Au, Gorhey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Épinal, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe118 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :prairies (32 %),terres arables (31,8 %), forêts (17,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), zones urbanisées (4,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'histoire de Gorhey est liée à celle desChanoinesses de Remiremont. L'abbaye de Remiremont, primitivement contemplative, a cessé son activité avec l'an mil. Dès leXIe siècle, les Dames Chanoinesses prennent le relais[22]. Ces Dames, d'origine noble, ne perdent pas leurs droits et privilèges. Elles ne prononcent pas de vœux à l'exception de laDame Abbesse. Cette personne, le plus souvent de très haute famille, ne relève que du Pape et de l'Empereur; elle porte le titre de princesse duSaint-Empire. Et c'est avec ces Dames que commence l'histoire connue de Gorhey[23].
Madame la Sonrière qui, à l'origine, était chargée de l'approvisionnement et de la subsistance[24] du monastère, devait avoir vingt-cinq ans pour être élue par l'Abbesse et le Chapitre[25]. C'est d'elle que dépendent plusieurs seigneuries, entre autres Gorhey[26]. L'abbesse de Remiremont, dont Gorhey était le fief mouvant[27], avait le droit de haute, moyenne et basse justice par tout le ban et finage. En son absence, la Dame Sonrière la représente[28] et perçoit la moitié des tailles et amendes[29] ainsi que tous les droits, confiscations[30], profits, mainmorte et émoluments sur les maisons et sujets[31]
En 1562, une charte deCharles,duc de Lorraine,Bar et Calabre, signale qu'un quart des forêts de Gorhey lui appartient, un autre quart à Guillaume Dally, baron de Fontenoy et pour la moitié à l'église Saint-Pierre de Remiremont. L'appartenance des terres avait toujours été contestée[32]. Déjà auXIe siècle existait une dissension entre les Chanoinesses et l'abbaye de Chaumousey. Gisèle ou Gilette, abbesse de Remiremont prétendait que tout lui appartenait, y compris la paroisse deChaumousey[33] Après bien des transactions pénibles, Séhérus, abbé de Chaumousey, s'est rendu à Remiremont pour la voir et lui parler de vive voix en compagnie de l'archidiacre deToul et de deux chanceliers[34] Il a fallu que le pape mette fin à tous ces démêlés et le une transaction est signée[35]
Le village était dirigé par un autre maire pris parmi les habitants et était nommé par l'abbesse à qui il devait rendre serment officiellement[36] Il devait, sous peine d'amende, assister à l'office à Remiremont, deux fois par an et notamment le jour de laSaint Romaric et ledimanche des Rameaux afin de représenter son ban en compagnie des maires des cinquante-deux bans de ladite église[37].
Le paraît le décret d'abolition du Chapitre noble de Remiremont[38]. C'est avec joie que la nouvelle est accueillie à Gorhey et deux ans plus tard on plante lechêne de la liberté devant l'église[39],[40].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[46].
En 2023, la commune comptait 174 habitants[Note 4], en évolution de −2,25 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Écartelé: au 1er de sinople à la gerbe de blé d'or, au 2e d'azur à deux baies romanes géminées du champ aux arcatures et murs maçonnés de sable dans un carré d'argent à cinq burelles d'azur, au 3e d'or au pont isolé d'une arche d'argent enfermant à sa base une burelle ondée d'azur, au 4e de gueules à la branche de chêne de sinople englanté de quatre pièces d'or; sur le tout, d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent[67].
(fr)Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel duministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région
↑Une zone de répartition des eaux est une zone comprenant les bassins, sous-bassins, fractions de sous-bassins hydrographiques et systèmes aquifères définis dans le décret du 29 avril 1994, où sont constatées une insuffisance, autre qu'exceptionnelle des ressources par rapport aux besoins.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le).