François Bayrou | MoDem | ||
Au moment de sa nomination, le gouvernement respecte la parité comme l'ensemble des gouvernements depuis 2012 avec, pour 36 membres, 18 hommes et 18 femmes. Tout comme les précédents gouvernements, la parité n'est pas présente parmi les seuls ministres de plein exercice, le gouvernement comporte ainsi 3 hommes ministres d'Etat pour une femme, la parité étant cependant respectée pour les autres ministres de plein exercice (cinq hommes et cinq femmes). Le gouvernement compte ainsi plus de femmes ministres déléguées que d'hommes.
| Fonction | Nombre | Nombre | Pourcentage de parité | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Hommes | Femmes | Hommes | Femmes | ||
| Premier ministre | 1 | 1 | 100 | 0 | |
| Ministre d'État | 4 | 3 | 1 | 75 | 25 |
| Ministre | 10 | 5 | 5 | 50 | 50 |
| Ministre délégué | 21 | 9 | 12 | 43 | 57 |
| Ensemble | 36 | 18 | 18 | 50 | 50 |
| Parti | Premier ministre | Ministres d'État | Ministres | Ministres délégués | Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Répartition le | 1 | 4 | 10 | 21 | 36 | |
| Mouvement démocrate | 1 | 1 | 1 | 3 | ||
| Renaissance | 3 | 3 | 8 | 14 | ||
| Les Républicains | 1 | 2 | 5 | 8 | ||
| Sans étiquette | 1 | 2 | 3 | |||
| Horizons | 1 | 1 | 2 | |||
| Divers gauche | 1 | 1 | 2 | |||
| Union des démocrates et indépendants | 2 | 2 | ||||
| Fédération progressiste | 1 | 1 | ||||
| Parti radical | 1 | 1 | ||||
| Moyenne d'âge | ||||
|---|---|---|---|---|
| Hommes | Femmes | Ensemble | ||
| 53 ans | 53 ans | 53 ans | ||
| Le plus jeune | 38 ans | La plus jeune | 35 ans | |
| Le plus âgé | 73 ans | La plus âgée | 71 ans | |
Le Premier ministre a annoncé que sa déclaration de politique générale aura lieu le, tout comme les trois précédents gouvernements, la confiance n'est pas sollicitée à l'assemblée nationale. Peu après la nomination des membres du gouvernement, les députés LFI annoncent déposer une motion de censure, celle ci est votée le 16 janvier et est rejetée en raison du refus de censurea priori des députés RN et UDR et de l'abstention de la majorité des députés socialistes conformément aux consignes du parti.
Le 3 février 2025, après l'examen des textes budgétaires par une commission mixte paritaire, le premier ministre engage la responsabilité de son gouvernement par l'article 49-3 de la Constitution sur les deux textes. Les députés insoumis annoncent dans la foulée le dépôt de deux motions de censures alors que les socialistes annoncent ne pas vouloir voter ces motions pour permettre à la France d'avoir un budget mais annoncent aussi le dépôt d'une motion de censure à l'issue de l'adoption éventuelle des budgets. Le lendemain, le groupe LIOT annonce que ses députés ne voteront pas les motions de censure. Finalement le 5 février les deux motions de censures sont rejetées en raison de l'abstention des députés de droite et de la majorité des députés socialistes permettant ainsi aux budgets d'être adoptés, le jour même, le premier ministre engage de nouveau sa responsabilité sur la deuxième partie du budget de la sécurité sociale, dans la foulée le groupe insoumis annonce le dépôt d'une motion de censure qui est rejetée le 10 février ; le jour même, le premier ministre engage sa responsabilité sur la troisième partie de la loi de finances de la sécurité sociale, les députés insoumis annonçant là encore le dépôt d'une motion de censure qui est rejetée le 12 février.
Le 17 février, dans un contexte de l'affaire des abus sexuels et violences dans l'institution Notre-Dame de Bétharram autour du premier ministre, les députés du groupe socialiste déposent une motion de censure en raison notamment des propos du premier ministre et du ministre de l'intérieur sur les affaires migratoires jugées comme des concessions faites au RN. Cette motion de censure est rejetée le 19 février avec 181 voix, les députés de droite n'ayant pas voté le texte.
Une motion de censure spontanée est déposée par les députés du groupe LFI le 30 mai et est rejetée le 4 juin avec 116 voix favorables.
Les députésPS déposent une motion de censure à la fin du mois de juin 2025 à la suite de l'échec du "conclave" sur les retraites. Cette motion est votée le 1er juillet et recueille 189 voix, les députésRN etUDR ayant refusé de la soutenir tout en expliquant qu'ils n'hésiteraient pas à voter une future motion de censure si nécessaire.
Le 25 août 2025, le Premier ministre annonce qu'il engagera la responsabilité du Gouvernement sur une déclaration de politique générale en application de l'article 49, alinéa 1 de la Constitution lors d'une session extraordinaire du Parlement convoquée le 8 septembre 2025. Dans la foulée de cette annonce, l'ensemble des oppositions (à l'exception notable du groupeLIOT) annoncent qu'elles ne lui accorderont pas la confiance, risquant ainsi de le renverser[30]. Elle est votée le 8 septembre et recueille 194 voix pour une majorité absolue de 280 voix. Le premier ministreFrançois Bayrou remet la démission de son gouvernement le lendemain conformément à l'article 50 de la Constitution[31],[32].
| Date du vote | Outil et contexte | Groupe | NI | Résultats | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| GDR | LFI-NFP | EcoS | SOC | LIOT | Dem | EPR | HOR | DR | UDR | RN | ||||||
| article 49 al. 2[33] | 16[b] | 71 | 36[c] | 8[d] | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 131/288 | Rejetée[34] | ||
| article 49 al. 3 PLF 2025[35] | 15[e] | 70[f] | 37[g] | 6[h] | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 128/289 | Rejetée[36] | ||
| article 49 al. 3 PLFSS 2025[37],[38],[39] | 15[e] | 71 | 36[i] | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 122/289 | Rejetée[40] | ||
| 12[j] | 71 | 31[k] | 1[l] | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 115/289 | Rejetée[41] | |||
| 15[e] | 71 | 34[m] | 1[l] | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 121/289 | Rejetée[42] | |||
| article 49 al. 2[43] | 12[n] | 68[o] | 37[g] | 64[p] | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 181/289 | Rejetée[44] | ||
| article 49 al. 2[45] | 8[q] | 71 | 36[r] | 1[s] | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 116/289 | Rejetée[46] | ||
| article 49 al. 2[47] | 13[t] | 71 | 36[r] | 66 | 3[u] | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 189/289 | Rejetée[48] | ||
| Majorité absolue des membres de l'Assemblée nationale requise. Le ou les groupes signataires de la motion de censure sont identifiés en souligné. | ||||||||||||||||
| Date du vote | Positions | Groupe | NI[v] | Résultat | |||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| GDR | LFI-NFP | EcoS | SOC | LIOT | Dem | EPR | HOR | DR | UDR | RN | |||||
| POUR | 0 | 0 | 0 | 0 | 4 | 36 | 90 | 34 | 27 | 0 | 0 | 3 | 194 | Rejeté[49] | |
| CONTRE | 17 | 71 | 38 | 66 | 15 | 0 | 0 | 0 | 13 | 15 | 123 | 6 | 364 | ||
| ABSTENTION | 0 | 0 | 0 | 0 | 4 | 0 | 1[w] | 0 | 9 | 0 | 0 | 1[x] | 15 | ||
| Majorité des voix exprimées requise. | |||||||||||||||
| Coty(1958-1959) | De Gaulle III |
|---|---|
| De Gaulle(1959-1969) | |
| Pompidou(1969-1974) | |
| Giscard(1974-1981) | |
| Mitterrand(1981-1995) | |
| Chirac(1995-2007) | |
| Sarkozy(2007-2012) | |
| Hollande(2012-2017) | |
| Macron(depuis 2017) | |
| Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique(2014-2016) | |||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Candidat à la présidence de la République (2016-2017) | |||||||||||||||||||
| Président de la République (depuis 2017) |
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| Vie privée et familiale | |||||||||||||||||||